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Reconnaissance du Kosovo - La Serbie en furie contre Ottawa

Alec Castonguay   19 mars 2008  Canada
De jeunes Roms ont renversé hier la carcasse calcinée d’une voiture des Nations unies au lendemain de heurts violents qui ont fait un mort et 150 blessés dans la ville divisée de Mitrovica, dans le nord du Kosovo. Le gouvernement canadien a officie
Photo : Agence Reuters
De jeunes Roms ont renversé hier la carcasse calcinée d’une voiture des Nations unies au lendemain de heurts violents qui ont fait un mort et 150 blessés dans la ville divisée de Mitrovica, dans le nord du Kosovo. Le gouvernement canadien a officie
Ottawa — Furieuse qu'Ottawa ait décidé de reconnaître hier l'indépendance unilatérale du Kosovo, la Serbie a rappelé son ambassadeur au Canada, Dusan Batakovic. Ce dernier doit quitter le pays d'ici vendredi soir pour «protester» contre la décision du gouvernement fédéral.

Lors d'une entrevue avec Le Devoir hier, l'ambassadeur a affirmé que le geste d'Ottawa pourrait lui retomber sur le nez advenant l'indépendance du Québec. «Il s'agit d'un précédent dangereux pour le Canada», a-t-il dit.

Le gouvernement Harper a hésité pendant plusieurs semaines avant de finalement reconnaître l'indépendance du Kosovo hier après-midi, quelques heures après le Japon. Depuis le 17 février, 31 pays ont reconnu l'État naissant du Kosovo, dont tous les alliés du Canada membres du G7. Une vingtaine de pays menés par la Serbie et la Russie ont refusé net de reconnaître l'ancienne province composée à 90 % d'Albanais musulmans. La Chine et l'Espagne, qui renferment des mouvements séparatistes, n'appuient pas l'indépendance du Kosovo.

Voyant venir les coups, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a soutenu qu'il ne fallait pas tenter de faire un parallèle entre ce nouvel État et le Québec. «Le Kosovo est un cas unique, comme en témoignent sa récente histoire, marquée par la guerre et l'épuration ethnique, le rôle joué subséquemment par l'ONU et l'OTAN dans l'administration et la sécurité du territoire, ainsi que le rôle constant que des organisations internationales, par exemple l'Union européenne, exerceront pour l'aider dans sa transition vers la pleine indépendance», a-t-il dit par voie de communiqué.

Selon le gouvernement Harper, il ne s'agit pas d'un précédent. «Comme l'indique clairement la déclaration émise par le Parlement du Kosovo, les circonstances particulières qui ont mené à l'indépendance du territoire font en sorte qu'il ne s'agit pas du tout ici d'un précédent, a déclaré Maxime Bernier. Les déclarations faites par les autres pays qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo vont dans le même sens.»

Mais l'ambassadeur serbe au Canada, Dusan Batakovic, s'inscrit en faux contre cet argument et entend le faire savoir. «Je vais quitter le Canada pour montrer notre insatisfaction profonde envers ce geste lamentable du Canada», a déclaré au Devoir M. Batakovic. Visiblement, la Serbie est encore furieuse de voir son ancienne province faire ses premiers pas sur la scène internationale. Belgrade va envoyer aujourd'hui une note de protestation officielle au gouvernement canadien et l'ambassadeur quittera le pays vendredi soir pour une durée indéterminée. La Serbie a d'ailleurs rappelé tous ses ambassadeurs dans les pays qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo.

Selon M. Batakovic, la décision d'Ottawa «viole les lois internationales», et notamment la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 10 juin 1999. Cette résolution, qui définit le mandat des Nations unies au Kosovo, précise que les États membres affirment leur attachement «à la souveraineté et à l'intégralité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie». L'ambassadeur serbe soutient que c'est «le seul document valide au sens de la loi internationale», puisque le Conseil de sécurité n'a pas officiellement pris position sur le Kosovo depuis cette date.

De plus, le Canada a tort de penser que le Kosovo ne crée aucun précédent, dit-il. «Ce qui est certain, c'est que l'indépendance du Kosovo, fait de cette manière, est un dangereux précédent à travers le monde. Si les lois internationales peuvent être brutalement violées par autant de pays, il s'agit d'un précédent dangereux pour le Canada aussi», soutient Dusan Batakovic. Il rappelle que le Parti québécois, par la voix de son député Daniel Turp, avait soutenu le mois dernier qu'un parallèle entre le Kosovo et le Québec pouvait être tracé.

