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Et le Canada ?

Bernard Descôteaux   19 février 2008  Canada
Le quel côté se rangera le Canada maintenant que le Kosovo a déclaré son indépendance? Du côté des États-Unis, qui ont déjà accordé leur reconnaissance à ce nouveau pays, ou de la Russie, qui s'oppose avec fermeté à la partition de la Serbie? Le gouvernement Harper hésite. Normalement, il suivrait Washington, mais l'existence d'une minorité sécessionniste au pays le fait hésiter.

Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, s'était toujours gardé ces derniers mois de se prononcer sur l'indépendance du Kosovo, contrairement à ses homologues américains, français, britanniques, italiens ou allemands, qui exprimaient des opinions favorables à la partition de la Serbie comme seule avenue pour assurer la stabilité de cette partie des Balkans. Son silence exprimait davantage un embarras qu'un désir de neutralité.

Devant le fait accompli, Ottawa ne peut continuer à se taire, d'autant plus que le Canada est lié par les décisions passées des Nations unies et l'OTAN. Depuis 1999, ces deux institutions accompagnent le Kosovo dans sa marche vers l'indépendance. Par sa résolution du 10 juin 1999, l'ONU accordait au Kosovo une «autonomie substantielle» et créait une mission spéciale pour assurer son administration et la doter d'institutions. De son côté, l'OTAN veillait à assurer la sécurité du territoire et à protéger la minorité serbe. L'ONU devait aussi superviser les négociations entre la Serbie et le Kosovo qui se sont terminées en novembre dernier par un échec. En toute logique, le Canada devrait convenir que l'indépendance du Kosovo est la seule solution possible pour assurer une coexistence pacifique entre la Serbie et son ancienne province.

La difficulté pour le Canada, comme pour d'autres pays confrontés à des groupes réclamant leur indépendance, est d'affaiblir sa position le cas échéant. En droit international, l'argument de l'intégrité territoriale est celui qui justifie qu'un pays refuse la partition de son territoire. C'est celui sur lequel s'appuie aujourd'hui la Serbie pour refuser à sa province son indépendance et celui qu'invoque la Russie pour ne pas reconnaître le Kosovo comme État indépendant. Or, si le Canada devait reconnaître ce nouveau pays, il le ferait en fonction de l'expression démocratique d'une volonté de la population kosovare. Il viendrait donner du poids à cet argument juridique qui a aussi prévalu au moment de l'indépendance du Monténégro. Cet argument est aussi celui des indépendantistes québécois.

La seule porte de sortie du gouvernement Harper est de retenir le caractère sui generis de la situation du Kosovo, comme l'a fait hier le chef libéral, Stéphane Dion. Il y a un virage à prendre qui pourrait néanmoins se retourner contre Ottawa un jour. On ne sait jamais ce que réserve l'avenir. Mais, entre-temps, le Canada ne peut être du côté de la Serbie. Ce serait abandonner le Kosovo.

bdescoteaux@ledevoir.com
 
 
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  • Louise Dugal Gaumond
    Abonné
    mardi 19 février 2008 02h41
    L'indépendance du Kosovo
    Je suis tout à fait d'accord avec l'éditorial de M. Descôteaux. Le Canada doit, immédiatement et sans aucune hésitation, reconnaître le Kosovo comme État indépendant, malgré ses craintes que les indépendantistes québécois n'utilisent cette reconnaissance à l'appui de leur propre réclamation.
    L'on ne saurait, en effet, comparer les événements des derniers jours et ceux des dernières années au Kosovo avec la situation que nous avons vécue au Québec depuis les quelques trente dernières années. La population kosovare s'est prononcée quasi unanimement en faveur de l'indépendance (les Serbes qui vivent au Kosovo s'y étant, bien sûr, opposé). Le Parlement, tous partis confondus, a voté unanimement l'indépendance. Peut-on en dire autant au Québec? Revoyons seulement les résultats des référendums et la représentation à l'Assemblée nationale. On est bien loin de l'unanimité!
    Si M. Harper et son gouvernement hésitent à reconnaître le Kosovo, par crainte de revendications à venir des méchants indépendantistes québécois, on pourra se demander si ces bons Canadiens possèdent un sens Politique ou s'ils ne sont là que pour faire de la politique.

