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Le départ de Bush soulage Harper

«Nous sommes inquiets de la direction que prennent les États-Unis depuis un certain temps»

Alec Castonguay   7 février 2008  Canada
Ottawa — Stephen Harper souhaite que l'arrivée à la Maison-Blanche d'une nouvelle administration en janvier 2009 permettra de résoudre certains problèmes entre les deux capitales. Le premier ministre se dit «inquiet» de la direction que prennent les États-Unis dans les domaines de la sécurité à la frontière et de l'environnement. La fin du règne de George W. Bush sera l'occasion d'un «nouveau départ», estime le chef conservateur.

Dans une entrevue accordée il y a trois semaines au magazine Options politiques, M. Harper s'est pour une rare fois attardé à la course présidentielle qui bat son plein les États-Unis.

Le premier ministre Harper ne cache pas que l'arrivée d'une nouvelle administration à Washington, peu importe sa couleur politique, sera un soulagement dans certains dossiers. «Nous sommes inquiets de la direction que prennent les États-Unis depuis un certain temps, même si je ne veux pas faire porter le blâme à qui que ce soit. C'est simplement la réalité», a-t-il dit.

D'abord, il y a des problèmes «qui prennent de l'ampleur» dans le domaine de la sécurité et du commerce à la frontière, estime M. Harper. Les Américains ont en effet multiplié les contrôles de sécurité et les contraintes bureaucratiques, ce qui nuit aux entreprises canadiennes qui exportent aux États-Unis. «Parfois, mais pas toujours, cela a plus à voir avec un sentiment protectionniste qu'avec la sécurité. Ça nous inquiète», a dit Stephen Harper. Selon lui, la communauté américaine des affaires partage ses craintes.

«On a travaillé le plus fort possible avec l'administration actuelle pour prévenir ces changements, mais nous avons maintenant l'occasion d'un nouveau départ avec une nouvelle administration», a dit le premier ministre.

Lors de son passage à New York en septembre dernier, Stephen Harper avait formulé des critiques similaires devant le Council on Foreign Relations. Le nationalisme économique devient néfaste lorsqu'il se transforme en protectionnisme, avait-il dit, ajoutant que les deux pays devaient tout faire pour faciliter le commerce à la frontière, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.

L'environnement

Son de cloche similaire dans le domaine de l'environnement et de l'énergie. Même si le gouvernement Harper n'a pas la réputation d'être un champion de la lutte contre les changements climatiques, le premier ministre affirme que le laisser-aller de Washington dans ce domaine permet aux entreprises américaines de mener une concurrence de plus en plus déloyale aux sociétés canadiennes.

«Nous sommes le plus gros fournisseur d'énergie des États-Unis, mais en même temps, nous sommes un pays signataire de Kyoto. Nous participons à l'effort mondial pour réduire les gaz à effet de serre. Mais ces efforts sont menacés par notre partenaire énergétique, qui n'a aucune cible de réduction et qui ne voit pas ce dossier comme une priorité. Sur ce plan aussi, nous espérons faire plus de progrès avec une nouvelle administration américaine, peu importent le parti ou le président», a soutenu M. Harper.

Il a d'ailleurs affirmé que les positions prises durant l'investiture par les différents candidats, autant démocrates que républicains, sont scrutées à la loupe. «C'est important que le premier ministre du Canada entretienne de bonnes relations avec le président des États-Unis, peu importe le parti au pouvoir. C'est crucial pour les intérêts du Canada. On se prépare donc à travailler avec celui ou celle qui l'emportera», a-t-il dit.

Les déclarations d'Hillary Clinton à propos de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) n'ont certainement pas échappé aux fonctionnaires à Ottawa. La candidate démocrate estime que cette entente devrait être ouverte et modifiée, notamment pour renforcer les normes environnementales et améliorer les conditions de travail. «Je pense qu'il faut revoir nos ententes économiques tous les cinq ans pour être certain qu'elles répondent à nos attentes ou pour faire des ajustements. Et nous devrions commencer par l'ALENA», a dit Mme Clinton le 8 octobre dernier.

