vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 18h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Rien n'a changé sous les conservateurs

Le déséquilibre d'influence entre le bureau du premier ministre et les parlementaires s'accentue toujours, selon John Gomery

14 mars 2008  Canada
Le juge John Gomery se désole de n’avoir jamais reçu de réponse officielle à son rapport de la part du gouvernement conservateur.
Photo : Agence Reuters
Le juge John Gomery se désole de n’avoir jamais reçu de réponse officielle à son rapport de la part du gouvernement conservateur.
Ottawa — Il n'est plus juge et il ne se prive pas de sa liberté de parole retrouvée. John H. Gomery, devenu célèbre pour avoir présidé la fameuse commission d'enquête sur les agissements du Parti libéral du Canada dans l'affaire des commandites, passe un savon à l'actuel gouvernement conservateur. Malgré la Loi sur la responsabilité que les troupes de Stephen Harper vantent à chaque occasion, l'ingérence politique qui a conduit au scandale des commandites est encore omniprésente à Ottawa. Et elle menace la démocratie.

Sa comparution était attendue hier en comité parlementaire. John Gomery est venu livrer ses réflexions, un peu plus de deux ans après avoir déposé son rapport dévastateur sur la gestion libérale du programme fédéral des commandites et ses suggestions pour y remédier. Son verdict est sans appel: le gouvernement n'a pas appris la leçon. Le déséquilibre d'influence entre le bureau du premier ministre et les parlementaires s'accentue toujours plus.

Le bureau du premier ministre «a une influence toujours grandissante sur les politiques gouvernementales et le processus décisionnel, a déclaré M. Gomery. Or il est bon de rappeler que le personnel du bureau du premier ministre n'est pas élu et n'est sujet à aucun code ou loi connu. Il a pourtant l'oreille de la personne la plus influente et la plus puissante du gouvernement canadien. Il s'agit d'une menace pour la démocratie et cela laisse la porte grande ouverte au genre d'interférence politique et d'intervention quotidienne dans l'administration des programmes qui ont conduit à ce qu'on appelle aujourd'hui le scandale des commandites.»

Le juge Gomery se désole de n'avoir jamais reçu de réponse officielle à son rapport de la part du gouvernement conservateur. Pas même «un accusé de réception»! Tout au plus avait-il rencontré le président du Conseil du trésor d'alors, John Baird, avant de rendre public son rapport. Quant au premier ministre lui-même, il ne l'a croisé qu'une seule fois, sur le trottoir, le jour du dépôt officiel.

Ce qui amène le juge à dire que la Loi sur la responsabilité dont les conservateurs aiment faire grand cas ne respecte pas ses 19 recommandations. «Lorsque les gens disent que la Loi sur la responsabilité est une réponse à mon rapport, c'est incorrect. La loi a été rédigée bien avant que mon rapport soit complété», a déclaré M. Gomery. Il ajoute que, selon lui, cette loi a peu à voir avec ce qu'on appelle «l'imputabilité».

«Ce n'est pas parce que vous appelez votre loi "Loi sur la responsabilité" que c'est, à mon avis, nécessairement la meilleure façon de rétablir la responsabilité. Moi, j'ai indiqué ma recette pour rétablir la responsabilité, ce qui ne correspond pas à la Loi sur la responsabilité. C'est un projet de loi tout à fait correct, mais je ne crois pas qu'il s'attaque au problème principal.»

Il était comique de voir les députés de tous les partis politiques présents au comité, en particulier les libéraux et les conservateurs, se réclamer du bon juge Gomery et tenter d'en obtenir l'appui moral. Les conservateurs étaient toutefois mal à l'aise avec l'intervention du juge, dont l'essence des propos avait été révélée la veille dans l'Ottawa Citizen. Ils ont donc choisi pour tactique d'utiliser presque tout leur temps de parole pour faire un discours encenseur de leurs actions plutôt que de poser des questions au témoin. Il a fallu que M. Gomery interrompe le long laïus de Daryl Kramp pour pouvoir placer un mot à propos des sous-ministres qui n'ont de comptes à rendre qu'à leur ministre et à personne d'autre.

