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Budget: l'appui de Dion semble acquis

Alec Castonguay   26 février 2008  Canada
Ottawa — Si Stéphane Dion a l'intention de rejeter le budget qui sera dévoilé cet après-midi à Ottawa, ce qui provoquerait la tenue d'élections générales, il cache bien son jeu. Le chef libéral était loin d'afficher un air combatif hier, laissant présager une manoeuvre pour assurer la survie du gouvernement Harper. Stéphane Dion a répété hier qu'il allait attendre de lire ce troisième budget conservateur avant de prendre une décision définitive. Mais est-ce que le Parti libéral peut se permettre de laisser passer le budget sans nuire à sa crédibilité? lui a demandé un journaliste. «Oui», a répondu Stéphane Dion, sans donner de détails.

Lors de son passage à Québec, il y a une semaine, Stéphane Dion avait déjà fait baisser la tension électorale en adoptant un ton très conciliant. Un budget conservateur «pas trop nocif pour l'économie canadienne» pourrait recueillir l'appui des troupes libérales fédérales, avait-il dit. «On pourrait le laisser passer et éviter 350 millions de dépenses pour des élections.»

Une source libérale a affirmé au Devoir hier que les chances de voir le gouvernement Harper survivre à son budget sont de 75 %. «À moins d'une surprise désagréable dans le budget, ce qui est toujours possible, je pense que les élections vont être retardées de quelques mois», a dit cette source libérale qui connaît bien Stéphane Dion.

Une autre source affirme que la machine libérale n'est pas prête à se lancer en campagne électorale parce que plusieurs organisateurs et stratèges du parti ont carrément refusé de s'y préparer. Certains parlent même d'une forme de «mutinerie» pour avoir ainsi défié la volonté du chef.

C'est d'ailleurs cet accueil plutôt froid des organisateurs et stratèges libéraux qui aurait convaincu Stéphane Dion de baisser d'un cran sa rhétorique guerrière. Il y a à peine deux semaines, soit le 11 février dernier, Stéphane Dion semblait davantage sur le pied de guerre. Interrogé sur la possibilité que le gouvernement tombe lors du vote sur le budget, il avait répondu: «C'est mon pressentiment.»

Mais l'ambiance dans le caucus libéral a complètement basculé depuis cette date. Plusieurs députés libéraux, particulièrement en Ontario, pressent Stéphane Dion de ne pas renverser le gouvernement Harper maintenant. Ils estiment que le terrain sera plus fertile au printemps ou même à l'automne. Depuis, c'est la valse-hésitation dans le camp libéral.

Un budget prudent

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a d'ailleurs soutenu hier que les libéraux devraient songer à appuyer son budget. «Je pense que certains aspects du budget sont très bons pour le Canada et les Canadiens, a-t-il dit. J'espère que les partis d'opposition prendront le temps de l'examiner et de l'étudier.»

M. Flaherty a affirmé qu'il déposerait un budget «prudent» aujourd'hui à 16 h. Pour illustrer ses propos, le ministre s'est même abstenu d'acheter une nouvelle paire de chaussures, comme le veut pourtant la tradition la veille d'un budget. Il a plutôt choisi de faire réparer ses vieux souliers.

«Nous allons dépenser, mais nous allons dépenser d'une manière contrôlée, compte tenu du contexte économique cette année et l'an prochain. La population ne devrait pas attendre de grandes dépenses, puisque nous devons respecter nos moyens, demeurer prudents et faire preuve de responsabilité fiscale», a déclaré Jim Flaherty.

Il a toutefois ajouté que «quelques surprises» se glisseraient dans l'exercice budgétaire, sans préciser lesquelles. On s'attend notamment à ce que le gouvernement accentue l'aide accordée aux entreprises qui font de la recherche et du développement.

Le budget Flaherty fera également la part belle à une nouvelle évaluation des dépenses dans tous les ministères, afin de chercher des économies là où c'est possible. «Nous allons réexaminer chaque agence, chaque programme, chaque initiative du gouvernement du Canada. Nous en avons déjà examiné 15 %, et j'en dirai davantage demain [aujourd'hui]» , a affirmé M. Flaherty.

Preuve du peu de nouvelles mesures qui verront le jour aujourd'hui, le gouvernement a prévenu l'imprimeur au début du mois de février que le nombre de pages du budget serait de 40 % inférieur au document de l'an dernier.

Faute de mesures spectaculaires à mettre sous la dent des contribuables, on s'attend également à ce que le gouvernement ramène sur le tapis les baisses de taxe et d'impôts de 60 milliards de dollars sur six ans qu'il a consenties dans le mini-budget de novembre dernier. Du recyclage de bonnes nouvelles.

