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Quoi dire ou ne pas dire

Alec Castonguay   20 mars 2008  Canada
Photo : Pascal Ratthé
Ottawa — Pas besoin d'être un soldat pour faire partie de l'arsenal de communication de l'armée: il suffit qu'un membre de votre famille exerce le métier de militaire. Un document obtenu par Le Devoir montre que depuis le déploiement des soldats québécois en Afghanistan, les Forces canadiennes tentent d'encadrer les entrevues accordées aux médias par les proches des militaires.

Il y a moins d'un an, conscient de l'intérêt médiatique qu'allait susciter le déploiement des soldats québécois en Afghanistan l'automne dernier, le secteur du Québec de l'armée a créé un document de dix pages destiné aux familles des soldats (conjoints, parents, etc.). Intitulé Guide pour les familles militaires - Composer avec les médias, cette brochure, véritable petit guide de l'entrevue parfaite, a été obtenue par Le Devoir en vertu de la Loi d'accès à l'information.

«Ce dépliant est conçu pour vous aider à composer avec les médias», peut-on lire en introduction. «Bientôt, les journalistes s'intéresseront davantage à vous, à votre situation, au travail du membre de votre famille qui prend part à une mission. Il est possible que des journalistes communiquent avec vous pour connaître vos impressions, vos idées ou vos opinions sur le déploiement de l'être cher.»

Le document souligne que la participation d'un parent, d'un frère ou d'une conjointe à une entrevue est tout à fait «volontaire» et qu'il est possible de dire «non» à un journaliste, même si l'armée encourage les familles à collaborer. L'armée précise que «les entrevues positives des membres des familles contribuent au bon moral des troupes».

À plusieurs reprises dans le document, les Forces canadiennes mentionnent aux familles que le service des communications est à leur disposition, même s'ils ne font pas partie de l'armée. «N'oubliez pas que les officiers d'affaires publiques sont disponibles en tout temps pour vous conseiller et vous appuyer dans votre relation avec les journalistes», peut-on lire.

À la fin du document, on enfonce le clou: «Les officiers d'affaires publiques mettent à votre disposition une multitude de ressources pour répondre à vos questions concernant les médias, pour vous aider à composer avec les journalistes, gérer la pression et limiter le nombre de requêtes dirigées vers votre famille si tel est votre souhait.»

Dans la brochure, les Forces canadiennes conseillent aux familles de ne pas accorder d'entrevues spontanées et de plutôt fixer la rencontre à une date ultérieure, ce qui permet «d'obtenir des conseils d'un officier d'affaires publiques». Une liste de numéros de téléphone est annexée au document.

L'armée offre d'ailleurs des séances spéciales d'information sur la mission aux familles des militaires et suggère d'y assister. «Meilleure sera la communication entre nous, meilleures seront nos relations avec les médias et le grand public. L'objectif principal est d'informer la population canadienne», écrit l'armée dans son petit guide.

Autre suggestion: utiliser un langage simple pour passer le message. «Une excellente technique est d'imaginer que vous vous adressez à un proche qui ne connaît pas le domaine militaire. Vous utiliserez alors des termes simples, connus de la plupart des gens, faciles à comprendre, et éviterez le jargon militaire que la population civile ne comprend pas.»

L'armée donne une quinzaine d'exemples de questions que les journalistes peuvent poser. Elle ajoute qu'il ne faut pas révéler certains renseignements confidentiels. «Grâce à la technologie, des personnes ayant de mauvaises intentions peuvent avoir un accès direct à ce que vous dites et s'en servir au détriment des militaires déployés», peut-on lire.

Le document souligne que les journalistes font un travail légitime. «En informant le public, les médias jouent un rôle important dans notre démocratie», écrit l'armée, qui ajoute qu'il ne s'agit pas de «harcèlement» de la part des médias.

Un document inusité

Ce type de document n'est pas monnaie courante, selon le colonel à la retraite Michel Drapeau, qui a passé 34 ans dans les Forces canadiennes avant de prendre sa retraite, en 1993. Lui qui oeuvre pour la firme d'avocats Barrick Poulsen et enseigne à l'Université d'Ottawa affirme ne jamais avoir vu au cours de sa carrière une telle brochure destinée aux familles. «Le document est écrit avec une certaine finesse, mais le désir est très clair: on veut enrégimenter les familles dans la politique de communication du ministère de la Défense», a-t-il dit après avoir consulté le dépliant à la demande du Devoir.

