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De l'argent dépensé au mauvais endroit, selon le Bloc et des écologistes

Louis-Gilles Francoeur   27 février 2008  Canada
Pour le milieu environnemental, le budget conservateur d'hier n'est que de la poudre aux yeux de la part d'un gouvernement qui veut faire oublier qu'il ne signe des chèques substantiels qu'au profit des grands émetteurs de gaz à effet de serre, du nucléaire et des constructeurs automobiles. Une politique du «pollueur payé... grassement», en somme.

Pour le député du Bloc québécois Bernard Bigras (Rosemont-Petite-Patrie), avec des investissements de 250 millions aux grands émetteurs industriels pour tester des systèmes de captage de gaz à effet de serre et 300 millions au nucléaire «sans débat public préalable, ce budget passe à côté de véritable priorités environnementales». Et les 66 millions qu'il prévoit pour mettre en place d'ici deux ans des mécanismes de contrôle des émissions de dioxyde de carbone n'augurent rien de bon car, ajoute le critique bloquiste en matière d'environnement, cela signifie qu'il n'y a aucune réduction tangible des émissions canadiennes de GES avant deux ans.

Un budget tout simplement «affreux», commente Arthur Sandborn, de Greenpeace-Québec, car les 300 millions accordés au nucléaire, les 250 millions pour capter les émissions des grands émetteurs et les 250 millions à l'industrie automobile pour la conception de voitures moins énergivores, c'est «de l'argent dépensé à la mauvaise place». En comparaison de ces 800 millions, le gouvernement Harper consacre cinq nouveaux millions aux énergies renouvelables et 33 millions aux transports en commun alors qu'il prévoit 100 milliards pour les routes et les ponts avec sa nouvelle agence des PPP fédérale.

Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre, y voit un signe de «l'inconscience scandaleuse de ce gouvernement en matière d'environnement». Il est inadmissible, dit-il, que les contribuables enrichissent l'industrie automobile pour concevoir des voitures plus vertes alors que, «ce dont le Canada a besoin, c'est une réglementation qui force les constructeurs à mettre en marché des produits moins énergivores qui existent déjà sur le marché européen et asiatique, même en Chine».

Pour Matthew Bramley, de l'Institut Pembina, les investissements dans le nucléaire n'apportent aucune réponse valable au problème des changements climatiques, pas plus que les investissements dans le captage des GES. Il n'y a aucune raison, à son avis, pour que les contribuables paient le prix de la mise au point des techniques de captage de CO2 car il suffit de fixer un prix réglementaire d'environ 50 $ la tonne de GES pour que les grands émetteurs se lancent à leurs frais dans le captage de leurs émissions.
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    27 février 2008 04 h 26
    Depuis quand on vend de l'air? Depuis qu'on fait croire que le CO2 est mauvais
    Il faut savoir que toute cette mascarade a débuté dans les années soixantes, montées par des financiers, comme les Edmond de Rothschild, David Rockefeller et aussi Maurice Strong et autres grosses pointures de la finance et de l'énergie. Et ce pour deux bonnes raisons, une qui est évidente, l'économique. Mais il y en une autre aussi, idéologique, voire spirituelle, voire même religieuse. Le culte de la nature est universel, même les urbains y sont sensibles.

    Le Club de Rome est une pierre angulaire de ça, mais c'est beaucoup plus varié comme mouvement. On vise certes la décroissance, mais pas uniquement dans l'économie, mais aussi dans l'humanité, un autre groupe financé par des industriels et des financiers la WWF, dont un des présidents, le Prince Phillipe d'Angleterre, a dit "Si je devais être réincarné, je souhaiterais être un virus capable de réduire la population humaine", n'est ce pas merveilleux? Autre anecdote, un autre président est John H. Loudon, un ancien patron de la Royal Dutch Shell, une pétrolière. Et le premier président, Son Altesse le Prince Bernhard des Pays-Bas a du démissioné suite à un scandale impliquant le fabricant d'arme Lockeed.
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  • Robert Côté - Abonné
    27 février 2008 09 h 02
    Un gouvernement conséquent
    Les conservateurs sont conséquents.Ils ont été elus par les pétrolières de l'ouest en décriant Kyoto.Ils sont d'ardents défenseurs de la libre entreprise(comprendre:ne rien faire pour limiter les profits).Alors ne soyons pas étonnés si l'argent va aux pollueurs,et au nucléaire.Je suis d'accord avec Stephane Guilbault:Ce gouvernement est inconcient,mais pas inconséquent.Est-ce qu'aux prochaines élections l'ouest nous en libèrera???...j'en doute.Ils ne saisissent pas encore l'ampleur de la pollution de leur territoire,aveuglés par l'argent facile.
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  • marie-claude leclerc - Inscrite
    27 février 2008 09 h 39
    Et la prévention ?
    Le budget vise encore une fois à développer des "nouvelles technologies" et des nouveaux budgets pour enrager les bobos alors que les solutions sont déjà existantes et ressemblent au gros bon sens. Ce n'est pas générateur de profits de faire attention. La prévention et le changement d'attitude envers la consommation est essentielle à l'heure actuelle si on veut éviter la catastrophe.
    J'ai eu froid dans le dos en écoutant les nouvelles. Ça ressemble de plus en plus à un état policier, une dictature. Hors du pétrole point de salut !
    Et une armée de nouveaux policiers pour tenir le bon peuple tranquille.
    À quand les élections ? Avant que la situation continue à se dégrader et que les plans d'avenir "verts" pour les prochaines futures décennies des conservateurs finissent par aboutir , j'espère !
    Ça sent la "busherie" à plein nez ces bonzes du pétrole d'Ottawa. Subventionner les plus nantis et couper dans les besoins sociaux et environnementaux les plus urgents.

