Dion appelle ses troupes à la discipline
Malmené par des critiques dirigées contre son leadership, le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a prévenu hier ses troupes qu'il ne veut plus d'indiscipline
Tentant de donner une image d'unité, M. Dion a rencontré les journalistes entouré des membres du conseil de direction de la section québécoise de son parti. À la sortie de leur réunion, au cours de laquelle ils se sont «expliqués», les membres ont serré les rangs, applaudissant leur chef devant les caméras.
«Je suis le chef et je ne veux plus d'indiscipline. C'est très clair», a lancé Stéphane Dion, sans toutefois lever le ton.
Si le chef libéral n'a pas écarté la possibilité d'imposer des sanctions aux contestataires, il n'a pas pour autant expliqué comment il entend insuffler de la discipline. Mais M. Dion a affirmé que l'escalade des déclarations publiques des derniers jours, qui ont écorché son leadership, doit cesser. L'enjeu électoral devrait selon lui occuper les esprits afin de faire en sorte que les libéraux soient prêts à tout moment.
«Les difficultés sont grandes. Notre parti revient de loin au Québec. On a énormément de travail à faire. On sait ça. Mais on sait que tout est possible quand on travaille fort, qu'on a les bonnes valeurs, qu'on a de la solidarité dans l'équipe et qu'on a de la discipline. C'est ça qui a manqué ces derniers temps, mais ça va revenir, laissez-moi vous le dire», a déclaré M. Dion.
D'entrée de jeu, le chef libéral a laissé paraître un peu d'agacement devant la contestation publique de la façon dont il mène les troupes libérales. «Certains d'entre nous ont été éberlués de l'exagération faite de certaines déclarations. Ça prouve une chose, c'est qu'il nous faut beaucoup plus de discipline», a-t-il affirmé.
Mais les tergiversations du chef libéral au cours des derniers mois quant à la nécessité ou non de renverser le gouvernement de Stephen Harper ont indisposé certains membres du caucus et, plus largement, du parti. En février dernier, Stéphane Dion a essuyé de nombreuses railleries à la Chambre des communes alors qu'il tentait de critiquer le budget présenté par le gouvernement et, en même temps, d'en appuyer l'adoption.
La grogne est remontée à la surface au cours des derniers jours. La députée de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, a montré son impatience envers son chef qui, selon elle, devrait montrer ce dont il est capable. Stéphane Dion lui a rappelé hier qu'elle a du travail de recrutement et de financement à faire dans sa circonscription et qu'elle devrait s'y atteler.
L'ancien candidat du PLC dans Joliette, Pierre-Luc Bellerose, a quant lui carrément proposé la destitution de M. Dion. Puis, le député Michael Ignatieff, candidat lors de la course à la direction du PLC à l'issue de laquelle Stéphane Dion a été couronné, aurait dit lors d'une rencontre récente que «M. Dion a été un très bon ministre, mais il n'a pas la stature d'un chef», rapportait La Presse hier. M. Ignatieff a soutenu dans un communiqué que cette déclaration qui lui est attribuée est «totalement fausse».
M. Ignatieff participait à une activité de financement afin de rembourser la dette accumulée pendant la course à la direction. «Personne n'a le droit de remettre ma loyauté en question», a-t-il indiqué. Deux cocktails de financement ont été organisés à Montréal au cours de la semaine pour soutenir M. Ignatieff, ce qui aurait créé un certain malaise compte tenu du fait que Stéphane Dion fait face à une certaine contestation de son leadership.
Mais hier, c'est une image de solidarité que voulait présenter le chef libéral, question de stopper le mouvement. Il a souligné que le PLC est la seule solution de rechange progressiste qui puisse remplacer le gouvernement conservateur. Comme chef, il a soutenu avoir «la meilleure équipe, la plus unie».
«On doit être prêts à n'importe quel moment, a-t-il rappelé. Être disciplinés est essentiel, car si on ne l'est pas maintenant, on risque de ne pas l'être durant l'élection. Une discipline de fer est nécessaire pour gagner.»
Stéphane Dion s'est d'ailleurs dit prêt à forcer le déclenchement des élections sur différents dossiers, dont celui de l'immigration. Il a ensuite ajouté qu'il ne fera pas de «stratégie ouverte» et que le déclenchement aura lieu quand il le jugera opportun.
D'ici là, il entend faire savoir à tous les bénévoles libéraux qui se sont peut-être sentis délaissés qu'ils ne sont «pas seuls». Des critiques ont également été émises quant au degré d'organisation du PLC-Q.
Stéphane Dion a profité de son passage à Montréal pour multiplier les rencontres. Ce matin, il rencontre des représentants de l'industrie du cinéma et de la télévision du Québec.
