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Détenus afghans - Le gouvernement Harper empêche des témoins de parler

Alec Castonguay   13 mars 2008  Canada
Ottawa — Le manque de transparence du gouvernement Harper et son refus de collaborer à une investigation sur la police militaire à propos du transfert des détenus en Afghanistan force la tenue d'une enquête publique. Coût pour les contribuables: deux millions de dollars.

Le gouvernement conservateur refuse de divulguer des documents et empêche des témoins de parler aux enquêteurs de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire (CPPM). Il s'agit d'un comportement «inacceptable» aux yeux des partis d'opposition à Ottawa. Le rapport Manley, déposé en janvier dernier, faisait également état d'un manque de franchise et de transparence du gouvernement à propos de la mission en Afghanistan.

La CPPM a été créée en 1998 par le Parlement pour surveiller et enquêter lorsqu'une plainte est portée contre la police militaire. Une telle plainte a été déposée il y a un peu plus d'un an, le 21 février 2007, par Amnistie internationale et l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique. Ces deux ONG affirment que des agents de la police militaire du Canada présents en Afghanistan ont transféré des détenus aux autorités locales à au moins 18 reprises, même si les risques de torture étaient bien réels dans les prisons du pays. Un tel geste contreviendrait à la convention de Genève.

La CPPM a donc ouvert une enquête mais a été incapable de la mener correctement en raison des agissements du gouvernement Harper. Le président de cet organisme indépendant, Peter A. Tinsley, a exigé à plusieurs reprises une meilleure collaboration, mais sans succès. Devant l'impasse, M. Tinsley a décidé hier d'instituer une audience d'intérêt public. Cet exercice s'apparente à une commission d'enquête publique, mais en plus modeste, puisque les ressources extérieures (avocats, juge, enquêteurs) sont moins utilisées. Une grosse partie du travail est faite par le personnel de la CPPM, ce qui réduit la facture. C'est d'ailleurs le président de l'organisme, M. Tinsley, qui dirigera les audiences, ce qui permettra de lancer l'exercice dès le mois prochain.

L'audience d'intérêt public permettra, par des moyens légaux, de convoquer des témoins et d'obtenir des documents non censurés, comme dans le cas d'une commission d'enquête. Certains témoignages pourraient d'ailleurs être faits en public.

«La principale difficulté qui a donné lieu à cette décision est le refus du gouvernement d'accorder à la Commission l'accès complet aux documents et aux renseignements pertinents relevant du ministère des Affaires étrangères et du Service correctionnel du Canada», a dit Peter A. Tinsley, ajoutant qu'il faut faire la lumière sur les «allégations graves soulevées dans cette plainte».

M. Tinsley a soutenu que cette nouvelle procédure prolongerait l'enquête et ferait grimper les coûts. «La Commission ne prend pas cette décision à la légère, a-t-il affirmé hier par voie de communiqué. On estime que le processus d'audience coûtera environ deux millions de dollars. Cependant, nous n'avons tout simplement plus d'autre choix. Compte tenu de la pertinence des renseignements relevant du ministère des Affaires étrangères et du Service correctionnel du Canada, la Commission doit maintenant chercher à obliger le gouvernement à fournir ces renseignements qu'il a refusé de fournir volontairement.»

Le porte parole de la CPPM, Stan Blythe, a affirmé au Devoir hier que l'organisme a reçu une lettre dans laquelle le gouvernement annonce qu'il s'opposera aux requêtes de la future enquête publique. Cette missive stipule que le gouvernement est même prêt à aller se battre devant la Cour fédérale pour éviter de fournir les documents.

M. Blythe a ajouté que la CPPM a aussi énormément de difficulté à interroger des personnes dans le cadre de son enquête. «Les témoins du gouvernement ne sont jamais disponibles», a-t-il dit.