Michel Drapeau a souligné que les Forces canadiennes n'ont «aucun contrôle» sur les familles des militaires qui exercent un autre métier que celui de soldat puisqu'elles ne sont pas assujetties à la Loi de la défense nationale. «Avec un tel document, on tente de les contrôler par la bande», a-t-il dit.

Les Forces canadiennes rejettent cette interprétation. «Ce n'est absolument pas le but de ce document», a dit Jean-Pierre Coulombe, officier d'affaires publiques pour le secteur du Québec de la force terrestre. «Le but, c'est de faciliter la communication. On a vu qu'il y avait un besoin du côté des familles. On veut être le plus transparents possible et, pour ça, il faut que les familles puissent parler aux médias. Mais certaines ont peur, alors on offre de l'aide. On leur donne des trucs et on clarifie leurs droits.»

Jean-Pierre Coulombe convient que l'armée n'a aucun pouvoir sur les familles. «On ne peut rien leur imposer, mais on les informe le mieux possible», a-t-il dit, précisant que «le document ne contient aucun message à passer» auprès de la population.

Par respect pour l'institution des Forces canadiennes, la plupart des familles de soldats communiquent avec les officiers d'affaires publiques avant ou après une entrevue avec les médias, a dit Jean-Pierre Coulombe. Il a affirmé que le fait de voir sa famille à la télé lorsqu'on est déployé en Afghanistan, c'est «bon pour le moral».

L'impact des mots

Mais le colonel à la retraite Michel Drapeau estime que les mots du document ont été choisis avec soin. L'utilisation d'un vocabulaire comme «harcèlement», «pression», «au détriment des militaires», «demander de l'aide», etc., a un impact «très fort» sur les familles des militaires, a-t-il fait valoir.

«Bien sûr, on parle positivement du travail des journalistes dans le document, ce qui fait passer encore plus subtilement le sous-texte, a affirmé Michel Drapeau. Les familles sont déjà réticentes envers les médias. Quand on emploie des mots aussi forts, on lance le message que la gestion des médias est difficile. C'est une mise en garde, un appel à la prudence. Entre les lignes, sous le couvert du respect, on comprend: "Vous ne voulez pas faire ça." Après avoir lu le document, on se dit qu'on n'a pas envie de laisser entrer le loup dans la bergerie.»

Michel Drapeau estime que dans le fond, avec ce document, l'armée tente d'inclure les familles des militaires dans une stratégie de «non-communication».

Mais l'officier Jean-Pierre Coulombe s'inscrit en faux. «On veut seulement s'assurer que les familles ont les outils pour répondre aux demandes et que si ce n'est pas le cas, on est là pour les aider. Il serait dommage d'interpréter ça d'une autre manière», a-t-il dit.

Nos lecteurs peuvent consulter le document intégral sur le site www.ledevoir.com, sous le lien de cet article.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 02h20
    La guerre il faut la vendre, pour vendre des armes et de l'équipement militaire.
    « Depuis quand le gouvernement ne ment pas et ne controle pas l'information en temps de guerre, parce que...... qu'on est en guerre, j'espère ne rien apprendre à personne. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 05h11
    Un article très informatif
    « «L'objectif principal est de berner la population canadienne» aurait dû écrire l'armée, dans son petit "guide"

    «Utiliser un langage simple pour passer le message. »
    Un langage simple est efficacement simpliste et désamorce facilement la réflexion.

    «Une excellente technique est d'imaginer que vous vous adressez à un proche qui ne connaît pas le domaine militaire. Vous utiliserez alors des termes simples, connus de la plupart des gens, faciles à comprendre, et éviterez le jargon militaire que la population civile ne comprend pas.»

    Oui, éviter le jargon militaire, car la population civile pourrait comprendre.
    Il faut éviter que la population civile en comprenne trop. Cacher ces états d'âmes de votre courageux conjoint quand il revient du combat où il a enfin pu tuer.

    Une information très intéressante.
    Merci de nous fournir ce lien de consultation.
    Les médias sont une arme qui fait partie de l'arsenal moderne des armées.
    Ils savent bien la manipuler.

    De tout temps, de toutes les guerres, l'arme psychologique n'a jamais été mise de côté.
    Les armes se sont extrêmement raffinées pour tuer encore plus efficacement, l'arme psychologique s'est aussi extrêmement raffinée pour neutraliser la réflexion et contrôler les opinions.

    Un article très informatif.

