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Le brouillard conservateur

Manon Cornellier   16 avril 2008  Canada
La nouvelle a eu l'effet d'une bombe hier matin sur la colline parlementaire. Le commissaire aux élections fédérales, aidé de la GRC, venait d'effectuer une perquisition au quartier général du Parti conservateur afin d'y récupérer des documents liés à une enquête sur les dépenses électorales du PC. Jamais on n'avait vu un organisme chargé du respect de la Loi électorale s'en prendre ainsi à un grand parti fédéral. Pour le PC, élu en 2006 sur la promesse de laver plus blanc que blanc, la tuile était grosse.

L'affaire, mise au jour par l'Ottawa Citizen et Le Devoir en septembre dernier, a démarré quand Élections Canada a refusé de rembourser une partie des dépenses de plusieurs dizaines de candidats conservateurs parce qu'elles résultaient d'un stratagème douteux.

Le Parti conservateur a transféré des dizaines de milliers de dollars à des candidats. En soi, cela n'est pas illégal, mais dans les jours qui suivaient, l'argent reprenait la route du parti sous prétexte que celui-ci avait offert des services de publicité aux candidats. Les fonds ont effectivement servi à acheter de la publicité dans une région ou une province, mais pour faire la promotion de Stephen Harper, pas des candidats. Or une publicité identique à celle utilisée à l'échelle nationale aurait normalement dû figurer dans la liste des dépenses électorales du parti, a tranché le directeur général des élections (DGE).

Cette décision a des conséquences financières. Le parti a droit à un remboursement inférieur aux candidats; pis, si la totalité du 1,05 million de dollars en dépenses contestées lui est imputée, le PC dépassera la limite permise par la loi. Du coup, le parti se retrouverait en contravention de la loi. Le DGE a remis le dossier au commissaire pour qu'il fasse une enquête. Le parti, lui, a décidé de contester le refus de remboursement devant la Cour fédérale. La perquisition d'hier, elle, était liée à l'enquête.

***

Cet incident s'inscrit dans une lignée d'événements qui n'ont pas réussi à ébranler les conservateurs mais qui jettent un éclairage peu favorable sur leurs prétentions de transparence. Ils ont fait adopter, comme promis, leur Loi sur la responsabilité, mais depuis, un fossé entre le discours et la pratique s'est creusé.

Par exemple, davantage d'institutions fédérales sont maintenant soumises à la Loi d'accès à l'information (LAI), mais la réforme promise de la loi attend toujours. Entre-temps, la culture du secret s'est transformée en système. En mai dernier, le nouveau commissaire à l'information Robert Marleau écrivait dans son premier rapport annuel qu'un nombre important d'institutions ne respectaient pas les délais prévus dans la loi et que le Conseil privé, le ministère du premier ministre, était au rang des délinquants. Marleau relevait que le nombre de plaintes avait doublé sous les conservateurs et que trop de demandes étaient rejetées sans raison valable, simplement pour cacher des gestes douteux ou protéger fonctionnaires et gouvernement de tout embarras.

Depuis son arrivée au pouvoir, Stephen Harper a concentré le pouvoir au sein de son bureau et personne ne peut, sans obtenir sa bénédiction, communiquer avec la presse ou le public. Les rênes se sont un peu relâchées récemment, mais le secret demeure le mode de fonctionnement privilégié, comme l'a démontré le dernier épisode concernant le transfert de détenus afghans.

On apprenait vendredi dernier que le gouvernement Harper contestait devant les tribunaux le pouvoir de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire d'enquêter sur certains transferts et la possibilité qu'ils aient eu lieu même quand les militaires canadiens étaient au fait des risques de torture. Pendant un an, les conservateurs ont affirmé collaborer avec la commission. D'avis contraire, cette dernière a annoncé cet hiver qu'elle tiendrait des audiences d'«intérêt public» à partir du 1er mai afin de forcer certains responsables gouvernementaux à lui remettre les documents qu'ils lui refusaient. Tant que les travaux étaient à huis clos, le gouvernement laissait faire. Plus maintenant.

En matière de nominations, les conservateurs ne se distinguent pas beaucoup de leurs prédécesseurs. Ils en font plusieurs à la fois afin d'y noyer celles plus partisanes. Un exemple? Deux membres à temps partiel ont été nommés au conseil d'administration du Musée canadien des civilisations cette semaine: la professeure Linda Cardinal, de l'Université d'Ottawa, reconnue pour son indépendance, et Laurie Watson, une réformiste de la première heure et membre du très petit groupe qui a organisé le retour en politique de Stephen Harper et sa campagne à la direction de l'Alliance canadienne en 2002.

