Un membre du bureau de Harper aurait fait preuve d'ingérence
Un membre du bureau du premier ministre Stephen Harper et un important collecteur de fonds pour le Parti conservateur pourraient avoir fait preuve d'ingérence dans deux dossiers distincts, a rapporté hier soir Radio-Canada au terme d'une enquête menée en collaboration avec le quotidien The Globe and Mail.
L'organisateur politique Léo Housakos aurait notamment été présenté à des représentants d'une entreprise d'équipements militaires qui cherchait à se rapprocher du gouvernement Harper pour obtenir des contrats, sous prétexte qu'il était «un bon guide pour ouvrir des portes à Ottawa», a raconté la télévision publique.
Même s'il n'est pas un lobbyiste enregistré, M. Housakos aurait accepté de rencontrer l'entreprise et se serait fait accompagner par Dimitri Soudas, secrétaire de presse et conseiller pour le Québec de M. Harper. Joint au téléphone par un journaliste de Radio-Canada, M. Housakos a affirmé ne pas avoir de souvenir de cette rencontre et a assuré ne jamais avoir reçu d'argent de la part d'un client pour faire du lobby auprès du gouvernement.
Pour sa part, Dimitri Soudas n'aurait pas nié la rencontre, tout en faisant valoir qu'il n'a jamais transgressé les règles d'éthique.
Les deux mêmes hommes auraient aussi joué un rôle dans un dossier impliquant la société immobilière Rosdev, poursuivie en justice par le ministère des Travaux publics, à qui elle loue des complexes.
Selon le reportage de Radio-Canada, les deux hommes auraient tenté de plaider auprès des Travaux publics en faveur de Rosdev, dont le président Michael Rosenberg est un homme d'affaires militant pour les conservateurs dans la communauté juive hassidique de Montréal. Selon des sources anonymes citées par la télévision publique, Dimitri Soudas aurait fait pression pour gagner du temps et retarder les procédures judiciaires contre Rosdev, pour aider un allié politique des conservateurs.
Dimitri Soudas a pour sa part affirmé à Radio-Canada n'avoir que transmis la question au ministère des Travaux publics après qu'elle lui eut été soumise par un conseiller municipal.
L'organisateur politique Léo Housakos aurait notamment été présenté à des représentants d'une entreprise d'équipements militaires qui cherchait à se rapprocher du gouvernement Harper pour obtenir des contrats, sous prétexte qu'il était «un bon guide pour ouvrir des portes à Ottawa», a raconté la télévision publique.
Même s'il n'est pas un lobbyiste enregistré, M. Housakos aurait accepté de rencontrer l'entreprise et se serait fait accompagner par Dimitri Soudas, secrétaire de presse et conseiller pour le Québec de M. Harper. Joint au téléphone par un journaliste de Radio-Canada, M. Housakos a affirmé ne pas avoir de souvenir de cette rencontre et a assuré ne jamais avoir reçu d'argent de la part d'un client pour faire du lobby auprès du gouvernement.
Pour sa part, Dimitri Soudas n'aurait pas nié la rencontre, tout en faisant valoir qu'il n'a jamais transgressé les règles d'éthique.
Les deux mêmes hommes auraient aussi joué un rôle dans un dossier impliquant la société immobilière Rosdev, poursuivie en justice par le ministère des Travaux publics, à qui elle loue des complexes.
Selon le reportage de Radio-Canada, les deux hommes auraient tenté de plaider auprès des Travaux publics en faveur de Rosdev, dont le président Michael Rosenberg est un homme d'affaires militant pour les conservateurs dans la communauté juive hassidique de Montréal. Selon des sources anonymes citées par la télévision publique, Dimitri Soudas aurait fait pression pour gagner du temps et retarder les procédures judiciaires contre Rosdev, pour aider un allié politique des conservateurs.
Dimitri Soudas a pour sa part affirmé à Radio-Canada n'avoir que transmis la question au ministère des Travaux publics après qu'elle lui eut été soumise par un conseiller municipal.
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