Même si cette charge vise davantage le Mexique que le Canada, ce type de déclaration déclenche des alarmes à Ottawa. «En tant que gouvernement, il est évident que nos fonctionnaires analysent et tentent de comprendre les positions prises par tous les candidats, question de voir comment ça influence nos intérêts et ce que nous pouvons faire pour influencer le débat», a dit Stephen Harper dans cette entrevue reproduite dans le dernier numéro d'Options politiques.






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  • Michel Lauzon
    Inscrit
    jeudi 7 février 2008 06h55
    Harper s'en va en guerre...
    Monsieur Harper,

    On annonce l'arrivée d'un autre président : welcomme Freddy !

    Peu importe que ce soit Bush ou non le Canada n'exerce pas sa propre souveraineté.

    Nous sommes plus de 75% à demander un retrait immédiat d'Afghanistan, nous sommes CONTRE LA GUERRE.

    Le Canada est entré en guerre 4 jours après les attentats du 11 Septembre 2001, c'est plus rapide de lancer une guerre que de la finir ?

    Sauf que la majorité du public pense que le 11 Septembre étais un faux attentat terrorriste, il n'y a que les politiciens et les journalistes qui prétendent que c'est une poignée de barbus.

    Vous savez vous-même que c'étais planifié à l'avance. Vous faîtes semblant d'être innocent pour mieux nous mentir. Ça permets de dépenser pour des armes, de justifier plus de sécurité, de créer le PSP et généralement de réduire les droits civils de tout les citoyens sur ce continent.

    Même l'opposition est vendue et s'oppose à rien puisque nous sommes encore en guerre alors que la raison officielle n'existe plus.

    J'aimerais que les députés et les ministres qui votent pour la guerre se fassent donner un fusil et qu'ils soient envoyés les premiers pour se battre si ils y croient vraiment.

    Une autre alternative serait de criminaliser le mensonge, sauf que dans ce cas il faudrais absolument des élections, il n'y aurais plus assez d'élus pour rencontrer le quorum :).

    Juste vous dire qu'en 2008 le public ne crois plus la pièce de théatre d'Ottawa, l'opposition n'existe pas. On paie 308 pingouins $150 000 chacun pour nous tuer et nous vendre aux américains.

    Vous passerez à l'histoire Monsieur Harper et ce ne sera pas flateur.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 7 février 2008 06h59
    Parfois, on nous prend pour des Imbéciles!
    Il y a les mots, il y a les gestes...

    Stephen Harper peut bien dire quoi que ce soit, il ne faut pas vraiment s'attarder à ce qu'il dit, il faut plutôt s'attarder à ce qu'il fait.

    Il est bien facile de dire qu'il voit d'un bon oeil un changement de garde au sud. De toute façon, il y aura un changement (quoique avec McCain...) et qui donc ne souhaite pas le départ de Bush?
    Il est toujours de bon ton de dire ce que la majorité pense. En politique, les paroles sont payantes. Payantes parce que relayé avec force par les médias qui se délectent des paroles, mais craignent de dénoncer les actes.

    «Harper se dit «inquiet» de la direction que prennent les États-Unis dans le domaine de l'environnement».

    Avec une telle déclaration, en y ajoutant un regard à vous tirer la larme au coin de l'oeil (comme seul son mentor sait si bien le faire!), avec la presse qui répète cet élan du coeur, on oublie le fiasco en environnement de Stephen Harper.

    «Nous sommes le plus gros fournisseur d'énergie des États-Unis, mais en même temps, nous sommes un pays signataire de Kyoto.» Ah! Tiens! Nous sommes « signataires » de Kyoto! Stephen Harper, lui-même, le souligne! C'est bien! C'est merveilleux! Peut-on avoir un rafraîchissement concernant les gestes faits pour l'environnement et l'attitude Harper lors des débats. Peut-on avoir un petit rafraîchissement de mémoire sur l'environnement et la production de pétrole pour les ÉU en Alberta et aussi où va le gros du profit et le gros du dégât et qui donc en profite et...