La CPPM avoue ne pas savoir ce qui motive le gouvernement à garder secrets ces documents et à empêcher les témoins de collaborer à l'enquête. «Ça ne peut pas être pour des raisons de sécurité nationale parce que nous sommes une agence du gouvernement, a dit Stan Blythe. Tous nos enquêteurs et nos avocats ont une cote de sécurité pour avoir accès aux documents secrets. Nous disposons de toutes les procédures requises pour respecter la confidentialité des documents. En fait, nous ne savons pas pourquoi le gouvernement nous met des bâtons dans les roues», a-t-il dit. Selon la CPPM, les audiences permettront peut-être d'éclaircir ce mystère.

Le gouvernement esquive les questions

Le ministère de la Défense a accepté de collaborer pleinement à l'enquête jusqu'à présent, contrairement au ministère des Affaires étrangères et au Service correctionnel du Canada. Le bureau de Stockwell Day, le ministre responsable des services correctionnels, n'a pas rappelé Le Devoir hier.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a soutenu que son ministère «a toujours collaboré pleinement pour donner toute l'information possible en accord avec les lois canadiennes». Pourquoi dans ce cas le ministère de la Défense a-t-il fourni les documents requis alors que le ministère des Affaires étrangères a refusé?, lui a-t-on demandé. M. Bernier a répété la phrase écrite sur une feuille de papier, ajoutant simplement que son gouvernement est «très transparent».

En novembre dernier, le transfert de détenus afghans aux autorités locales avait été arrêté par le gouvernement en raison des risques de torture dans les prisons. Le public avait dû attendre près de trois mois avant d'en être informé, et ce, même si le sujet était abordé régulièrement à la Chambre des communes. Le transfert de prisonniers a repris il y a deux semaines.

Les partis d'opposition ont dénoncé les agissements du gouvernement Harper. Le manque de collaboration avec la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire est «totalement inacceptable», a soutenu Denis Coderre, député libéral et critique en matière de défense. Selon lui, il y a «trop de zones d'ombre avec le transfert des détenus afghans», et il souhaite que l'enquête publique de la CPPM fasse un peu de lumière sur cet enjeu.

Pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, le gouvernement «ment en pleine face» à l'opposition et aux citoyens lorsqu'il prétend être transparent. «C'est le fonctionnement de ce gouvernement de toujours s'opposer à faire la lumière, de ne pas répondre aux questions ou encore de dire exactement le contraire de la réalité», a-t-il dit hier à sa sortie de la période de questions. La députée néo-démocrate Dawn Black se demande ce que le gouvernement tente de cacher en refusant de collaborer à l'enquête d'un organisme de surveillance indépendant.

Le gouvernement Harper a tenté de faire diversion sur cette question hier en brandissant un jugement de la Cour fédérale qui stipule que la Charte canadienne des droits et libertés ne s'applique pas aux soldats canadiens qui opèrent en Afghanistan. Amnistie internationale avait utilisé cet argument devant le tribunal pour mettre fin au transfert des talibans capturés par le Canada. Les soldats sont seulement tenus d'observer les lois et traités internationaux ainsi que les lois afghanes, a soutenu la juge Mactavish. Ce jugement ne modifie en rien l'enquête de la CPPM.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 05h21
    Le gouvernement Harper empêche la démocratie
    « Le gouvernement Harper représente un réel danger pour la démocratie canadienne.

    La détérioration de la qualité de notre démocratie n'est cependant pas l'unique responsabilité du régime allianciste-conservateur. Stéphane Dion et Gilles Duceppe, par leur mollesse, laissent les mains libres à ce régime réactionnaire, néo-libéral, militariste et ayant des dérives vers le fascisme
    (Fascisme: un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, l'exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire. Régime totalitaire est contre le socialisme, le communisme, l'anarchisme, les libertés individuelles et le libéralisme. Il bafoue la démocratie participative, les valeurs humanistes et les droits humains. )

    Sans que ce soit trop perceptible, nos "démocraties" nord-américaines, glissent vers une sorte de dictature.
    Bien sûr, je vous fais sourire. Vous avez l'impression d'assister à une crise de paranoïa, mais, prenez le temps de cumuler l'ensemble des petites dérives de ce régime allianciste-conservateur. Nous ne sommes plus du temps des gouvernements progressistes-conservateurs de Joe Clark, Kim Campbell et même Brian Mulroney.