Mais la députée bloquiste Vivian Barbot y a mis un bémol hier. «Il n'y a pas de lien avec le Québec, sauf celui de dire que tous les peuples ont droit à l'autodétermination. Notre démarche est différente de celle du Kosovo. Chaque situation est particulière.» Selon la députée souverainiste, «rien ne va changer avec la situation du Québec», malgré la reconnaissance du Kosovo par le Canada. «On va trouver notre manière de faire l'indépendance, mais il serait très malvenu de comparer le Québec et le Kosovo», a ajouté Mme Barbot.

Hier, le Parti québécois a sobrement accueilli la décision d'Ottawa, sans refaire un parallèle avec le Québec. «Nous sommes heureux, car en reconnaissant l'indépendance politique du Kosovo, le Canada prend ainsi acte de l'entrée, de plein droit et par voie démocratique, de ce nouvel État indépendant au sein de la communauté internationale», a soutenu Daniel Turp par voie de communiqué.

Le député libéral fédéral Bob Rae, fraîchement élu, soutient lui aussi que le Kosovo et le Québec ne peuvent être comparés. «Il y a eu une guerre civile et une occupation du territoire par l'ONU et l'OTAN au Kosovo. C'est bien différent du Québec qui est dans un pays démocratique.» Selon lui, les déclarations de l'ambassadeur serbe sont «absurdes».

La Russie avait pourtant fait la même mise en garde au Canada le 22 février dernier. «Nous avons conseillé au Canada d'y réfléchir à deux fois avant d'accepter la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo, avait dit l'ambassadeur russe à Ottawa, Georgiy Mamedov. Nous sommes deux États fédéraux, et on ne doit pas lancer de pierres lorsqu'on a une façade de verre.»

Les Serbes ont manifesté à plusieurs reprises à Ottawa, à Toronto et à Montréal pour inciter le Canada à ne pas reconnaître le Kosovo. Quelques centaines de Kosovars avaient au contraire demandé au Canada d'imiter les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Violence dans le nord du Kosovo

Dans sa déclaration, le ministre des Affaires étrangères signale que le Canada surveille de près la situation afin de s'assurer que les droits des minorités serbes du nord du Kosovo sont respectés. «L'évolution du Kosovo vers un État démocratique et multiethnique qui respecte totalement les droits de la personne est essentielle à la paix, à la stabilité politique et au progrès économique dans les Balkans», a dit Maxime Bernier.

Le Kosovo compte 120 000 Serbes et plus de deux millions d'Albanais. Un tiers de la minorité serbe est concentré dans le nord du Kosovo, près de la Serbie, où les violences éclatent régulièrement depuis la déclaration d'indépendance du 17 février dernier. Les forces de l'OTAN, présentes au Kosovo depuis 1999 à la suite de l'intervention de la communauté internationale pour arrêter l'épuration ethnique de Belgrade contre les Albanais de la province, ont dû s'interposer à plusieurs reprises.

L'ambassadeur Batakovic soutient d'ailleurs que la Serbie devrait aider ou prendre en charge les 40 000 Serbes du nord du Kosovo. «Sans lien direct avec Belgrade, ils ne peuvent pas survivre à long terme», dit-il. Dans son premier discours suivant l'indépendance, le premier ministre du Kosovo, Hashim Thaci, avait toutefois soutenu que les Serbes ne devaient pas avoir peur, malgré le passé houleux entre les deux communautés.

La mission de l'Union européenne, baptisée Eulex, doit se déployer au Kosovo pour superviser les débuts de l'indépendance. Forte de 1800 personnes, elle devrait prendre le relais de la Mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) afin d'assister les institutions kosovares, principalement la police et la justice.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 04h28
    Le régime Harper reconnaît le Kosovo: Mais! C'est la surprise totale!
    « Il a fallu un mois.
    Un mois pour que le régime Harper suive le chemin tracé d'avance par son maître à Washington.

