Au Canada - Le temps d'attente des immigrants a augmenté de 20 %
Ottawa — Des statistiques rendues publiques par l'opposition à Ottawa montrent que le temps d'attente des personnes souhaitant immigrer au Canada a augmenté de 20 % depuis 2004. Ces données mettent également en lumière de grandes disparités dans la façon qu'ont les autorités canadiennes de traiter les demandes d'immigration en provenance d'un pays ou d'un autre.
Le temps d'attente de certains immigrants est de pas moins de 2300 % supérieur à celui d'autres demandeurs, selon leur pays d'origine et la catégorie d'immigration dans laquelle ils se trouvent.
Un enfant à charge dont le dossier est soumis à des responsables canadiens à Pékin, Séoul ou Ankara, par exemple, a 80 % de chances d'être traité dans un délai de quatre mois. Mais le temps d'attente moyen d'un enfant est de 13 mois à Singapour, 19 mois au Guatemala et 34 mois au Caire.
Des disparités similaires sont observées dans la catégorie des travailleurs qualifiés.
Un travailleur qualifié peut s'attendre à voir son dossier être traité dans un délai de 14 mois à Lima et de 15 mois à Paris. Mais s'il est originaire de Kiev, il devra vraisemblablement patienter pendant une période pouvant s'étirer jusqu'à 71 mois.
«Rien n'excuse la discrimination», a affirmé le député libéral Jim Karygiannis. «Pourquoi ne regardons-nous pas les gens comme des gens? [...] Les choses devraient bouger à la même vitesse, qu'il s'agisse de [quelqu'un] de Grèce, d'Europe, du sud de l'Asie ou de Chine», a-t-il ajouté.
Données non contestées
M. Karygiannis a obtenu des statistiques du ministère canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration en vertu des dispositions de la Loi sur l'accès à l'information. Le député de la région de Toronto a ensuite pris ces données, effectué une série de calculs et conclu que le temps de traitement des dossiers des immigrants souhaitant s'installer au Canada était en hausse, plus précisément de 20 % depuis 2004 et la fin de 2006.
Le gouvernement n'a pas contesté les données rendues publiques, que M. Karygiannis affirme avoir mis des semaines à compiler. Toutefois, les conservateurs ont imputé l'augmentation du temps d'attente aux 800 000 dossiers hérités des libéraux lorsqu'ils ont pris le pouvoir, en 2006.
Mike Fraser, porte-parole de la ministre de l'Immigration, Diane Finlay, a indiqué que le gouvernement avait réagi à la situation en consacrant ses ressources aux catégories jugées prioritaires, en particulier celle de la réunification des familles.
Le temps d'attente de certains immigrants est de pas moins de 2300 % supérieur à celui d'autres demandeurs, selon leur pays d'origine et la catégorie d'immigration dans laquelle ils se trouvent.
Un enfant à charge dont le dossier est soumis à des responsables canadiens à Pékin, Séoul ou Ankara, par exemple, a 80 % de chances d'être traité dans un délai de quatre mois. Mais le temps d'attente moyen d'un enfant est de 13 mois à Singapour, 19 mois au Guatemala et 34 mois au Caire.
Des disparités similaires sont observées dans la catégorie des travailleurs qualifiés.
Un travailleur qualifié peut s'attendre à voir son dossier être traité dans un délai de 14 mois à Lima et de 15 mois à Paris. Mais s'il est originaire de Kiev, il devra vraisemblablement patienter pendant une période pouvant s'étirer jusqu'à 71 mois.
«Rien n'excuse la discrimination», a affirmé le député libéral Jim Karygiannis. «Pourquoi ne regardons-nous pas les gens comme des gens? [...] Les choses devraient bouger à la même vitesse, qu'il s'agisse de [quelqu'un] de Grèce, d'Europe, du sud de l'Asie ou de Chine», a-t-il ajouté.
Données non contestées
M. Karygiannis a obtenu des statistiques du ministère canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration en vertu des dispositions de la Loi sur l'accès à l'information. Le député de la région de Toronto a ensuite pris ces données, effectué une série de calculs et conclu que le temps de traitement des dossiers des immigrants souhaitant s'installer au Canada était en hausse, plus précisément de 20 % depuis 2004 et la fin de 2006.
Le gouvernement n'a pas contesté les données rendues publiques, que M. Karygiannis affirme avoir mis des semaines à compiler. Toutefois, les conservateurs ont imputé l'augmentation du temps d'attente aux 800 000 dossiers hérités des libéraux lorsqu'ils ont pris le pouvoir, en 2006.
Mike Fraser, porte-parole de la ministre de l'Immigration, Diane Finlay, a indiqué que le gouvernement avait réagi à la situation en consacrant ses ressources aux catégories jugées prioritaires, en particulier celle de la réunification des familles.
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