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L'affaire Cadman se corse

Alec Castonguay   4 mars 2008  Canada
Ottawa — L'affaire Chuck Cadman a continué de s'envenimer hier à Ottawa. Le premier ministre Harper a envoyé une mise en demeure à Stéphane Dion et au Parti libéral pour qu'ils retirent les accusations de «corruption» et de «pot-de-vin» faites à son endroit sur le site Internet des libéraux. Stéphane Dion a refusé net de s'excuser et de retirer les communiqués de presse en cause, estimant que c'est au premier ministre de s'expliquer et de s'excuser auprès des Canadiens.

Pour une troisième journée de suite à la Chambre des communes, la grande majorité des questions ont porté sur l'affaire Chuck Cadman, ce député indépendant atteint d'un cancer à qui le Parti conservateur aurait offert une assurance vie d'un million de dollars pour renverser le gouvernement libéral de Paul Martin lors du vote décisif du 19 mai 2005. La femme de Chuck Cadman, Dona, qui est actuellement candidate conservatrice en Colombie-Britannique, a elle-même fait cette révélation dans une biographie sur son défunt mari qui doit paraître d'ici deux semaines. La fille et le gendre de Chuck Cadman ont aussi confirmé la version de Dona Cadman.

Le Parti conservateur affirme qu'une telle offre n'a jamais été formulée à M. Cadman en mai 2005. Les deux représentants du parti qui ont rencontré M. Cadman à l'époque, Doug Finley et Tom Flanagan, affirment avoir seulement offert au député indépendant de rejoindre le caucus conservateur pour ce vote crucial, ce qui lui aurait permis d'avoir plus de moyens pour mener une campagne électorale.

Dans une entrevue qu'il a accordée en 2005 au journaliste et auteur de la biographie, Tom Zytaruk, Stephen Harper affirme qu'il est au courant d'une discussion qui a eu lieu entre des représentants «légitimes» de son parti et M. Cadman à propos de «considérations financières». Lorsque le journaliste pose une question sur l'assurance vie d'un million de dollars, Stephen Harper affirme ne pas connaître les détails de l'offre. «C'était seulement pour compenser des pertes financières advenant des élections», dit le premier ministre dans l'enregistrement qui a été envoyé à plusieurs médias.

La directrice générale de Harbour Publishing, la maison d'édition qui publie la biographie à l'origine de la controverse, soutient que l'enregistrement n'a pas été modifié. Les conservateurs avaient demandé cette mise au point vendredi. «J'ai personnellement copié le ruban au complet et nous avons distribué une version originale de l'entrevue», a dit Vici Johnstone.

Mise en demeure de Harper

Sur son site Internet, le Parti libéral utilise les extraits de cette conversation pour demander au premier ministre de s'expliquer sur cette tentative de «pot-de-vin» dont il aurait été au courant. Pour Stephen Harper, c'en était trop. Il est passé à l'attaque hier par l'entremise d'un avocat et a exigé que le PLC retire les propos qui sont affichés sur son site. «Ces affirmations sont fausses et profondément diffamatoires», peut-on lire dans la mise en demeure. Les communiqués mis en ligne par les libéraux «attaquent la réputation de Stephen Harper» et sont «malveillants», poursuit la lettre de cinq pages. Le premier ministre exige des excuses immédiates du Parti libéral du Canada, de son chef Stéphane Dion, du chef-adjoint Michael Ignatieff et du leader en Chambre, Ralph Goodale.

«La semaine dernière, le chef du Parti libéral et son parti ont publié dans un site Web des allégations [sur] un comportement criminel de ma part. Cela n'aidera pas les problèmes du chef du Parti libéral, cela deviendra la plus grande erreur de jugement dans sa carrière politique», a dit Stephen Harper lors de la période de questions hier.

Mais le PLC et son chef n'ont pas reculé. «Bien sûr que non il n'y aura pas d'excuses, a dit Stéphane Dion. C'est le premier ministre qui devrait s'excuser. C'est un enregistrement. C'est sa voix. Il ne nie pas. C'est lui qui parle. C'est encore une tentative d'intimidation de la part d'un premier ministre qui connaît pas d'autres stratégies.»

