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Kyoto: une amende d'au moins 35 milliards attend le Canada

Louis-Gilles Francoeur   11 mars 2008  Canada
John Baird
Photo : Agence Reuters
John Baird
Le gouvernement Harper a annoncé hier que les centrales thermiques et les équipements d'extraction et de raffinage des sables bitumineux devront adopter à compter de 2012 des technologies de captage et de stockage du carbone. Ces mesures, ajoutées à celles des provinces et de différents programmes fédéraux, devraient retrancher annuellement 330 millions de tonnes ou mégatonnes (Mt) au bilan des émissions canadiennes d'ici 2020.

L'annonce des premières mesures réglementaires fédérales visant les grands émetteurs industriels de gaz à effet de serre (GES) indiquent que le Canada s'achemine vers une pénalité minimale de 35 milliards pour non-respect du protocole de Kyoto.

Ces chiffres ressortent du bilan en chiffres absolus publié hier par le gouvernement Harper à l'occasion de l'annonce des mesures qu'il entend imposer bientôt aux grands émetteurs canadiens. Il en ressort que le Canada accusera un surplus d'émissions de 1160 Mt de GES durant la période 2008-2012. Au prix actuel de 30 $ la tonne, qui a peu de chances d'avoir cours en 2012, le Canada se prépare une facture minimale d'environ 35 milliards. Les observateurs prévoient que les prix devraient plutôt osciller entre 50 et 75 $ la tonne.

Selon les chiffres publiés hier par Environnement Canada, le Canada ramènera ses émissions en 2020 à 610 Mt. C'est 11 mégatonnes de plus que le niveau historique de 1990. Et c'est loin de la cible de Kyoto, soit 6 % en dessous du niveau de 1990 ou 563 Mt, même huit ans après l'expiration des engagements légaux en cours.

Les documents d'information publiés par le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, révèlent en effet que le Canada produira environ 3775 millions de tonnes de GES entre 2008 et 2012. Or il s'est engagé en vertu du droit international à limiter ses émissions cumulatives durant cette période à 2815 Mt, soit 563 Mt en moyenne par année.

Le traité international prévoit que les pays signataires en contravention de leurs engagements devront soit se rattraper sur une courte période ultérieure par des réductions supplémentaires ou payer l'équivalent du surplus à la valeur du marché. Le traité prévoit aussi que la dette sera multipliée par 1,5 dans le cas des pays dont les efforts n'auront pas été sérieux ou compromis par une conjoncture incontrôlable.

Le gouvernement Harper résumait hier ainsi ses objectifs: le Canada réduira, d'ici 2020, de 20 % ses émissions par rapport à leur niveau de 2006. Les émissions actuelles du Canada dépassent de 25 % celles de 1990 et de 32 % l'objectif de Kyoto. Si rien n'est fait, précisait John Baird hier, les émissions du Canada pourraient atteindre 940 Mt en 2020, ce qui dépasserait de 58 % le niveau de 1990.

Les normes fédérales annoncées hier prévoient que les vieilles installations devront respecter des normes d'émissions d'ici 2010 par une réduction 18 % de l'intensité des émissions produites par unité de production d'ici 2010 et d'un pourcentage de 2 % de plus par année par la suite.

Les usines qui auront commencé leurs opérations entre 2004 et 2011 devront adopter des technologies et des combustibles plus propres. Les installations de production à partir des sables bitumineux devront pour leur part recourir au captage et au stockage de carbone ou à des technologies d'efficacité équivalente. Quant aux centrales thermiques, Ottawa ne leur permettra plus d'utiliser du charbon à forte teneur en carbone à moins qu'elles n'acceptent de capter leurs émissions. Les 16 secteurs qui forment le groupe des grands émetteurs industriels vont ainsi réduire leurs émissions de 165 Mt par année d'ici 2020.

Le ministre fédéral de l'Environnement a aussi annoncé qu'il rendrait obligatoire l'incorporation d'un pourcentage d'énergie renouvelable dans le carburant destiné aux voitures et camions légers, dans le diesel et le mazout. Il imposera aussi une norme de consommation de carburant au parc automobile, calquée sur celle des États-Unis. Ottawa promulguera enfin de nouvelles exigences pour les lave-vaisselle et d'autres appareils électriques en plus d'interdire à terme les ampoules incandescentes «inefficaces».

Les entreprises qui devront réduire l'intensité de leurs émissions pourront les acheter d'autres entreprises, y compris d'entreprises non réglementées qui auront obtenu des crédits pour leurs initiatives volontaires.

