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Un premier allié répond au rapport Manley - Les Américains n'iront pas aider les Canadiens à Kandahar

Les soldats canadiens auraient ordre de faire moins de prisonniers

Alec Castonguay   30 janvier 2008  Canada
Le rapport Manley suggérait que 1000 soldats supplémentaires des troupes de l’OTAN devraient s’engager à Kandahar pour permettre au Canada d’y poursuivre sa mission. Ces troupes supplémentaires, si elles viennent un jour, ne seront pas formées
Photo : Agence Reuters
Le rapport Manley suggérait que 1000 soldats supplémentaires des troupes de l’OTAN devraient s’engager à Kandahar pour permettre au Canada d’y poursuivre sa mission. Ces troupes supplémentaires, si elles viennent un jour, ne seront pas formées
Ottawa — Pendant que les partis politiques à Ottawa s'escrimaient sur le sort des détenus afghans, un premier pays a répondu hier au rapport Manley. Et pas le moindre. Washington n'a pas l'intention d'ajouter des troupes dans le sud de l'Afghanistan pour aider le Canada à poursuivre sa mission à Kandahar. Le Pentagone estime que les 1000 soldats supplémentaires devraient venir d'un pays européen.

«Il y a plusieurs alliés avec nous là-bas [en Afghanistan] et plusieurs peuvent augmenter leur contribution militaire, a soutenu hier un porte-parole du Pentagone, Goeff Morrell. Nous espérons qu'ils pourront donner un coup de main.» Est-ce que Washington considère la possibilité d'augmenter son contingent pour soutenir le Canada? «Non», a-t-il tranché lors d'un point de presse.

Plus tôt ce mois-ci, l'armée américaine a annoncé le déploiement de 3200 marines dans le Sud afghan pour aider les Britanniques et les Canadiens jusqu'à l'automne. De ce nombre, 2200 arriveront en mars. Mais cette force n'est pas permanente et le Pentagone soutient ne pas avoir de plan pour laisser ces soldats sur place. «Nous n'en ferons pas plus pour l'instant», a dit Goeff Morrell.

Le premier ministre Stephen Harper s'est donné jusqu'au sommet de l'OTAN, en avril, pour dénicher un partenaire prêt à venir aider le Canada à Kandahar. Les États-Unis sont considérés par la plupart des spécialistes, y compris les auteurs du rapport Manley, comme l'allié tout désigné. Le premier ministre devra donc redoubler d'ardeur pour convaincre Washington.

Des détenus relâchés plus vite?

À la Chambre des communes, c'est toutefois la question du transfert des détenus aux autorités afghanes qui a retenu l'attention hier. Le gouvernement Harper a une fois de plus refusé d'éclaircir le flou qui s'installe, mais l'opposition a continué de talonner les conservateurs grâce à de nouvelles informations.

Lorsqu'une allégation très sérieuse de torture dans une prison afghane a fait surface le 5 novembre dernier, l'armée a cessé de transférer aux autorités locales les talibans qu'elle capture sur le champ de bataille. Que fait-elle avec les prisonniers depuis trois mois? Le gouvernement refuse d'en discuter, citant des raisons de sécurité opérationnelle en Afghanistan.

Mais hier, le Globe and Mail affirmait, sources à l'appui, que les Forces canadiennes détiennent les prisonniers sur la base militaire principale de Kandahar, dans une petite prison qui existe déjà. Les cellules de cet endroit sont toutefois conçues pour une détention à court terme, ce qui forcerait l'armée à relâcher plus vite que prévu certains prisonniers. Les soldats canadiens auraient aussi reçu le mot d'ordre de faire moins de prisonniers, faute d'espace suffisant pour les garder.

Le premier ministre Harper a soutenu lundi que l'armée pouvait reprendre le transfert des détenus aux autorités locales à tout moment si elle juge que les prisonniers ne risquent pas d'être torturés. Une porte-parole de l'armée, Isabelle Riché, abondait en ce sens hier. «Les Forces canadiennes décident de transférer les détenus au cas par cas», a-t-elle dit, refusant toutefois de commenter directement les révélations du journal torontois.