    Merci


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jacques Breton
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 05h11
    Support aux troupes
    « Je considère que cette initiative est louable dans le sens quelle s'inscrit dans un contexte de support aux familles des
    membres de FC. Déjà l'inquietude ronge les proches et personnes ne désire porter préjudice au personnel militaire qui quelque part est un ami,un parent. Tant qu'a voir conspiration et manipulation je me demande que feriez-vous avant de parler un un professionel des média rusée? »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 07h29
    Où est le lien pour consulter?
    « Voici le lien pour consulter le "Guide pour les familles militaires" http://www.army.gc.ca/lfwa-dsg/books/Media_Guide08_fr.pdf

    Je n'arrive pas à le trouver comme le M. Castonguay nous l'offre.

    " Nos lecteurs peuvent consulter le document intégral sur le site www.ledevoir.com, sous le lien de cet article. "

    ---------
    NDLR
    Dans le colonne de droite de cette page, sous l'étiquette Liens. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 07h31
    BRRRR
    « Merci et continuons à vous lire. Bien mis, bien structuré. Enfin un bon travail de journaliste.
    L'armée canadienne devrait envoyer de vrais moutons pour nourrir les populations apeurées et sous-nourries. On se demande pourquoi être si malhonnêtes? Pourquoi sommes-nous capables entre humains et entre citoyens d'être aussi malhonnêtes? De quoi Harper a-t-il peur? La guerre est ignoble, ne le sait-il pas? De plus, on apprend avec une lance transperçant l'Europe et de la blessure ainsi créée sort le sang immaculé de la mort à venir, que Ben Laden menace ce continent. On pourrait ne pas être étonné avec ce message Hollywoodien par excellence, que ce ne soit pas le États-Unis qui en seraient les concepteurs. Tout est possible désormais puisque le discours politique actuel en Occident s'aliment de mensonges plus de vérités. On le voit avec votre bon article. Merci. »

  • JM
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 07h37
    Miroir aux alouettes, dans quel but?
    « Quelqu'un chercherait-il à faire miroiter une image tronquée à la population, l'armée ou les médias? Sommes-nous vraiment les maitres d'oeuvres de notre destin? Sommes-nous simplement tout en haut de la pyramide des animaux ou les enfants idéalisés d'un créateur?

    Au moment où les choses se passent, le présent, l'inconscient des protagonistes est fort pour faire passer le message qui doit passer. Le destin se forge, un peu comme le sculpteur travaille sur l'objet de son art.

    L'idée, pour les uns, est d'essayer de montrer ce qui se trouve déjà dans la pierre et le travail du véritable artiste consiste à le dévoiler. Pour certains autres, la pierre est là pour que l'artiste conséquemment lui donne la forme qu'il veut, suivant sa tendance et le but qu'il poursuit.

    Cependant, une fois l'oeuvre de l'artiste complétée, l'histoire en somme permet un certain recul. Pour ceux qui veulent rester honnête, est-ce l'artiste ou l'oeuvre qui est vraiment pour l'autre objet de complaisance?

    Ici, on parle d'interprétation et des leçons plus ou moins valables qu'on en tire. Ainsi, résultant de l'analyse qu'on en fait rétrospectivement, tout dépendant du chemin qu'on veut prendre, c'est ce que j'appellerais le libre arbitre et il a un impact sur notre avenir. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 08h06
    Encadrer?
    « Encadrer est bien poli, il s'agit ici de propagande bien planifiée. Les Québécois sont ainsi forcés de participer au commerce de la mort profitable aux marchands d'armes et d'équipements militaires au dépens du notre système de santé et de l'éducation. D'ailleurs, un peuple non instruit est plus facilement manipulable. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 20 mars 2008 08h13
    Raison de notre implication
    « Faudrait écrire aux familles : Le Canada ne va pas en guerre en Afghanistan pour occuper ce pays mais pour rendre service aux femmes afghanes. La preuve en est, qu'avant d'abattre un Afghan à la mine patibulaire, qu'il soit ou non du genre taliban, on lui demande s'il a une mère, une soeur ou une fille. S'il dit oui, on le libère, s'il dit non, Pow ! »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 08h52
    Les journalistes, arme de guerre
    « Hier, au canal RDI à l'émission ''les grands reportages'', la preuve était claire. Depuis plus de 50 ans ''les va en guerre '' se servent des médiats pour la justifier, même par des mensonges. Émission à revoir sur le site Internet de Radio-Canada.
    P.S.Encore en accord avec votre opinion. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 09h32
    Un militaire m'écrit
    « Un militaire m'écrit:

    « Monsieur,
    Je suis militaire et je peux vous dire que je connais des familles qui se sont fait harcelées par des médias voraces d'informations pouvant être mal interprétées. Que feriez-vous si vous vivez dans un petit village en Beauce, que vous ne sortez pas souvent de votre village et que tout à coup, une armée de reporters de Montréal débarque chez vous! Je peux vous assurer que la majorité des gens serait prise au dépourvu. L'armée ne fait qu'aider ses membres. Et vu le haut taux de divorce et les conditions difficiles des familles quand le conjoint militaire est déployé, l'armée aide aussi les familles des militaires.