M. Gomery s'en est pris directement au premier ministre pour ne pas avoir rempli sa promesse de créer une Commission des nominations publiques. Cette commission aurait surveillé le processus de sélection des candidats pour les postes aux divers conseils d'administration des agences gouvernementales. M. Harper avait proposé la candidature de Gwyn Morgan, un magnat du pétrole, à titre de président, mais elle avait été rejetée par l'opposition. Le premier ministre n'a plus nommé personne et a mis son projet entre parenthèses. Le juge Gomery y voit une bouderie de capricieux.

«Lorsque le président des États-Unis, qu'on dit être la personne la plus influente du monde, propose une personne à la Cour suprême des États-Unis et que le Sénat décide de ne pas entériner cette nomination, le président ne va pas dans un coin d'un air maussade, il fait une autre nomination! Parfois, les voix des parlementaires doivent être prises en considération.»

À la Chambre des communes, le premier ministre s'est défendu en indiquant qu'il avait reçu plusieurs avis le décourageant de suivre certaines recommandations de M. Gomery. «Nous avons reçu un grand nombre d'avis de personnalités aux horizons divers, tant politique qu'économique, nous demandant, pour de très bonnes raisons, de ne pas accepter ces recommandations parce qu'elles n'étaient pas dans l'intérêt démocratique.»

Le député libéral Mark Holland a dit voir dans le témoignage du juge Gomery la preuve qu'il y a eu «beaucoup de rhétorique» au sujet de la responsabilité, mais peu d'actions. Il déplore la trop grande liberté de l'entourage de M. Harper. «On voit la même chose avec des gens du PMO qui posent des gestes et n'en subissent pas les conséquences.» Par exemple, l'attaché de presse Dimitri Soudas n'a pas été sanctionné pour avoir fait des représentations auprès du ministère des Travaux publics.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 07h06
    Et les autres???
    Et avec les autres non plus ou autrement, pour que ça change,il faut changer les lois que tout le monde utilise, tous partis confondus. Le changement ne se fait pas avec les mêmes ustensiles. Changez la Constitution d'un pays de façon majeure et vous verrez le changement. Mais ça, ça se nomme révolution comme en 1789 en France par exemple.

  • Mario Tremblay
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 07h35
    Deux systèmes parallèles et étanches.
    Nous votons pour des députés qui n'ont aucun pouvoir et ce sont de parfaits inconnus, du public, qui détiennent le vrai pouvoir. C'est parfait comme système et aucun parti politique ne va le changer.
    Un système pour le vote, ce qui fait taire le peuple. Un autre système pour le pouvoir, ce qui satisfait le politique.

  • Louise Hurteau
    Abonnée
    vendredi 14 mars 2008 08h35
    Harper = Bush
    Il fallait s'attendre à quoi d'un gars comme Harper ? De la démocratie ? Allons-donc, le mini-bush que le Canada a élu n'a absolument pas la démocratie en tête. Ce mini desposte est gonglée de pétôle et de soif du pouvoir sans aucun égard à la démocracie. Du pareil au pire - voilà ce qu'on a voté pour.

    Tant qu'au québécois qui ont voté pour ce mec, je les invite à regarder leur plaques de char - histoire de se rappeler d'ou vient Harper ... celui qui a arrêté l'accord du Lac Meech, celui qui était à la tête du Reform Party - celui qui a été président du NCC (National Citizen Coalition) pendant 5 ans (il a remis sa démission lorsqu'il a été élu) - le NCC est un organisme canadian dédié à la privatisation du système de santé, et ce, depuis 1964 ! Je tombe toujours en bas de ma chaise quand je vois des péquistes voter au Fédéral pour Harper - c'est tellement ... illogique - j'aimerais bien comprendre la rationelle derrière ce choix ...