    Le 18 février, alors que ses grands analystes de l'information, ces journalistes (sic) du potin et de la rumeur, de plus en plus incapables de s'attarder aux faits et à la réalité, ma boule de cristal, qui n'a vraiment rien d'exceptionnel, me disait:

    « Le Canada ne tardera pas à reconnaître ce nouveau pays où le drapeau états-unien flotte partout. »
    ( http://www.ledevoir.com/2008/02/18/commentaires/0802172309731.html )


    Il aura fallu un mois, c'est un peu plus long que prévu. On attendait que le fer médiatique refroidisse. Il y a des nouvelles qu'il faut s'empresser de matraquer, si on veut que le titre frappe l'imaginaire et mette l'épaule à la roue de la manipulation de l'opinion, comme en cette période de dénigrement et condamnation intense de la Chine (ne demander pas dans la rue à quiconque: "Est-ce que la Chine est-elle si étouffante qu'on le dit? Est-elle si méchante qu'on le dit?"... vous risquez de vous faire lapider sur place! Tout comme si vous dites que Chávez est un homme honnête et sincère, on vous lapidera aussi sur place. La manipulation de l'opinion est constante et efficace. C'est devenu l'outil privilégié de la vue impérialiste. Fin de cette trop longue parenthèse).
    Le fer médiatique est maintenant suffisamment froid et les premières pages sont pour la Chine (je veux dire contre), donc, le moment est tout indiqué pour enfin se débarrasser de cette déclaration que le régime doit faire un jour ou l'autre pour être conforme à la directive de son maître US.
    C'est maintenant chose faite: « Ottawa reconnaît le Kosovo ».

    Deuxième prédiction:
    Je voyais dans ma boule de cristal,
    « l'OTAN demander du renfort pour défendre ce jeune pays»

    Je parlais que la violence était pour s'installer.

    19 février «Explosion de violence dans le nord du Kosovo»
    " Un checkpoint de la KFOR grecque aurait procédé à des tirs de semonce. "

    22 février «La tension monte après les violences de Belgrade»

    6 mars «Kosovo : une poudrière est née...»
    "Édouard Husson, historien, voit dans la récente proclamation d'indépendance du Kosovo le dernier acte d'un jeu d'ingérence des puissances occidentales dans le remodelage des Balkans. Sans négociation, ni consultation populaire."

    17 mars « Flambée de violence à Mitrovica »
    " Des policiers de l'ONU et des soldats de l'OTAN ont essuyé des tirs lors d'affrontements qui ont fait quelque 160 blessés

    18 mars «La Serbie encourage les violences au Kosovo, selon l'ONU»
    «Violences sans précédent au Kosovo» L'Express.fr

    Je disais aussi:
    " Les ondes de ma boule de cristal ne parviennent pas à m'éclairer concernant la réaction de la "dictature" (sic) de Poutine."
    " Et de la chair à canon... on en aura probablement besoin.
    Poutine va-t-il aller jusqu'à pointer ses missiles vers l'Europe? "

    22 février «Kosovo : Moscou menace d'utiliser la force si l'Otan ou l'UE défient l'ONU»

    17 mars «Kosovo : l'Otan réagira fermement aux violences»

    Et je continuais en disant:
    " Le Kosovo, quel magnifique territoire pour le bouclier à missile! "

    La manchette d'hier:
    CyberPresse «Bouclier : Russie et États-Unis restent en désaccord»
    Radio Canada «Bouclier à missiles: Moscou et Washington laissent la porte ouverte»

    Le Kosovo et les missiles: la porte est ouverte!


    De dire: «Le gouvernement Harper a hésité pendant plusieurs semaines avant de finalement reconnaître» ne me semble pas exact. Le régime Harper n'a pas hésité, il a tout simplement attendu le bon moment pour faire sa petite déclaration que n'importe qui relié à la réalité, savait inéluctable.

    «La mission de l'Union européenne, baptisée Eulex, doit se déployer au Kosovo pour superviser les débuts de l'indépendance. Forte de 1800 personnes...»