Cette mise en demeure n'empêchera pas le Parti libéral de continuer à talonner le premier ministre sur cette affaire, a dit Stéphane Dion. «Ils ont fait une offre qui représente des considérations financières et, en termes légaux, vous savez ce que ça veut dire», a-t-il dit en faisant référence au Code criminel qui stipule qu'une personne peut écoper de 14 ans de prison si elle donne à un député «de l'argent ou une contrepartie valable» pour le récompenser d'une chose «qu'il fera ou s'abstiendra de faire».

Le Parti libéral a demandé à la GRC d'ouvrir une enquête. Le corps de police révise actuellement les faits pour déterminer si une investigation doit être menée. Pour l'instant, Stéphane Dion ne voit pas la nécessité de renverser le gouvernement. L'adoption du budget, qui a franchi une autre étape hier soir avec le vote de confiance sur l'amendement libéral, ne sera donc pas utilisée comme prétexte pour défaire les conservateurs. Mais le chef libéral a refusé de s'engager à plus long terme. «Si le premier ministre a enfreint la loi, c'est très gros», a-t-il dit.

Lors d'une entrevue à la télévision le jour du vote crucial du 19 mai 2005, Chuck Cadman a affirmé que Stephen Harper et Paul Martin ne lui ont jamais rien offert directement pour tenter de le convaincre de voter d'un côté ou de l'autre. Par contre, le 12 juin 2005, lors d'une entrevue dans une radio de Vancouver, Chuck Cadman a avoué que des représentants du Parti conservateur lui ont offert de se présenter sous la bannière bleue et que le parti de Stephen Harper l'aiderait alors financièrement. Il ne donne toutefois aucun détail sur ces «compensations financières» au coeur de la controverse.

Les couteaux volent bas

La période de questions a donné lieu à de nombreux accrochages entre les députés hier. La libérale Susan Kadis a lancé en Chambre que le premier ministre était coincé «comme Nixon» lors du Watergate dans les années 70. La carrière du président américain avait alors été détruite par un enregistrement où on l'entendait parler du complot contre les démocrates.

Les conservateurs ont répliqué en affirmant que les libéraux cherchent à faire diversion de leurs propres difficultés avec cette histoire. «Est-ce que les libéraux attaquent parce qu'ils n'ont plus confiance en leur chef», a lancé le député James Moore.

Mais les libéraux ne sont pas seuls à mener la charge aux Communes. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a remis en doute la version des conservateurs selon laquelle l'offre à M. Cadman était uniquement destinée à le faire rejoindre le caucus du PC en vue des élections suivantes. «Tous savaient que M. Cadman était en phase terminale. Lui demander de se présenter à la prochaine élection est un peu surprenant», a-t-il dit.

Selon Gilles Duceppe, il importe peu que l'offre de compensation financière soit liée à une assurance vie ou à une future élection. «Dès lors qu'il y a une offre financière pour influencer un vote, peu importe la somme, peu importe la forme, c'est un acte criminel», a dit le chef du Bloc.

Le premier ministre Harper a de nouveau soutenu que cette histoire était fausse à la base. Il n'a toutefois pas envoyé de mise en demeure à la maison d'édition du livre ou à la veuve de Chuck Cadman, responsables de la controverse qui bat son plein.

Dans un communiqué diffusé hier, la veuve de Chuck Cadman, Dona, affirme qu'elle croit Stephen Harper lorsque ce dernier affirme ne pas avoir été au courant de l'offre qui a été faite à son mari. Elle dit avoir posé la question à M. Harper il y a plus de deux ans. «Je me rappelle lui avoir demandé spécifiquement s'il était au courant de l'assurance vie qui a tant insulté Chuck à l'époque. Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit ne pas savoir. Je sais qu'il disait la vérité, je le voyais dans ses yeux», écrit-elle.

Dona Cadman affirme que, si elle avait douté des intentions de Stephen Harper, elle ne chercherait pas aujourd'hui à se faire élire sous la bannière conservatrice. Selon elle, les représentants du PC ont peut-être fait un peu de zèle en offrant l'assurance vie à son mari.






