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Afghanistan: un compromis se dessine à Ottawa

Alec Castonguay   13 février 2008  Canada
Ottawa — En moins de 24 heures, le Parti libéral du Canada et le Parti conservateur ont mis suffisamment d'eau dans leur vin pour qu'un compromis sur une prolongation de la mission en Afghanistan pointe à l'horizon. Même si rien n'est encore ficelé, Stephen Harper et Stéphane Dion se sont dits confiants hier d'en arriver à une entente qui permettrait au Canada de rester militairement engagé à Kandahar jusqu'en 2011.

Après le gouvernement Harper qui a fait volte-face tard lundi soir en ce qui concerne la durée de la mission à Kandahar, c'était au tour des libéraux hier de montrer leur flexibilité. Stéphane Dion n'en a d'ailleurs pas fait un mystère. «Les mots de l'amendement à la motion ont été minutieusement choisis pour maximiser la possibilité d'une entente avec le gouvernement, et ce, pour le bien du Canada et de l'Afghanistan», a-t-il dit lors d'une conférence de presse. De fait, le long amendement libéral de quatre pages rendu public hier ne contient aucune référence à une fin des combats en février 2009, comme le claironnent pourtant les libéraux depuis un an. Il s'agissait d'un irritant majeur dans leurs relations avec les conservateurs. «On n'a pas changé d'idée, s'est défendu Stéphane Dion. Mais on a mis l'accent sur ce qu'on veut faire en Afghanistan et non pas sur ce qu'il ne faut pas faire.»

Le chef libéral souhaite que les soldats canadiens laissent au futur pays allié qui viendra donner un coup de main à Kandahar le soin de procéder aux grandes offensives pour chasser les talibans. «Il faut un autre pays pour prendre notre place dans les combats», dit-il. Le Canada devrait plutôt se concentrer sur la formation de l'Armée nationale afghane, assurer la sécurité de ses équipes de reconstruction et accélérer les projets de développement.

Mais dans la pratique, Stéphane Dion a reconnu que les Forces canadiennes pourraient continuer à livrer bataille aux talibans s'il faut assurer la sécurité nécessaire à la reconstruction du pays. «On fait le design de la mission dans son ensemble, mais c'est aux militaires de décider, avec leur expertise, comment y arriver», a-t-il dit. Et si les généraux sur le terrain jugent qu'il faut attaquer les talibans dans un village pour éviter que ces derniers ne fassent exploser les véhicules canadiens, pourront-ils passer à l'offensive? «Ce sera à eux de décider», a répondu le chef libéral. La marge de manoeuvre des militaires sera donc très grande.

Cette latitude a semblé réjouir le premier ministre Stephen Harper, qui jugeait irréaliste de rester à Kandahar sans permettre aux soldats de se battre dans cette province à haut risque. «Le Parti libéral veut maintenant rester en Afghanistan dans la mission militaire jusqu'en 2011, avec certaines demandes auprès de l'OTAN. C'est une position très proche de celle du gouvernement», a-t-il dit lors d'un court point de presse.

Stephen Harper n'a pas exclu la possibilité de soumettre une nouvelle motion qui inclurait les amendements libéraux sur lesquels les deux partis se seront entendus. «Entre nous et le Parti libéral, il y a des points communs très importants et le gouvernement va chercher à élargir ce consensus», a-t-il dit. Le premier ministre n'a pas voulu dire si le vote sur la prolongation de la mission pourrait se tenir avant le vote de confiance sur le budget prévu en mars. Ce vote crucial pourrait renverser le gouvernement. «Nous avons encore du travail à faire pour arriver à un vrai consensus, a-t-il répondu. Le budget approche très vite, alors je ne voudrais pas spéculer.»

Par contre, le premier ministre souhaite que la motion qui sera approuvée par le Parlement n'impose pas à un nouveau pays qui viendrait donner un coup de main au Canada à Kandahar la responsabilité de prendre en charge tous les combats. «Il faut bien l'écrire pour que ce soit clair qu'on cherche un partenaire en Afghanistan. On ne veut pas imposer notre vue à un autre pays», dit-il.