***

La perquisition d'hier attire les projecteurs sur une affaire qui n'avait pas encore frappé l'imagination des électeurs (et qui a été largement ignorée par les médias québécois, à part Le Devoir). Elle a toutefois le potentiel de nuire à la réputation d'intégrité des conservateurs alors que ce thème avait fait mouche durant la campagne 2005-06. C'est largement grâce à lui que Stephen Harper l'a emporté.

Or, depuis que la contestation des dépenses électorales conservatrices a été éventée, les conservateurs ont toujours refusé de s'engager à ne pas avoir recours au même stratagème lors de la prochaine campagne (qui pourrait arriver rapidement). Ce refus de s'abstenir en attendant la décision de la cour montre que les conservateurs, comme bien d'autres, ne peuvent résister à la tentation de potentiellement abuser du système quand ils en ont les moyens.

Il est difficile d'évaluer l'effet que cela aura sur la confiance du public, mais un sondage montrait hier qu'elle n'est pas acquise aux conservateurs. Ils n'arrivent toujours pas à tirer profit de la faiblesse de Stéphane Dion. Leur niveau d'appuis est le même que lors des élections de 2006. Dans ces conditions, le chef conservateur prend des risques en manipulant son plus précieux fond de commerce.

mcornellier@ledevoir.com






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 16 avril 2008 07h55
    Dépenses générales et électorales trop élevées
    « Les caisses électorales de nos partis politiques sont le nerf de la guerre des citoyens qui veulent influencer nos gouvernements dans le sens de leurs intérêts. Nous avons une minorité très très argentée en particulier qui réussit très très bien à faire ça et des contracteurs, et des professionnels...alouette.

    Faudrait que nos gouvernements réduisent les limites de leurs dépenses entre les élections et leurs dépenses électorales pour diminuer ces influences néfastes pour la démocratie mais ça ne semble pas leur tenter trop trop. »

  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 16 avril 2008 07h58
    Harper sera-t-il démis ?
    « La police saisit maintenant ce qui a été acquis avec l'argent sale du crime. Si Harper est trouvé coupable d'avoir acquis son droit de gouverner comme premier ministre grâce à une illégalité, avec de l'argent sale, aura-t-il encore le droit de gouverner ? Avait-il au départ ce droit ? Ses actes posés comme premier ministre sont-ils valables ? Ou perdra-t-il son poste et les lois et règlements adoptés deviendront-ils caduques ? Le Canada se retire-t-il des guerres déclarées par Harper et qui n'auraient pas eu lieu sans lui au pouvoir ? »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 16 avril 2008 08h10
    Faut-il s'en surprendre !
    « "La perquisition d'hier attire les projecteurs sur une affaire qui n'avait pas encore frappé l'imagination des électeurs (et qui a été largement ignorée par les médias québécois, à part Le Devoir)."

    Faut-il s'en surprendre ? Les médias fédéralistes constatent quotidiennement la faiblesse de l'opposition libérale, l'incapacité des néo-démocrates de s'imposer comme force au fédéral et la division potentielle du vote fédéraliste au profit du Bloc. Dans l'intérêt de la protection du Grand Empire Canadian, ces médias ont fait leur choix, ils ménageront les conservateurs et choisiront, au détriment de l'objectivité journalistique (cela existe-t-il encore?), ce que leur lectorat pourra lire des dérives multiples du gouvernement Harper. En ce sens, la simple analyse sémantique des termes employés par ces médias pour parler des nominations partisanes ou des dérives que provoque la culture du secret et cette dictature du message, montre déjà le parti-pris notamment et surtout, du groupe Gesca par exemple.

    Loin d'être inutile, le Bloc est essentiel et une option intéressante pour ceux, fédéralistes plus nationalistes et souverainistes, pour qui la politique de droite des conservateurs à la républicaine américaine est d'autant de raisons de s'opposer à ce type de projet social basé sur la méfiance, l'exclusion et le mépris. La culture du secret et le contrôle du message prôné par l'idéologue Harper c'est une chose, le mépris du travail de fonctionnaires de carrière comme Linda Keen de l'agence canadienne de protection nucléaire ou tout haut-fonctionnaire qui ôse s'opposer à l'idéologie conservatrice sont autant de constats qui justifient les craintes, toujours grandissantes, qu'affichent sondages après sondages, la population canadienne et québécoise en dépit de la désinformation et l'appui tacite de certains médias... »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 16 avril 2008 09h38
    Quoi de neuf?
    « Pourtant lors des prochains scrutins, les élus et les médias nous abreuveront encore de "beaux principes" tout en se questionnant, à nouveau jusqu'à plus soif, sur les causes de désaffection persistantes de l'électorat envers des systèmes politiques où plus ça change, plus c'est pareil! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 16 avril 2008 11h26
    Fosse à purin politique.
    « L'affaire du Scandale des commandites du PLC, de 1997 à 2003, a eu l'effet d'une bombe, titraient les médias de l'époque. Et, l'opération chloroforme, autrement appelée Commission Gomery ainsi que son cortège d'absolutions et de grands swings des goupillons de la complaisance, a favorisé la mise des libéraux fédéraux en mode vengeance, attaques tous azimuts et accusations niaises, en liens avec de potentiels scandales des Conservateurs, espérant faire oublier les leurs.