Le Globe and Mail soutient aussi que les Forces canadiennes laissent l'Armée nationale afghane (ANA) prendre le contrôle de certaines opérations de combat, ce qui permettrait au Canada de ne pas faire de prisonniers. L'armée afghane peut alors faire ce que bon lui semble des détenus.

Or laisser l'ANA capturer les talibans à la place du Canada revient à faire l'autruche, soutient le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. «Le stratagème qu'il [le gouvernement Harper] a trouvé, c'est de laisser faire le travail par les autres. On ne regarde pas, on n'entend pas et on ne voit pas, alors on n'est pas responsable. Ça n'a pas de sens», dit-il.

Toutefois, le ministre de la Défense, Peter MacKay, a démenti cette information hier. Les Forces canadiennes ne donnent pas la capture des talibans en sous-traitance à l'armée afghane, a-t-il dit. «Ce n'est pas notre pratique.»

L'opposition doute de la parole du ministre. «Il faut vraiment les pousser dans leurs derniers retranchements pour savoir ce qu'ils veulent dire parce qu'ils veulent tromper la population canadienne. Ils l'ont fait à plusieurs reprises», a dit le chef libéral, Stéphane Dion.

De plus, l'armée et le premier ministre ont nié un passage du texte du Globe and Mail, soutenant qu'il n'y avait jamais eu de conversation houleuse concernant les détenus entre Stephen Harper et Rick Hillier, le chef d'état-major des Forces canadiennes. «Cette discussion n'a simplement jamais eu lieu. Le premier ministre et Rick Hillier ont parlé du rapport Manley, pas des détenus», a soutenu au Devoir Holly Apostoliuk, porte-parole de M. Hillier.
 
 
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  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    30 janvier 2008 06 h 15
    Kandahar ?
    Salutations d'entraide honorable tout le Monde,

    Quelques alliéEs de plus ou de moins, qu'importe lorsque guerre et intérêts vont en se dé-plaçant ici et là ou sans direction-orientation préalablement identifiées !

    Qu'importe si Guerre et intérêts se dé-doublent et "s'hyprocrisent" au détriment ou de la vie, ou de la mort... ou de rien du-tout !

    Qu'importe si le Monde éprouve aucune joie à faire-vivre... ensemble et sans frontière... tout autant la Guerre-intérêts de personne que de tout-le-Monde !

    Qu'importe si la paix devient, de plus en plus, un mot "ancien" et sans lendemain !

    Kandahar ? C'est où au juste ? Qu'importe ?

    Allons ! Réfléchissons un-peu chalom !
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  • andré michaud - Inscrit
    30 janvier 2008 08 h 39
    À qui la responsabilité?
    Ceux qui voudraient que la mission de l'ONU en Afghanistan prenne fin et que les troupes de l'OTAN se retirent, logiquement voudront que le gouvernement afghan et sa police s'occupe seul de ses prisonniers comme du reste...sans ingérence!
    Pour ceux qui appuient la mission de l'ONU la responsabilité
    devient partagée, et plus complexe...

    J'appuie monaitairement depuis des années Amnistie Internationale et je veux défendre les prisonnier d'OPINION contre les dictatures, mais les fanatiques religieux sans respect pour la vie humaine n'ont aucunement mon respect.Les ennemis de la vie, des sciences, des arts et de la démocratie sont une menace à la paix mondiale et méritent d'être traités comme tel.Quand ils viendront mettre une bombe au centre ville, leur tendrons-nous l'autre joue?
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  • André Chamberland - Inscrit
    30 janvier 2008 10 h 44
    Des alliés pires que des ennemis
    Les États-Unis d'Amérique ont semé la zizannie dans le monde entier entraînant avec eux plusieurs alliés qui ont accepté de les aider.
    Maintenant que les alliés sont dans la merde jusqu'au cou, les étatsuniens les laissent s'enliser sans les aider.
    Un allié comme les étatsuniens, c'est presqu'un ennemi.
    Ils feront encore appel aux alliés pour toutes leurs prochaines guerres déjà cédulées dix ans à l'avance. Ne nous laissons plus prendre à les appuyer ou à les aider. Ils nous mèneront à notre perte avant de nous envahir nous-aussi.
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  • Michel Lauzon - Inscrit
    30 janvier 2008 12 h 26
    Ça ne changera rien : on va rester en guerre
    Je vous propose de regarder la politique avec un point de vue spécial.

