Lettres: Pertinence et impertinence...
Depuis quelques semaines et pour une énième fois, des voix s'élèvent aux quatre coins du Québec pour remettre en question la raison d'être du Bloc québécois à Ottawa. Comment un parti qui a reçu 42 % du vote populaire en 2006, avec 50 élus québécois sur 75, peut-il encore susciter ce genre de questionnement? Les médias et les politiciens fédéralistes se questionnent-ils sur la pertinence du Parti libéral du Canada, qui ne semble trouver d'appuis qu'en Ontario et dans les Maritimes depuis la venue de Dion à sa tête?
Les électeurs souverainistes sont choyés de pouvoir compter sur un parti politique fédéral qui sait représenter leurs idées avec sincérité, conviction et compétence. D'ailleurs, une chance qu'il y a le Bloc québécois sur le palier fédéral, car le choix est passablement limité pour quiconque croit à la souveraineté du Québec... Il est normal qu'une si grande proportion de Québécois préfèrent envoyer un député à Ottawa qui conserve son appartenance au Québec et qui est présent uniquement pour défendre les intérêts de ses électeurs. Gros changement par rapport aux ministres québécois du gouvernement conservateur! Sans le Bloc, les souverainistes du Québec en seraient réduits au mutisme politique, même s'ils paient la moitié de leurs impôts à un gouvernement dont ils rêvent de se débarrasser. «No taxation without representation», disait-on aux débuts de notre système démocratique. Abolirons-nous les impôts
fédéraux des ex-électeurs du Bloc s'il se saborde? Une telle situation serait tout aussi absurde que les questionnements sur la pertinence du Bloc à Ottawa!
Les électeurs souverainistes sont choyés de pouvoir compter sur un parti politique fédéral qui sait représenter leurs idées avec sincérité, conviction et compétence. D'ailleurs, une chance qu'il y a le Bloc québécois sur le palier fédéral, car le choix est passablement limité pour quiconque croit à la souveraineté du Québec... Il est normal qu'une si grande proportion de Québécois préfèrent envoyer un député à Ottawa qui conserve son appartenance au Québec et qui est présent uniquement pour défendre les intérêts de ses électeurs. Gros changement par rapport aux ministres québécois du gouvernement conservateur! Sans le Bloc, les souverainistes du Québec en seraient réduits au mutisme politique, même s'ils paient la moitié de leurs impôts à un gouvernement dont ils rêvent de se débarrasser. «No taxation without representation», disait-on aux débuts de notre système démocratique. Abolirons-nous les impôts
fédéraux des ex-électeurs du Bloc s'il se saborde? Une telle situation serait tout aussi absurde que les questionnements sur la pertinence du Bloc à Ottawa!
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