    Jean-Claude Gaumond
    Indépendantiste
    Longueuil

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 19 février 2008 03h15
    Le choix d'une nation
    Le Canada serait mal placé pour dire non au Kosovo. On connaît les raisons de la Serbie, de la Russie et de l'Espagne. Celles de la Serbie et de la Russie peuvent, à la limite se comprendre : le Kosovo est le coeur de ce pays slave qu'est la Serbie. Mais tant pour l'Espagne que pour le Canada, les raisons de dire non font ressortir une certaine mesquinerie, d'autant plus que la quasi totalité des Kosovars s'est prononcée librement pour la sécession. Chez nous, même la loi Dion sur la clarté amènerait le Canada à dire oui à une sécession éventuelle du Québec. Et la participation active du ROC pour le non lors des deux référendums québécois reconnaissait implicitement le droit des Québécois de décider unilatéralement de leur avenir au sein ou hors du Canada. Et le danger est pour le moment plutôt théorique, puisque les intentions souverainistes stagnent autour de quarante pour cent. Étant donné les positions claires de l'ONU et de l'OTAN dans le cas du Kosovo, le Canada ne ferait par un non qui s'ajouterait à celui de Kyoto qu'ajouter à son discrédit international déjà très florissant. Mais avec Harper, sait-on jamais ?

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 19 février 2008 06h10
    Un gros bouton blanc au milieu du visage...
    Quelle drôle d'idée que de s'interroger sur cette question!
    Ce serait vraiment un changement de cap renversant que de constater que le régime Harper ne dirait pas comme son mentor lui indique.

    Voyons, encore une fois on discourt pour nous occuper l'esprit!
    Imaginez le scénario fictif que le régime Harper ne reconnaisse pas le Kosovo!
    Imaginez que le chef du commandement de l'OTAN demande aux pays participants un peu plus de chair à canon pour préserver «la démocratie» kosovare! Imaginez que le Canada du régime Harper dise non à l'Empire! Non, mais, vous voulez rire!

    On aurait pu s'attarder sur des sujets plus sérieux, comme le nettoyage sanglant qu'entreprend le régime Olmert. Gaza, a souffert bien plus que le Kosovo et pourtant, qui donc ose parler d'indépendance et de pays respecté par son voisin!
    On parle du peuple du Kosovo qui a souffert, c'est vrai, mais il me semble plus urgent de parler du peuple palestinien qui a souffert et qui souffre encore atrocement. On parle des discours d'Annapolis et de feuille de route, mais on est incapable de dénoncer le manque total de volonté pour qu'un minimum de justice soit faite sur cette terre. Conflit constant, souffrance constante qui s'amplifie, la guerre au terrorisme sera éternelle, les ventes d'armes offrent des perspectives de profits éternels!

    On pourrait parler du bras de fer US versus Venezuela, cette lutte à finir. Exxon Mobil! On pourrait décrire en long et en large cette multinationale, la première au monde qui empoche dans les mille millions par jour... Cette pauvre compagnie poursuit le gouvernement du Venezuela parce qu'elle se sent lésée! La pauvre!
    Pendant 80 ans, elle a pillé le pétrole vénézuélien, avant que Chávez redonne les profits du pétrole au peuple vénézuélien, celui-ci était composé de 70% de très pauvres. Une pauvreté indécente pour un pays qui flotte sur le pétrole... et... aujourd'hui, on ne trouve rien à dire sur cette poursuite hallucinante!
    On pourrait écrire des pages et des pages sur qui est Exxon Mobil.
    On pourrait écrire des pages et des pages sur la réalité vénézuélienne, des pages et des pages sur les réalisations du gouvernement vénézuélien...
    Mais, non, tout ce que l'on trouve à écrire c'est: "Et le Canada ?"
    Comme si tous ne connaissaient déjà pas la réponse! Tabarnouche! Parfois! (même souvent...) les éditorialistes... ouf!