    Un employeur qui aide les familles, n'est-ce pas ce que tous souhaitent? »


    Ma réponse qui peut me valoir la peine de mort:

    Ne me faites pas pleurer Monsieur,

    La guerre, la tuerie se fait en manipulant l'opinion.

    Vous êtes les premiers manipulés.
    Vous êtes payés pour cesser de penser et obéir.
    Un militaire n'est pas payé pour sa tête, mais pour ses bras.
    Des bras qui ne répondent pas à la tête qui les surplombe, mais au chef, au capitaine, au lieutenant au colonel.

    Vous n'êtes pas responsables.
    Votre responsabilité a été de vous faire embaucher pour effectuer des tueries.
    Vous avez subi et subissez constamment un lavage de cerveau qui vous empêche de voir la réalité.

    C'est bien beau vouloir protéger les familles militaires ici, et les boys.
    Mais il faut se sortir la tête du sable et voir la réalité en face.
    Même enveloppés dans les beaux sentiments et les belles valeurs, les Afghans vous craignent et vous haïssent comme tout peuple normal peut haïr ses occupants. Vous seriez et je serais exactement comme eux et je poserais autant de bombes que je peux pour vous déloger de mon pays.

    Lisez le livre de Martin Petit, "Quand les cons sont braves".

    Abou Grahib,
    Exactions,
    bombardements massifs.

    Êtes-vous fier d'être dans l'armée?
    Réajustez vos valeurs et servez-vous un peu de votre tête, même s'ils vous l'interdisent.

    Salut,
    Vive la paix. la liberté et la démocratie.
    À bas l'occupation et les tueries qui se servent de ces nobles valeurs pour justifier les massacres et l'occupation.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Je suis sûr que vous êtes une bonne personne, bien intentionné, que vous n'avez rien du tueur, mais vous êtes le bouc émissaire, vous subissez ma hargne envers vos dirigeants, nos dirigeants, nos politiciens véreux et hypocrites »

  • Simone S. Fabre
    Abonnée
    jeudi 20 mars 2008 09h50
    Information incomplète ou... falsifiée
    « Demandons à Radio-Canada de nous diffuser le reportage "Mourir pour Kaboul", produit par France 2 et diffusé à TV5 LE LUNDI 17 MARS. C'est édifiant, particulèrement pour nos soldats canadiens à Kandahar que nous voyons "nettement à l'oeuvre" à Kandahar »

  • JM
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 10h26
    L'armée canadienne porte quel drapeau?
    « Est-ce le drapeau du Canada dans l'intention de libéré un peuple oppressé et, par ricochet, occidentalisé un tant soit peu le territoire occupé; ou un autre drapeau sous l'enveloppe, plus politique celui-là, dont l'intention méprisable est d'ouvrir peut-être des chemins à des nouveaux pipelines pour le transport du pétrole d'un pays à l'autre? Les deux réponses sont peut-être valables aussi. L'armée dans tout ça, globalement avance sur l'échiquier du front, obéissant aveuglément aux ordres, par définition. »

  • Roger Dion
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 12h15
    A qui profite, les milliards dépensés pour cette guerre......
    « Oui il faut une guerre pour les conservateurs, pour justifier les achats de matériels de guerre.
    Vous pensez que les choses qui sont arrivés sous le gouvernement de MULRONEY sont du passé.
    Combien d argent, les ministres de HARPER ont dépensés POUR LA GUERRE,/des dizaines de milliards/ depuis qui sont aux pouvoir .
    Nous pouvons nous interroger, s il n y a pas certaine personnes, qui reçoivent des enveloppes brunes, car dans ce parti ,il y a eu beaucoup de rumeurs, sont elle fondées....
    Car celui qui a dépensé le plus, comme ministre de la guerre, lorsque HARPER est arrivé aux pouvoir, était justement un ancien représentant, des compagnies pour le matériel de guerre, envers le gouvernement.
    Cela peus nous rappeler certaines choses du passé, de ce parti /encore pour du matériel de guerre/.
    Nous pouvons se questionner, sur des gens qui devaient laver plus blanc que blanc.
    ROGER DION MONTREAL »

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