    Depuis un moment je me suis prouvé une hypothèse, c'est devenu une théorie politique. Depuis ce moment je confronte les nouvelles avec cette hypothèse et ça fonctionne trop bien à date, je peut prédire la suite des évènements !

    Voici mon hypothèse : les politiciens font semblant d'avoir des débats partisans pour perdre le public.

    La réalité étant qu'on n'a pas réellement des gouvernements minoritaires, c'est pareil comme les compagnies de savon qui vendent le même produit sous des étiquettes différentes.

    Le bût commun est la guerre. Dion et Duceppe font semblant de poser des questions. Dans le fond ils votent pour la continuer.

    Dion et Duceppe font semblant d'avoir peur de faire tomber Harper. Ils n'ont pas peur du tout. Ils veulent absolument la guerre.

    Power Corporation est l'ancien employeur de P.E.Trudeau, Jean Chrétien, Brian Mulroney et Paul Martin. Paul Desmarais participe avec tout les associations louches américaines qui visent le New World Order à long terme en passant par le PSP pour créer la "North American Union", un seul pays, une seule armée qui servira aussi de police, un seul gouvernement.

    La souveraineté du Canada n'existe plus, la preuve c'est Duceppe et Dion qui votent pour la guerre alors que nous demandons un retrait IMMÉDIAT à plus de 75% !

    CQFD
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  • Philippe Champagne - Inscrit
    30 janvier 2008 17 h 56
    Les États-uniens tournent le dos aux Canadiens.
    Les Américains n'iront pas aider les Canadiens à Kandahar.

    - Extraits commentés


    

    «Washington n'a pas l'intention d'ajouter des troupes dans le sud de l'Afghanistan pour aider le Canada à poursuivre sa mission à Kandahar. Le Pentagone estime que les 1000 soldats supplémentaires devraient venir d'un pays européen», «a soutenu hier un porte-parole du Pentagone, Goeff Morrell,» tel que rapporté par M. Alec Castonguay dans le Devoir du 30 janvier 2008.

    Comme dit le dicton: Avec de tels amis, on n'a pas besoin d'ennemis.

    Voici que George Bush, chef suprême des forces américaines, occasionnel de Stephen Harper, fait suivre à son supposé ami l'idée du Pentagone précitée, cette boîte où les grosses pointures de la Défense prennent des décisions aux conséquences irrémédiables sur certaines parties du monde; agissant à son endroit comme Ponce Pilate, il s'en lave les mains. Non content de ce qui arrive en Irak, voici qu'en plus il jette la pierre à ses alliés virtuels de l'Union européenne, leur transmettant le torchon en Afghanistan. Il a beau jeu, ayant prononcé son dernier discours sur l'état de l'Union, heureusement, ce mois-ci. Et je doute que cette amitié provisoire dure bien longtemps quand George W aura quitté enfin le pouvoir définitivement le 20 janvier prochain. Et à cause du gouvernement à courte vue que nous avons présentement à Ottawa, pendant que l'ex-président se prélassera sur les plages de son état original, le Texas, nos soldats continueront de se battre pour une cause perdue d'avance... et notre confort dérangé comme peuple à cause du belliciste qu'était Stephan Harper, sera loin de ses considérations. D'ici là, combien de nos soldats seront morts au combat dans une terre hostile? Bush aurait-il été en conflit d'intérêt pour ne pas utiliser son droit de veto?

    C'est dans le besoin qu'on reconnaît les vrais amis. Le Canada a été un ami plus intime des États-Unis depuis le 11 septembre 2001, mais cette amitié d'apparence profonde aura duré le temps d'une éphémère en plus d'avoir été à sens unique, donc indécente.

    Et la génération montante aura à subir les contrecoups des dirigeants canadiens en début de millénaire.

    Les États-Unis ont besoin du Canada tant que ce dernier leur sert de chairs à canons et d'éponges à leur nouveau déficit militaire incommensurable.

    Proverbes 30:20 Telle est la conduite de la femme adultère : elle mange, s'essuie la bouche et dit : « Je n'ai rien fait de mal ! » TOB

    http://tribunes.forumslog.com
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