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Chalk River était dangereux

30 janvier 2008  Canada
L’ex-présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Linda Keen est allée livrer son témoignage sur la crise des isotopes, hier, à Ottawa.
Photo : Agence Reuters
L’ex-présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Linda Keen est allée livrer son témoignage sur la crise des isotopes, hier, à Ottawa.
Ottawa — Il y avait un risque sur mille que le réacteur de Chalk River, que le gouvernement fédéral a redémarré en décembre malgré des problèmes de sécurité, soit à l'origine d'un accident nucléaire, ce qui est mille fois plus élevé que la norme internationale d'acceptabilité. Le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, maintient que le redémarrage était l'unique solution puisque la communauté internationale ne pouvait pas fournir plus d'isotopes médicaux au Canada. Il promet d'améliorer les communications à l'avenir.

La présidente limogée de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), Linda Keen, a finalement comparu devant le Comité parlementaire des ressources naturelles hier pour expliquer pourquoi, en tant que grande responsable de la sécurité nucléaire au pays, elle s'était opposée à la remise en fonction du réacteur nucléaire ontarien en novembre dernier.

«Certains ont laissé entendre que les risques d'avoir un accident nucléaire étaient faibles, que le réacteur était "suffisamment" sécuritaire. Avec tout le respect que je vous dois, "suffisamment sécuritaire", ce n'est pas assez!», a déclaré Mme Keen aux députés. Pour bien montrer que la CCSN ne s'était pas adonnée à un simple «exercice de style» en appliquant son règlement, elle a largué un chiffre à donner froid dans le dos.

«Il existe des normes internationales établissant ce qui constitue un risque acceptable, a-t-elle déclaré. Dans le cas d'une défaillance d'alimentation, le risque considéré comme étant acceptable sur la scène internationale est d'un sur un million. Les risques qu'un tel événement se produise à Chalk River, sans que les deux pompes soient connectées à un système d'alimentation d'urgence [comme c'était le cas en novembre], étaient d'un sur mille. C'est-à-dire mille fois plus élevés que la norme internationale.» Le réacteur de Chalk River a plus de 50 ans.

Keen d'accord avec la loi spéciale

La présidente déchue a reconnu au gouvernement le droit de relativiser le risque d'un accident nucléaire eu égard à celui d'une crise dans le monde médical, mais il ne lui revenait pas à elle, a-t-elle plusieurs fois répété, d'effectuer cet arbitrage. Elle ne comprend donc pas pourquoi elle a été congédiée. «Le Parlement est l'autorité suprême, a-t-elle déclaré. Ni moi ni aucun Canadien ne contesteraient jamais le droit du Parlement d'agir comme il l'a fait», en votant le redémarrage du réacteur de Chalk River. «Le Parlement était saisi de deux intérêts divergents: la sûreté nucléaire d'une part et le besoin en isotopes médicaux d'autre part. Ce n'était pas une décision facile, et elle a été prise comme il se doit par les représentants élus des Canadiens.»

Comme c'était à prévoir, les députés de l'opposition siégeant au Comité permanent des ressources naturelles étaient tout miel envers Mme Keen, insistant au début de leurs interventions pour s'excuser et dire qu'ils n'étaient pas d'accord avec son congédiement. «Le premier ministre Stephen Harper et le ministre [des Ressources naturelles] Gary Lunn ne parlent pas en mon nom», a indiqué le député libéral Omar Alghabra. Les députés conservateurs se sont montrés beaucoup moins sympathiques, ce qui a donné lieu à quelques prises de bec.

Le ministre Clement sur la sellette

Pour sa part, le ministre de la Santé, Tony Clement, s'est retrouvé sur la sellette pour le temps, jugé anormalement long par l'opposition, qu'il a mis avant de contacter les producteurs internationaux d'isotopes. Comme l'a rapporté Le Devoir dans son édition de lundi, le gouvernement canadien a tenu un appel-conférence avec les exploitants des trois réacteurs européens le 10 décembre, soit la veille du dépôt d'un projet de loi obligeant la remise en fonction du réacteur canadien.

Comparaissant lui aussi devant le Comité parlementaire, le ministre Clement a été obligé hier de confirmer cet échéancier, quoiqu'en ajoutant des détails. Il affirme que son ministère n'a été saisi du dossier que le 5 décembre. (L'exploitant du réacteur, Énergie atomique du Canada limitée — EACL —, avait averti le gouvernement dès le 22 novembre que le réacteur resterait fermé plus longtemps que prévu.)

- Le 6 décembre, Santé Canada contacte «l'Afrique du Sud» et apprend que le réacteur est arrêté.

- Le 7, les ministères se parlent et demandent aux Affaires étrangères d'envoyer un mémo dans les ambassades canadiennes.