Il faut dire que le gouvernement Harper a lui-même contribué à limiter sa marge de manoeuvre financière, ce qui l'empêche de multiplier les nouvelles dépenses. Pour 2008-09, les réductions d'impôts et la baisse de la TPS privent le gouvernement de revenus qui frôlent les 30 milliards de dollars! Uniquement pour la baisse de deux points de la TPS, ce sont 12 milliards de dollars qui n'aboutiront pas dans les coffres du gouvernement fédéral l'an prochain.

Le Bloc veut de l'argent pour l'éducation

Le Bloc québécois a continué d'exiger hier que le budget renferme une aide accrue destinée aux secteurs manufacturier et forestier saignés par la monté du dollar, la hausse du coût de l'énergie et la concurrence des pays émergents, comme la Chine, l'Inde et le Brésil. Le chef bloquiste réclame aussi 3,5 milliards pour l'éducation postsecondaire. Pour financer ses demandes, Gilles Duceppe soutient que le gouvernement peut puiser dans le surplus de dix milliards de dollars prévu pour l'année financière en cours. Cette somme ira directement au remboursement de la dette si elle n'est pas investie.

«C'est important de mettre de l'argent sur la dette, mais c'est tout aussi important de répondre aux besoins immédiats des gens, surtout en période de ralentissement économique», a dit M. Duceppe. La réplique de Stephen Harper n'a pas tardé. «C'est important de garder une approche équilibrée et c'est l'intention de ce gouvernement», a-t-il dit.

Si ses demandes ne sont pas comblées, le Bloc québécois votera contre le budget. Le chef du NPD, Jack Layton, a déjà annoncé qu'il ne pouvait pas appuyer le gouvernement. La décision de sauver les conservateurs lors du vote de confiance sur le budget reviendra donc vraisemblablement au Parti libéral du Canada.

Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 26 février 2008 01h24
    Économie d'argent mais pas de vies de soldats et d'Afghans aussi
    « Très très bien, ainsi, on va éviter de dépenser pour replacer le même gouvernement minoritaire à la tête du Canada. Le seul mauvais côté vient du prolongement de la guerre en Afghanistan de 2 ans avec tout ce que ça comporte incluant la défaite finale avec quelques solats canadiens morts en plus, au bout de la ligne. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 26 février 2008 06h17
    Le cercle vicieux fait par celui trop innocent pour l'être
    « Le cercle vicieux que crée un mollusque rampant.
    Voilà ce à quoi on assiste.

    Ah! Ce qu'il peut en faire couler de l'encre ce mollusque traçant son cercle vicieux!
    Il fait couler même la mienne!

    Les épisodes de Dion qui durcissait le ton et qui durcissait tout court, étaient bien bons. Lors de ces grandes chroniques profondément analytiques, je m'étais engagé à voter pour le mollusque si des élections étaient déclenchées.
    Je demandais avec empressement la date du rendez-vous électoral.
    Certains sont même allés jusqu'à dire: le 14 avril!
    Mais, personne n'a pu confirmer cette date.

    Toujours est-il que le cercle vicieux continue de se dessiner avec la traînée que laisse le mollusque lors de son apparent déplacement.

    Un cercle vicieux, effectivement!
    Dion se ridiculise par son manque de convictions, par le fait qu'il bafoue les "principes", parce qu'il n'a aucune colonne vertébrale. À cause de cet état de choses, il ne serait pas élu, car trop mou. Et il est mou parce qu'il ne serait pas élu. Il attend que les gens lui disent: Oui, oui, mon petit Stéphane, on va voter pour toi, mon chou.
    Si les gens lui disent clairement par la voix des "divins-sondages-qui-nous-révèlent" qu'ils voteront pour lui, alors là il va se durcir et durcir! Mais il est mou parce que les gens ne l'appuient pas et les gens ne l'appuient pas parce qu'il est mou.
    Comme la saucisse Hygrade! Un cercle vicieux créé par cet être dépourvu du moindre vice, parce que trop innocent.

    Ah! Cette saga du Dion qui durcit et se ramollit à la vitesse des journaux!
    Ce doit être vendeur, les rédactions sont toujours partantes pour les premières pages!

    C'était une autre page de l'histoire du mollusque durcissant.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Comment ne pas être en faveur d'un budget orienté sur le militaire et délaissant la santé aux missionnaires du privé? Demain, la réponse du rigide Stéphane Dion. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 26 février 2008 07h04
    Votes des pacifistes et des guerriers canadiens
    « Comme on a maintenant 2 partis qui veulent prolonger la guerre en Afghanistan jusqu'en 2 011, que les pacifistes choisissent, à la prochaine élection fédérale dont on ne connait pas la date encore, de voter pour les 2 autres partis : Le Bloc pour les indépendantistes et le NPD pour les fédéralistes. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 26 février 2008 07h20
    Dion: "Only money matters".
    « J'invite Stéphane Dion à regarder ce petit vidéo concernant Paul Hellyer.