    On ne saura jamais!

    L'affaire Chuck Cadman a eu l'effet d'un pétard mouillé. Une simple affaire de corruption qui a motivé l'actuel Premier Ministre Stephen Harper à mettre le Chef de l'Opposition libérale en demeure de retirer des accusations de «corruption» et de «pots-de-vin», laissant planer une menace de poursuite de quelques millions, pour dommages causés à sa réputation sacrée.

    On ne saura jamais!

    L'affaire Mulroney - Schreiber (AIRBUS) refait surface et le scandale des grosses enveloppes brunes contenant $300 000.00 de beaux billets de reconnaissance, devient une affaire courante, contenue aux paniers de crabes qui circulent sur la Colline Parlementaire d'Ottawa. Une autre bombe qui fait sauter de joie et donne un os aux dévots de Stéphane Dion, aux accros de Gilles Duceppe et aux collabos de Jack Layton. Le «monde politique» se plait à sursauter et se complait à hurler, à part le BLEU Premier Ministre Stephen Harper qui se fait de glace et qui retient les services-conseils du notable David Johnston, l'universitaire aux 15 doctorats Honoris Causa, son ami personnel et un intime de Brian Mulroney, dans le but unique (inique) de balayer le tout sous les carpettes du privé et sous les tapis des «Secrets d'État».

    On ne saura jamais!

    Et voilà que le Quartier Général du Parti Conservateur est perquisitionné et les dépenses des BLEUS, lors des dernières élections fédérales, sont mises sous enquête, par la même GRC qui a si adroitement bâclé l'enquête ciblant AIRBUS, ce qui a permis à Brian Mulroney d'empocher plus de 2M$ d'un règlement hors cour, épongeant les «ennuis» dont souffrait sa réputation endolorie.

    On ne saura jamais!

    En plus, l'actuel Premier Ministre Stephen Harper n'a-t-il pas été accusé de mentir à la population canadienne au sujet de sévices infligés, par des tortionnaires, au vu et au su d'une armée canadienne complaisante, sinon silencieusement complice, en Afghanistan?

    Hier encore le Scandale des Commandites occupait toutes les manchettes. Depuis si peu, les Scandales des Conservateurs, se multiplient et s'empilent dans les colonnes des «chiens écrasés», pour les fabricants de nouvelles qui mirent les JO de Pékin et sur la visite de la sainteté romaine ainsi que sur la tournée de propagande que mène son rival, le pontife du Tibet.

    Force nous est d'admettre que les Scandales politiques, à Ottawa comme à Québec, font partie de la culture de l'immunité et de l'impunité dont les politiques s'arrogent le droit exclusif de jouissance, cette culture crapuleusement occulte que le système de justice avalise, sans vergogne.

    Dans les dossiers reliés aux pratiques de pédophilie, exercées par certains membres de la curie apostolique, comme dans les dossiers reliés aux pratiques de fourberie des plus crasse, exercées par nombre de membres souffrant d'une incurie politique certaine, IL S'AGIT D'ABUS DE POUVOIR, FICELÉS AUX DÉVIANCES DE L'OMNIPOTENCE. Si on a pu être au-dessus des Lois (Commandements de Dieu), pendant autant décennies et/ou siècles, combien de temps pourra-t-on encore, au Canada comme au Québec, se positionner au-dessus des lois des hommes? Compte tenu des portes par lesquelles on peut avoir accès la Justice et, surtout, compte tenu des moyens dont on dispose pour acheter la paix, ce n'est pas d'hier que l'hommerie existe, que l'hommerie est au-dessus de tout, que l'hommerie paye et que l'hommerie et ses adeptes vivent si grassement et finissent par survivre à tous les tollés. C'est ainsi que ces gens de la gouvernance, dont le nombre a tendance à se généraliser, soulèvent l'ire et cultivent l'indifférence des citoyens à l'égard de la crasse (classe) politique. S'en suit inévitablement un décrochage massif, ce qui est de nature à les satisfaire, à les rassurer et à les encourager à poser des gestes qui font appel à la clandestinité souvent véreuse que camouflent et protègent l'immunité et l'impunité.

    «Brouillards» des angéliques conservateurs, «tsunamis» des taupes libérales ou crachins des braillards bloquistes, ON N'EST PAS SORTI DU BOIS, d'autant plus que les boisés canadiens/québécois sont la continuité des forêts états-uniennes.