  • william morris
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 08h50
    Un peu d'orgueil, peut-être...
    Bonjour,
    Le bon juge Gomery se voit-il comme le tuteur du Parlement fédérel et, surtout, du Gouvernement ?
    Ce monsieur a eu l'occasion de se pencher sur le problème des commandites. Il a proposé des solutions à certains problèmes gouvernementaux. Il n'a pas été suivi en tous points, cependant, et pas seulement par des gens à l'esprit étroit. Toute une gamme de personnalités fort compétentes ont réagi négativement à certaines de ses recommandations qui allaient trop loin. M. Gomery est peut-être un peut trop <<l'homme d'un seul livre>>, le sien...
    Le bon juge Gomery a pris sa retraite. Il doit maintenant accepter qu'il ne fait plus la pluie et le beau temps quand il ouvre la bouche. Il est un citoyen parmi d'autres, et il existe d'autres sommités juridiques qui ont aussi droit à leurs opinions.
    Relaxez un peu, citoyen Gomery !
    Qu'en pensez-vous ?
    William Morris
    www.lemont.canalblog.com

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 14 mars 2008 09h33
    l'honnêteté de nos politiciens. Quelle honnêteté ?
    Le Canada jouissait d'une réputation politique enviable auparavant. Mais depuis plusieurs années, nous sommes tombés bien bas !

  • Robert Côté
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 10h11
    Mme Hurteau vous êtes proche de la vérité.
    Le juge Gomery a sondé les agirs des libéraux.Il faudrait l'embaucher à nouveau pour mettre à jour les manoeuvres du gouvernement conservateur.
    Effectivement Harper=Bush.L'attitude du présent gouvernement est des plus à droite.Avez-vous pris note du nombre d'organismes dévoués à la sauvegarde de notre démocratie qui ont été MUSELÉS de mille et une façons:(financièrement,médiatiquement,politiquement, administrativement) depuis que ce gouvernement est au pouvoir ?? Ce qui se passe au Sud se passe au Nord.C'est la loi du baillon.

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 14 mars 2008 12h50
    Succession d'embrouillaminis et d'imbroglios.
    Succession d'embrouillaminis et d'imbroglios.

    Ce sont là les fondements de la politicaillerie, de la corruption de haut niveau et de l'obscurantisme qui sévissent dans les tours et beffrois de la gouvernance du Canada ainsi que dans les campaniles de la gérance nationalement provinciale du Québec. Indépendamment de la crise de méfiance que provoquent les eaux mortes dans lesquelles pataugent les politiciens et politiciennes, ces eaux troubles et corrompues au centre desquelles les élus font des ronds, se complaisent à les multiplier et à se bercer dans les halos circulaires de leurs virages en rond, il demeure que les bouffées de chaleur de Monsieur Média Gomery surprennent et laissent perplexe. Elles étonnent et choquent, d'autant plus que leurs éclats et flamboyances nombrilistes vont directement à l'encontre de la discrétion dont les magistrats se réclament (parlent) habituellement. Dans la production de ce vaudeville historique, le juge Gomery a dégusté le beurre et il a fort apprécié l'argent du beurre. Il a joui de briller de tous ses artifices, au centre du Show Médiatique au choeur duquel les Pharisiens du Temple des Commandites Scandaleuses ont déballé, sans vergogne et dans la cacophonie surréaliste la plus rocambolesque, les seules fourberies dont ils se souvenaient, c'est à dire celles des autres! Un gros Show dont on se souviendra, en raison, principalement, des pitreries de golfeur Jean Chrétien et des clowneries indigestes de certains servants de cette très noire grand'messe, diacres sous diacres.