    M. Descôteaux est tout surpris: «Les États-Unis, qui ont déjà accordé leur reconnaissance à ce nouveau pays...» Wow! Et la neige fond au soleil, aussi peut-être!
    Wow! Quelle divulgation, on croirait presque que c'est un sondage qui lui a révélé!
    Non, mais, qu'elle acuité de l'esprit, il constate presque avec surprise que " Les États-Unis, qui ont déjà accordé leur reconnaissance..." Non, mais, avez-vous déjà vu de votre vivant un seul autre pays devenant indépendant arborer autant de drapeaux d'un pays autre que le leur pays naissant! Un drapeau, ce n'est pas rien. Et celui de l'Empire, ce n'est pas rien non plus... Incroyable tout de même!
    «Le gouvernement Harper hésite.» Non, mais on nous prend pour des imbéciles! Va-t-il y avoir de la neige cet été, peut-être!
    Le régime Harper niaise et les journaux jouissent d'écrire des niaiseries.
    "Maxime Bernier a un silence qui exprime l'embarras! Ouf! Si on en est rendu à prendre les arabesques médiatiques pour de l'embarras... On peut se demander si le régime n'a pas augmenté son budget consacré à la propagande!

    M. Descôteaux nous démontre sa superbe maîtrise de la logique et nous explique cette source de l'embarras du régime (comme si un régime s'embarrassait de ces choses) qui consiste à reconnaître une indépendance et mâter d'une main de fer cette idée qui pourrait soudainement surgir à l'intérieur même de ses frontières! Pourtant M. Dion qui "en théorie", n'est pas associer au régime (on en doute depuis le temps qu'il soutient le régime à bout de bras, au point de se ridiculiser!), nous fait la démonstration, sans ombrage, que cette logique ne tient pas la route!
    Youhou, mon petit Stéphane, le Kosovo a-t-il respecté la clarté référendaire???
    Hein! mon petit Stéphane... tu sais, la clarté référendaire!

    M. Descôteaux nous parle de «La seule porte de sortie du gouvernement Harper» Voyons, malgré votre longue expérience, vos années d'analyse politique... vous croyez que le régime Harper a besoin d'une porte de sortie. En plus, vous croyez qu'il n'en n'a qu'une "seule"! Il faudrait se rendre compte que comme dans Sol et Gobelet, les murs n'existent pas et que le régime Harper peut sortir par où il veut et en général, il s'en sort bien!
    Demain. vous nous écrirez un long texte pour nous décrire tout le génie de sa sortie après son discours de reconnaissance! Je vous gage que ce sera Dion qu'il l'aura convaincu! Ah! Ce Dion... Il est fort ce Dion!

    «On ne sait jamais ce que réserve l'avenir.»
    Quoique parfois, l'avenir est comme un gros bouton blanc en plein milieu du visage, on sait bien que tôt ou tard il va péter et que s'il tarde, on va l'aider!

    On appelle ça, un "éditorial"!


    Serge Charbonneau
    Québec

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 09h03
    Le Kosovo et le coco de Sillery
    Que nous dit le coco depuis 10 ans?

    Faut faire un référendum, avec une question "claire" et une majorité "claire". Qu'a fait le Kosovo? Un vote à main levée au parlement où les députés serbophones étaient absents

    Faut ensuite demander la permission au Canada pour quitter? Qu'a fait le Kosovo? Un bras d'honneur à la Serbie qui vient de voter de façon unanime contre la sécession

    Ensuite faut négocier la dette et les frontières? Qu'a fait le Kosovo? Un bras d'honneur

    Le sort des minorités? Le Kosovo s'en fiche complètement.

    Bref, le coco a tout faux. Pourtant il a été le premier à soutenir la sécession du Kosovo!