    Le progressisme a totalement disparu des conservateurs pour être remplacé par le réactionnisme de l'Alliance canadienne qui, de son temps, était moins hypocrite et par conséquent, totalement rejetée par les Canadiens.

    On peut aller jusqu'à dire que le régime actuel est purement Allianciste. Un régime réactionnaire, autoritaire, sans transparence, utilisant la désinformation et oeuvrant par petits groupes derrière des portes closes.

    Il est important que le 4e pouvoir (les médias) reprenne sa fonction de chien de garde de la démocratie. Il faut que les agissements antidémocratiques soient clairement dénoncés, cumulés et constamment rappelés, car notre mémoire est très courte (guère plus de 24h).

    Il faut aussi s'apercevoir qu'on manipule notre opinion quotidiennement.
    Nous devons exiger plus d'informations de la part de nos médias et moins d'opinions de nos "journalistes". Le rôle premier du journaliste est de livrer l'information. Pour les opinions, les lecteurs peuvent s'en charger. Avec une bonne information, nous sommes tous capables de nous forger une opinion et de la débattre avec des outils comme celui que Le Devoir nous offre.

    Il faut s'ouvrir les yeux et prendre notre démocratie en main, car elle nous échappe de plus en plus.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Robert Côté
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 07h29
    Plus de transparence et moins d'arrogance..... Mr Harper!
    « Je n'en reviens pas de voir avec quelle arrogance ce gouvernement conservateur fait constamment fi des instances démocratiques que nous avons mises en place au fils des ans pour nous assurer de la bonne marche de nos institutions.Ce qui se passe au Sud se passe au Nord. Le pouvoir exécutif se prétend au dessus du pouvoir législatif.
    J'espère que les parties d'opposition ne voteront pas en faveur de la poursuite de la mission afghane. M.Blythe a bien raison de vouloir faire la lumière dans les sombres couloirs du parlement et de "nos" ministères. »

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 07h42
    Dion et Duceppe : une fausse opposition pro-guerre anti-Kyoto.
    « Depuis 3 ans Duceppe demande de terminer la guerre à une date. L'équation est simple :

    Date de la paix = aujourd'hui + 1 an.

    Cette équation est la même depuis au moins 3 ans, le terme aujourd'hui change. Donc la guerre n'aura jamais de fin.

    Cette guerre "de reconstruction" a été décidée et murie durant les 4 longues journées suivant les attentats du 11 Septembre 2001.

    Déclancher la guerre sans consulter le peuple peut se faire en 4 jours. Pourquoi est ce si long à la terminer ?

    La réponse est simple, il suffit de se poser une autre question :

    Pourquoi est ce qu'ils refusent obstinément de nous dire combien ça nous coûte en tout ou même en partie.

    Indice : Karlheinz Schreiber avais fournit le fric pour faire perdre la chefferie à Clark et le remplacer par Mulroney.

    Schreiber est un vendeur d'armes ainsi qu'un ancien espion allemand. Il a de nombreux liens avec le papa du ministre de la défence McKay qui dit ne jamais l'avoir vu même s'il travaillent pour le même patron durant 5 ans.

    C'est la raison pour la quelle aucun sondage n'est publié au sujet de la guerre. Moi je ne connais personne qui est en faveur de la guerre.

    Ce serais insultant et choquant d'apprendre que plus de 75% d'entre nous exigeons un retrait immédiat, non ?

    Duceppe et Dion savent qu'ils n'ont qu'à faire tomber Harper pour déclancher une élection au sujet de la guerre pour gagner.

    Dion joue le jeu de l'intello peureux un brin tête à claque qui a peur de perdre.

    On ne parle ^pas fort de Kyoto non plus car Kyoto amène la paix qui n'est pas payante.