- Samedi, le 8, M. Clement appelle à Paris le président d'Arreva, un géant du nucléaire. (Arreva n'exploite pas le réacteur français Osiris, il n'en a que conçu la technologie. Cette tâche revient au Commissariat à l'énergie atomique.)

- Le 10, l'appel-conférence a finalement lieu.

«Je rejette catégoriquement les accusations selon lesquelles, d'une certaine façon, nous aurions évité de contacter les fournisseurs étrangers, a lancé le ministre. Nous avons contacté les fournisseurs étrangers. Un ministre n'appelle pas un président d'une compagnie rivale à Paris un samedi matin si on tente de décourager un approvisionnement alternatif.»

Faire mieux à l'avenir

Le ministre prétend que le redémarrage de Chalk River est apparu comme la seule solution possible parce que les autres fournisseurs étrangers n'auraient pu fournir que 15 % de la production canadienne. «Les autres réacteurs auraient pu nous apporter une aide modeste, mais pour s'assurer que tous les Canadiens obtenaient le bon diagnostic médical et le bon traitement, il n'y avait aucune autre option que de redémarrer Chalk River», a-t-il dit.

Ce taux de 15 % n'inclut toutefois pas l'augmentation de la production qu'auraient pu fournir les quatre autres réacteurs dans le monde. Il représente la marge de manoeuvre qu'aurait pu dégager le réseau de distribution européen en se serrant la ceinture. «En limitant les livraisons, nous aurions pu remplacer de 10 à 20 % de la production habituelle de MDS Nordion [le fournisseur canadien]», explique au Devoir le grand responsable du réacteur français Osiris, Alain Alberman. Il reconnaît malgré tout qu'aucun réacteur européen n'aurait pu remplacer totalement le réacteur canadien, de loin le plus important du monde.

Le ministre a par ailleurs reconnu que les choses auraient pu aller plus rondement. «Ce n'est pas parfait, je suis d'accord.» Il a annoncé que ses fonctionnaires mettront sur pied un plan d'approvisionnement alternatif dans l'éventualité d'un autre arrêt imprévu. Un protocole sera aussi élaboré pour accélérer la communication entre les divers ministères et EACL.

Les députés de l'opposition persistent à croire que le Canada n'a pas appelé à l'aide pour préserver ses parts du lucratif marché des isotopes médicaux. Selon la députée bloquiste Claude de Bellefeuille, la pénurie d'isotopes était «prévisible». «Quand on a un vieux char, on s'assure que, si on tombe en panne, on a notre carte de CAA. Le ministre a failli à sa tâche. Il n'a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter cette pénurie.» Un avis que partage la néo-démocrate Catherine Bells.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, n'en veut pas au ministre Clement, qui a fait ce qu'il a pu selon elle. Elle reproche plutôt à EACL d'avoir tardé à révéler ses problèmes à Chalk River dans le but malicieux de faire à ce point pression sur les politiciens que ceux-ci n'aient d'autre solution que de redémarrer leur réacteur vétuste. «EACL est une agence voyou», a lancé Mme May.

Par ailleurs, notons que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a aussi comparu devant le Comité parlementaire. Elle a indiqué que, contrairement à ce qui avait été rapporté, son rapport de vérification d'EACL ne pouvait laisser présager la crise survenue avant Noël à Chalk River. Elle a toutefois confirmé que, selon elle, le congédiement de Linda Keen à la tête d'une agence supposément indépendante avait eu un écho dans toute la fonction publique. «Il y a une certaine inquiétude, oui.»






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 30 janvier 2008 08h00
    Le congédiement de madame Keen
    « Ce qui me surprend un peu, c'est que madame Keen n'a jamais proposé quoi que ce soit pour rendre Chalk River sécuritaire. S'il est impossible de le faire, pourquoi n'a-t-elle pas recommandé le démentellement pur et simple du réacteur? Pour conserver son poste?
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mercredi 30 janvier 2008 08h25
    "Make yourself atome !"
    « Harpeur défendra bec et ongles les potentats du pétrole, des armes et du nucléaire car quand on creuse le moindrement, on s'aperçoit que ce sont les mêmes corporations et intérêts qui sont servis... "GE anyone" ?

    Corporate Welfare Military Waste and Fraud - $172 billion a year
    In our own research, we found several other examples of GE crimes and civil violations:. *
    www.thirdworldtraveler.com/Corporate_Welfare/Military_Fraud.html

    Et ça c'était avant que 9-11 change TOUT... Depuis c'est pire ;)

    CHAOS = OPPORTUNITÉS = $$$$$

    Greed & Fear Unlimited under the guise of Mindfuck Inc. rules...

    Vivement une traduction française pour "The Shock Doctrine " de Naomi Klein !