    Comme je disais dans un autre commentaire le 18 février:
    "L'indépendance du Kosovo a-t-elle vraiment été voulue et vraiment désirée par les Kosovars?
    Je crois que les États-Unis désiraient l'indépendance du Kosovo, avec encore plus de ferveur que les Kosovars eux-mêmes.
    Les Kosovars ne sont définitivement pas les seuls artisans de leur indépendance.
    Ce pays est un point géostratégique important pour l'empire US.
    Radars, boucliers à missiles, concentration des forces du bien, s'agglutineront, peu à peu, aux portes de la désuète puissance russe.
    On parle peut-être trop des Kosovars et pas assez du positionnement stratégique.
    Seul l'avenir nous répondra sur les vrais enjeux.
    Les Kosovars vivaient relativement en paix après ces années de tourmentes. Que leur réserve le futur?"

    Je terminais en disant avoir l'impression qu'un autre peuple allait encore souffrir pour les enjeux mondiaux de la puissance impériale.
    ( http://www.ledevoir.com/2008/02/18/commentaires/0802181408007.html )

    Un autre front où on aura besoin de chair à canon!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jean-Philippe Baillargeon
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 07h50
    Dépendance politique au gaz naturel
    « Gazprom sera-t-elle toujours intéressée de fournir du gaz naturel au Québec pour nos futurs projets de port méthanier, j'en doute. La Russie est bien trop bonne pour respecter ses leviers économiques et s'en servir pour ses relations diplomatiques.

    Le Canada est présentement, lui, trop enfermé dans une vision de compétition passéiste d'avant Gorbatchev.

    Bonne chance Rabaska! »

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 09h51
    Quelle farce!
    « Par ce geste, Ottawa fait le contraire de ce qu'il a toujours préconisé, et démontre que la Loi sur la clarté référendaire - comme toute autre règle de droit - ne fait pas le poids face aux enjeux géopolitiques et l'influence de Washington.

    Rappelons que pratiquement aucun des prérequis à la souveraineté ne s'applique dans le cas du Kosovo: 1) Le Kosovo n'a jamais été un État fédéré de l'ex-Yougoslavie; 2) cette région administrative n'a jamais tenu de référendum populaire sur la question de la souveraineté; 3) l'autre partie (la Serbie) n'a jamais donné son consentement. Or depuis que le Canada a reconnu l'Ukraine en août 1991, avant même que l'URSS ne cesse formellement d'exister, on savait déjà qu'Ottawa ne se préoccupe d'unité que lorsque le Canada est directement concerné! De plus, 4) le Kosovo n'a pas le contrôle de la totalité de son territoire, comme le démontrent les violences à Mitrovica ces derniers jours; enfin 5) il n'est pas viable économiquement et devra rester sous perfusion de la soi-disant «Communauté internationale» (les pays membres de l'OTAN) durant plusieurs décennies.

    Bref, le seul argument qui joue en faveur du Kosovo est la notion d' «autodétermination des peuples». Vous aurez compris qu'un peuple qui souhaite s'autodéterminer a tout intérêt à accueillir sur son sol une importante base militaire américaine.

    Que cela signifie-t-il pour le Québec? Tous les scénarios sont envisageables.

    Partant du fait que la constitution actuelle ne s'applique au Québec que par défaut et que décisions prises à Ottawa par un gouvernement minoritaire manquent de légitimité, la porte est grande ouverte non pas pour un troisième référendum sur la souveraineté, mais bien une élection référendaire et une déclaration unilatérale d'indépendance du Québec. Au nom de l'autodétermination de la Nation québécoise, mais pourquoi pas aussi des souffrances historiques qu'ont enduré les Canadiens français exilés, Acadiens, Métis et tout ceux dont l'identité a été noyée par les politiques assimilationnistes d'Ottawa.

    Une élection référendaire donnerait toute la légitimité requise à la souveraineté du Québec dans le cadre de ses frontières fédérales, tandis que la viabilité du nouvel État ne ferait aucun doute. Et on sait maintenant qu'Ottawa n'aura d'autre choix de reconnaître le Québec, une fois que des pays comme la Russie et la Serbie se seront fait un plaisir de reconnaître le Québec et rendre à ces donneurs de leçons la monnaie de leur pièce!

    Le problème est qu'en l'absence de règle de droit reconnue par tous - et la règle de droit était justement tout l'intérêt de la Loi sur la clarté de Stéphane Dion - la porte est également ouverte aux partitionnismes de tout acabit que ne manqueront pas d'appuyer les « Angryphones » de l'Ouest de Montréal (vous les aviez oubliés mais ils sont encore là), certaines communautés autochtones (dont les revendications sont parfois légitimes, il faudra bien l'admettre) ainsi que... Justin Trudeau, qui voudra se proclamer « sauveur du Canada » comme son père!

