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Le ballon bleu

Michel David   3 avril 2008  Canada
On peut comprendre la circonspection du gouvernement Charest à la perspective d'une réouverture du dossier constitutionnel.
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    3 avril 2008 09 h 20
    En attendant
    En attendant, on peut relire le livre de Christian Dufour "Le défi québécois", publié en 1989 et réédité en 2000. Celui-ci décrit le paradoxe où le Canada se nourrit de la Conquête de 1759 en même temps que le Québec a avantage à ce que le Canada soit fonctionnel politiquement.

    Il n'y a pas deux nations. Il y a une nation conquise et un conquérant. En 2008, l'attitude de CBC Archives qui ne veut pas reconnaître la dénomination française du Royal 22e Régiment est encore une attitude de conquérant.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    3 avril 2008 09 h 50
    Le fruit n'est pas mûr ... il est pourri
    L'opinion du ministre Pelletier et des libéraux pour s'opposer à ce qu'on parle de changements constitutionnels, c'est que le fruit n'est pas mûr. Belle phrase creuse, car il ne dit ni pourquoi il ne l'est pas, ni comment ni quand il le serait. Et M. Charest répète la même vacuité.

    Le fruit n'est pas mûr ... il est pourri dans l'emmanchure de 1982!
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  • roger montreal - Abonné
    3 avril 2008 11 h 39
    Charest n'avait pas raison
    CHAREST n a pas beau jeu, comme vous dites, car aussi longtemps que le QUÉBEC sera dans le CANADA, nous avons droit de revendiquer nos droits.
    Même souverainistes le PARTI QUÉBÉCOIS a négocié des arrangement avec le fédéral, la question de Mme MAROI était bonne et CHAREST a été très arrogant comme d habitude enver DUMONT et MAROI
    ROGER MONTREAL
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    3 avril 2008 12 h 17
    Un bilan réaliste de la situation politique sur la question constitutionnelle
    Il faut toujours se méfier des simplifications et réductions dans le traitement des questions constitutionnelles. Des textes sans profondeur ont tendance à réaffirmer des objectifs partisans qui ne tiennent aucun compte des réalités politiques actuelles et du contexte historique qui doit aussi être pris en compte dans une lecture exhaustive des questions constitutionnelles. De tels textes n'offrent qu'une lecture superficielle et peu crédible des réalités constitutionnelles.

    La chronique de Michel David a l'immense mérite de dresser un bilan réaliste de la situation politique du Québec sur la question constitutionnelle.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Jean Desjardins - Abonné
    3 avril 2008 13 h 51
    Des faux-fuyants ...à hauteur d'homme !
    Bien prévisible, cette langue de bois de nos courageux dirigeants aliénés du PLQ et du PLC-Québec.

    « Le fruit n'est pas mûr! », « Ouverture au dialogue = conversion au fédéralisme », etc. Tant qu'on acceptera d'être dirigé par des pleutres pareils, on restera dans notre lisier constitutionnel défendu par ces soi-disant compatriotes qui sont en fait, de faibles dirigeants colonisés et dociles.

    Ce n'est pas d'être pro-Canada qui est grave. C'est de se mêler et de devenir 'anti-Québec' pour démontrer qu'on est 'pro-Canada'... Qu'on vienne me prouver que ce n'est pas la voie suivie par les fédéralistes inconditionnels du PLQ et du PLC-Québec, au cours des dernières décennies. La preuve: comment expliquer autrement la haute-trahison des députés libéraux du PLC-Québec lors du vote à Ottawa sur le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982 ? Comment expliquer autrement le vide du PLQ de Jean Charest en regard de ses demandes (eunuques...) en matière constitutionnelle ?

    Essayons de traduire ce qui se passe, dans la pratique.