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 19 février 2008 09h25
    Free Kosova
    On ne voit pas beaucoup de vrais analyses de politiques internationales et on ne s'interroge pas non plus sur le pourquoi des États-Unis qui ne font aucun effort pour le problème Palestinien, Kurde, Tamoul, Tibétain et quelques autres dont la volonté est de devenir aussi des États libres. Laissons la problématique québécoise puisqu'elle est d'un autre ordre car elle ne pose aucun intérêt d'un point de vue géopolitique. La stratégie américaine est celle de se positionner partout dans le monde et avec la Russie exsangue, elle court vite afin de s'installer et en Pologne et autour de la méditerranée. Les dangers sont réels mais ils ne sont pas ceux de la liberté démocratique combien même ce nom est distribué comme bonbon à sucer pour les meilleurs élèves. Le Kosovo est dirigé par des mafiosi et le peuple Kosovar est trompé comme la plupart des peuples de la planète, et ce, de plus en plus. Nous remarquerons aussi qu'il y a la présence militaire celle de la KFOR, la force commandée par l'Otan au Kosovo, déployée depuis 1999 dans la province et qui va y rester après la proclamation d'indépendance et qui sert, on le voit, les intérêts américains. Pour une fois et c'est dommageable pour la sécurité mondiale, Poutine a eu raison de s'insurger. Il est autrement plus crucial de faire une État palestinien que d'en créer des petits, genres Disneyland. Nous remarquerons que ce genre de traitement bancal que nous lisons dans cet édito reste pareil à celui que fait d'une tout autre façon et en plus démagogique, Radio Canada concernant le président Chavez. Dernière remarque, il est dommageable du point de vue de l'information journalistique, que la capacité à en découdre avec les événements mondiaux est meilleure de plus en plus et de mieux en mieux grâce aux commentateurs brillants, informés, réfléchis comme ceux de M. Charbonneau par exemple. Nous voyons sur les murs kosovars, le « Free Kosova » en toutes lettres flambeuses neuves à la forme des lettres de Coca Cola. Jean-Luc Godard a eu raison prémonitoirement de dire en 1965 que nous étions « les enfants de Marx et de Coca Cola. Comprenne qui pourra ».

  • embrun@hotmail.com
    Abonné
    mardi 19 février 2008 09h25
    Fédéralisme contre Nationalisme : le Kosovo n'est pas divisible
    Le cas de l'ancien fédéralisme yougoslave est des plus intéressants car ce sont bien les les serbes ultra-nationalistes et fédéralistes qui tentèrent d'écraser par la force les mouvements nationalistes de peuples disposant d'un territoire qui a servi de base à l'indépendance du Monténégro et du Kosovo...Selon la même logique la communauté internationale considère que le Kosovo n'est pas divisible, et que les ex-fédéralistes serbes demeurant au Kosovo ne pourront faire sécession...Que d'enseignements pour les canadiens et leur épouvantail de la divisibilité de l'intégrité territoriale du Québec...et du plan B de Monsieur Stéphane Dion. Vive l'indépendance du Kosovo....et du Québec. Un jour la feuille d'érable rouge et morte du fédéralisme canadien tombera...pour donner naissance à quelques pays qui adhèreront à un fédéralisme qui sera mondial. Tous les fédéralismes actuels ne sont que transition vers la construction d'un fédéralisme mondial...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 09h33
    Le Canada a raison de prendre son temp
    Il faut ce demander une chose, pourquoi certain pays se sont empresser de reconnaitre le Kosovo. Les USA leurs raisons sont purement stratégiques, on voie la guerre froide avec la Russie qui se réchauffe, de plus le Kossovo se situ à la frontière entre le monde chrétien et le monde musulman et sa position géographique donnera un autre pied à terre au base Américaine. Pour ce qui est des pays Européen, il y a ce sentiment de culpabilité résultat de leur inaction ou plutôt réaction trop lente lors de la guerre civil.
    Oui cette indépendance a le support de toute la population bien qu'il n'y a pas eu de référendum, la brutalité de la guerre civile et le support de la population à cette guerre vaut plus qu'un 50+1 et de plus elle a été votée sans opposition au parlement. Mais quelle sont les frontières du Kossovo, car il ne faut pas l'oublié ce n'était pas une province ou un état mais une région administrative.
    Quel sera la réaction de la Serbie ? Comment seront traité les serbe qui y vivent. Reconnaître le Kossovo pour ensuite y voir une répression barbare des droits de la minorité serbe serait lui accorder une caution.
    Le Canada doit laisser tomber la poussière et observer ce qui arrivera. Puis si tout semble démocratique et que les frontière sont établis alors on reconnaitra ce nouveau pays. En attendant qu'avons-nous à gagner à reconnaître rapidement un nouveau pays qui en passant est un des plus pauvre de la planète.
    Plusieurs se plaignent toujours que le gouvernement Harper suit aveuglément toutes les politiques de l'Oncle Sam, pour une fois qu'il prend une position Canadienne on le critique.
    D'autre diront que tout comme l'Espagne le Canada se retient à cause de sa propre situation avec certain groupe rebelle à l'interne, je crois que cela est trop facile. Supportons le Kossovo, en attendant et voyons ce qui arrivera.
    Il serait très malsain pour le Canada de reconnaître rapidement le Kossovo pour ensuite voir ce pays tomber dans une guerre avec la Serbie. Et cette guerre ne sera pas celle du Kossovo et de la Serbie mais celle de la Russie et des USA en territoire Kosovar et Serbe.
    De toute façon, cette déclaration faite par l'unanimité du parlement et par le support populaire dépasse de très loin toutes les exigences que peuvent imposer la loi sur la clarté référendaire.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 09h39
    N'importe quoi
    Stephane Dion ne reconnaît pas la nation ethnique Québécoise qui a fondée le Canada ET le Québec, mais il reconnaît à ce point la nation ethnique Albanaise au Kosovo qu'il lui accorde la légitimité de partitionner le pays des Serbes fondateurs !