    Non seulement Dion et Duceppe crachent sur la démocratie mais, dans les faits approuvent une guerre complètement inutile et agissent comme des spécialistes en désinformation bien entraînés.

    Moi je pense que c'est de la haute trahison.

    CQFD ? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 13 mars 2008 08h01
    Har"peur" de la vérité
    « Notre gouvernement Har"peur" semble avoir peur de la clarté et de la vérité mais pas de s'acheter plein d'équipement nouveau pour aller tuer le Taliban en Afghanistan.

    C'est juste dommage que nos sous-marins canadiens, achetés très usagés et un peu rouillés de notre gracieuse reine d'Angleterre et du Canada ne puisse servir en Afghanistan en y lancant quelques torpilles sur le méchant vu que la mer ne se rend pas dans ce pays là.

    Notre Har"peur" pourrait tenter de les changer pour des hélicoptères pour le désert mais, qui pourrait bien vouloir de sous-marins de troisième main qui font plus peur à nos marins qui lancent les torpilles qu'à ceux qui pourraient les recevoir ? »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 08h14
    Mourir pour un top modèle.
    « Quand on sait que l'Occident combat dans un des pays dans les plus pauvres de la planète où les paysans vivent difficilement de leur terre. C'est un pays qui avait déjà été ravagé et mis en poussière par l'ex-URSS pendant des années et des années. Il a été facile pour l'Occident d'aller montrer ses muscles là-bas puisqu'il n'y avait rien de plus que de pauvres valeureux paysans/guerriers prêts à défendre coûte que coûte le peu qu'il leur reste. L'Occident est allé là où il n'y avait plus rien à détruire. D'ailleurs, Kaboul, avant les bombardements américains ressemblait déjà au centre ville de Manhattan après le 11 septembre 2001. La dite guerre contre le terrorisme » est une véritable comédie.
    Quand on sait que l'Afghanistan était une des sociétés musulmanes les plus tolérantes qui soient et qui possédait une longue tradition laïque. Kaboul était reconnue pour une ville culturelle et politique très active et vivante. L'arrivée des Talibans est analysée comme une « régression » mais celle-ci n'a pu être possible qu'à cause des remous de politique étrangère internationale, comme résultat direct du soutien de puissances étrangères : Pakistan, Arabie Saoudite et États-Unis compris. Si on regarde de près, Karzai, installé au pouvoir par les américains, est toujours représenté dans le même style de vêtement, une version modernisée du costume afghan (le couvre-chef en laine et le chandail porté sous un manteau plus moderne) et qui symbolise sa mission dans le fond qui est celle de faire une belle mixture et de la tradition afghane et de la modernisation. En somme, une mission esthétique de top modèle afghano-occidental pour laquelle de jeunes canadiens et autres meurent. Dommage que l'on soit aussi à genoux face aux États-Unis et que l'on fasse leur guerre pour leurs propres intérêts. En résumé, Orwell disait bien que « La guerre, c'est la paix. » »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 09h42
    Honteuse arrogance !
    « Décidément, ce gouvernement se comporte en voyou sur nombre de dossiers sensibles où le dévoilement de l'information risquerait de nuire à ses intérêts. Comme plusieurs l'auront noté, ceci constitue une sérieuse entorse à la démocratie. Les conservateurs dirigent ce pays comme si les canadiens ne méritaient pas de savoir comment se comporte leurs dirigeants, eux qui en théorie agissent en leur nom. En ce qui me concerne, je n'ai jamais autorisé ce gouvernement à violer des règles de droits internationales. Honte aux conservateurs pour l'ensemble de leur oeuvre, et honte à leurs électeurs. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 13 mars 2008 19h40
    Des squelettes dans le placard