Trois conditions à une prolongation

Si le gouvernement arrive avec une nouvelle motion qui unifie les deux positions, le texte devra contenir trois éléments identifiés comme «non-négociables» par les libéraux.

- D'abord, que l'OTAN assure une rotation suffisante des troupes à Kandahar. Ces soldats devront être opérationnels au plus tard en février 2009, afin de permettre aux troupes canadiennes d'être déployées selon les priorités de la mission, qui sont la reconstruction et la formation.

- Ensuite, que le gouvernement obtienne au plus tard en février 2009 des hélicoptères de transport et des véhicules aériens sans pilote afin de contribuer à la sécurité et à l'efficacité du contingent canadien.

- Finalement, qu'Ottawa informe immédiatement l'OTAN que le Canada mettra fin à sa présence militaire à Kandahar le 1er février 2011. Le redéploiement des troupes des Forces canadiennes à l'extérieur de Kandahar se terminerait donc le 1er juillet 2011.

Les libéraux de Stéphane Dion estiment qu'il faut une date de sortie de Kandahar pour éviter «l'enlisement» et être clair envers l'OTAN. «L'objectif est que les Afghans se prennent en main et puissent défendre leur pays eux-mêmes. En 2011, on aura fait un bout de chemin avec eux et ce sera à d'autres de prendre la relève à Kandahar», a dit le chef libéral.

Les amendements des libéraux dévoilés hier insistent également sur la transparence et l'obligation de rendre des comptes. Comme le révélait Le Devoir hier, les libéraux veulent créer un comité spécial sur l'Afghanistan composé de députés de tous les partis. Les ministres qui dirigent des portefeuilles en liens avec la mission afghane — Affaires étrangères, Défense, ACDI — devraient passer tous les mois devant ce comité spécial.

De plus, les libéraux veulent qu'un rapport sur les progrès et les échecs de la mission soit publié tous les trimestres par le gouvernement. Le texte libéral propose également de nommer un envoyé spécial qui serait chargé de s'assurer en tout temps que la diplomatie, le développement et la défense ont la même importance dans la mission.

La tension baisse d'un cran

Le rapprochement des positions libérale et conservatrice sur l'Afghanistan a fait baisser la tension aux Communes d'un cran. Lors de la période de questions hier, les échanges étaient cordiaux. Pour le chef du NPD, Jack Layton, le rapprochement entre le PC et le PLC était écrit dans le ciel. «Le Parti libéral appuie cette guerre depuis longtemps. On discute simplement des détails. Et nous aurons maintenant une prolongation de trois années et ce n'est pas quelque chose qu'on peut appuyer», a-t-il dit.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, souhaite que ce rapprochement entre les deux grands partis permette de régler la question afghane au plus vite. «Nous, on est clairs, ça doit se terminer en février 2009. [...] Mais il est souhaitable que le vote se fasse avant le budget pour avoir un mandat très clair face à l'OTAN. Sinon, l'OTAN pourrait être devant un pays qui n'a pas pris de décision parce qu'il est en campagne électorale.»






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 13 février 2008 05h07
    Une surprise totale... foudroyante!
    « Alors là!
    Quelle surprise!
    Non, mais, quelle surprise!

    « Afghanistan: un compromis se dessine à Ottawa »

    Je suis presqu'aussi surpris que lorsque Sarkozy a décidé d'aider Harper pour ses 1000 chairs à canon de plus en Afghanistan... Une surprise totale!

    Ah! Que je suis devin!
    Comme Denise Bombardier, je m'embrasse maintenant les mains, d'avoir dit hier...
    « Dion ne veut pas d'élections »
    http://www.ledevoir.com/2008/02/12/commentaires/0802120616244.html


    Mais, trêve de plaisanteries.