Le ministre Baird a été l'objet hier d'une plainte de la part de la Galerie de la presse pour n'avoir pas prévu une séance d'information technique pour les journalistes, furieux de la primeur du plan fédéral, divulgué hier au Globe and Mail, et d'avoir raté le rapport sur les changements climatiques, publié en fin de journée vendredi dernier.

Ce «plan» n'est qu'un projet, «aussi vieux et désuet que le vieux gouvernement conservateur» parce qu'il n'est pas accompagné d'un règlement en bonne et due forme et qu'il ne se conforme pas aux règles internationales, a précisé le porte-parole libéral, David McGuinty.






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  • Normand Desjardins
    Abonné
    mardi 11 mars 2008 01h10
    En attendant le commentaire négationiste de Fernand Trudel...
    « Ces 35 milliards ne sont rien à côté de ce que devront payer l'ensemble des Canadiens pour le désastre annoncé de l'extraction des sables bitumineux albertains.

    En effet, lorsque céderont les digues artificielles qui retiennent les immenses étangs d'eau contaminée qui a servie à extraire le pétrole du sable... regardez bien la facture de décontamination. Sans compter les poursuites des agriculteurs et des citoyens qui comptent, pour vivre, sur l'eau des rivières qui coulent près de ces lacs d'eau empoisonnée. Une boue liquide toxique qui croupit en attendant de savoir comment on pourra la traiter.. si on la traite un jour.

    Mais M.Trudel a sûrement raison... le problème, ce sont les environnementalistes. Al Gore et David Suzuki en tête.

    I'm so proud to be canadian. C'mon Mister Harper, Baird and Dion. Make us federally proud! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 11 mars 2008 07h39
    @ M. Normand Desjardins
    « Vous avez raison M. Desjardins, c'est une raison de plus pour faire la souveraineté du Québec afin de séparer nos comptes de dépenses de ceux du ROC.

    Quand viendra le temps de décontaminer l'ouest canadien de l'exploitaton de leurs fameux sables bitumineux, on est mieux de ne plus en faire partie parce que, ce que les compagnies de pétroles auront gagné en vendant leur produit aux États-Unis, les Canadiens vont être pris pour le payer au quintuple. Sans ça, ils vont être quasiment pris pour fermer l'Alberta comme ça se passe sur certains terrains contaminés, condamnés au Québec, qui coûteraient plus cher à décontaminer que leur valeur. Certaines compagnies aiment mieux se pousser ou déclarer faillite que de réparer leurs pots cassés environnementaux. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mardi 11 mars 2008 09h05
    Harper socialise les coûts et privatise les profits !
    « C'est quoi le problème ?

    C'est le modèle d'affaire pour lequel les citoyens ont voté de plein gré en toute connaissance de cause il paraît.

    Lisez La Presse et Can West pour vous en convaincre. Ils se fendent le derrière en 4 avec L'institut Fraser et l'Institut Économique de Montréal pour nous le confirmer.

    Arrêtez de questionner l'autorité. C'est le prix à payer pour garder bien au chaud le nez de Harpeur dans le derrière de l'Oncle Sam.

    "How to get people to vote against their interests and to really think against their interests is very clever. It's the cleverest ruling class that I have ever come across in history. It's been 200 years at it. It's superb." - Gore Vidal »

  • katherine bernier
    Inscrite
    mardi 11 mars 2008 10h23
    Un mot des jeunes...
    « je parle en mon nom mais aussi en celui des jeunes du canada...Qu'allez-vous nous laisser??? Pourtant, la question écologique, bien que nouvellement étudiée, ne date pas d'hier. On vit sur une planète, on a un beau pays...Et qu'en fait on? Ma fierté disparaît un peu plus chaque jour car je trouve décourageant le non-respect de nos engagements tant envers les citoyens que la communauté internationale. Arrètons de se dire qu'on fait moins pire que d'autres et activons nous à pratiquer le développement durable! Les solutions existent, des gens désirent les voirs en action, mais pour une question d'argent, entre autre, nous sommes près à contaminer encore et encore...Réfléchissez dont, grands industriels et hommes politiques qui dirigent là-haut, aux conséquences pas si lointaines de vos choix, et pas seulement en termes monétaires! »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 11 mars 2008 10h44
    Oh ! Canada !
    « J'avoue que les pourcentages me parlent davantage que les mégatonnes de GES. Voici ce que je retiens donc de M. Francoeur : « Les émissions actuelles du Canada dépassent de 25 % celles de 1990 et de 32 % l'objectif de Kyoto. » Cet objectif de Kyoto était fixé pour 2012. Il est évident que le Canada ne l'atteindra pas. Ni celui que se fixe M. Harper pour 2020. Pourquoi ne mettrait-il pas déjà sur un effort de diminution des GES les milliards de pénalités anticipées ?