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 19 février 2008 09h54
    Non, non, non, qu'il lui aurait dit
    Si Stephen harper avait consulté George W. Bush au sujet de la reconnaissance des Québécois comme formant une nation, ce dernier lui aurait dit : « Non, non, non, Stephen. Le Kosovo va bientôt déclarer son indépendance unilatéralement et j'ai l'intention de la reconnaître. J'ai besoin d'un pays musulman allié dans mon combat pour le pétrole, non, contre le terrorisme. Si tu fais ça, tu vas te mettre dans la merde. »
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 19 février 2008 10h02
    Le cynisme de M. Charbonneau
    J'ai déjà écrit en privé à M. Charbonneau pour lui faire quelques remarques. Il les a bien prises sur le moment. Il a ensuite fait davantage attention au genre d'humour qui lui était devenu familier et qui lui faisait écrire tout le contraire de sa pensée, et cela, durant plusieurs paragraphes sans jamais laisser entendre qu'il faisait de l'humour. J'ai pu constater qu'il avait amélioré ce détail. Mais combien d'autres critiques de sa part s'éloignent complètement du sujet pour démolir, l'un après l'autre, chacun des éditoriaux auxquels il réagit. Il en épargne peut-être un sur vingt.

    Je ne comprends pas bien ce qui motive cet homme. Pourquoi donc M. Descôteaux devrait-il traiter d'autres sujets que lui, Serge Charbonneau, trouve tellement plus importants, la semaine qui suit la déclaration de souveraineté du Kosovo ? Peut-être aimerait-il que les éditorialistes se mettent à lire toutes ses divagations précédentes pour enfin trouver des sujets «valables» à son point de vue ? Ils ne seraient malheureusement pas encore au bout de leur peine, car leurs accents ne pourraient d'aucune façon rejoindre les siens qui semblent issus de la «science infuse». Comment peut-on apprendre à quelqu'un qui se croit seul en possession de la vérité qu'il aurait avantage à s'ouvrir à l'autre ? J'avoue n'avoir pas la solution, mais j'aimerais assurer M. Descôteaux de mon appréciation de son éditorial de ce jour.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 19 février 2008 10h29
    Le cas du Québec
    D'accord le Québec ce n'est pas le Kosovo... mais nous avons vécu octobre 70 où nos libertés ont pris le bord, puis 80 avec son coup de la Brinks et la présence d'Ottawa, tra là là, puis l'unilatéral 82... toujours unilatéral 26 après, puis 95, là Ottawa a mis le paquet pour nous voler le référendum et, enfin, les commandites et le plan B. Vraiment nous sommes en démocratie! Sans parler du contrôle de la presse à Desmarais, hier, il fallait aller voir les grands titres de tous les quotidiens de Paul où le Kosovo était bien petit, quand il était présent. C'est sans parler de Radio-Can où Maisonneuve... en direct resta seul en direct pour nous parler du Kosovo ! Le citoyen en direct devait se contenter de parler de son... REER ! Où étaient Pauline Marois et Jean Duceppe ? Non le Québec ce n'est pas le Kosovo car les moutons sont facile à tondre et ils en redemandent: ils veulent tous parler la langue de l'autre ! Faut dire que le contrôle des médias est facilité par le peu d'envergure de nos élites. Heureusement qu'il y a VLB ! Faudra être avec lui mardi prochain.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 19 février 2008 12h36
    Si je comprends bien la logique 'dionnienne' ...
    Si je comprends bien la position de M. Dion en regard du Kosovo, il faut que ça fasse mal et qu'il y ait du sang sur les murs pour que l'indépendance d'un peuple prenne son sens. Point, à la ligne.