    Méchant bordel en perspective. Mais j'ose espérer que le bon sens prévaudra et que nous aurons une véritable union confédérale un jour: un Québec souverain membre du Commonwealth du Canada.

    Pour l'instant, la reconnaissance du Kosovo par le Canada, dans les conditions actuelles, est une arme à double tranchant qui érode le concept de souveraineté inhérent aux relations internationales telles qu'on les conçoit depuis 1945, mais qui redonnera ironiquement une nouvelle ardeur aux mouvements sécessionnistes partout dans le monde. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 12h14
    Stephen Harper, Bob Ray et le Kosovo
    « Si Harper a attendu longtemps pour reconnaître l'indépendance du Kosovo, c'est, bien sûr, par crainte de fournir ainsi des armes aux souverainistes québécois. Et s'il l'a finalement fait hier, c'est probablement à cause des pressions des États-Unis. En reconnaissant très tôt l'État kosovar, le Gouvernement américain a trouvé un nouveau lieu pour y construire une base militaire et, ainsi, mieux embêter les Russes.

    Quant à Bob Ray,l'avez-vous vu hier à la télé ? À peine élu lors d'une partielle, ce politicien, qui se prend pour Trudeau et se comporte déjà comme le nouveau chef du PLC, s'est empressé de déclarer aux médias - sur un ton autoritaire - qu'on ne pouvait comparer le cas du Québec à celui du Kosovo ! Pauvre Dion, ses problèmes pour imposer son leadership sont loin d'être terminés ! »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 12h24
    Barbot doit démissionner
    « Mais la députée bloquiste Vivian Barbot y a mis un bémol hier. «Il n'y a pas de lien avec le Québec, sauf celui de dire que tous les peuples ont droit à l'autodétermination. Notre démarche est différente de celle du Kosovo. Chaque situation est particulière.» Selon la députée souverainiste, «rien ne va changer avec la situation du Québec», malgré la reconnaissance du Kosovo par le Canada. «On va trouver notre manière de faire l'indépendance, mais il serait très malvenu de comparer le Québec et le Kosovo», a ajouté Mme Barbot.


    Les propos de Barbot sont d'une telle légèreté, d'une telle superficialité, qu'elle doit démissionner. Elle est indigne de porter le ballon de la souveraineté.

    L'accession du Kosovo à la souveraineté c'est tout ce que Dion nous avait dit qu'il ne fallait pas faire. Il n'y a pas eu de référendum, pas de question claire, pas de négociation, pas de respects de ses minorités, bref du bonbon pour le Québec libre.
    Au lieu de rentrer dans le tas et de souligner à quel point Dion nous avait rempli et que la loi sur la clarté c'est bon pour la poubelle, elle s'écrase lamentablement. Qu'elle démissionne au ps... »

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 12h50
    Turp doit démissionner
    « Selon Daniel Turp du PQ: «le Canada prend acte de l'entrée, de plein droit et par la voie démocratique, de ce nouvel État».

    Pathétique. Il n'y a ni droit ni démocratie dans ce processus.