    Pour ce qui est des «négationnistes», oui notre hiver est exceptionnel en quantité de neige tombée, mais loin de nier les changements globaux du climat, un tel événement les confirme. Et que Lemire ait fait dans l'Antarctique davantage du cinéma que de la science ne change en rien un fait indéniable : les glaciers fondent à une vitesse inquiétante et la vie tant des ours polaires que des Inuit est en danger. Une chose est certaine : la terre saura se remettre de changements climatiques majeurs ; ce sont les animaux «supérieurs» que nous sommes censés être qui seront menacés un jour d'extinction. Les cycles naturels de glaciations et de réchauffements pourront ensuite plus facilement se rétablir. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 11 mars 2008 12h05
    C'est un détournement de fonds
    « Cet article du porte parole environnemtaliste Francoeur m'a fait retourner dans mes archives pour y relire un article paru dans "Le Québecois Libre" d'octobre 2002 sous la plume de Jean-Luc Migué intitulé «KYOTO: LE CANADA EN VOIE
    DE SE FAIRE HARA-KIRI»" J'invite Monsieur Desjardins à le lire pour s'ouvrir les yeux sur la catastrophe financière qui nous guette dans cette arnaque kyotiste. En voici un extrait:

    «Mais la condamnation la plus solide de Kyoto vient sans doute de ce que l'impact net de ce traité sur la réalisation de l'objectif déclaré sera rigoureusement nul: Selon les modèles vénérés d'ordinateurs, si les dispositions en étaient appliquées intégralement, la température de la planète dans cent ans sera de ,1 de degré inférieure. Sans la participation des États-Unis, elle ne baissera que de ,02, je répète, ,02 de degré. Elle aura donc gagné 2,98 degrés plutôt que 3,00 degrés. Ce résultat illustre le caractère grotesque d'un premier ministre canadien qui convie la population à lui confier le pouvoir de changer le climat de la planète.

    On sait qu'il n'y a pas que les États-Unis qui refusent de se faire embrigader dans l'aventure. Les pays en voie de développement, dont la Chine, l'Inde, l'Indonésie, l'Afrique et l'Amérique du Sud seront épargnées. Or, les trois premiers pays à eux seuls déverseront plus d'émissions de gaz carbonique que les USA d'ici 2012. Selon l'Agence internationale de l'Énergie, 85% de l'accroissement des émissions proviendront des régions soustraites aux exigences de Kyoto. Entre-temps, c'est de la Russie, économie moribonde et épargnée par les objectifs de 2012, qui vendra ses crédits à prix forts au Canada. Pas un seul pays n'a réalisé une quelconque baisse d'émission depuis la signature du protocole, pas même l'Europe.

    Le Canada pour sa part entend bien y aller de ses manipulations du traité pour le rendre moins lourd à porter. Il compte faire valoir ses ventes de gaz naturel aux États-Unis comme crédits pour abaisser ses exigences de 20% (de 240 à 170 mégatonnes). Tout ce tripotage de l'aménagement prévu confirme que même dans les meilleures conditions, et pour employer le langage des économistes, les bénéfices de l'entente seront nuls et donc de loin inférieurs aux coûts. »


    Mais pire Messieurs, le Canada savait qu'il signait un marché de dupes et qu'il n'atteindrait pas ses cibles. C'est pas Fernand Trudel qui le dit mais bien Eddie Goldenberg au Devoir - Les libéraux savaient que les cibles de Kyoto étaient inaccessibles - Alex Castoguay, Le Devoir 23 février 2007.

    Le Canada a omis intentionnellement les exploitations pétrolières des sables bitumineux de l'Alberta et des forages "off shore" des Bancs de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse. Toutes ces nouvelles exploitations qui créent la richesse actuelle au Canada et apporte les $$$ aux provinces pauvres comme le Québec par le biais du déséquilibre fiscal et la péréquation sont absentes de la liste du protocole de kyoto. Pourtant l'apport de ces nouvelles exploitations a fait augmenter la barre des cibles de 30% de ce qu'elles étaioent à la signature. Devons-nous cesser d'exploiter cette richjeesse et nous apprauvrir collectivemnent. C'est ce à quoi nous convient les écolos comme Monsieur Desjardins. Quant à Monsieur Bousquet , il fait de la conversation nationale et fait flèvche de tout bois pour sa marotte indépendantiste. Je lui rappellerait que la péréquation et le déséquilibre fisv<cal dépassent à eux seul en 2007 les 6 milliards.