    "Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire." - George Orwell »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mercredi 30 janvier 2008 08h59
    La seule réponse vraiment intéressante...
    « C'est bien évidemment de savoir si le système est ou non sécuritaire, ou si le réacteur est toujours aussi dangereux que l'on prétend, et si on nous met en danger en le faisant redémarrer.
    Autrement dit est-ce que le "fouillemerdisme" tant parlementaire que journalistique sert à nous rassurer, ou bien sert-il à étaler le vague à l'âme de vierges offensées?
    Affirmer qu'il y a mille fois plus de risques qu'ailleurs est impressionnant, mais sans préciser, preuves scientifiques à l'appui, d'où l'on tire cette conclusion est plutôt insignifiant.
    La prétendue indépendance de la Commission de sécurité nucléaire, et donc son fonctionnement en vase clos est une invraisemblable absurdité si la Commission n'a pas un accès immédiat auprès du Premier Ministre pour obtenir l'obligation de faire réparer ce qui est présenté comme une effroyable bombe à retardement.
    S'arroger le pouvoir de prétendre régler seule la situation, quasi-judiciarité ou non, amène effectivement à conclure au manque de leadership et à un ego surdimensionné pas mal plus dangereux que la remise en marche du réacteur. »

  • mireille fournier
    Inscrite
    mercredi 30 janvier 2008 09h06
    démocratiquement indignée
    « Je ne m'oppose pas à la décision du gouvernement fédéral quant à remettre en fonction le réacteur nucléaire de Chalk River. Seulement, une chose m'inquiète sérieusement : Le congédiement de Mme Keen de la présidence d'une organisation INDÉPENDANTE, orchestré par le gouvernement fédéral. Et il y a aussi autre chose qui, cette fois, fit bondir l'idéologue que je suis et il s'agit de l'une des déclarations de Mme Keen:
    «Le Parlement est l'autorité suprême. Ni moi ni aucun Canadien ne contesteraient jamais le droit du Parlement d'agir comme il l'a fait.»
    ET DEPUIS QUAND LE GOUVERNEMENT EST-IL L'AUTORITÉ SUPRÊME DANS UNE DÉMOCRATIE??? Où est le peuple canadien là dedans ? Oh... à moins que nous ayons ici une preuve que la démocratie CANADIENNE n'est que pacotille de démocratie...
    Cette femme a perdu son emploi pour avoir fait usage de sa liberté d'expression contre le gouvernement fédéral. Ça aussi c'est indigne d'une démocratie.
    Démocratiquement indignée,
    Mireille »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 30 janvier 2008 09h10
    Énergie sale... salutaire!
    « Pendant que l'on nous lave le cerveau pour combattre les terroristes Talibans, tout provinciaux que nous sommes, nous apprenons que l'exploitant du réacteur le plus gros et l' un des plus vieux du monde, Énergie atomique du Canada limitée (...) se comporte en voyou pour conserver sa part de marché des isotopes, au risque d'un accident nucléaire, à l'ouest de nos frontières... provinciales! GRC vous devez avoir à l'oeil l'EACL, une agence terroriste!

    Alors, maintenant, que fait-on si l'on veut continuer de produire des isotopes avec de l'énergie sale et que nous voulons être "maître chez-nous", madame Marois?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Jean-Pierre Aubry
    Inscrit
    mercredi 30 janvier 2008 09h27
    Donc il n'y avait pas de plan B
    « En nous informant que le ministre Clement "a annoncé que ses fonctionnaires mettront sur pied un plan d'approvisionnement alternatif dans l'éventualité d'un autre arrêt imprévu. Un protocole sera aussi élaboré pour accélérer la communication entre les divers ministères et EACL. " cet article nous confirme qu'il n'y avait pas de plan B. Ceci est inconcevable compte tenu de l'usage essentiel des isotopes, compte tenu de l'âge du réacteur de Chalk River et compte tenu de l'importance du ministère de la Santé (ce n'est pas une binnerie de quartier).


    Ce manque de planification stratégique à Santé Canada nous oblige à poser des questions sur l'attention que ce ministère apporte aux services de base qu'il doit offrir aux Canadiens. Une des questions que je me pose est de savoir si Santé Canada ne passe pas trop de temps à chercher à envahir le champ de responsabilités des provinces et à imposer ses priorités plutôt que de se concentrer sur ce qui est vraiment de sa responsabilité au niveau pancanadien (exemple : approbation de l'utilisations de produits et le contrôle des épidémies). Par exemple, je pense qu'il aurait été plus approprié que Santé Canada passe plus de temps sur la préparation de ce plan B que sur la mises sur pied d'un programme national de vaccination contre le virus du papillome humain qui aurait dû relevé de la décision des provinces.