    Par ailleurs et dans la suite de ce qui semble devenir une trilogie, au grand théâtre des Scapin et des fourberies politiques, personne n'approuvera l'interventionnisme faisandée des Conservateurs fédéraux, la fainéantise de la gendarmerie fédérale et le manque total de rectitude de Stephen Harper, dans la conduite de l'enquête de galerie, ciblant l'inconduite du Bleu Maître à penser des politiciens conservateurs et transfuges tous azimuts, le «WRONG» HONORABLE MULRONEY. Ces péripatéticiens (politiciens aux moeurs légères) qui engraissent leurs comptes personnels, qui enveloppent tous les bourrelets de leur appétences, qui ficellent tous les ourlets de leurs aisances et qui calfeutrent tous les secrets privés de leur omnipotence publique, par tous les moyens, sans la moindre retenue, sans la moindre réserve, sans la moindre discrétion, sans le moindre discernement et sans le moindre jugement. Tout ce dont il leur suffit de s'excuser, après coup, et voguent leurs galères, mieux que jamais.

    Quand on sait à quelle justice et à quelle justesse carbure le Monarque qui a fait ses choux gras de ladite Commission dont le rapport engoncé qui porte son nom, fut enfoncé au classeur vert; quand on sait avec quelle hardiesse ce Monsieur Média tire à boulets rouges sur le bureau du bleu PM du blafard Canada, tous les canadiens qui ont payé de leurs poches les 30M$ et +++ de ladite Commission, sont alors en droit d'exiger sans relâche des explications, en regard des scandaleuses orgies dilapidatrices que ce criard haut-parleur et acolytes spécialistes des avocasseries ont présidées et conduites, en comparaison de la nullité de leurs résultats. À cet égard, ne serait-il pas opportunément justifié de se rappeler qu'au Québec, un magistrat s'est accommodé d'un confit d'intérêt notoire, en condamnant, en Cour d'Appel, le Gouvernement du Québec, son employeur, à verser aux magistrats de «sa» Cour, plus de 30% d'augmentation salariale, en plus des gratuités ostentatoires et gracieusetés compensatoires, alors que les travailleurs devaient s'accommoder d'un 2.5% et qu'un nombre vertigineusement croissant de Québécois croupissent aux alentours des portiques de l'appauvrissement et des seuils de la pauvreté? Si les juges sont capables de se faire ainsi justice, que nous reste-t-il à espérer des Premiers ministres qui les sélectionnent, les nomment, les positionnent à la présidence d'enquêtes «pro forma» et qui jamais ne les sanctionnent? Ne faut-il pas interroger vivement les compétences et les potentiels conflits attributifs de tels «Prima Dona» aux appétences aussi voraces et aux arrogances aussi vivaces?

    Au lieu de braire, le juge Gomery ne ferait-il pas mieux de se taire ou, pour le moins, de réfléchir «tout bas», à l'effet que Stephen Harper n'a pas de temps à accorder aux farceurs qui coûtent des tonnes de millions aux contribuables canadiens, qui cherchent à voler le show péri politique et qui, comble de malheur, lavent les libéraux fédéraux tout croches, de toute imputabilité et de toute responsabilité, dans le Scandale politique du siècle ?

    Tant qu'à y être, attendons voir ce que l'Éminence Grise, Doyen, Professeur de droit et récipiendaire de 12 doctorats Honoris Causa, David Johnston, recommandera à Stephen Harper, quant à la conduite du dossier SCHREIBER/AIRBUS/MULRONEY, à la poursuite des GROSSES ENVELOPES cachant 300,000$ et des 10M$ dont parle Norman Spector, alors que ce Johnston est celui-là même qui a eu accès à tous les salons et à toutes les loggias du pouvoir du Bleu Brian qui l'avait pressenti comme greffier de son Conseil privé ... Attendons voir où nous mèneront ces spécialistes des angles droits de l'opportunisme et sur combien de factures, ils étaleront le pactole de leurs précieux conseils.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 12h59
    Sémantiquement "conservateur" ne rime pas avec changement!
    Pourquoi diable quelque chose changerait-il sous ce gouvernement, le plus idéologiquement conservateur que la fédération canadienne ait connu ??? Les seuls changements sont ceux qui accomodent le programme politique de d'extrême-droite que ce gouvernement défend.