    Kyoto a été un marché de dupes car seulement 35 des 196 pays se sont engagés par écrit. Nous payerons le prix de nos erreurs de jugement et c'est sûrement pas Greenpeace et les groupes environnementaux qui vont nous aider à payer 35 milliards. À ce rythme nous rejoindrons le tiers monde plus vite qu'on le pense et entre temps apprenons vite le mandarin car eux s'enrichissent sans Kyoto... On est en train de brûler nos billets verts $$$

    C'est 35 milliards que l'ONU percevra pour nous imposer son gouvernement mondial, rien d'autre... »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 11 mars 2008 12h37
    À monsieur Normand Desjardins qui mélangent tout.
    « Il faut faire la différence entre la pollution de l'eau et des sols dont vous faites mentions et l'effet des GES émis par l'homme dans l'atmosphère. La pollution de l'eau et des sols est indéniable est visible et on en connaît les effets sur l'environnement et l'homme, mais à propos des GES, on absolument aucune preuve que ça modifie le climat et le CO2 est loin d'être un gaz toxique, au contraire, c'est un fertilisant à plante de toutes sortes.

    Al gore n'est rien d'autre qu'un communicateur menteur et manipulateur, il a des intérêts dans la bourse de carbone de Chicago, il ment dans ses conférences, voyage en jet PRIVÉ et vit dans une maison de 10 000 pieds carré, qui dit chauffer ou climatiser, donc, très il est lui-même un gros producteurs de GES, beaucoup plus de que la moyenne des ours.... Mais bon, il « efface » ses traces en achetant des crédits du carbone, lui-même bien certainement. Et pour David Suzuki, dans biens des cas sa crédibilité ne peut-être remise en doute, mais du coté du réchauffement climatique causé par l'homme, il n'a rien pour fonder sa vision, sa propagande, à part bien sûr sa croyance religieuse en Gaia, la mère terre.

    Je crois que vous n'avez pas lu l'article avant de délirer, car l'article parle de coût des GES, pas de l'impact de l'extraction des sables bitumineux sur l'environnement local.

    Il faut faire la différence entre la remise en question de la propagande mensongère sur les GES et l'apologie et la défense des pétrolières. D'ailleurs, c'est le discours vert qui défend les pétrolières qui ne sont plus que des pétrolières, mais des lobbys de l'énergie, car elles sont de le marché de l'éolien, d'énergie solaire(photovoltaïque), du nucléaire et de l'hydrogène et dans tous les cas, c'est plus payant que le pétrole. Alors SVP, ceux qui disent que le gouvernement fédéral va léguer un environnement invivable pour nos enfants à cause des émissions de GES, c'est absolument n'importe quoi, cette affirmation n'a pas grandes valeurs scientifique, pire elle en a aucune, on a pas la moindre preuve que les GES émis par l'homme font augmenter la température moyenne de la planète, au contraire, on a plusieurs élément de preuves qui font croire que c'est pas le cas, car les hausses de températures ne suivent pas les hausses des émissions humaines. C'est à dire qu'il y avait réchauffement avant que les émissions de GES de l'homme augmente et quand elles ont augmenter, dans les années 1940, la température moyenne globale a diminué et ce fut beaucoup plus marqué en Arctique, donc ceux qui disent que les glaciers fondent en Arctique, c'est vrai, c'est arrivé entre 1900 et 1940, au même rythme qu'aujourd'hui sans hausse des émissions humaines, donc votre argument, monsieur Audet que les glaces fondent à rythme alarmant ne prouve aucunement que l'homme et ses GES en sont responsable car c'est déjà arrivé dans un passé rapproché sans aide de l'homme. Et votre association avec ceux qui remettent en question la shoa de la deuxième guerre, elle relève de la propagande, du salissage et de la manipulation, mais bon, c'est le propre des verts convaincus, alors je vous pardonne, mais ne recommencez pas. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 11 mars 2008 15h26
    Même les environnementaleux font de la pollution
    « Environnement - La production d'éthanol à partir du maïs menace le golfe du Mexique- Le Devoir du 10 mars 2008

    Les États-Unis comptent déjà plus de 140 raffineries produisant quelque 19 milliards de litres d'éthanol par an.
    L'étude, se basant sur des modèles informatiques pour quantifier les effets de la culture de maïs sur la pollution des cours d'eau, conclut que si les États-Unis respectent leur plan en matière de production d'éthanol, la pollution azotée qui affecte le Mississippi et son affluent, la rivière Atchafalaya, augmentera de 34 %.