    Bon, laissons parler M. Harper: «Nous participons à l'effort mondial pour réduire les gaz à effet de serre.» Ouf! Ça fait du bien de se le faire dire! On voit vraiment les changements maintenant!


    Le domaine de la sécurité et du commerce à la frontière.
    Les sbires frontaliers sont là pour rester. Depuis le 11 septembre 2001, nous sommes tous des terroristes à terroriser. Je suis encore chanceux de ne pas avoir l'apparence arabe ou trop latino... La sécurité en viendra, non seulement à demander le passeport, mais la puce dans le cou, pour faciliter le passage. Un passage plus rapide et si votre puce indique que vous êtes un indésirable, rapidement une cage vous tombera dessus et les sbires apparaîtront. Est-ce cette facette de la sécurité qui pose problème au bon Harper?

    Je crois que c'est évidemment le commerce, l'argent, la marchandise.
    M. Harper, en plus d'aller prier son dieu à l'église des bonnes valeurs, utilise son livret de banque comme missel. Le librrre échange! Une valeur incontournable. Il ne s'agit pas de liberté humaine, mais de liberté de la richesse. Il faut que les valeurs circulent, c'est bon pour le commerce, pour le missel et pour les saints intérêts privés (n'enlevez surtout pas le "t" à saint).

    Il y a eu tellement de points de friction entre Bush et Harper...
    Vous comprendrez que... bien sûr maintenant qu'il part... on peut bien y aller de quelques déclarations... qui font le régal des journaux!

    «C'est important que le premier ministre du Canada entretienne de bonnes relations avec le président des États-Unis, peu importe le parti au pouvoir. C'est crucial pour les intérêts du Canada. On se prépare donc à travailler avec celui ou celle qui l'emportera»
    Ça, je crois bien que nous l'avions tous compris. Sur ce thème, les paroles et surtout les gestes sont éloquents!

    Hillary Clinton souhaite ouvrir l'ALENA. «Ce type de déclaration déclenche des alarmes à Ottawa.» Harper, lui qui était en paix avec les politiques Bush et doit maintenant bien analyser les nouvelles idées... Hum et on dit qu'il souhaite le départ de son chum!

    Un titre:

    « Le départ de Bush soulage Harper »

    Parfois (même souvent), on nous prend pour des Imbéciles!



    Serge Charbonneau
    Québec

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 7 février 2008 07h53
    Ça va faire, les guerres !
    Il est écrit plus haut : «La fin du règne de George W. Bush sera l'occasion d'un «nouveau départ», estime le chef conservateur.»


    Nous allons tous être soulagés par le départ de M. Bush si ce sont les démocrates qui gagnent la prochaine élection à la présidence. Pourvu ne pas que le «nouveau départ» mentionné n'en soit pas un de nos soldats vers l'Iran et la Corée du nord pour appuyer les Américains qui semblent avoir de nouveau, le goût à l'attaque.

    Ça va faire, les guerres !

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    jeudi 7 février 2008 08h06
    Harpeur : Une girouette électoraliste démagogue ?
    Harpeur aime le pouvoir et tiens à le garder quitte à dire ce que l'électorat veut bien entendre ?

    "Les mensonges et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion." - Paul Valéry

    Il en fut autrement quand l'idéologue disait exactement ce qu'il pensait !

    "Le protocole de Kyoto est le pire traité jamais signé par ce pays." - Stephen Harper 2002, commentant la signature du traité.

    "Le mouvement conservateur américain est un modèle lumineux pour l'ensemble des conservateurs d'ici et d'ailleurs." 1997 devant un parterre d'intellectuels néo-conservateurs américains

    "Il est temps de reconnaître que les États-Unis vont continuer d'exercer un pouvoir sans précédent dans un monde où les règles internationales demeurent incertaines et où la sécurité et le progrès démocratique continuent de dépendre dans une large mesure de
    la possession et de l'emploi de la puissance militaire..." - Discours devant l'Institut de recherche sur les politiques publiques, mai 2003.