    Et, dire que les «fosses à purin» sont réglementées.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 20 avril 2008 09h31
    Gravissimes conséquences des perquisitions policières.
    « Ottawa deviendra-t-elle la Capitale des Scandales politiques? Le Chicago des Mafias de l'époque de la prohibition? C'est de toutes parts que des assoiffés et affamés de juteux embrouillaminis y viennent grenouiller. Les attaques verbeuses, les comportements délinquants et les flots d'inepties qui se succèdent, au théâtre burlesque et grotesque de la Chambre des COMMUNS d'Ottawa, sont symptomatiques d'une incurie galopante.

    C'est maintenant au tour de l'influent avocat et DG d'Élections Canada, Me Marc Mayrand, d'obtenir d'un juge «disponible et empressé», un mandat de perquisition, ciblant les Conservateurs de Stephen Harper. Il semble avoir obtenu un tel mandat comme on obtient un sac de peanuts, au dépanneur du coin. Braquées par les intimidants gardes chiourmes de la GRC et disciples d'un l'ex-dirigeant de gênante mémoire, nommé Giuliano Zaccardelli, les tactiques auxquelles a donné lieu la manoeuvre choisie par le Commissaire William H. Corbett, ont convoqué tous les éclats propres aux provocations, aux confrontations qui n'ont de but ultime que celui d'éclabousser les instances de l'autorité politique, dans ce dernier cas.

    Jamais, Jean Chrétien n'a été éclaboussé de la sorte! Et Diable sait mieux que Dieu qu'il y aurait eu matière. C'est à se demander, sérieusement, si ce n'est tout simplement pas une saga téléguidée par les pions du PLC dont la Fonction publique canadienne est truffée. C'est à se demander s'il ne s'agit pas d'une saga ficelée à l'envol d'un drone piloté par un esprit machiavélique libéral, ne cherchant que distraction et récréation, diversion et obstruction, au moment où l'affaire Corbeil, par hasard, vient de paralyser tous les dentiers des bégaiements et autres prothèses de la jactance ampoulée des libéraux Stéphane Dion, Bob Raie, Michael Ignatieff, Denis Coderre (tous candidats à la chefferie) et autres squatters de la maison hantée du Scandale des détournements de fonds et des autres exercices criminels, ficelés aux épaves et aux pourritures des Commandites libérales fédérales.

    À moins qu'il s'agisse d'une bombe à retardement, Élections Canada joue aux justiciers. Munis de pouvoirs pour le moins exceptionnels qui les placent au-dessus de l'Autorité civile du Chef de l'État, Élections Canada tentent le grand risque de se faire justice, avec la collaboration des intimidants robots de la GRC. L'intimidation massive et le viol des lieux sont des formes éculées d'un bolchevisme matraqueur des plus crasse, de la part du DG Mayrand et du Commissaire Corbett. La perquisition sauvage d'Élections Canada, est non seulement scandaleusement disproportionnée et honteusement démesurée, à la limite, mais aussi et surtout, ce débarquement de polices dans les bureaux du parti conservateur, à Ottawa, ne tient-il pas son culot de prétentions, probablement sommaires et possiblement partisanes, laissant croire qu'on aura pu y retrouver des preuves d'activités criminelles, à défaut d'avoir pu en fabriquer? Qui ne se souvient pas de l'Affaire Maher Arar?

    Ce genre de manoeuvre de dernière instance, n'est-il pas extrêmement dangereux, en considération de l'équilibre précaire de la démocratie canadienne, démocratie que le gang libéral de Chrétien a quasiment foutue par terre? Les auteurs et collabos de cette perquisition aussi farouche qu'ombrageuse, laissent entendre très clairement qu'il y a crime et/ou banditisme appréhendé, chez les Conservateurs du Canada. Ça tient de l'euphorie et conjoncturellement du délire! Mais aussi, ça peut tenir du totalitarisme, rien de moins. Ça sent un certain intégrisme qui sévit dans une Fonction publique fédérale truffée et infiltrée de libéraux issus des rangs de l'organigramme triangulaire Trudeau, Chrétien et Martin.

    D'une part, si cette saga des plus loufoque devait échouer à faire la preuve soutenant ses prétentions, croyant que le fracas des bousculades policières servira sa mission, Élections Canada, en tout premier lieu, devra se voir facturer le total des torts que le PC en aura subis, via la soustraction de postes, en équivalence, ou via la soustraction des sommes au total des allocations et subventions statutaires. De plus, si cette perquisition policière et sauvagement médiatisée s'avère nulle, un autre échec, Marc Mayrand et William H. Corbett devront être congédiés sur le champ, sans primes de quelque nature soient-elles et faire l'objet de poursuites.

    D'autre part, si Stephen Harper est reconnu coupable d'avoir enfreint les lois et les règles régissant les élections, force lui sera de démissionner sur le champ et de faire l'objet de poursuites.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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