    Chaque été, le déversement de nitrates crée dans le Golfe du Mexique une «zone morte», étendue d'eau dépourvue d'oxygène, observée pour la première fois il y a une trentaine d'années, et atteignant aujourd'hui quelque 20 000 km2.

    Pourtant c'est supposé être une solution écolo formidable et le Québec a embarqué à pieds joints dans l'aventure de l'Éthanol avec 200 millions d'investissement. Oui, nos cours d'eau vont être verts de nitrate d'azote.

    Alors Monsieur desjardins peut se rhabiller avec sa pollution potentielle apocalyptique au cas où les barrages céderaient. Les écolos viennent de créer d'autres problèmes aussi majeurs en voulant remplacer le pétrole trop vite et en sautant à des conclusions trop hâtives. Non seulement ca, mais le prix des céréales vient de faire un bond dans les prix ce qui présage des mortalités à court terme faute de moyen dans certains pâys d'Affrique. Et ca c'est pas en 2100 que ca se produit mais aujourd'hui.

    Laissons faire les sornettes des prédicateurs de la bonne nouvelle kyotiste, ils font fausse route et nous appauvrissent de 35 milliards, c'est pas des peanuts ca... »

  • Alex Lefrançois Leduc
    Inscrit
    mardi 11 mars 2008 20h43
    @ M. Pageau
    « Pourtant à propos des GES le GIEC, qui comprend tout de même les sommités scientifiques en matière de climat et de changements climatiques, a déclaré dans son rapport de 2008 que les changements climatiques étaient largement attribuables aux activités humaines, et rejettent partiellement les arguments solaire ou volcanique :
    Most of the observed increase in globally-averaged temperatures since the mid-20th century is very likely due to the observed increase in anthropogenic GHG concentrations. It is likely there has been significant anthropogenic warming over the past 50 years averaged over each continent (except Antarctica). During the past 50 years, the sum of solar and volcanic forcings would likely have produced cooling.

    [...]

    Human influences have:
    * very likely contributed to sea level rise during the latter half of the 20th century
    * likely contributed to changes in wind patterns, affecting extra-tropical storm tracks and temperature patterns
    * likely increased temperatures of extreme hot nights, cold nights and cold days
    * more likely than not increased risk of heat waves, area affected by drought since the 1970s and frequency of heavy precipitation events.

    http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_spm.pdf<

    Pardonnez les extraits unilingues anglais. En somme, je ne vois pas du tout d'où vous tirez vos arguments que les changements climatiques ne sont pas du tout liés aux activités humaines, que la courbe globale d'augmentation de température ne suit pas celle de l'augmentation des GES liés à l'humain; c'est pourtant une notion acceptée par la quasi-totalité des scientifiques, il me semble.

    Cependant, je suis d'accord avec vous qu'Al Gore est loin d'être un candidat idéal pour représenter le défi des changements climatiques. Menteur et manipulateur? Probablement, mais selon moi beaucoup moins que la très grande majorité des politiciens américains ou canadiens. Seulement, on aime le détester car il vend une salade contraire à la petite vie rangée et tranquille des nord-américains moyens, et surtout parce qu'il tient un discours hypocrite lorsqu'il parle d'empreinte écologique, cela j'en conviens totalement. Mais il est un excellent vulgarisateur, même s'il est propagandiste. Et la base de son discours, aussi hypocrite soit-il, tient la route.

    Si vous lisez bien, l'article parle aussi des sables bitumineux; car parler de réductions d'émissions de GES implique nécessairement pour le Canada d'agir sur l'exploitation pétrolière de l'Ouest canadien. C'est pourtant écrit, explicitement.