    Selon cette logique toute 'dionnienne', est-ce dire que le Québec aurait été justifié de déclarer unilatéralement son indépendance après l'infâme "loi des mesures de guerre" et les exactions qui en ont découlées, telles que promues ("Regardez-moi bien aller !!!") par son maître-à-penser Pierre-Elliott Trudeau ? Et, que dire de la triste épopée de 1837 ! Le sang a coulé quelque peu, il me semble... Par ailleurs, les tricheries commanditées à répétition, les fourberies référendaires, ce n'est donc pas de la violence, ça ? Mais non, dirait notre ineffable nouveau politicien tordu, il n'y a pas eu de sang versé ...au sens 'propre' du terme.

    Le brillant ex-professeur aurait-il des problèmes de clarté dans son cheminement sinueux ? Se pourrait-il que l'esprit s'adapte en fonction de ce que l'on soit du bord de l'oppresseur ou dans le camp opposé ?

    Ce que la recherche du pouvoir à tout prix peut rendre petit et mièvre, parfois..., toujours !


    Jean Desjardins
    Laval

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 19 février 2008 13h59
    Je m'incline devant ce M. Audet
    Je m'incline devant ce M. Audet qui, avec toute sa sagesse, a tenté, en vain, de corriger mes imperfections.

    Je crois bien qu'il ne comprendra jamais l'homme que je suis!
    Il y a des choses, comme ça, qu'on ne comprendra jamais! C'est pour ça que la religion existe, pour nous aider à résoudre l'incompréhensible! Priez M. Audet, priez!

    Le sujet de cet édito... le Canada reconnaîtra - reconnaîtra pas le Kosovo?
    En effet, quel sujet! Ouf! Il faut vraiment approfondir la question! On attend impatiemment la suite de ces réflexions importantes...

    Bah! Ce profond sujet, si ça change votre vie et si vous y voyiez un enjeu important pour dénoncer la souffrance du monde et pour comprendre la marche des puissances... bah! Tant mieux pour vous!

    J'avoue que ça m'attriste un brin d'être si peu compris!

    Moi, qui, depuis les judicieux conseils de M. Audet, m'efforce tellement de faire moins de cynisme et plus d'humour compréhensible... malgré toute ma bonne volonté et tous mes efforts... de constater que je suis si peu compris... Vous comprendrez sans doute que c'est difficile et aussi dur à comprendre! Mais, bon... c'est la vie!

    Parlons de choses sérieuses:
    «Le quel côté se rangera le Canada maintenant que le Kosovo a déclaré son indépendance?»
    Là est toute la question!

    C'est presque: "To be or not to be!"


    Serge Charbonneau,
    l'incompris
    Québec

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 14h27
    Les dernières élucubrations de Stéphane Dion
    Déjà c'était gênant avec les pays baltes. Le 30% de russophones (3 fois nos allos, 4 fois nos anglos) n'avaient pas eu le droit de vote aux référendums. A Ottawa on s'était pincé le nez et on avait dit ok. De toute façon les gogos de séparatistes, empêtrés dans leur référendumodite aigue, n'avaient rien vu non plus.

    Déjà c'était gênant avec l'Ukraine, occupée depuis seulement 350 ans. Le Canada avait été le deuxième pays au monde à le reconnaitre (merci au GG qui était un code postal ukrainien) et les gogos de séparatistes n'avaient rien vu non plus. De toute façon ils ne voient jamais rien tellement ils sont poignés avec leur référendite.