    "Le NPD peut être décrit comme un parti de libéraux démocrates, mais c'est en fait pire que cela. Je suis désolé de soulever à nouveau ce point, mais le NPD est un peu la preuve que le Diable existe et intervient dans les affaires des hommes." - Juin 1997, alors que Harper tentait d'expliquer la situation politique canadienne à des Américains

    "Rob est un vrai réformiste et un vrai conservateur. Il fut un véritable supporter pour moi et je suis reconnaissant envers son travail." - Appui au député de Calgary-Ouest Rob Anders, qui déclarait en 2001 que Nelson Mandela était "un communiste et un terroriste".

    "...soyons clair: le Canada n'est pas un pays bilingue. En fait, il est moins bilingue aujourd'hui qu'il ne l'a jamais été... Tout comme une religion, le bilinguisme, c'est Dieu qui a échoué. Cela n'a pas mené à la justice, n'a pas produit d'unité et a coûté des millions
    aux payeurs de taxes canadiens." - Propos sur le bilinguisme dans le Calgary Sun, 6 mai 2001.

    Quoi de neuf docteur ?

    " Je crois qu'il est important d'afficher une image modérée pour gagner une élection."- Stephen Harper, 12 janvier 2006 entrevue avec
    Bernard Derome

    Plus ça change...

    " Le peuple est une masse imbécile faite pour être menée par ceux qui se donnent la peine de le tromper." - Frédéric II de Prusse

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 7 février 2008 09h32
    Merci Jean-François Couture
    Merci à M. Jean-François Couture pour avoir remis les pendules à l'heure.

    Malheureusement, nos valeureux journalistes sont incapables de sortir les propos et les actions du passé récent.

    Les journalistes préfèrent servir la propagande du moment.
    Des perroquets sans tête.

    De notre côté, il faut s'attarder sur l'ensemble des discours et surtout sur les actions et les politiques de ces grandes gueules qui s'enveloppent dans la couverture des belles valeurs et des bonnes intentions.

    Regardons la marche du monde, regardons la marche du Canada depuis que Harper le dirige de main "ferme".

    Il ne faut pas avoir peur de voter pour le "diable"
    Si le NPD est le diable, selon Harper, il devient évident qu'il faut voter pour le diable.

    Serge Charbonneau
    Québec

  • Rémi-Bernard St-Pierre
    Abonné
    jeudi 7 février 2008 10h16
    droles de réactions
    Il règne une telle méfiance à l'égard de Harper, et je la trouve souent injustifié.

    Loin d'être un fan des conservateur, je suis plutot à gauche, je suis neanmoins l'un de ses rares spécimens qui a une confiance en la bonne foi de ce Premier-Ministre. (Malheureusement pas autant en son parti)

    J'ai lu en réaction des gens disant que les médias raffolent de paroles des politiciens, et pourtant, je crois que trop d'entre nous, en plus de s'en raffoler tout autant, s'en rassasient un peu simplement.

    Ne pas admettre que suivre Kyoto sans les Amerloques est une idée fort nuisible économiquement est un manque de rigueur analitique. Je ne pardonne pourtant pas le renie du protocole, mais je suis capable de comprendre que c'est le principal obstacles pour plusieurs à cette entente internationale, et que certaines règles de l'Alena nous piègeront au détour. Cette entente (Alena) ne fut pas signée par Harper, soit dit en passant. Il est pris avec autant que nous.

    Le parti conservateur n'est pas anti-environnementaliste. Il avait d'importantes priorités qu'il était le seul à défendre, mais qui n'était pas au gout du jour. Malheureusement, je n'ai jamais connu personne qui soit aller voir leur programme, se raffolant des paroles de politiciens des autres partis rapportés par les journalistes, qui passent des semaines à ne débattre que des 3 mêmes points.

    La guerre en Afghanistan:

    Je suis pour, et ça m'a pris plus d'un an à me branché.Et je souhaite m'expliquer. Oui il est humainement regretable qu'il ai fallu le 11 septembre 2001 pour qu'on y trouve une raison d'y aller. Oui c'est regretable que Bush mène cette opration. Cette guerre demeure une guerre qui doit avoir lieu, et le peuple souffrant mérite notre intervention. Mon plus grand souhait est que le Canada dirrige sa propre mission en dehors des décisions américaines. Et qu'on aide ce pays à retrouver son honneur d'avant, son droit à l'éducation...