    Ce qui est triste, c'est que le discours de la « modernité » économique, de l' « évolution » et du matérialisme est tellement assimilé par certains qu'on démonise ceux qui aspirent à faire les choses d'une autre façon. Non le gaz carbonique, dilué, n'est pas toxique, il est même souhaitable. Mais démarrez votre voiture dans votre garage quelques heures et vous verrez que dans un environnement clos, un surplus de gaz carbonique n'est pas seulement toxique, il est mortel. »

  • David Lapointe
    Inscrit
    mardi 11 mars 2008 20h45
    Argent, argent et .... argent
    « Ne pas vouloir respecter kyoto, prendre des initiatives écologiques pour répondre à une amende, hausser les émissions de gaz à effet de serre, produire et surproduire sans se soucier de l'environnement, etc. Pourquoi tout ça ? Il n'y a pas 1000 raisons mais bien une seule, l'argent. Je respecte l'opinion de chacun, mais pourquoi nous nous préoccupons autant de l'argent ?

    Je suis d'accord avec les gens qui affirment que les écologistes ne peuvent pas prouver que l'émission de GES est une cause directe des problèmes majeures de notre planète. Par contre, devons-nous attendre que que la race humaine y soit officiellement menacée et qu'on puissent confirmer la date où elle n'y sera plus pour agir ? Moi je pense que non.

    Nous savons tous que la surproduction, qu'elle soit de pétrole, d'éthanol, d'automobile ou même de poupé barbie, est néfaste pour l'environnement et épuisent les ressources. Aujourd'hui, c'est les émissions de gaz à effet de serre qui, possiblement, causent problèmes. C'est justement pourquoi il faut agir maintenant.

    De plus, cher dénigreurs d'écologistes qui prétende que l'économie présente de notre pays est plus importante que les émissions de GES soi disant non néfaste, qu'allez-vous faire lorsque celle-ci, l'économie, sera basée principalement de ressources en voit de disparitions ? Que feriez-vous si il restait qu'une minime quantité d'eau et que le Canada serait menacé de perdre des centaines et des centaines de milliards dû à la rareté de sa ressource moteur ?

    Pour conclure, malheureusement l'argent est et sera toujours plus importante que l'environnement aux yeux de plusieurs. Les gens des années 2000 consomme et surconsomme comme jamais. Ils se créent des besoins et sont incapable de réaliser qu'il y a, sur cette terre, plus de besoins que de ressources. Le monde parfait serait celui où les gens diminueraient leur demande de besoins, souvent inutile, matériel et créés par les commerçant, et protègeraient les ressources naturelles de notre belle planète en les utillisants modérément et intélligeament. »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 00h20
    Ahhh... ce cher M. Trudel.
    « Trouvez-moi un seul groupe écologiste favorisant l'éthanol produite à partir du maïs grain. Personnellement, dans mes nombreuses lectures, j'en ai jamais vu. L'éthanol à partir de graminés ou de résidus de bois peut-être, mais, jamais avant de faire la promotion d'une baisse de l'utilisation de la voiture ou de l'acroissement de l'offre du transport en commun. C'est l'essentiel de la position écologiste.

    Les écologistes n'ont jamais poussé sur l'éthanol provenant du maïs. Au contraire. Par contre, le gouvernement Harper et notre conservateur de Jean Charest : oui. Décision hautement politique - comme aux USA - qui permet de faire perdurer les subventions à une industrie agricole polluante et en perte de vitesse.

    Et, à l'autre monsieur qui m'accuse de confusion, je répond : Il n'en est rien. Je ne fais qu'affirmer que si le GIEC et ses 3000 scientifiques du climat se trompent concernant le CO2 et les changements climatiques - ce dont je doute énormément - la course à la réduction du CO2 aura servi à réduire du même coup beaucoup de sources de pollution atmosphérique et aquatique. Effet indirect intéressant même pour les négationistes de Kyoto, je présume. Qui se plaindra d'un effort colossal pour laisser une planète plus en santé et une réflexion profonde de notre mode de vie destructeur. »

  • Luc Falardeau
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 00h27
    Bravo monsieur Desjardins
    « Je suis aussi de votre avis monsieur Desjardins, lorsque vous dites : « la course à la réduction du CO2 aura servi à réduire du même coup beaucoup de sources de pollution atmosphérique et aquatique. Effet indirect intéressant même pour les négationistes de Kyoto, je présume. Qui se plaindra d'un effort colossal pour laisser une planète plus en santé et une réflexion profonde de notre mode de vie destructeur. »

    De plus, le discours environnementaliste et économique ne s'opposent pas, car en plus des bienfaits à la qualité de l'air, la lutte aux émissions de GES va stimuler l'économie via le développement, la vente et l'achat (l'autre coté de la médaille) de nombreuses technologies de réduction de la consommation de carburants et de dépollution. »

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