    http://www.septembereleventh.org/kc/multimedia/movies/Hellyer.mov

    Hellyer fut ministre de la défense sous Lester B. Pearson dans les années 1960. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 26 février 2008 07h45
    Le leadership?
    « Je crois que Stéphane Dion se trompe en ne faisant pas tomber rapidement le gouvernement. Peut-être son caucus ne lui laisse pas le choix? Si tel est le cas, son leadership paraît et est bien fragile. Les carottes semblent plutôt prêtes d'être cuites pour le chef de l'Opposition officielle. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 26 février 2008 08h04
    Une photo qui vaut mille mots
    « Il faut aussi lire:
    « Mission en Afghanistan: l'entente entre libéraux et conservateurs se confirme »
    ( http://www.ledevoir.com/2008/02/26/177806.html )

    Wow! C'est tout un revirement!
    Une nouvelle surrrrprenante (sic)!

    La photo vaut mille mots!

    On parle qu'à Cuba il y a un parti unique, une pensée unique...
    Ici, à regarder ces sourires éloquents, on devine difficilement que ce ne soit pas deux représentants ultras conservateurs!

    Avons-nous vraiment un multipartisme ici?
    Ou si nous avons un seul parti dirigé par les bonzes économiques et ayant différents laquais habillés de costume de couleurs différentes, mais jouant le même jeu et oeuvrant pour la même cause, celle se servir l'économie au détriment de l'humain?

    « Le Parti libéral et le Parti conservateur se sont d'abord lancé des fleurs pendant de longues minutes. Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a remercié Stéphane Dion d'avoir permis l'atteinte d'un consensus sur un sujet aussi délicat. «Ça augure bien pour l'avenir de ce Parlement »

    Regardez bien la photo.
    ( http://www.ledevoir.com/2008/02/26/177806.html )
    Elle vaut mille mots!
    Aussi, c'est un article à lire pour sentir toute la noblesse (sic) de la politique conservatrice.

    J'espère que les citoyens vont se sortir la tête du sable avant le jour où ils pourront exercer le petit droit démocratique qu'on leur a laissé, et qu'ils voteront pour autre chose que ce parti unique à deux couleurs.

    Avec ce qui se passe au parlement, «ça augure très mal pour l'avenir de notre démocratie »!



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 26 février 2008 08h20
    Volonté démocratique vers M.Harper
    « Tous les sondages le démontre, M.Harper serait réélu; alors pourquoi aller contre la volonté populaire et dépenser inutilement quelques centaines de millions? M.Harper n'est pas mon choix, mais je me dois de respecter le choix démocratique de la majorité... »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 26 février 2008 11h27
    Dion encore coincé !
    « Comment Stéphane Dion pourrait-il franchement se permettre de défaire le Gouvernement et ainsi provoquer la tenue de nouvelles élections quand les organisateurs de son propre parti lui répètent qu'ils ne sont pas prêts ?

    Et de toutes façons, peu de gens veulent d'une autre campagne électorale fédérale car, étant donné qu'aucune formation politique ne domine vraiment dans les sondages, les résultats d'un nouveau scrutin seraient presque identiques à ceux de janvier 2006 ! »

  • Robert Côté
    Abonné
    mardi 26 février 2008 11h31
    Que de gaspillage
    « Depuis l'élection de ce gouvernement minoritaire,que de temps perdu en palabres et en boniments.Dion n'est qu'un pion qui attend que l'échiquier soit en sa faveur( cela n'arrivera pas).Quel manque de courage.L'intérêt partisan prive les canadiens de véritables débats.Le budget va être adopté,l'armé va se payer une traite en matériel,et nous serons en Afghanistan aussi longtemps que nos politiciens ne sauront pas dire "non... monsieur BUSH ".C'est misérable! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 26 février 2008 13h29
    Quel pathétique théâtralité!
    « Assurément pourvu d'une intelligence crâneuse qu'on imagine cartésienne et probablement pourvu d'un certain nombre d'autres possibilités, Stephan Dion est absolument dépourvu de tout charisme, le SINE QUA NON du leadership. Malencontreusement, l'obstiné et coincé universitaire est spécialement doué pour les affrontements et les tirades verbeuses ainsi que pour l'arrogance, ce halo, son auréole, de toutes les méfiances qu'il semble à peine percevoir, ou, du moins, dont il semble se gonfler de satisfaction. Par ses façons d'être et de paraître, cet homme-transit et chef-diachylon du PLC n'allume rien ni personne, dans le sens de la raison et de la construction du projet modernisé d'une société canadienne stimulante et souhaitable (enviable). Cet homme du leurre fédéraliste libéral éculé n'a absolument rien de l'homme de l'heure que recherchent les forces interactives et pro-actives québécoises et ontariennes, cette masse critique du pays.