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  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 3 mars 2008 23h40
    Des faits troublants
    « Cette histoire me fait penser aux explications de Brian Mulroney au sujet de ses relations avec Karl Schreiber. Stephen Harper et le Parti conservateur sont à leur tour, avec l'affaire Cadman, réllement dans l'eau chaude. Leurs explications sont tirées par les cheveux et peu crédibles. L'enregistrement des propos de Stephen Harper est compromettant. Sa mise en demeure et la déclaration de veuve Cadman ne changeront rien aux faits, qui me paraissent parler d'eux-mêmes. La situation est donc fort difficile pour les Conservateurs. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 4 mars 2008 07h22
    Assurance-vie pour mourants et danger Dion
    « Je ne savais pas qu'il y avait des compagnies d'assurance qui acceptaient d'assurer la vie des mourants pour un million de dolars canadiens. Est-ce qu'on pourrait avoir le nom de cette compagnie s.v.p. ?

    Ceci étant dit, Mme veuve Cadman aurait été mieux avisée de ne pas mettre tout le parti Con-servateur dans l'eau chaude à la veille de se présenter comme députée pour cette formation.

    S'ils ne font pas attention avec ces affaires là, le parti Con-servateur va finir par faire élire le parti Libéral avec M. Stéphane Dion, premier-ministre du Canada. Ayoye la perspective. Le fun va être poigné dans le ROC avec ce fédéraliste pur et dur de l'option "les séparatisssssssss sont mieux d'aller se cacher pendant son règne".

    On l'a vu en chambre hier, un vrai lion affamé ou un Trudeau enragé "just watch me", lâché dans une arène de chrétiens, qui ont fini mangés crus pour divertir les estrades. »

  • Loraine King
    Inscrite
    mardi 4 mars 2008 09h44
    Assurance-vie
    « C'est triste de lire tant de commentaires de gens qui ignorent leurs droits. Si vous quittez votre emploi et que vous y aviez une assurance groupe incluant une assurance- vie, votre employeur doit vous aviser de votre droit de continuer vos contributions à cette police d'assurance, à défaut de quoi l'employeur peut-être sujet à des poursuites. Si vous choisissez de continuer vos contributions, qui seront plus élevées puisque l'employeur ne paiera plus sa part, vous n'aurez pas à subir d'examen médical. Dommage que les journalistes ne saisissent pas cette occasion pour rappeler aux gens quels sont leurs droits.

    En tant que député, Monsieur Cadman avait sans doute une telle police d'assurance. Il est possible que des personnes lui aient offert de payer sa prime pour qu'il puisse continuer de recevoir les bénéfices qu'il avait en tant que député. Ils auraient aussi pu lui offrir un emploi au Parti conservateur. Il faudrait savoir si les employés et haut-placés du PC ont une assurance groupe. Ma police stipule qu'advenant mon décès lors de l'exercice de mes fonctions le paiement d'assurance sera doublé. C'est probablement le cas pour Monsieur Cadman qui avait donc un intérêt personnel à ce que le gouvernement ne tombe pas. Mort député, les paiement d'assurance-vie ont sans doute été doublés.

    Quoi qu'il en soit, les propos que l'on entend sur ces enregistrements sont très troublants. »

  • André Chamberland
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 10h00
    Mode d'emploi conservateur : l'histoire se répète
    « On dirait une reprise d'une émission humoristique du genre de "Bye-Bye de RBO" ou de "This hour has 24 minutes" sur le réseau anglais.

    Mulroney avait réussi à nous soutirer 2 M $ de cette façon et à étouffer pour un certain temps les rumeurs de corruption à son sujet. Nous connaissons tous la suite.
    Surprenamment incroyable de voir Harper répéter l'histoire, le modèle conservateur. Soit dit en passant, le modèle libéral ne fut et ne semble toujours pas meilleur. Qu'avons-nous fait, ou plutôt que n'avons-nous pas fait pour mériter d'être dirigé (lire : fraudé) ainsi au Canada ? »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 10h18
    À qui profitera « l'affaire Cadman »?
    « Atteint d'une maladie mortelle, il est évident que le PCC ne pouvait offrir à Cadman un poste de ministre s'il appuyait les Conservateurs, ce que le PLC avait probablement laissé miroiter à Belinda avant qu'elle ne fasse le saut du Parti Conservateur au Parti Libéral (Stronach fut nommée peu après Ministre des Ressources Humaines).