    Turp est une lavette (ou un valet... d'Ottawa) et il doit démissionner. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 14h00
    Kosovo et Québec, mutatis mutandis.
    « Kosovo et Québec, mutatis mutandis
    Cicéron, Saint-Augustin, Michael Walzer et bien d'autres ont tenté d'établir une distinction entre les guerres justes et les guerres injustes. Parallèlement, le Kosovo pose la question de la différence entre sécessions légitimes et sécessions illégitimes. Ce qui permet la comparaison entre le Kosovo et le Québec, c'est la privation de l'indépendance.
    Une sécession juste supposerait six conditions. 1.) Une cause juste; 2) des intentions droites; 3) une décision prise en dernier ressort; 4) la reconnaissance d'une autorité légitime; 5) une chance raisonnable de succès; 6) la proportionnalité entre les coûts et les bénéfices.
    1)--Une cause juste : le Québec recouvrerait l'indépendance qu'il a perdue en 1760. L'État anglais et celui d'Ottawa n'ont jamais reculé devant aucun moyen, y compris la force, pour maintenir leur domination. 2) Des intentions droites : le Québec ne désire que la possession d'un État propre sur son territoire historique, et il étendrait naturellement les droits et privilèges de son peuple à tous ceux qui acceptent de vivre selon son identité et ses lois. 3) Une décision prise en dernier ressort : après le Lac Meech, la Constitution de 1982 et la Loi sur la « clarté », il n'y a aucun moyen de modifier la constitution canadienne, ni d'obtenir justice devant la Cour suprême. 4) La reconnaissance d'une autorité légitime : Les Nations Unis sanctionnent le droit du plus fort. Le Canada jouit d'une réputation usurpée sur le plan humanitaire. Il faudrait instruire le monde sur notre histoire et notre sort réel par une démarche efficace. 5) Une chance raisonnable de succès : Le Québec ne possède malheureusement pas, dans la sphère officielle, de personnalités capables de porter avec succès la cause de l'indépendance. L'opération est possible mais difficile par la rigueur, la force et le génie qu'elle suppose . 5) La proportion entre les coûts et les bénéfices. Les bénéfices sont notre salut comme peuple. Des coûts passagers il y en aura certes, par la malveillance et le ressentiment du Canada, mais il vaut mieux risquer la vie que la mort au profit d'une minorité complice de notre dépendance.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Gagne Joss
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 15h00
    déclaration unilatérale
    « L'hisoire du Kosovo et maints d'autres pays de l'ex-yougoslavie, de l'ex-urss et de l'afrique nous montre bien que l'indépendance d'un peuple peut se faire de bien des manières. Le peuple du kosovo a été d'un courage exemplaire et a été reconnu même par le canada ce qui constitue un précédent. Les référendums sont pour les pleutres surtout par des organisations politiques qui n'ont fait que se battre sur des questions de sémantique depuis 40 ans et totalement assoiffé de pouvoir. La déclaration unilatérale est la voie à suivre et la seule selon moi qui est une chance de réussir pour le Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 16h13
    Barbot et Turp doivent démissionner
    « On envoie 50 députés bloquistes à Ottawa, à 154,000$ l'unité. On s'attend à ce que la souveraineté du Québec soit leur priorité numéro un, la priorité des priorités.

    Le cas du Kosovo est un cas révé pour un souverainiste puisque tout ce qui s'y produit sous nos yeux est à des années-lumière de la Loi sur la Clarté.

    On se serait attendu à ce que le Bloc frappe fort, très fort.
    On se serait attendu à ce qu'on se paie la tête de Dion comme jamais Laflaque ne l'a fait.
    On se serait attendu à une sortie en règle contre Ottawa qui traite la Serbie démocratique comme de la m.. alors qu'elle se colle à une bande de trafiquant de drogues au Kosovo (faut dire qu'ils font pareil en Afghanistan).
    On se serait attendu à une conférence de presse avec l'ambassadeur de Serbie. Bref, à quelque chose de gros.

    A la place, on on se retrouve avec des commentaires d'une incroyable légèrete de Barbot et Turp, deux méchants deux de pique à 154k l'unité!



    Ces gens-là ne libéreront jamais notre peuple! »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 16h46
    Des cas uniques
    « Selon Maxime Bernier "Le Kosovo est un cas unique, comme en témoignent sa récente histoire, marquée par la guerre et l'épuration ethnique". Nous pouvons lui répondre que le Québec est un cas unique également puis qu'il s'est fait berner deux fois par le pouvoir central. Selon celui-ci le Québec devait voir sa situation s'améliorer s'il demeure au sein du pays. C'est tout le contraire qui s'est produit avec le rapatriement unilatéral et l'acte unilatéral de 82 cadenassé. Le Canada ne protégeant pas ses minorités autochtones et françaises, le Québec constatant que les règles démocratiques de l'accession à sa souveraineté n'ayant pas été respectées par le passé, se doit maintenant de conclure que seul une déclaration unilatéral d'indépendance est possible pour sa survit française en Amérique, à la suite d'une élection où le PQ est élu à bonne majorité avec un programme claire sur cette question.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 18h01
    épuration, nettoyage ethnique, génocide, c'est tous des termes innapropriés
    « Les albanais, ceux qu'on décrit comme les victimes du génocides sont majoritaire au Kosovo et c'est pas peu dire, à plus de 80%. De plus, c'est les albanais qui ont commencé à chasser les Serbes du territoire car ils voulaient en faire une république islamique avec l'espoir du fusion avec l'Albanie pour en faire la Grande Albanie.