    Imaginer si le Darfour, dans la même situation dans 10 ansqu'aujourd'hui, deviendrait d'une telle banalité qu'on aurait tout oublié. Et que quelques fous montent une attaque contre un pays occidental, et qu'enfin on réagirait. Et qu'au plus grand des malheurs, la gauche anti-guerre s'y opposerait. Car c'est ça qui se passe actuellement en Afghanistan.

    Il y a dix ans, en bon gaugauche, on signait des pétitions d'Amnistie Internationale contre les Talibans et leurs vilaines actions. Eux avaient la barbe pour y rire...

    Harper n'est pas l'un de ces politiciens grand vendeur de prommesses tel qu'on les aime. Et le résultat est qu'on lui reproche de ne pas nous vendre les salades dont on se raffolle tant.

    Rémi St-Pierre

  • Benoît Foulon
    Inscrit
    jeudi 7 février 2008 10h36
    A l'attention de M. Jean-François Couture
    Pardonnez-moi de vous dire que ce n'est pas M. Harpeur, cher M. Couture, mais bien M. Harpère, comme dans Ampère. Répétez après moé: Harpère. Pas si difficile que ça, non?

    Votre dévoué BF

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    jeudi 7 février 2008 14h29
    A l'attention de M. Benoît Foulon
    Cher Benoit,

    J'utilise l'orthographe "Harpeur" tout à fait sciemment parce qu'il utilise le bonhomme 7 heures du terrorisme pour justifier une panoplie de mesures qui ne passeraient pas sans cette épée de Damoclès qu'il brandit à qui mieux-mieux au-dessus de la tête du troupeau docile bien abreuvé à l'étable de Big Media, Big Oil et Big Bro ;)

    L'entourloupette est vielle comme le monde et fonctionne encore à merveille pour les "analphabêtes" fonctionnels qui constituent désormais la majorité de nos concitoyens et qui ne demande pas mieux que de se faire dire quoi penser.

    "The conventional view serves to protect us from the painful job of thinking." - J. K. Galbraith


    PREUVE DE CONCEPT (désolé, pas le temps de traduire)

    "Terrorism is the best political weapon for nothing drives people harder than a fear of sudden death." - Adolf Hitler

    "Dictatorships start wars because they need external enemies to exert internal control over their own people." - Richard Perle

    "As America becomes an increasingly multi-cultural society, it may find it more difficult to fashion a consensus on foreign policy issues, except in the circumstance of a truly massive and widely perceived direct external threat." - Zbigniew Brzezinski, National Security Advisor to President Carter

    "The most brilliant propagandist technique will yield no success unless one fundamental principle is borne in mind constantly...it must confine itself to a few points and repeat them over and over." - Joseph Goebbels, Nazi Propaganda Minister

    ABOUTISSANT...

    "If those in charge of our society - politicians, corporate executives, and owners of press and television - can dominate our ideas, they will be secure in their power. They will not need soldiers patrolling the streets. We will control ourselves." - Howard Zinn, historian and author

    "Only small secrets need to be protected. Big ones are kept by public incredubility" - Marshall McLuhan

    Désolé mais...

    "We are watching a poorly staged rendition of " Wag the Dog" , interpreted for the morbidly stupid and performed by the criminally insane." - Jules Carlysle

    Parceque...

    "Politics is the entertainment branch of industry. " - Frank Zappa

    Terminons tout de même en français...