    Déjà c'était gênant avec le Timor oriental. Une demi-ile sur 7000 qui se sépare c'est pas banal! Chrétien avait même envoyé un avion pour aider les séparatistes. Le bolide, trop âgé pour traverser le Pacifique, avait de rebrousser chemin
    à Vancouver.

    Déjà c'était gênant avec la Slovaquie. Après tout ca ressemblait un peu au Canada; un tiers deux tiers pis pas de répression de l'un envers l'autre.

    Déjà c'était gênant avec la Slovénie, pis la Croatie, pis la Bosnie surtout. C'était tellement contre la cassette, contre le fédéralisme voie de l'avenir.

    Alors là avec le Kosovo pis le nettoyage ethnique, on s'est dit qu'est-ce que Stéphane encore va sortir de son chapeau? Mais c'est bien mal connaitre les ressources de cet homme car avant même que Harper ait balbutiné un début de réponse, Stéphane avait la sienne: LA SOUFFRANCE.

    Dorénavant, les peuples qui accéderont à l'indépendance devront montrer à la communauté internationale qu'ils ont souffert.

    Québécois à vos libres d'histoire. On commence par la Conquete. Par les 15,000 obus que se sont abattus sur Québec pendant 2 mois de siège. Sur toutes les fermes brûlées 100 km à la ronde. Pis on arrête au référendum de 95 avec ses 247,000 noms sortis de nulle part et ses 300 millions en balles de golf et cravates du Dominion

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 19 février 2008 15h14
    À monsieur Audet
    À mon humble avis, ce qui révolte Serge Charbonneau, c'est de voir les journalistes, éditorialistes et chroniqueurs offrir des analyses superficielles parce qu'ils embarquent les points de vue inspirés ou dictés par les défenseurs du néolibéralisme. Son cynisme vient sans doute aussi de ce qu'il s'informe beaucoup. Difficile d'être fleur bleue quand on voit l'autre côté de la médaille toute bien polie que nous offrent les médias. J'ose espérer qu'il continuera de nous informer.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Svetozar Vesic
    Abonné
    mardi 19 février 2008 15h50
    les analyses de M. Descoteaux
    Ce que messieurs Charbonneau et Montoya tentent de faire passer comme message, c'est que dans un éditorial ou une analyse on ne veut pas lire ce que tout le monde sait déjà ou croit savoir une fois le journal Métro lu en vitesse, on veut plus de profondeur d'analyse, de la finesse et des déductions plus poussées que "le Canada ne peut être du côté de la Serbie. Ce serait abandonner le Kosovo."
    Et comme le titrait the Gazette, après le Kosovo, who's next ? Je suis né en Vojvodine, au nord de la Serbie, où dans certaines régions les hongrois sont majoritaires. là-bas aussi on commence à s'agiter. à quand l'indépendance de la Vojvodine ? et peut-être devrait-on donner quelques Km carrés aux Bulgares, eux qui sont majoritaires près de la frontière du même nom ? j'entends déjà Bush père et fils " Quoi ? donner une partie du Texas aux mexicains ? yeah right ! pourquoi ils ne seraient pas contents chez nous, on ne fait que les exploiter un peu, c'est tout...";
    Ces deux régions serbes avaient justement le statut de territoires autonomes, jusqu'à ce que les Kosovars soient entraînés par des groupes extémistes aux intérêts nébuleux dans le tourbillon de la violence avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui. Lorsque la Serbie leur a retiré leur autonomie, il était trop tard, les US avaient déjà appliqué leur tactique afin d'inciter les Kosovars à un soulèvement.
    Maintenant, pendant que la Russie n'est pas contente de voir les US si près d'eux, beaucoup d'autres pays n'y voient aucun problème (Disneyland est déjà en France), et les pays où les concentrations ethniques sont fortes sont déjà en train d'esquisser leur futur drapeau. On cite l'indépendance du Kosovo comme une "exception à la règle, un précédant historique, etc.". La constuction d'un mur pour les Palestiniens, est-ce aussi une exception à la règle ?

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 15h59
    À lire...Important ...

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