    « Stephen et Stéphane se sont dits confiants hier d'en arriver à une entente qui permettrait au Canada de rester militairement engagé à Kandahar jusqu'en 2011 »

    Le mollusque rampe une fois de plus!
    Celui qui s'enveloppe du drapeau des bonnes valeurs, jouit une fois de plus!
    Rien ne change! Le sang n'a pas fini de couler. Les profits n'ont pas fini d'être générés!
    Et nous, on va faire les frais de tout ça. Les frais en impôt et en service réduit, les frais en chair fraîche à canon.
    Support our troops, they will come back in the box!

    « Les mots de l'amendement à la motion ont été minutieusement choisis pour maximiser la possibilité d'une entente avec le gouvernement, et ce, pour le bien du Canada et de l'Afghanistan »
    Ah! Le bien de l'Afghanistan!
    Ce que l'on peut le vouloir, ce bien de l'Afghanistan.
    Le bien des Afghans, le bien des Afghanes... On le veut! On le veut! Probablement même, un peu plus qu'eux-mêmes!

    Heureusement qu'un sondage "fait en Afghanistan" nous l'a "révélé"!
    Ah! Ce que ça nous en révèle, les sondages!
    Je vois d'ici le sondeur, parce que personne ne répondrait à une sondeuse dans ce pays libéré depuis plus de six ans, surtout pour les femmes, je disais donc, je vois le sondeur, les deux pieds dans la boue, avec le pavot et les Talibans tout autour, tout en buvant le peu de thé que ces gens ont, leur demander: Vous voulez que le Canada reste, n'est-ce pas? Et ces pauvres gens, ont fait signe que oui! Et, peut-être, comme en Grèce, le signe de oui, veut dire non! Qui sait? Sait-on vraiment ce que pensent et ce que veulent les Afghans?

    Après plus de six ans avec l'Afghanistan en première page de nos journaux, combien de personnalités afghanes connaissons-nous?

    On parle «pour le bien de l'Afghanistan!» C'est tout à notre honneur!
    Il faut tous les tuer si on veut vraiment leur bien, parce que de toute évidence, ils n'ont rien et ils sont bien décidés à le défendre jusqu'à la mort.

    «Il faut un autre pays pour prendre notre place dans les combats»
    George W Bush
    Ho! Non! Excusez-moi, j'ai lu trop vite, c'est Stephen Dion qui a dit ça!
    Parfois, les discours sont tellement semblables qu'on s'emmêle dans les noms...

    « Stéphane Dion a reconnu que les Forces canadiennes pourraient continuer à livrer bataille aux talibans » Ah! Tiens! Là, je suis vraiment surpris!
    Si ça continue, je ne saurai vraiment plus pour qui voter aux prochaines élections!
    Quoi? Bien oui, les prochaines élections! Quoi? Vous me dites que ce n'est pas pour demain! Mais voyons, hier dans le journal j'ai lu: " Le gouvernement Harper et les libéraux de Stéphane Dion sont en train de mettre méthodiquement la table pour des élections fédérales qui auraient lieu le 14 avril. "

    Stéphane a dit: "c'est aux militaires de décider, avec leur expertise, comment y arriver"
    Parlait-il des élections. Parfois, je crois que je manque d'attention en lisant et je deviens tout confus, heureusement, je suis une exception, je deviens confus facilement et par conséquent, souvent "surpris".
    Je croyais dur comme fer que nous allions en élection. M. Dion a tellement de principes! Et il est tellement intransigeant!...

    « Et si les généraux sur le terrain jugent qu'il faut attaquer les talibans dans un village où il y a de jeunes morveux avec leur pécheresse de mère qui se cache sous sa burqa, s'il faut attaquer pour éviter que ces derniers ne fassent exploser les véhicules canadiens, pourront-ils passer à l'offensive? «Ce sera à eux de décider», a répondu le chef libéral. La marge de manoeuvre des militaires sera donc très grande. »

    Heureusement que les militaires, eux, ont une expertise et savent prendre des décisions... parce qu'au niveau politique... C'est drôle, j'ai toujours cru que c'était les politiciens qui devaient diriger la marche des armées! Ah! Que voulez-vous, les temps changent!