    Donc, à défaut d'un poste ministériel ou d'une quelconque fonction d'importance, une compensation pour frais encourus pour « services rendus » pouvait sembler acceptable à quelques du Parti. Choquant comme tout se ressemble tout de même...

    Tout cela semble bien tordu en effet... Bizarre également le fait que Madame Dona Cadman, candidate conservatrice en C.-B. se tire ainsi dans le pied avant même de commencer une carrière politique. Il doit bien y avoir autre chose...

    Se pourrait-il que toute cette histoire, sans trop de preuves et fait de ouï-dire, soit un piège tendu par une faction du PLC pour faire tomber Stéphane Dion avant la tenue des prochaines élections? »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 11h10
    STEPHEN HARPER EN PRISON
    « Le règne d'intimidation du petit gros dictateur à la tête du gouvernement fédéral tire-t-il à sa fin ? Si la GRC, à la suite de l'enquête qu'elle a entreprise dans ce scandale nixonien, accuse le premier ministre canadien d'avoir offert un pot-de-vin à un député indépendant pour qu'il vote avec ses conservateurs, il devra subir un procès et dans le cas d'un verdict de culpabilité, il devra être condamné à une peine de 14 ans de prison. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 11h18
    Un TPI, ça presse!
    « Oui, un Tribunal Populaire Intègre, composé d'honnêtes et sages citoyens, de gens puissamment ordinaires et parfaitement capables d'extraordinaire, de Québécois purs, sans attaches et sans taches politiques. Un TRIBUNAL qui criblera les connivences et qui ciblera partout ailleurs que sur les apparences de justice, ces leurres qui ont l'heur de satisfaire les complaisances magistrales de l'heure. Oui, un TPI typiquement québécois, ça presse !

    Si les tenants et aboutissants de l'Affaire Chuck Cadman s'avèrent fondés, on devra alors souffrir l'humiliation grotesque de voir Monsieur Stephen Harper parader devant le Comité de l'étique (qui semble ne plus vouloir signifier quoi que ce soit, en matièere d'honneur et d'intégrité, de respectabilité et d'honorabilité), se tenant droit derrière la pancarte RIGHT HONORABLE. Deux P .M. Conservateurs, à la queue leu-leu et en si peu de temps, ce serait le «boute du boute». Décidément, on est fait fort, en cette Amérique du Nord! On est capable d'en prendre!

    La mise en demeure vindicative et la menace de poursuite tout aussi prompte, de la part du P.M. ainsi que les déclarations de confiance de la veuve et candidate Conservatrice Cadman envers son «Chef» Stephen Harper et, à rebours, les insinuations menaçantes de sa fille, à l'égard du même personnage, intriguent souverainement. Cette fronde n'a-t-elle pas toutes les apparences d'un «copier / coller» du déclenchement d'avocasseries crasses qui, sans enquête et grâce aux bâclages auxquels la GRC fut télécommandée, ont permis à l'ex-premier ministre Mulroney, Maître Conservateur, d'empocher plus de 2M$, nous souvient-il.

    Par contre, Stéphane Dion, le Réal Caouette du PLC, croque là-dedans comme dans du bonbon d'halloween, au risque d'y casser ses «dentiers politiques». Ce druide de la clarté grabataire semble oublier qu'il est issu de la confusion totale du scandale libéral des commandites, alors qu'il était ministre et acteur de premières, aux moments de cette sordide affaire Chrétien-Martin. Comment peut-il même s'imaginer faire la leçon et la morale aux Conservateurs ou à qui que ce soit d'autre? La jactance des plus stérile de ce coincé Bec Sec, a le même poids, la même valeur et la même crédibilité qu'un sermon sur les bonnes moeurs qu'aurait le culot de prononcer un curé pédophile ou, si vous préférez, le même écho qu'aurait un cours de bonnes moeurs, s'il était donné par une prostituée.