Tentant de donner une image d'unité, M. Dion a rencontré les journalistes entouré des membres du conseil de direction de la section québécoise de son parti. À la sortie de leur réunion, au cours de laquelle ils se sont «expliqués», les membres ont serré les rangs, applaudissant leur chef devant les caméras.
«Je suis le chef et je ne veux plus d'indiscipline. C'est très clair», a lancé Stéphane Dion, sans toutefois lever le ton.
Si le chef libéral n'a pas écarté la possibilité d'imposer des sanctions aux contestataires, il n'a pas pour autant expliqué comment il entend insuffler de la discipline. Mais M. Dion a affirmé que l'escalade des déclarations publiques des derniers jours, qui ont écorché son leadership, doit cesser. L'enjeu électoral devrait selon lui occuper les esprits afin de faire en sorte que les libéraux soient prêts à tout moment.
«Les difficultés sont grandes. Notre parti revient de loin au Québec. On a énormément de travail à faire. On sait ça. Mais on sait que tout est possible quand on travaille fort, qu'on a les bonnes valeurs, qu'on a de la solidarité dans l'équipe et qu'on a de la discipline. C'est ça qui a manqué ces derniers temps, mais ça va revenir, laissez-moi vous le dire», a déclaré M. Dion.
D'entrée de jeu, le chef libéral a laissé paraître un peu d'agacement devant la contestation publique de la façon dont il mène les troupes libérales. «Certains d'entre nous ont été éberlués de l'exagération faite de certaines déclarations. Ça prouve une chose, c'est qu'il nous faut beaucoup plus de discipline», a-t-il affirmé.
Mais les tergiversations du chef libéral au cours des derniers mois quant à la nécessité ou non de renverser le gouvernement de Stephen Harper ont indisposé certains membres du caucus et, plus largement, du parti. En février dernier, Stéphane Dion a essuyé de nombreuses railleries à la Chambre des communes alors qu'il tentait de critiquer le budget présenté par le gouvernement et, en même temps, d'en appuyer l'adoption.
La grogne est remontée à la surface au cours des derniers jours. La députée de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, a montré son impatience envers son chef qui, selon elle, devrait montrer ce dont il est capable. Stéphane Dion lui a rappelé hier qu'elle a du travail de recrutement et de financement à faire dans sa circonscription et qu'elle devrait s'y atteler.
L'ancien candidat du PLC dans Joliette, Pierre-Luc Bellerose, a quant lui carrément proposé la destitution de M. Dion. Puis, le député Michael Ignatieff, candidat lors de la course à la direction du PLC à l'issue de laquelle Stéphane Dion a été couronné, aurait dit lors d'une rencontre récente que «M. Dion a été un très bon ministre, mais il n'a pas la stature d'un chef», rapportait La Presse hier. M. Ignatieff a soutenu dans un communiqué que cette déclaration qui lui est attribuée est «totalement fausse».
M. Ignatieff participait à une activité de financement afin de rembourser la dette accumulée pendant la course à la direction. «Personne n'a le droit de remettre ma loyauté en question», a-t-il indiqué. Deux cocktails de financement ont été organisés à Montréal au cours de la semaine pour soutenir M. Ignatieff, ce qui aurait créé un certain malaise compte tenu du fait que Stéphane Dion fait face à une certaine contestation de son leadership.
Mais hier, c'est une image de solidarité que voulait présenter le chef libéral, question de stopper le mouvement. Il a souligné que le PLC est la seule solution de rechange progressiste qui puisse remplacer le gouvernement conservateur. Comme chef, il a soutenu avoir «la meilleure équipe, la plus unie».
«On doit être prêts à n'importe quel moment, a-t-il rappelé. Être disciplinés est essentiel, car si on ne l'est pas maintenant, on risque de ne pas l'être durant l'élection. Une discipline de fer est nécessaire pour gagner.»
Stéphane Dion s'est d'ailleurs dit prêt à forcer le déclenchement des élections sur différents dossiers, dont celui de l'immigration. Il a ensuite ajouté qu'il ne fera pas de «stratégie ouverte» et que le déclenchement aura lieu quand il le jugera opportun.
D'ici là, il entend faire savoir à tous les bénévoles libéraux qui se sont peut-être sentis délaissés qu'ils ne sont «pas seuls». Des critiques ont également été émises quant au degré d'organisation du PLC-Q.
Stéphane Dion a profité de son passage à Montréal pour multiplier les rencontres. Ce matin, il rencontre des représentants de l'industrie du cinéma et de la télévision du Québec.
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