    Marie-Claude Leclerc
    Trois-Pistoles
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  • Fernand Trudel - Abonné
    27 février 2008 09 h 49
    Les écolos devrvaient ménager leurs transports et le bloc est sur les blocs
    Pendant que Duceppe s'est étendu dans la rue pour se faire passer sur le corps (ils vont nous trouver sur leur chemin), c'est le bloc qui doit ramasser son chef, y a pas d'élections...

    Les écolos ont créé une alarme qui n'est pas une. Maintenant que le gouvernement invesati sur les voitures plus vertes, les cocos ne sont pas contents. Donnez à manger à un cochon, il va chier sur votre perron. Donnez des subventions et des budgets de recherches aux écolos, ils vont les gaspiller à nous trouver des méthodes pour nous vendre la simplicité volontaire.

    Après avoir fait dépenser 200 millions au gouvernement du Québec pour construire une usine d'Éthanol, les écolos s'apercoivent qu'ils ont fait fausse route.

    Après avoir tué le secteur de la forêt par un film-choc de chanteur (L'Erreur Boréale)et des réglements à n'en plus finir au point où la corde de bois coûte le double à produire que l'Ontario, les écolos et le bloc réclament des milliards sur le respirateur artificiel pouer sauver l'industrie forestière. Pourtant, il y a eu 5 milliards de remboursement de la surtaxe amérivaine suite à une entente hors-cour pour lequel les même pleurnichards ont chialé...

    Les verts ne représentent pas la majorité électorale et la situation marginale du partivert devrait les rendre plus humbles dans leurs diatribes y compris les médias du complot climatique.

    Pendant qu'on s'intéresse à de faux problèmes des gens meurrent chaque jour faute de denrées, de médicaments ou d'eau potable. Elle est là l'urgence plutôt que le bogue de l'an 2100 qui commence à ressembler à celui de l'an 2000...
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  • Michel Lauzon - Inscrit
    27 février 2008 10 h 16
    Ils ne veulent de Kyoto, ils veulent la guerre.
    La guerre a été déclaré 4 jours après les (faux?) attentats terrorristes du 11 Sept. 2001.

    Depuis nos élus déplacent le débat : au lieu de discuter de la nécessité de cette guerre on discute de quand on y mettra fin depuis 2 ou 3 ans. Même le Bloc appuie cette guerre (!!!).

    Pas question de respecter Kyoto, pourquoi ? Parce que la guerre permets au pétrolières de réduire l'investissement (prospecter, infrastructure, royautés) à zéro car la guerre est payée par les payeurs de taxes.

    Ils augmentent le prix à la pompe justifié par une insécurité.

    Kyoto lui est synonyme de paix. Alors même stratégie. Nos politiciens en parlent, discute d'une date absolument rien cette année. Ils vont prendre 4 ans pour se mettre d'accord et en 2012 on aura un objectif pour 2020.

    En attendant ils vont tripler les émissions avec les sables bitumineux et définir le Canada comme le pire polueur.

    Je suis pour une taxe sur le carbone sous forme de TPS-TVQ qui, pour chaque produit ou service particulier, comptabilise non seulement le carbone libéré par sa combustion mais aussi pour sa production et sa livraison.

    Les pétrolières nous mentent au sujet de l'effet de serre depuis plus de 40 ans. Elles sont rendues à tenter de faire croire que c'est une invention visant à grèver l'économie avec une taxe mondiale.

    Dominic Pageau semble être dans ceux qui croient en cette légende urbaine :).

    Kyoto est synonyme de paix et d'équité. Mais les puissants et les vendus préfèrent le pouvoir et la torture.