    Par tout ce que Stephan Dion n'est pas et ne fait pas, le fédéraleux délégué de Patofville contribue niaisement à tout ce que Stephen Harper est, souhaite et est en train de devenir, à tout ce que Stephen Harper fait, souhaite et prévoit faire. Par ailleurs, l'expérimenté et brillant Thomas Mulcair qui éclipse le fade parmi les insipides Jack Layton, est malheureusement condamné à faire cavalier seul, voir même à battre en retraite. Le tableau conservateur n'est pas reluisant. Soit ! Le tableau libéral est insignifiant et quasi irrécupérable. Le tableau bloquiste est navrant et ne justifie plus les paris des marchés politiques engageants de la nordicité québécoise que l'on met à risque de devenir une terre de Caïn, cette Sibérie d'une historique stérilité nationale. Pour le reste, déséquilibre fiscal, Afghanistan, rayonnement international, ingérences de tous acabits, réchauffement de la planète et pollutions de tous ordres confondus, c'est plutôt affligeant et désolant, à plus d'un égard. Par contre, la désespérance n'est pas à l'agenda des fiers québécois dont la carrure et la stature, en mouvance sur la «route centrale» de son affirmation distinctive, jamais ne se réclameront de quelconques statuts particuliers, cet apanage des infériorisés et complexés statuettes de niches bloquistes et des corniches séparatistes.

    Avec des élections dans le portrait 2008, ce sera potentiellement déchirant. Dans de telles circonstances d'un flou menaçant ou d'un vide politique sans précédent, un gouvernement conservateur de droite, d'extrême droite même et majoritaire par surcroît, est une éventualité. Certes, n'est-ce pas le culminant héritage des poussas, des magnats et pachas abuseurs des contingences du pouvoir, les Trudeau, Chrétien, Martin et Mulroney de QUÉBEC INC. ! Quel gâchis ! Quel paupérisme politique ! misérabilisme national! Mais pire encore, quel poudreux amalgame pour les mèches des «loose canons» que sont les guerroyeurs bloquistes et les artilleurs séparatistes! Par contre, on a vu mieux, on a vu pire que tout ce qui s'apprête à prendre l'affiche, au vaudeville politique 2008. Mais, «dieu merci», on sait que ce n'est pas «encore» la fin du monde canadien et encore moins celle du monde québécois résolument bâtisseur...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 26 février 2008 14h26
    Dion à genoux devant Harper, ou derrière les financiers va t'en guerre?
    « Bien sur, la mission est prolongée, Manley, un des pions va t'en guerre, signataire du plan pour une union de l'amérique du nord, a donner aux libéraux un beau cadeau, une belle track suivie par ses spins doctors pour justifier son appuis à la prolongation de la guerre.

    Au grand plaisir des marchands d'armes et des financiers. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 26 février 2008 15h10
    Histoire de carottes!
    « Je relis mon texte envoyé et publié sur le leadership de Stéphane Dion. J'y trouve une faute de français, assez courante. Je parle des "carottes qui sont plutôt prêtes d'être cuites" alors qu'il fallait dire "les carottes près d'être cuites". Ce n'est pas la faute au bilinguisme de VLB, mais ça veut toujours dire que le chien de M.Stéphane, pas Kyoto, est quasiment mort... »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    mardi 26 février 2008 17h19
    Perceval le Gallois
    « Bonjour M.Castonguay

    Avez-vous vu Perceval le Gallois, un film réalisé à la fin des années 70 par Éric Rohmer et dont le rôle-titre était interprété par Fabrice Luchini? Vous me voyez venir? Donc notre Stéphane, c'est Perceval. Avouez qu'il a ce petit côté fendant qui le rapproche tant des rôles interprétés par Luchini! Un petit maigre très naïf qui souhaite ardemment devenir chevalier de la table ronde et qui malgré toutes ses mésaventures et contre toute attente réalise son rêve.

    Le roi Arthur l'envoie donc à la recherche du Saint Graal. Arrivé chez le Roi pêcheur, même si par trois fois il voit passer le Graal, il demeure muet. Vous allez me dire, si ça avait été Lancelot ou Gauvin, les choses se seraient certainement déroulées différemment. Mais là est le hic, il fallait un coeur pur pour voir le Graal, ce que n'avait pas Lancelot qui faisait des guili-guili avec Guenièvre, alors que Gauvin était rongé par la jalousie parce qu'il voulait être à la place de Lancelot.

    Le même genre de rapport triangulaire qu'entretenaient Rae et Ignatieff avec le pouvoir au sein du PLC et qui a permis à Dion, chevalier au coeur pur et champion de la clarté, de se rapprocher du Saint Graal. Tellement pur et obsédé par la clarté, que c'était jamais assez clair pour lui. Pas capable de se décider.

    Bientôt sur tous nos écrans de télévision : Stéphane l'indécis

    Louis Lapointe
    Brossard »

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