    Pour ce qui est de Jack Layton, il s'accrochera désespérément à cette épave comme à toutes les planchettes de salut qui ne font que le ramener au large, en direction de son Île Sainte-Hélène. Quant au pontife Gilles Duceppe, il sortira encore et pour la nième fois, les diktats et ex cathedra de sa bluffeuse infaillibilité bloqueuse, ce référant aux préceptes intégristes et bulles puristes du sécessionnisme intégral dont lui et ses acolytes sont les seuls à tirer de substantiels profits, aux moyens de salaires, de rémunérations et de remboursements «dédouanés», reliés à leur «non - faire», à leurs tentatives sclérosées de «tout - défaire» avec leurs boulets verbeux ainsi qu'à leur «rien - refaire» et « rien - faire» pour les commettants Québécois. Gilles Duceppe est en train de devenir, à la face du Canada québécois, ce que Pierre Falardeau est devenu à la face du Québec canadien, le Québec profond, celui de son extrême marginalité felquiste. Un pic démolisseur, une pioche casseuse ou une binette destroy. On a l'embarras du choix des embarras. À l'exception que l'acteur bouffe d'Ottawa, lui, il a compris la «game» et il empoche beaucoup plus de pactole qu'en engrange sa doublure entartiste.

    De son podium et en dépit de ciels ombrageux et d'une météo politique inquiétante, la Jojo Savard nationale de l'occultisme séparatiste et de l'obscurantisme sécessionniste, Lise Payette, y voit, dans la «cristale» de grosse boule de sa myopie voyeuriste, un «Combat de Titans» désincarnés (Le Devoir.com, 29 février 2008). Mais, si Lise Payette croit y trouver quelques piquants pour relever l'insipide sauce de sa poutine séparatiste, suivant les apprêts kosovars de ses opportunistes emprunts exploratoires biaisés, il faudra que lui soit rappelée la très longue liste des entourloupettes loufoques et des ensorceleurs tours de passe-passe tout croches ou, pour le moins, non conformes à l'orthodoxie de la droiture et de la transparence dont se réclame la gestion gouvernementale, cette très longue liste des truqués encombrements péquistes dont la Gaspésia et le Métro de Laval ne sont que de mini exemples d'un aplaventrisme des plus coûteux et d'une lâcheté sans pareil qui ont causé un favoritisme partisan et des saupoudrages scandaleux jetés sur le tas de l'endettement qui écrasera le Québec et tous les Québécois jusqu'à l'étouffement, mais dont seront sauvés les héritiers de l'immunité et de l'impunité ainsi que les omnipotents richards qui gravitent autour de la ruche politique et qui suçotent les miels d'une entreprise pourrie que tiennent d'intouchables et d'impunis mandataires. Par ailleurs, les MILLIARDS qui pleuvent et déferlent sur l'incompétente ingénierie des infrastructures routières, sur les Suroîts, Mont Orford et Rabaska, sur les Commissions Johnson, Bouchard, Castonguay et autres, sont également au même catalogue des irresponsabilités et des impunités. Ils se retrouvent aux tomes Charest, Jérome-Forget, Couillard, Béchard, Beauchamps et al.

    En somme, les eaux du grand lac politique fédéral canadien et celles du long fleuve politique provincial québécois, sont troubles à n'en plus voir ses pieds. Sur leurs rives, les corrupteurs qui y ont installés leurs chiottes et fosses, au gré du temps et grâce à la somnolence citoyenne d'une majorité tout aussi silencieuse qu'aveuglée et paresseuse, sont et seront à tout jamais responsables, au tout premier chef, de la prolifération et de l'envahissement d'algues infestes, au détriment criminellement abusif de toutes les faunes humaines et de leur environnement naturel et mettant en péril «toutes nos santés» ainsi que «tous nos modes» de vie.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 16h39
    Quitte ou double
    « Dion joue le tout pour le tout. Il est si brave dans ses accusations mais filou vienne l`adoption du budget. De qui parlons-nous ici? Le parrain de la clarté référendaire ou le suiveur des apparatchiks Libéraux. Son audace pourrait le mener vers une fin tragique orchestrée par ses loyaux Libéraux. Le rat aura subit son Waterloo! »

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