    Du changement, du changement, ça ne veut pas toujours dire qu'on change pour le mieux!

    Demandez à Linda Keen ce qu'elle en pense du changement, demandez à l'ombudsman du dossier linguitiques des Forces canadiennes, aux représentants des divers groupes linguistiques ou de défense des droits de la femme qui pouvaient espérer l'aide du programme de contestation judiciaire, à ceux qui défendent les tratés environnementaux, des droits humanitaires, de non-prolifération des armes nucléaires, etc!!!!!, allez demander à ces gens ce qu'ils en pensent de la transparence de ce gouvernement, de son attention à "l'imputabilité"!!!

    Honte aux vieux fond bleu de la Beauce et de la région de Québec qui soutiennent ce despote!

  • Loraine King
    Inscrite
    vendredi 14 mars 2008 13h09
    Madame Hurteau est sur la bonne piste
    Les nationalistes québécois qui votent pour les Conservateurs soit approuvent ou ont oublié le fait que sous la présidence de Stephen Harper la National Citizen Coalition fut le principal bailleur de fonds des croisades contre la loi 101 menées par Brent Tyler. *

    On semble aussi avoir oublié que c&#8217;est Stephen Harper qui fut le premier député, plusieurs années avant Dion, à déposer un projet de loi dit sur le clarté référendaire qui comportait la tenue d&#8217;un référendum parallèle concernant la partition du Québec. (réf. Deuxième session, trente-cinquième législature, projet de Loi C-341, déposé par Stephen Harper le 3 octobre 1996).

    Enfin, on sait aujourd'hui que l'on ne peut questionner le premier minsitre sans craindre les poursuites en diffamation.

    *Voir l&#8217;article du 23 juin 2000, signé François Cardinal pour Le Devoir : &#8216;La NCC est un lobby pancanadien qui se dit non partisan et dont le président est basé à Calgary. Il est le principal bailleur de fonds de la poursuite des dix familles. Il prétend rejoindre 40 000 sympathisants, dont seulement 2,5 % proviennent du Québec, soit 1000 d'entre eux. Présidé par l'ancien député réformiste Stephen J. Harper, ce groupe se fait l'ardent défenseur «des libertés et responsabilités individuelles sous un gouvernement limité et d'une défense forte», tout en faisant la promotion de la libéralisation des marchés. Le vice-président de la NCC, Jerry Nicholls, n'a pas voulu dire combien son lobby avait fourni à Me Tyler.&#8217;

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 14 mars 2008 13h27
    Pouvoir politique, contrôle de l`information et enrichissement personnel discret
    La discrétion du pouvoir politique a permis les scandales Shawinigate et des commandites. L`absence de preuve se nourrie de l`absence de mémoire. Au Québec nous avons élu un Premier Ministre qui préfère les ententes privées. Celles que l`on découvre ne forment que la pointe de l`iceberg. Combien d`ententes privées furent négociées par Jean Charest? Vice-président d`Option-Canada pour la campagne référendaire 1995, selon Lester et Philpot; levées de fonds pour la campagne électorale 1998 dans Sherbrooke, selon Brault témoignant sous serment lors de l`enquête Gomery; et bien sûr l`acquisition des résidences de Westmount et North Hatley durant la même période. On pourrait facilement déduire que la discrétion en politique sert ses promoteurs généreusement.

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 13h38
    Petits esprits et mémoire courte
    Un juge ose se tenir debout, ce n'est plus de la sagesse,on le traite d'orgueuilleux!!...Pauvre monde que nous devenons. Mme. Hurteau, vous visez juste. Les pharisiens revivent en force, notre et nos systèmes politiques sont très malades,la confiance n'est plus là, pauvre vérité ton existance est uthopique...Prenons individuellement nos responsabilités, cela est pressant, sinon nous courons au désastre et à la révolution. Espérons que notre jeunesse verra clair dans nos erreurs et nos abdications. Il faut quand même espérer. Jean Malenfant

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
11 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012