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    Sûreté nucléaire - Ottawa congédie Linda Keen

    16 janvier 2008
    Ottawa — Le gouvernement conservateur a mis sa menace à exécution. Il a limogé hier soir, aux alentours de 23 heures, la présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Linda Keen. En agissant de la sorte, il s'évite le témoignage — probablement embarrassant — de la fonctionnaire, qui était prévu pour cet après-midi à Ottawa.

    Compte tenu de l'heure très tardive de l'annonce, il a été impossible d'obtenir des commentaires de la part du gouvernement ou de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). Mme Keen, qui avait tenu tête au gouvernement dans son affrontement à propos de la centrale nucléaire de Chalk River, aura finalement perdu. Elle reste toutefois encore commissaire à la CCSN.

    Le moment de l'annonce n'est pas anodin. Au cours de la journée hier, les députés siégeant au comité parlementaire des Ressources naturelles s'étaient réunis en séance extraordinaire, bien que la Chambre des communes n'ait pas encore repris ses travaux, pour convoquer des témoins et faire ainsi la lumière sur l'arrêt du réacteur ontarien et la pénurie d'isotopes médicaux qui s'en est suivie. D'un commun accord, les députés s'étaient entendus pour entendre dès ce matin le ministre des Ressources naturelles, Gary Lunn, puis Mme Keen. Tout porte à croire que Mme Keen, ne portant plus le chapeau de présidente, ne témoignera finalement pas.

    Elle ne pourra donc pas répéter ses accusations d'ingérence politique à l'endroit du ministre Lunn. Dans un échange de lettres rendues publiques la semaine dernière, on apprenait que M. Lunn avait menacé de congédier Mme Keen, se disant insatisfait de son refus tatillon de rouvrir le réacteur nucléaire pour éviter une crise médicale. Mme Keen avait répliqué d'une longue missive assassine dans laquelle elle rappelait diriger un organisme réglementaire quasi judiciaire et que les interventions du ministre compromettaient son indépendance. Mme Keen avait même laissé entendre qu'elle contesterait son congédiement.
     
     
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