De l'argent dépensé au mauvais endroit, selon le Bloc et des écologistes
Pour le milieu environnemental, le budget conservateur d'hier n'est que de la poudre aux yeux de la part d'un gouvernement qui veut faire oublier qu'il ne signe des chèques substantiels qu'au profit des grands émetteurs de gaz à effet de serre, du nucléaire et des constructeurs automobiles. Une politique du «pollueur payé... grassement», en somme.
Pour le député du Bloc québécois Bernard Bigras (Rosemont-Petite-Patrie), avec des investissements de 250 millions aux grands émetteurs industriels pour tester des systèmes de captage de gaz à effet de serre et 300 millions au nucléaire «sans débat public préalable, ce budget passe à côté de véritable priorités environnementales». Et les 66 millions qu'il prévoit pour mettre en place d'ici deux ans des mécanismes de contrôle des émissions de dioxyde de carbone n'augurent rien de bon car, ajoute le critique bloquiste en matière d'environnement, cela signifie qu'il n'y a aucune réduction tangible des émissions canadiennes de GES avant deux ans.
Un budget tout simplement «affreux», commente Arthur Sandborn, de Greenpeace-Québec, car les 300 millions accordés au nucléaire, les 250 millions pour capter les émissions des grands émetteurs et les 250 millions à l'industrie automobile pour la conception de voitures moins énergivores, c'est «de l'argent dépensé à la mauvaise place». En comparaison de ces 800 millions, le gouvernement Harper consacre cinq nouveaux millions aux énergies renouvelables et 33 millions aux transports en commun alors qu'il prévoit 100 milliards pour les routes et les ponts avec sa nouvelle agence des PPP fédérale.
Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre, y voit un signe de «l'inconscience scandaleuse de ce gouvernement en matière d'environnement». Il est inadmissible, dit-il, que les contribuables enrichissent l'industrie automobile pour concevoir des voitures plus vertes alors que, «ce dont le Canada a besoin, c'est une réglementation qui force les constructeurs à mettre en marché des produits moins énergivores qui existent déjà sur le marché européen et asiatique, même en Chine».
Pour Matthew Bramley, de l'Institut Pembina, les investissements dans le nucléaire n'apportent aucune réponse valable au problème des changements climatiques, pas plus que les investissements dans le captage des GES. Il n'y a aucune raison, à son avis, pour que les contribuables paient le prix de la mise au point des techniques de captage de CO2 car il suffit de fixer un prix réglementaire d'environ 50 $ la tonne de GES pour que les grands émetteurs se lancent à leurs frais dans le captage de leurs émissions.
Pour le député du Bloc québécois Bernard Bigras (Rosemont-Petite-Patrie), avec des investissements de 250 millions aux grands émetteurs industriels pour tester des systèmes de captage de gaz à effet de serre et 300 millions au nucléaire «sans débat public préalable, ce budget passe à côté de véritable priorités environnementales». Et les 66 millions qu'il prévoit pour mettre en place d'ici deux ans des mécanismes de contrôle des émissions de dioxyde de carbone n'augurent rien de bon car, ajoute le critique bloquiste en matière d'environnement, cela signifie qu'il n'y a aucune réduction tangible des émissions canadiennes de GES avant deux ans.
Un budget tout simplement «affreux», commente Arthur Sandborn, de Greenpeace-Québec, car les 300 millions accordés au nucléaire, les 250 millions pour capter les émissions des grands émetteurs et les 250 millions à l'industrie automobile pour la conception de voitures moins énergivores, c'est «de l'argent dépensé à la mauvaise place». En comparaison de ces 800 millions, le gouvernement Harper consacre cinq nouveaux millions aux énergies renouvelables et 33 millions aux transports en commun alors qu'il prévoit 100 milliards pour les routes et les ponts avec sa nouvelle agence des PPP fédérale.
Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre, y voit un signe de «l'inconscience scandaleuse de ce gouvernement en matière d'environnement». Il est inadmissible, dit-il, que les contribuables enrichissent l'industrie automobile pour concevoir des voitures plus vertes alors que, «ce dont le Canada a besoin, c'est une réglementation qui force les constructeurs à mettre en marché des produits moins énergivores qui existent déjà sur le marché européen et asiatique, même en Chine».
Pour Matthew Bramley, de l'Institut Pembina, les investissements dans le nucléaire n'apportent aucune réponse valable au problème des changements climatiques, pas plus que les investissements dans le captage des GES. Il n'y a aucune raison, à son avis, pour que les contribuables paient le prix de la mise au point des techniques de captage de CO2 car il suffit de fixer un prix réglementaire d'environ 50 $ la tonne de GES pour que les grands émetteurs se lancent à leurs frais dans le captage de leurs émissions.
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