    « Ces mots *squelettes dans le placard* n'ont jamais eu autant de sens. Lorsqu'on viole ainsi sans aucun scrupule la convention de Genève, et qu'on empêche la transparence par ni plus ni moins l'obstruction à toute clarté et toute vérité, il est question alors de manque d'intégrité n'ayons pas peur des mots. À quoi pouvait-on s'attendre? Lorsqu'un gouvernement minoritaire a l'arrogance de se comporter comme s'il est majoritaire, on se demande à quel niveau se situe sa fibre de démocrates. Je crains l'envahissement dans nos champs de compétence et bien davantage lorsqu'ils auront encore trompé l'électorat et obtenu un mandat majoritaire, donc le champs libre pour ses tendances dictatoriales et centralisatrices. N'oublions pas que le résultat des votes en Ontario décide habituellement du gouvernement qui sera en place, et le Québec malgré qu'il est souvent sous-estimé a le pouvoir de choisir son statut, soit majoritaire ou non. Entre nous, je ne vois pas d'alternative heureuse car comment son plus proche adversaire Stephane Dion pourrait-il nous convaincre et courtiser le Québec?! De toute évidence, il n'a pas le même discours devant les anglophones. En effet, après avoir suggéré de faire souffrir davantage le Québec advenant un oui en mars 1995 devant des hommes d'affaire de Toronto, il avait eu le culot de rajouter que plus ça fera mal au Québec, plus les appuis à la souveraineté diminueront. Belle reconnaissance des résultats d'un vote démocratique advenant un oui! Cette soirée, j'aurais aimé être présente pour entendre chacune des interventions. Peut-être y a-t-on planifié le sacandale des commandites fédérales, arme de plus contre la souveraineté du peuple, commandité abusivement avec l'argent de nos impôts. Je revois encore les visages imprégnés d'arrogance de Jean Chrétien et ses acolytes devant le juge Gommery. Toutes ces affirmations de Stéphane Dion sont vérifiables dans les archives des médias (mars 1995). Les souverainistes par la suite, malgré une défaite discutable de 4% en octobre 1995 et certaines anomalies ont respecté eux les règles jusqu'à la prochaine fois, comme dans tout système démocratique où le peuple décide d'une élection ou d'un référendum. Le contraire de la liberté de choix, c'est la dictature. La souveraineté sera toujours à l'ordre du jour, car il est question ici du seul vrai rapport de force, la véritable marge de manoeuvre contre les abus du gouvernement fédéral à l'endroit du Québec. Et Stéphane dion n'est-il pas celui-là même qui a concocté par la suite cette fameuse loi ambigüe sur la clarté référendaire? Le pourcentage idéal sera divulgué après le référendum, ils iront peut-être même jusqu'à exiger un résultat de 65%, allant à l'encontre des règles reconnues par l'ONU soit celles de 51%. Quel paradoxe s'il fallait qu'une minorité de 35% décide pour une majorité de 65%! Belle logique que celle dictant qu'un vote souverainiste n'a pas le même poid qu'un vote fédéraliste. Il n'y a que le Québec pour subir pareille chantage! Donc nous voilà pris avec des gouvernements aux deux paliers ne nous ressemblant pas. Au Québec, il y a Québec Solidaire ayant divisé le vote souverainiste, changeant ainsi dans quelques comtés les résultats. Jean Charest a même conquis sa circonscription grace à leur aide, pratiquement leur appui. En effet, Québec Solidaire se disant souverainiste alors que ce n'est pas leur priorité contrairement à l'article 1 du programme du PQ, a enlevé plus de 2000 votes à ce dernier, soit la possibilité au candidat péquiste de battre Charest dans son propre comté. L'écart était tellement mince. Il faut avoir les moyens pour être de gauche. Je suis convaincue qu'aucun gouvernement québécois ne peut gouverner à sa pleine mesure dans le cadre fédéral et ses contraintes. Par opportunisme, certains partis n'oseront l'avouer. C'est mon opinion et je l'assume. Sachez que j'apprécie lire cette tribune, vos interventions sont intéressantes à consulter... En terminant, pour en revenir à la censure du gouvernement Harper, avouez qu'il n'y a rien de bien surprenant puisqu'une suite logique d'actes arrogants et souvent méprisants provenant d'Ottawa. À nous tous d'être plus vigilants à la prochaine élection.
    Souverainement
    Lorraine Dubé »

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