    Jean-Pierre Aubry »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 30 janvier 2008 10h38
    Quand le nucléaire devient spectaculaire.
    « Ça ne fait aucun doute qu'il y avait danger à Chalk River. Or, force nous est de constater que les «chargés de programmes potentiellement explosifs» qui ne trouvent pas solutions aux dangers de cette envergure, sont tout aussi dangereux que le danger lui-même. Donc, il est normal que des «êtres dangereux» soient tassés, au même titre que le danger doit être évacué. Dans ce brouhaha très précisément nucléaire donnant lieu à un spectacle d'irresponsabilités quasi criminelles, il apparaît également qu'il y ait eu et qu'il y a encore des êtres dangereux au Kremlin fédéral canadien. Mais, il n'arrive jamais que ceux-là s'inculpent et se tassent eux-mêmes, attendant, en cela comme en tout, que l'électorat s'en mêle ou s'en charge!

    Dans la conduite et l'inconduite du dossier Chalk River, comme dans la conduite et l'inconduite d'un nombre grandissant de dossiers impliquant les autorités d'un gouvernement d'élus compétentes et incompétents, les phénomènes de «crânage baveux» ou de «bavage crâneur» ainsi que les conséquences déplorables qui s'en suivent, prennent et tiennent l'affiche, à Petawawa, à Ottawa et partout ailleurs où se greffent et s'affrontent de «gros ego» d'un nombre grandissant de divas, goujats et malfrats.

    À Petawawa, il y a «Anguilles» sous «Roche». On conviendra que Chalk River est la grosse «Roche», mais que les «Anguilles» ne s'y trouvent pas toutes. Par contre, il est navrant de subir, encore et encore, pour la Nième fois de trop, les élans de l'encombrant opportunisme des «Abeilles fédérales de l'Opposition» qui y ont trouvé «Ruche» et miels à suçoter. Le temps des Minoritaires Conservateurs, à Ottawa, érode les Oppositions. Les accros de Duceppe et les acolytes de Layton sont en train de devenir les agents d'une alliance-voyou qui, à toute fin pratique et en considération de la santé de la démocratie canadienne, mériteraient la mise à l'écart que Linda Keen a subie. Ce serait un abus de théocratie? Certes. Mais, les abus de la théocratie subsidiaire sont habituellement à la mesure des abus d'un supposée démocratie qui s'accommode d'arbitraire, d'absolu et de suprême dont se réclament les ayant tous les droits.

    Enfin, la réaction de la très faussement dérangeante et actrice potiche Sheila Fraser qui excelle dans l'art de la diversion et de la consécration de l'inadvertance, est aveuglément et solidairement favorable à la «Femme maltraitée» par «l'Homme brutal» qui l'a congédiée. Ça sent la SO SO SO féministe qui, elle aussi, a quelque chose de «nucléaire», si éméchée soit-elle.

    Ce qui déprime, c'est de voir ainsi que le danger donne lieu à de tels enfantillages? OUF ! On l'aura échappé belle? Peut-être. Peut-être pas du tout...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • François Beaulé
    Abonné
    mercredi 30 janvier 2008 13h44
    Gestion de risques
    « Je ne suis pas convaincu que le Parlement a pris la bonne décision en commandant la remise en marche du réacteur de Chalk River. Et il serait intéressant de savoir quand les systèmes de sécurité recommandés par la CCSN seront opérationnels.

    Pour pouvoir prendre la bonne décision, il faut pouvoir comparer les conséquences d'un manque de radio-isotopes, advenant le cas où les autres pays ne pourraient les fournir en quantité suffisante, avec les effets d'un accident nucléaire.

    Il faut donc établir à quel point les radio-isotopes sauvent des vies en guérissant les malades. Quels sont les taux de guérison des cancers qui peuvent être diagnostiqués par l'usage des radio-isotopes?

    Et il faut pouvoir comparer ces bienfaits avec les conséquences de l'émission de substances radio-actives sur des territoires habités par des gens de tous âges.

    Je doute que le Parlement ait pu prendre une décision éclairée.

    Maintenant, fin janvier 2008, n'y a-t-il pas lieu de procéder le plus vite possible aux modifications sur le réacteur de Chalk River? »

  • Robert Côté
    Abonné
    mercredi 30 janvier 2008 14h46
    Et si elle n'avait fait que son travail.
    « ET si mme Keen n'avait fait que son travail en prenant la décision de fermer une centrale nucléaire vétuste,mal entretenue et non sécuritaire ? Cette pensée me réconforte parce que je vais au lit en me disant que quelqu'un veille au grain.Il semble que m.Harper et ses acolytes ne soient pas très content lorsque quelqu'un dont le mandat est de voir à la bonne marche des choses se dresse devant leurs intérêts.(autre exemple:élection canada).Merçi mme Keen d'avoir eut ce courage. »

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