L'extradition de Schreiber est reportée
Ottawa — Le gouvernement conservateur a suspendu l'extradition de Karlheinz Schreiber afin qu'il puisse participer aux travaux de la commission d'enquête publique sur l'affaire Mulroney-Schreiber.
L'avocat de Schreiber, Edward Greenspan, a confirmé l'entente hier, alors que son client se préparait à recevoir aujourd'hui la décision de la Cour suprême qui aurait pu l'expulser du pays. L'essentiel maintenant, dit M. Greenspan, c'est que peu importe la décision de la Cour, «le gouvernement le gardera ici», au moins pour un moment.
Schreiber lutte depuis des années pour éviter l'extradition en Allemagne, où il fait face à des accusations de fraude, de corruption et d'évasion fiscale.
Mais le premier ministre Stephen Harper a promis la tenue d'une enquête publique sur les relations d'affaires entre M. Schreiber et l'ex-premier ministre conservateur Brian Mulroney, une promesse qu'il ne pourrait tenir si l'homme d'affaires germano-canadien était expulsé du Canada.
Dans une lettre que certains médias ont obtenue hier, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, assure qu'il n'a pas l'autorité légale de retarder l'extradition indéfiniment. Mais, a-t-il ensuite dit à M. Greenspan, «à moins de nouvelles circonstances, M. Schreiber ne sera pas expulsé avant d'avoir témoigné devant la commission».
Les députés de l'opposition, qui craignaient que M. Harper ne cherche une façon d'éviter l'enquête publique, se sont dits soulagés. Mais certains précisent avoir encore quelques inquiétudes.
«Cela me soulage, mais pas à 100 %», a déclaré le député libéral Robert Thibault, soulignant la mention, dans la lettre du ministre Nicholson, de la possibilité de «nouvelles circonstances» qui pourraient donner au premier ministre l'occasion de revenir sur sa décision et d'annuler le projet d'enquête publique. Le néo-démocrate Pat Martin voit les choses différemment et croit que les conservateurs n'ont plus le choix d'aller de l'avant avec l'enquête. «Je crois que c'est leur façon de céder sans perdre la face.»
L'avocat de Schreiber, Edward Greenspan, a confirmé l'entente hier, alors que son client se préparait à recevoir aujourd'hui la décision de la Cour suprême qui aurait pu l'expulser du pays. L'essentiel maintenant, dit M. Greenspan, c'est que peu importe la décision de la Cour, «le gouvernement le gardera ici», au moins pour un moment.
Schreiber lutte depuis des années pour éviter l'extradition en Allemagne, où il fait face à des accusations de fraude, de corruption et d'évasion fiscale.
Mais le premier ministre Stephen Harper a promis la tenue d'une enquête publique sur les relations d'affaires entre M. Schreiber et l'ex-premier ministre conservateur Brian Mulroney, une promesse qu'il ne pourrait tenir si l'homme d'affaires germano-canadien était expulsé du Canada.
Dans une lettre que certains médias ont obtenue hier, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, assure qu'il n'a pas l'autorité légale de retarder l'extradition indéfiniment. Mais, a-t-il ensuite dit à M. Greenspan, «à moins de nouvelles circonstances, M. Schreiber ne sera pas expulsé avant d'avoir témoigné devant la commission».
Les députés de l'opposition, qui craignaient que M. Harper ne cherche une façon d'éviter l'enquête publique, se sont dits soulagés. Mais certains précisent avoir encore quelques inquiétudes.
«Cela me soulage, mais pas à 100 %», a déclaré le député libéral Robert Thibault, soulignant la mention, dans la lettre du ministre Nicholson, de la possibilité de «nouvelles circonstances» qui pourraient donner au premier ministre l'occasion de revenir sur sa décision et d'annuler le projet d'enquête publique. Le néo-démocrate Pat Martin voit les choses différemment et croit que les conservateurs n'ont plus le choix d'aller de l'avant avec l'enquête. «Je crois que c'est leur façon de céder sans perdre la face.»
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