Environnement: le gros de l'argent va au développement du CANDU
Ottawa — Les mesures environnementales du budget Flaherty sont plutôt minces et aucune ne touche directement les citoyens qui auraient souhaité des incitatifs pour réduire leurs gaz à effet de serre, changer leur comportement énergivore ou recycler plus facilement.
La plus grosse somme est liée aux infrastructures des transports en commun. Ainsi, les provinces toucheront 500 millions pour améliorer ou mettre sur pied des projets particuliers, notamment des autobus urbains, des voies pour les bicyclettes, des voies réservées au covoiturage, etc. De cette somme, le Québec touchera un peu plus de 110 millions pour ses projets, mais il doit signifier son intérêt avant le 31 mars prochain pour pouvoir piger dans la fiducie.
Pour le reste, la part du lion revient à Énergie atomique du Canada limitée (EACL), alors que la société d'État fédérale touche 300 millions de dollars en 2008-09 pour développer son nouveau réacteur CANDU et améliorer la sécurité du site de la centrale de Chalk River, au centre d'une controverse cet automne.
Réduction des GES
Le gouvernement Harper pige aussi dans son important surplus de l'année financière en cours pour attribuer 250 millions à des projets de captage et de stockage du carbone qui émane des sites d'exploitation des sables bitumineux et du gaz naturel. Mais de cette somme, pas moins de 240 millions vont à un seul projet-pilote à grande échelle qui sera mis en place en Saskatchewan. Les 10 millions restants sont divisés en parts égales entre l'Alberta et la Nouvelle-Écosse.
Toujours dans le domaine de la réduction des gaz à effet de serre (GES), le gouvernement consacre 66 millions sur deux ans afin de mettre en place les mécanismes de contrôle de son cadre réglementaire qui vise les grands émetteurs. Les règlements qui obligeront les entreprises à réduire l'intensité de leurs GES à partir de 2010 seront connus plus tard cette année. L'argent servira à implanter un système de suivi électronique des unités de GES échangées sur le futur marché canadien du carbone, à mettre en place un fonds technologique appuyé par l'industrie et à créer un système de compensation pour financer des projets de réduction des émissions dans des secteurs non réglementés.
De plus, 10 millions sur deux ans iront à des travaux de recherche scientifique et d'analyse des émissions de biocarburants.
Une somme de 21 millions sur deux ans ira à Environnement Canada pour mieux encadrer les nouveaux inspecteurs chargés de faire respecter les lois. De nouveaux services de soutien en laboratoires judiciaires et de meilleurs systèmes de collecte des données verront le jour. Dans la même veine, 12 millions sur deux ans iront à Parcs Canada pour lui permettre de mieux faire respecter les règlements dans ses parcs nationaux.
En tout, le gouvernement Harper consacre donc 669 millions sur deux ans dans ce qu'il nomme très largement l'environnement. Une somme à laquelle il faut ajouter les 500 millions en infrastructure pour les transports en commun.
La plus grosse somme est liée aux infrastructures des transports en commun. Ainsi, les provinces toucheront 500 millions pour améliorer ou mettre sur pied des projets particuliers, notamment des autobus urbains, des voies pour les bicyclettes, des voies réservées au covoiturage, etc. De cette somme, le Québec touchera un peu plus de 110 millions pour ses projets, mais il doit signifier son intérêt avant le 31 mars prochain pour pouvoir piger dans la fiducie.
Pour le reste, la part du lion revient à Énergie atomique du Canada limitée (EACL), alors que la société d'État fédérale touche 300 millions de dollars en 2008-09 pour développer son nouveau réacteur CANDU et améliorer la sécurité du site de la centrale de Chalk River, au centre d'une controverse cet automne.
Réduction des GES
Le gouvernement Harper pige aussi dans son important surplus de l'année financière en cours pour attribuer 250 millions à des projets de captage et de stockage du carbone qui émane des sites d'exploitation des sables bitumineux et du gaz naturel. Mais de cette somme, pas moins de 240 millions vont à un seul projet-pilote à grande échelle qui sera mis en place en Saskatchewan. Les 10 millions restants sont divisés en parts égales entre l'Alberta et la Nouvelle-Écosse.
Toujours dans le domaine de la réduction des gaz à effet de serre (GES), le gouvernement consacre 66 millions sur deux ans afin de mettre en place les mécanismes de contrôle de son cadre réglementaire qui vise les grands émetteurs. Les règlements qui obligeront les entreprises à réduire l'intensité de leurs GES à partir de 2010 seront connus plus tard cette année. L'argent servira à implanter un système de suivi électronique des unités de GES échangées sur le futur marché canadien du carbone, à mettre en place un fonds technologique appuyé par l'industrie et à créer un système de compensation pour financer des projets de réduction des émissions dans des secteurs non réglementés.
De plus, 10 millions sur deux ans iront à des travaux de recherche scientifique et d'analyse des émissions de biocarburants.
Une somme de 21 millions sur deux ans ira à Environnement Canada pour mieux encadrer les nouveaux inspecteurs chargés de faire respecter les lois. De nouveaux services de soutien en laboratoires judiciaires et de meilleurs systèmes de collecte des données verront le jour. Dans la même veine, 12 millions sur deux ans iront à Parcs Canada pour lui permettre de mieux faire respecter les règlements dans ses parcs nationaux.
En tout, le gouvernement Harper consacre donc 669 millions sur deux ans dans ce qu'il nomme très largement l'environnement. Une somme à laquelle il faut ajouter les 500 millions en infrastructure pour les transports en commun.
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