    « Cette latitude a semblé réjouir le premier ministre Stephen Harper...» Ah! Ce Stéphane, quel grand coeur! Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour faire plaisir...

    En voyant tant de négociations, de déclarations, de bonté et de beauté... et en voyant que nous continuerons à marcher dans l'odeur du cadavre et dans le sang avec la haine et la mort pour le bien de... de... euh! des Afghanes... j'ai soudain comme un mal de coeur! On dirait que j'ai envie de vomir! Sans doute je me suis couché trop tard!


    Préparez-vous!
    Bonnes élections!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mercredi 13 février 2008 05h35
    La guerre comme mode de vie au Canada ?
    « Selon moi, la guerre est le dernier moyen à employer pour établir que l'on a raison. D'abord, on peut perdre une guerre et alors, nous aurons davantage tort. Ensuite, la victoire n'est pas éternelle. D'ailleurs, elle sera généralement de courte durée et toujours à refaire. Parlez-en aux palestiniens et à Israêl. Par contre, la guerre servira toujours très bien les armuriers de tous ordres: ce n'est pas la victoire qu'ils veulent, mais la guerre et une guerre, on peut savoir quand elle a commencé, mais on ignorera régulièrement quand elle finira...

    Certaines guerres peuvent également aider à perpétuer certaines craintes, par exemple celles voulant que notre mode de vie baissera si nous déplaisons aux États-Unis. Dans le cas du Canada, il me semble que c'est ce qui se passe avec les États-Unis: ils vivent de la guerre et nous voulons leur plaire, toujours davantage leur plaire. Ils le savent et n'en auront jamais assez. Ces guerres peuvent être très longues. Elles le seront encore plus si le champ de bataille est éloigné et les efforts militaires limités. À mon avis, c'est ce qui se passe actuellement au Canada. Cette institutionnalisation de la guerre peut également servir au développement régional. Au Canada, le développement régional a toujours été un sujet de discussion important. Il peut justifier des investissements militaires, mais pas la guerre.

    Une seule chose pourrait me faire changer d'idée, l'O.N.U., autrement dit un enjeu social mondial qu'on ne pourrait faire avancer autrement que par la guerre. Est-ce le cas? Je l'ignore. Que l'on m'éclaire s.v.p.. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 13 février 2008 06h32
    Logique, logique!
    « Hier, dans son article, Alex Castonguay rapportait ainsi les propos de Stéphane Dion : « interrogé sur la possibilité que le gouvernement tombe lors du vote sur le budget, Stéphane Dion a répondu: «C'est mon pressentiment». Si le parti libéral envisage - envisageait? - de défaire le gouvernement Harper à l'occasion du budget, pourquoi prend-il grand soin de rechercher un compromis avec les positions de S. Harper sur l'Afghanistan, puisque le vote sur le budget aura lieu avant celui sur l'Afghanistan?

    Puisque «les mots de l'amendement à la motion ont été minutieusement choisis pour maximiser la possibilité d'une entente avec le gouvernement, et ce, pour le bien du Canada et de l'Afghanistan», comme S. Dion l'aurait déclaré, c'est de toute évidence qu'il veut en venir à une entente avec la position gouvernementale. Cette logique va-t-elle l'emporter lors du vote de confiance sur le budget? Ou alors, ces tentatives d'accord avec le gouvernement sur la question de l'Afghanistan ne seraient-elles qu'un écran de fumée, à des fins électorales? Autrement dit, lors d'une campagne électorale, le parti libéral se servirait-il de son approche de la question afghane pour se positionner sur cette question?