    Michel Lauzon
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  • Alain Vézina - Inscrit
    27 février 2008 11 h 09
    Élargir le mouvement
    Ce qui manque c'est une base populeuse (non populiste) au mouvement écologique. Quand regarderons-nous nos propres rues, nos propres quartiers, nos propres villes comme écologiquement insoutenables et nous engagerons dans des actions concertées sur les mêmes bases locales pour ne plus faire de même, pour ne plus continuer à désirer bâtir chacun de son coté avec une empreinte écologique de plus de 3 planètes (souvent 5 ou 6) ?

    La prise de conscience tournée vers l'action se fera sans doute de porte à porte, en cherchant l'organisation du mouvement, en se disant que l'on cherche ensemble un futur soutenable, par apprentissage et expérimentation.

    La faiblesse du mouvement actuel laisse trop de libertés aux politiques. On attend actuellement trop une réponse homogène, consensuelle à l'échelle de la province ou du pays. C'est loin d'être le cas aux États-Unis ou l'action locale et municipale est considérable faute du soutien fédéral. Il nous faut faire naître des mouvements de quartiers et investir les pouvoirs municipaux, de là justifier et soutenir des projets qui vise une empreinte d'une seule planète.

    Voyez ce qui se fait ailleurs:
    http://www.relocalize.net
    http://transitiontowns.org/
    http://www.wordpress.peakmoment.tv/conversations/

    C'est la force de ces mouvements qui permettront d'avoir des budgets plus favorablement orienté vers le bien commun.
    Une réduction d'impôt personnel ne favorise pas l'action collective mais le projet conçu sans dialogue et la construction du domaine privé, devenu notre seule mobilisation contrainte par une dette élevée. On en a soupé.

    Cessons de ne seulement décrier la connerie d'en haut et construisons l'intelligence d'en bas, autour de chez soi, par la parole empathique, modeste; tournée vers des objectifs locaux concrets.
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    27 février 2008 11 h 17
    Un titre qui lie Bloc et écologie, l'auteur pourrait être moins utile
    L'auteur du titre peut deviner ça aide pas mal le Bloc et les lier aux écologistes, surtout en s'assurant d'occulter le NPD. Vous ne pouvez pas me faire passer le sapin que Mulcair et le NPD n'avaient rien à dire à ce sujet.

    Je ne lis plus avec innocence...
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  • Dominic Pageau - Abonné
    27 février 2008 12 h 29
    Kyoto, vous ne savez même pas ce que sait, comme la majorité!
    Pour monsieur Lauzon,c'est vous qui croyez à la légende urbaine du réchauffement climatique causé par l'homme. C'est aussi vous qui faites plaisir au lobby de l'énergie en étant d'accord avec une hausse du prix de l'énergie.

    Loin de moi l'idée que les pétrolières ne polluent pas, elles polluent comme ce n'est pas croyable. Mais il y a un monde entre ça et de dire qu'ils sont derrière le réchauffement historique.

    Dites moi monsieur Lauzon, si les compagnies pétrolières font de la propagande depuis 40 ans, comment on explique la hausse de température du début des années 1900 sans hausse des émissions humaines?

    Je répète pour les convaincus du contraire, il n'y a aucun preuve que l'homme est responsable du réchauffement climatique et beaucoup d'éléments de preuve qui peuvent penser le contraire.

    Celà dit, on a droit à un lobbying intense en faveur de la vente de CO2 en bourse. Même l'idéologue David Suzuki, le disciple de sa mère la Terre, Gaia, en fait la promotion. De plus,on a droit à une forte campagne de taxation des combustibles fossiles, une hausse des taxes = une hausse du prix de pétrole, ce qui pousse les gens vers d'autres sources d'énergies qui sont plus dispendieuses, mais supposément vertes. Qui sont bien sures vendues par les même conglomérats.
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  • Simon Villeneuve - Inscrit
    1 mars 2008 08 h 19
    À qui la faute ?
    Je ne vois pas l'importance de savoir si nous sommes la cause principale ou non du réchauffement climatique : le bateau coule ! Ce n'est pas le temps de se chamailler pour savoir qui est responsable, mais il faut tous et chacun prendre un seau et écoper et s'occuper de boucher le trou ! Avant d'être au fond...
    Alors pourquoi revenir toujours sur cette question qui ne nous avance à rien du tout ?

    Ce n'est pas une question "d'environnement" ou de "sauver la planète" (elle en a vu d'autres...), mais une question de survie pour notre espèce à moyen terme.
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  • Chryst - Abonné
    4 mars 2008 13 h 05
    Faire le moins de vagues possible
    Les priorités de ce gouvernement en matière environnementale en dit long sur ses vraies priorités. Maintenir des industries moribondes à tout prix même au détriment du consommateur à long terme. Faire payer tout changement nécessaire à la société à l'électeur plutôt qu'aux entreprises. Faire payer le développement de ces dernières par tous les citoyens. En un mot, faire le moins de vagues possible en regard du système économique actuel.
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