    "La politique, c'est l'art de consulter les gens sur ce à quoi ils n'entendent rien, et de les empêcher de s'occuper de ce qui les regarde." - Paul Valéry

    BONJOUR CHEZ VOUS ;)

    PS

    "There is no such thing, at this date of the world's history, in America, as an independent press. You know it and I know it. There is not one of you who dares to write your honest opinions, and if you did, you know beforehand that it would never appear in print. I am paid weekly for keeping my honest opinions out of the paper I am connected with. Others of you are paid similar salaries for similar things, and any of you who would be so foolish as to write honest opinions would be out on the streets looking for another job. If I allowed my honest opinions to appear in one issue of my paper, before twenty four hours my occupation would be gone. The business of the Journalist is to destroy truth; To lie outright; To pervert; To vilify; To fawn at the feet of mammon, and to sell his country and his race for his daily bread. You know it and I know it and what folly is this toasting an independent press? We are the tools and vassals for rich men behind the scenes. We are the jumping jacks, they pull the strings and we dance. Our talents, our possibilities and our lives are all the property of other men. We are intellectual prostitutes." - John Swinton, the former chief of staff of the New York Times, called by his peers, "The Dean of his profession," in a speech at the New York Press Club.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 02h27
    Drôle de réaction de ce gaugauche de M. St-Pierre
    Drôles de réactions.

    Je suis aussi à gauche.
    Je n'aime pas la peine de mort.
    Je penche plus facilement pour l'environnement que pour l'argent.
    Pour la guerre, après des années de réflexions, j'en suis venu à la conclusion que oui, ça tue beaucoup d'êtres humains.
    Comme en Afghanistan.

    Je serais pour cette guerre si, après leur "libération", les Américains avaient eu une réception comme à Paris après la libération et si après avoir festoyé, ils étaient rentrés chez eux, en laissant leurs outils et un peu d'argent à ces Afghans et Afghanes libérés qui auraient pu reprendre leur pays en main avec l'énergie et un peu d'aide d'amis les soutenant.

    Je serais pour qu'on aide ce peuple si j'entendais les Afghans le réclamer.
    Ce que j'entends de la part des Afghans, c'est qu'on leur foute la paix.
    Ils sont devenus tellement exaspérés par notre occupation qu'ils préfèrent leurs anciens bourreaux, c'est dire!

    Je me demande quelle sorte de gouvernement on supporte, lorsque l'on parle de torture dans les prisons afghanes, lorsque l'on parle de journaliste condamné à mort, lorsque l'on me parle de prison pour femmes "infidèles", lorsque je vois que les femmes n'osent toujours pas enlever leur burqa, lorsque je vois que les femmes risquent toujours leur vie à vouloir simplement vivre.

    Comme M. Rémi St-Pierre, je suis plutôt à gauche.
    M. St-Pierre qui est "à gauche" et qui a confiance en la bonne foi de ce Premier-Ministre Harper (Harpère comme dirais M. Foulon, qui ne réussit pas à saisir le sens de Harpeur, sans doute dû à son accent régional trop marqué).

    Drôle de réaction de M. St-Pierre qui est à gauche et qui se surprend de la gauche anti-guerre. M. St-Pierre qui est à gauche, faut-il le souligner (et il a bien fait de le dire...) avoue, qu'il y a dix ans, en bon "gaugauche", il signait des pétitions d'Amnistie Internationale contre les Talibans et leurs vilaines actions.
    Et aujourd'hui il supporte un gouvernement qui a des politiques qui ressemblent à celles des vilains Taliban, comme celles-ci:

    « Condamnation à mort d'un journaliste afghan: manifestation à Kaboul »
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080131/CPMONDE
    80131069/1032/CPMONDE

    Il faut bien regarder la photo de cette nouvelle, elle a été prise récemment après six ans de libération des méchants Talibans.

    Ou encore
    « La prison afghane de Jalalabad: l'enfer des pécheresses »
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080206/CPINSOL
    802060804/5846/CPACTUALITES

    Ou encore
    « La prison ignorée de Kaboul »
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080205/CPACTUA
    802050500/5846/CPACTUALITES

    Ou encore
    « Afghanistan - La corruption menace... »
    http://www.ledevoir.com/2007/03/20/135800.html


    Bon, voilà quelques salades dont on se raffole tant! (sic)


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Kristian Bolduc
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 07h47
    M. Har'peur', nous ne sommes pas tous des Benoit Foulon
    Avec un bilan honteux dans les domaines de la démocratie médiatique, de l'environnement et de la justice sociale, voilà que le meilleur allié du grand frère impérialiste lui tourne le dos pour des considérations électoralistes primaires.