    La tactique libérale pose actuellement plus de questions qu'elle ne donne de réponses, car le chef libéral ne laisse rien transpirer de ses intentions profondes, qui guident en fait sa pisolitique. Il faudrait pénétrer davantage dans sa psychologie pour établir sa stratégie réelle, mais il semble qu'en fait, il ne tienne pas vraiment au déclanchement actuel d'élections. Si cela se produit lors du vote sur le budget, il pourra en rejeter la responsabilité totale sur S. Harper, en ayant démontré, avec sa recherche d'un compromis sur l'Afghanistan, qu'il est un chef responsable, qu'il ne prend pas les choses à la légère, qu'il tient, comme il le dit, à ce que le Parlement fonctionne. Autrement dit, il joue sur deux tableaux, en rehaussant sa position et en cherchant à mettre S. Harper en posture plus délicate, en cas d'élection.

    On pourrait parler du jeu du chat et de la souris, l'un des chefs étant la souris, ce qui a souvent été le cas de Stéphane Dion, et l'autre le chat, comme se voyait Harper, mais en inversant maintenant les rôles pour que S. Harper devienne une souris prise entre les griffes du chat libéral. Où tout cela va-t-il nous conduire? Et sortira-t-on un jour de l'Afghanistan, pour revenir à la question du moment?

    En cas d'élection, S. Dion devrait changer de position et n'utiliser les tergiversations actuelles que pour valoriser son parti comme parti responsable. La population n'est guère favorable au maintien des troupes canadiennes en Afghanistan, surtout au Québec. Et S. Dion devrait se démarquer des conservateurs s'il veut aller chercher des électeurs, d'autant qu'au Québec, il se trouvera sérieusement concurrencer par le Bloc et même par le NPD qui ont des positions beaucoup plus nettes sur cette question.

    Donc, finalement, S. Dion et les libéraux ne veulent peut-être pas qu'il y ait prochainement des élections? Nous sommes en plein psychodrame ou, plus exactement, psychopolitique. Alors, la logique! »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 13 février 2008 06h56
    À lire: "Dion durcit le ton sur la mission afghane"
    « À lire: "Dion durcit le ton sur la mission afghane"
    http://www.ledevoir.com/2008/02/11/175674.html

    Quand je dis que ce ne sont que des mots... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 13 février 2008 08h03
    Bravo M. Serge Charbonneau !
    « D'accord avec M. Serge Charbonneau qui écrit : «« Et si les généraux sur le terrain jugent qu'il faut attaquer les talibans dans un village où il y a de jeunes morveux avec leur pécheresse de mère qui se cache sous sa burqa»

    Vous avez raison M. Charbonneau, nos militaires s'en vont libérer ces femmes en burga en tuant leurs fils talibans ou pas.

    Bonne idée que celle de tenir un référendum sur la présence de nos soldats chez tous les Afghans du coin mais ça ne se fera pas parce que notre gouvernement aurait peur des résultats.

    Il paraît que nos soldats vont laisser la partie de "search and destroy the bad guys" traduction : (chercher, trouver et tirer les méchants) aux autres soldats français dans le coin de Kandahar, dès qu'ils arriveront pour, enfin, se consacrer à la construction de ce qu'ils ont détruit là si le tempas le leur permet. Nos soldats se contenteraient de répliquer seulement s'ils sont attaqués ou s'ils pensent qu'il y aurait un complot pour ça. Là, ils pourraient procéder à des frappes préventives, tactique bien connues par nos voisins.

    Fait que, nos prochains soldats vont partir avec la mitraillette d'une main et la truelle de l'autre, faire le bonheur des Afghans qui vont les remercier à genoux...éventuellement s'ils ne les ont pas sortis avant. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 13 février 2008 13h24
    Des combats préventifs
    « Si j'ai bien compris le propos de Stéphane Dion, les troupes canadiennes pourront interrompre en tout temps leur mission de reconstruction pour aller combattre des talibans susceptibles de freiner cette reconstruction. Des combats préventifs quoi ! La philosophie bushienne fait du chemin.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

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