    Premièrement, il se trouve que le Canada anglais ne s'est pas encore débarrassé de son projet colonial d'assimiler le peuple conquis résidant majoritairement au Québec. Sinon, comment expliquer ce refus obstiné de reconnaître quoi que ce soit au peuple Québécois ? Deuxièmement, il se trouve que le clergé de l'époque, qui garantissait aux Britanniques une collaboration entière à mâter les Canadiens-français moyennant le droit de pratique de la religion catholique, a été remplacé en 2008 par des coopérants de service qui croient, à tort, d'être mieux acceptés dans la gang du Souverain et Maître conquérant en raison de leur collaboration pleine et entière. De vrais esclaves affranchis qui se sentent inexistants sans la protection bienveillante du Maître...

    Faut pas se surprendre, du moins pour qui a le moindrement étudié l'histoire du monde. C'est la logique naturelle des empires et des régimes coloniaux qui persiste au Canada et au Québec, inconsciemment ou pas. En fait, on est dans une situation de projet de colonisation qui ne s'est pas achevé selon la tradition, en raison d'un imprévu historique (concession des Britanniques sur la religion et la langue pour empêcher le Bas-Canada de s'associer aux Etats-Unis en formation).

    Reste à savoir s'il n'est pas trop tard pour les Québécois qui veulent se tenir debout, en toute dignité, compte tenu de ce qui se passe au Québec, présentement. Une masse de plus en plus grande de citoyens usés qui se rend à ce statut de perdant, une immigration galopante qui se range majoritairement du côté du gagnant anglo-saxon, des dirigeants politiques (des compatriotes...) vendus, dodus et bien placés dans l'échelle socio-économique, une partie de la population qui n'est pas assez politisée pour comprendre ce qui se passe, une proportion inquiétante des jeunes centrée sur elle-même et absente des préoccupations collectives, un système politique bêtement partisan et paralysant, une classe politique de moins en moins à la hauteur, une conjoncture mondiale inquiétante, etc.

    On conviendra que ce n'est pas bien jojo, tout ça ! Y en a -t-il qui voient une faible lueur au bout du tunnel ? Diantre, ce qu'il y a de l'énergie à dépenser pour tout simplement se tenir debout dans ce foutu pays !

    Jean Desjardins

    P.S. L'intérêt de l'ouverture possible de Stephen Harper et du PC envers les Québécois, qu'elle soit sincère ou non, tactique ou quoi que ce soit d'autre, est d'amener toutes les parties à devoir se compromettre enfin sur leur position. Après, on verra en fonction de la réalité, des faux-fuyants, des sparages ou des vraies avancées obtenues. Ce serait déjà une belle victoire sur le statu quo que de savoir si on continue à acheter du temps ou si on veut vraiment concrétiser une nouvelle façon de voir la chose constitutionnelle ...
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  • Roland Berger - Abonné
    3 avril 2008 13 h 54
    La cause du fédéréalisme
    Il fait sourire de lire monsieur David prêter à Jean Charest l'intention de défendre le fédéralisme. Jean Charest ne défend que son existence comme politicien, quel que soit le parti ou le niveau de gouvernement. Il pourrait briguer la chefferie du Parti québécois l'occasion s'en présenterait-elle.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    3 avril 2008 16 h 42
    Le plus simple...
    Drôlement complexe de modifier la constitution en faveur du Québec. Ce serait plus simple de se dire oui une fois pour toute!

    Madame Marois serait avisé de vouloir jouer le jeux, sachant très bien que ce serait compliqué et emmerdant pour les fédéralistes. Après 250 ans de conquête il serait temps que le Canada se montre bon joueur.

    Claude L'Heureux, Québec
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    4 avril 2008 13 h 57
    @Jean Desjardins
    Quelle belle propagande péquiste....

    A ce compte-là, pourquoi n'avez-vous pas gagné les 2 derniers référendums?

    Moi qui croyait, comme le disait Parizeau, que c'était à cause du vote des ethnies et non des pro-canadiens et, considérant, qu'avec le pourcentage actuel du taux d'immigration consenti, le nombre des votes ethniques va augmenter, vous n'êtes pas sortis du bois.
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