Pas de parallèle à faire entre le Québec et le Kosovo, dit Pelletier
Québec — Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier, a déclaré hier que la situation politique du Québec n'a rien à voir avec celle du Kosovo, dont la déclaration d'indépendance vient d'être reconnue par Ottawa.
Dans le cas du Kosovo, une province de l'ex-Yougoslavie qui était sous la tutelle des Nations unies depuis 1999, il y a eu des luttes et de la violence pendant des années et ce contexte «n'a aucune commune mesure» avec ce qui se passe au Québec, a-t-il dit lors d'un point de presse. Selon M. Pelletier, les «sécessionnistes» emploient au Québec une voie différente et il n'y a pas de parallèle à faire entre les deux situations politiques.
D'autre part, M. Pelletier croit que le cas du Kosovo démontre l'importance de la reconnaissance internationale dans le cas des déclarations d'indépendance. «La même problématique de reconnaissance internationale se poserait dans le contexte où le Québec voudrait acquérir sa souveraineté, a-t-il déclaré à la suite d'une conférence de presse sur des initiatives pour promouvoir la francophonie canadienne. Mais au-delà de ça, il n'y a aucun parallèle qui peut être fait entre les situations.»
M. Pelletier a dit qu'il respectait la décision prise par Ottawa, ajoutant que les affaires étrangères constituent une compétence fédérale.
Ottawa a reconnu le Kosovo
Mardi, le gouvernement fédéral a reconnu l'indépendance du Kosovo, qui a fait partie de la Serbie après le démantèlement de la Yougoslavie. Le nouvel État a proclamé son indépendance il y a un mois. Des pays comme la France, l'Allemagne et les États-Unis avaient déjà reconnu cette déclaration, qui demeure cependant contestée, notamment par la Serbie.
Mercredi, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a quant à lui affirmé que les souverainistes québécois ne devaient pas interpréter la décision d'Ottawa de manière favorable. Il a aussi insisté sur le caractère unique de la situation du Kosovo, à cause des violences qui se sont produites dans cette région à majorité albanophone.
L'annonce d'Ottawa a été saluée, mardi, par des souverainistes, dont le leader du Parti québécois à l'Assemblée nationale, François Gendron.
Hier, le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, a déclaré qu'à son avis, la déclaration d'indépendance du Kosovo ne fera pas changer d'idée les Québécois. Il a dénoncé la récupération de la question par le Parti québécois. «Les Québécois doivent faire des choix et poser des gestes, a-t-il dit lors d'un point de presse. Nous, on leur offre la voie de l'autonomie. Ils doivent faire leur choix en fonction de ce qui est le meilleur intérêt du Québec puis de l'avenir du Québec.»
La Serbie, qui a rappelé son ambassadeur au Canada après la décision d'Ottawa, maintient que le Kosovo est une partie inaliénable de son territoire et considère sa déclaration d'indépendance, après un référendum tenu le 17 février dernier, comme «nulle» et «illégale».
La Serbie a obtenu l'appui d'une vingtaine de pays, dont la Russie ainsi que la Chine, qui redoutent les conséquences de cette proclamation sur la stabilité de la région et craignent que le Kosovo devienne un exemple pour d'autres régions sécessionnistes, ailleurs sur la planète.
Dans le cas du Kosovo, une province de l'ex-Yougoslavie qui était sous la tutelle des Nations unies depuis 1999, il y a eu des luttes et de la violence pendant des années et ce contexte «n'a aucune commune mesure» avec ce qui se passe au Québec, a-t-il dit lors d'un point de presse. Selon M. Pelletier, les «sécessionnistes» emploient au Québec une voie différente et il n'y a pas de parallèle à faire entre les deux situations politiques.
D'autre part, M. Pelletier croit que le cas du Kosovo démontre l'importance de la reconnaissance internationale dans le cas des déclarations d'indépendance. «La même problématique de reconnaissance internationale se poserait dans le contexte où le Québec voudrait acquérir sa souveraineté, a-t-il déclaré à la suite d'une conférence de presse sur des initiatives pour promouvoir la francophonie canadienne. Mais au-delà de ça, il n'y a aucun parallèle qui peut être fait entre les situations.»
M. Pelletier a dit qu'il respectait la décision prise par Ottawa, ajoutant que les affaires étrangères constituent une compétence fédérale.
Ottawa a reconnu le Kosovo
Mardi, le gouvernement fédéral a reconnu l'indépendance du Kosovo, qui a fait partie de la Serbie après le démantèlement de la Yougoslavie. Le nouvel État a proclamé son indépendance il y a un mois. Des pays comme la France, l'Allemagne et les États-Unis avaient déjà reconnu cette déclaration, qui demeure cependant contestée, notamment par la Serbie.
Mercredi, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a quant à lui affirmé que les souverainistes québécois ne devaient pas interpréter la décision d'Ottawa de manière favorable. Il a aussi insisté sur le caractère unique de la situation du Kosovo, à cause des violences qui se sont produites dans cette région à majorité albanophone.
L'annonce d'Ottawa a été saluée, mardi, par des souverainistes, dont le leader du Parti québécois à l'Assemblée nationale, François Gendron.
Hier, le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, a déclaré qu'à son avis, la déclaration d'indépendance du Kosovo ne fera pas changer d'idée les Québécois. Il a dénoncé la récupération de la question par le Parti québécois. «Les Québécois doivent faire des choix et poser des gestes, a-t-il dit lors d'un point de presse. Nous, on leur offre la voie de l'autonomie. Ils doivent faire leur choix en fonction de ce qui est le meilleur intérêt du Québec puis de l'avenir du Québec.»
La Serbie, qui a rappelé son ambassadeur au Canada après la décision d'Ottawa, maintient que le Kosovo est une partie inaliénable de son territoire et considère sa déclaration d'indépendance, après un référendum tenu le 17 février dernier, comme «nulle» et «illégale».
La Serbie a obtenu l'appui d'une vingtaine de pays, dont la Russie ainsi que la Chine, qui redoutent les conséquences de cette proclamation sur la stabilité de la région et craignent que le Kosovo devienne un exemple pour d'autres régions sécessionnistes, ailleurs sur la planète.
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