    Pas surprenant que l'auteur de la coquille vide sur la reconnaissance « la nation québécoise à l'intérieur du Canada » utilise le même stratagème pour instrumentaliser ses rapports politiques avec son voisin devenu soudainemen inutile.

    Ces manipulations, que M. Couture décrit avec intelligence et esprit, devraient allumer une lumière à tous les M. Foulon du Canada sur le rôle de notre armée en Afghanistan.

    Nous sommes présents dans ce pays, disent à l'unisson nos représentants de l'armée, notre gouvernement ainsi que nos médias inféodés à l'idéologie libérale expansionniste, pour établir une démocratie. Ah bon! Et pourtant...

    En 1996, lorsque les Talibans ont été installés au pouvoir par les Américains, personne en Amérique du Nord ne se souciait des violations des droits de la personne érigées en système, de l'esclavage des Femmes, de la peine de mort et de l'inexistence de la démocratie dans ce pays organisé en clans depuis la nuit des temps. Pratiques largement répandues aujourd'hui sans que la communauté internationel lève le petit doigt. Attitude qui devrait allumer quelques lumières aux partisans du néo-libéralisme harpeurien.

    Personne ne se souciait que l'Afghanistan servait de prétexte géo-politique aux Amerloques pour contrôler une zone stratégique en ressources pétrolières (le Nord de l'Afghanistan et les pays voisins). Noam Chomsky (lire Les Dessous de la Politique de l'Oncle Sam, aux éditions Écosociété), s'appuyant sur des documents officiels américains, démontre avec logique et intelligence le déploiement brutal de l'impérialisme, lequel permet, par un contrôle étanche du discours et de sa diffusion, d'intoxiquer la bonne plèbe foulonienne avec la guerre au terrorrisme et la défense de la démocratie.

    Le Canada, comme plusieurs autres pays dans le monde, est tombé dans le panneau des attentats du 11 septembre 2001 pour prendre le train impérialisme (nos intérêts vitaux qui sont, en fait, ceux de la grande bourgeoisie qui fait affaire avec les Amerloques). Des attentats qui, encore aujourd'hui, soulèvent tellement de questions importantes (lire James Ridgeway et ses Five unanswered questions about 9/11 pour vous en convaincre, ou Michel Bougnon-Mordant et Les États-Unis: la manipulation planétaire pour ceux et celles qui ne lisent pas l'anglais. Ou Éric Laurent et toute son oeuvre de journaliste d'enquête).

    Aussi, il y a le producteur de films Aaron Russo qui raconte, dans le vidéo ci-après sous-titré en français, que David Rockfeller - que Russo avait rencontré quelques mois avant les fameux attentats - lui avait dit qu'un événement sans précédent allait se produire aux États-Unis et que les conséquences permettraient à sa caste (grande bourgeoisie, banquiers et autres financiers majeurs) d'étendre davantage leur pouvoir et leur richesse sur le monde.

    http://www.dailymotion.com/bookmarks/acid-err0r/vi

    Que la peur créée par cette violence téléguidée ouvrirait des portes à une domination totale des États-Unis (traduction: éliminer toutes les formes d'opposition à l'impérialisme amerloque).

    Par opportunisme économique mais aussi par mariage idéologique, Stephen Har'peur' s'est fait le chantre servile d'une politique étrangère américaine fondée sur la brutalité fascisante et l'ingérence systématique, laquelle touche directement le Canada et ses réserves (polluantes et nombreuses)en pétrole dont l'Alberta recèle).

    Les intérêts vitaux du Canada, en terminant, requierrent un tel changement de cap de la part de Har'peur' (pour vous, M. Foulon). C'est la preuve que ce dernier est totalement inféodé aux doctrines américaines sur le néolibéralisme, le darwinisme social et le peu de considération pour la démocratie et les droits de l'Homme.

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