    Donc, si on comprend la logique de ceux qui approuvent l'indépendance du Kosovo, elle est légitime dans leur cas parce qu'il y avait des violences atroces.

    Bref, c'est une incitation à commetre des atrocités car ça rendrait la demande d'indépendance du Québec légitime ? »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 18h13
    Réponse à M. Larocque - par Claude Archambault.
    « M. Larocque, ce que vous et tous ceux qui tentent de comparer le Kossovo au Québec ne comprenez pas ou ne voulez pas comprendre, c'est que

    1. Au Kossovo il y a UNANIMITÉ au parlement et dans la population

    2. Cette UNANIMITÉ est si forte qu'ils on même pris les armes pour la défendre.

    3. Les Kosovars n'ont rien à perdre avec l'indépendance car ils n'ont rien aucune richesse et un des peuple les plus pauvres.



    Ici au Québec c'est tout le contraire,



    1. il y a moins de 30% de la population qui appuierais une déclaration d'indépendance unilatéral.

    2. Nous avons une tradition de démocratie qui n'accepterais jamais une décision unilatérale sans avoir une forte majorité (regardez les projets économiques qui sont tués dans l'oeuf à cause d'une poignée de vaux rien comme celui du Casino avec le Cirque du Soleil)

    3. Avec si peu de support, toute tentative de faire l'indépendance unilatéralement pourrait causer un guerre civil car ceux qui ci opposent ne l'accepterons pas. Et que dès les première victime séparatiste le rêve tomberait.

    4. De plus cette déclaration justifierait du même coup la partition du Québec. Que serait le Québec sans Montréal et la Gatineau et une grande partie de la Gaspésie et des Canton de l'Est.

    5. Ici les Québécois ont beaucoup trop à perdre, n'ayant pas l'unanimité, les opposants seront tout à fait justifié de ruiner le Québec économiquement.





    Et si vous dite que le danger de guerre civil est exagéré, détrompez vous, ne sous estimez pas la haine que certain fédéralistes ont pour les séparatistes. Je me connais assez bien pour savoir que je serait fort probablement un des premiers à en abattre quelque uns.



    Donc cessez de penser que le Québec peu faire comme le Kossovo, sans en avoir les même conséquence violentes.



    Donc oubliez ça, entrez dans le giron ou bien, je ne connais pas votre âge, mais si il est avancé allez rejoindre les autres qui parte tranquillement, bientôt Parizeau les rejoindra aussi.



    Profitez donc de ce beau grand pays que nos aïeux ont construit

    a mari usque ad mare »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 18h38
    Kosovo: Nouveau pays indépendant ou nouvelle base US?
    « AFP
    19 mars 2008
    « Bush autorise la livraison d'armes au Kosovo »

    " M. Bush indique que le Kosovo peut à présent recevoir du matériel et des services de défense au regard des textes américains.

    Le Kosovo n'a droit qu'à une force de sécurité légèrement armée de 2 500 hommes, supervisée et entraînée par l'OTAN. Il s'agit donc surtout pour les États-Unis de préparer l'avenir, a déclaré la responsable de l'administration US.

    M. Bush déclare dans son mémoire que cela «renforcera la sécurité des États-Unis et contribuera à la paix internationale», critères génériques pour que le Kosovo ait droit à ces livraisons aux termes des textes américains sur les exportations d'armes et l'aide à l'étranger.

    Les États-Unis renforcent ainsi la coopération avec le Kosovo, promeuvent la stabilité dans les Balkans et augmentent les capacités du Kosovo de participer à des missions de paix, de combattre le terrorisme ou de faire face à des urgences humanitaires, a dit la responsable."

    ( http://www.cyberpresse.ca/article/20080319/CPMONDE/80319183/5024/CPDMINUTE )

    Doit-on s'attendre à un éditorial de M. Truffaut ou une chronique de M. Brousseau pour dénoncer cette militarisation dangereuse de cette partie explosive du monde?

    Serge Charbonneau
    Québec »

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