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4,6 milliards pour 17 avions destinés à l'armée

Alec Castonguay   16 janvier 2008  Canada
Le C-130J est le nouveau modèle destiné à remplacer la flotte vieillissante des Hercules, eux aussi construits par Lockheed Martin.
Photo : Agence Reuters
Le C-130J est le nouveau modèle destiné à remplacer la flotte vieillissante des Hercules, eux aussi construits par Lockheed Martin.
Le gouvernement Harper annoncera cet après-midi qu'il a conclu un contrat avec Lockheed Martin pour l'achat de 17 avions de transport militaire C-130J, au coût total de 4,6 milliards de dollars. Combien l'industrie aérospatiale québécoise touchera-t-elle de cette manne en retombées économiques? La question demeure ouverte.

Ottawa — Le gouvernement Harper annoncera cet après-midi à Ottawa qu'il a finalement conclu un contrat avec le géant américain Lockheed Martin pour l'achat de 17 avions de transport tactique C-130J. Selon les informations obtenues par Le Devoir, le montant du contrat serait de

3,6 milliards de dollars. Une somme à laquelle le gouvernement devra ajouter environ un milliard de dollars pour l'entretien sur 20 ans des appareils.

Les négociations avec Lockheed Martin sont engagées depuis septembre 2006. Le constructeur américain s'était alors qualifié sans appel d'offres, le ministère de la Défense jugeant qu'il était le seul capable de fournir l'appareil souhaité par le Canada. Une interprétation que conteste le géant européen Airbus, qui aurait bien aimé vendre à Ottawa son avion A400M. Le contrat avec Lockheed Martin n'était toutefois pas encore signé. Le Conseil du trésor a approuvé les sommes à verser quelques jours avant Noël.

Le C-130J est le nouveau modèle destiné à remplacer la flotte vieillissante des Hercules, eux aussi construits par Lockheed Martin. Le nouveau modèle est toutefois différent à 70 % de l'ancien. Le Canada possède 32 Hercules, dont une vingtaine arrivent à la fin de leur vie utile. D'ailleurs, seulement 27 peuvent encore voler, les cinq autres étant trop vieux. Les Forces canadiennes se servent des Hercules dans toutes les situations où l'on doit transporter des troupes ou du matériel. Il est souvent décrit comme le «cheval de trait» de l'armée. Trois Hercules sont d'ailleurs utilisés en Afghanistan.

En vertu des lois canadiennes, Lockheed Martin devra réinvestir au pays, sur 20 ans, l'équivalent de la valeur du contrat, soit environ 3,6 milliards de dollars. Dans le milieu de l'industrie aérospatiale, on se demande comment le géant américain y parviendra, lui qui a très peu de liens déjà ficelés avec des entreprises canadiennes.

Combien de ces milliards reviendront au Québec sous forme de retombées économiques? Selon nos sources, le ministre des Travaux publics, Michael Fortier, s'attend à devoir répondre à cette question aujourd'hui, comme il l'avait fait dans le cas du contrat signé avec Boeing (avions C-17) en février dernier. Le sujet est «politiquement sensible», dit-on.

Il semble toutefois que rien n'ait changé dans la politique du gouvernement depuis un an. Une source a affirmé au Devoir que Lockheed Martin n'aurait pas à réinvestir au Québec l'équivalent de son poids dans l'industrie aérospatiale canadienne, soit 55 %. La seule garantie serait que l'avionneur doive investir 15 % des 3,6 milliards au Québec (540 millions), 10 % en Ontario et 10 % dans l'ouest du pays, le reste étant laissé à sa discrétion. Ces planchers de réinvestissement garantiraient au Québec des miettes par rapport à la puissance de son industrie. On en saura peut-être davantage aujourd'hui, lors de la conférence de presse qui aura lieu à l'aéroport d'Ottawa.

L'an dernier, le gouvernement du Québec, par la voix de son ministre du Développement économique, Raymond Bachand, s'était insurgé contre le laisser-aller du gouvernement Harper, qui permet ainsi aux géants américains de faire comme bon leur semble dans le domaine des retombées économiques, au risque de déstructurer l'industrie québécoise en accordant le gros des retombées ailleurs au pays. Le Bloc québécois et l'industrie aérospatiale de la province étaient eux aussi montés aux barricades, sans succès.

L'achat du C-130J est également controversé en raison des nombreux problèmes que cet appareil a connus depuis quelques années. Plusieurs défaillances ont longtemps empêché l'avion de voler dans des zones de combat. Les États-Unis, notamment, ont connu leur lot de difficultés. Lockheed Martin soutient toutefois que les problèmes ont été réglés.






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  • Michel Lauzon
    Inscrit
    mercredi 16 janvier 2008 07h28
    Combien ????
    « L'annonce de cet achat a été faîte le 29 Juin 2006 (voir www.dnd.ca) pour l'achat de 4 cargo C17 "stratégiques" et 17 C130J "tactiques".

    Le total ? Pas loin de 10 Milliards si on se démêle dans la langue de bois de l'Armée.

    Imaginez que le prix du C-17 est de $850 Millions chaque ! Pour ce prix vous pouvez acheter 3 luxueux A380 ou 4 747-400 tout équipés.

    Mais un C-17 est un avion cargo, l'intérieur est vide !

    Wikipedia donne estime le prix d'un C130J à $70 Millions, soit $ 1,2 Milliards. Comment gonfler ce total à 4,6 milliards ?

    Ensuite, la même source donne le prix exact d'un C-17, $202,3 millions. Ça fait $809,2 millions pour 4 appareils. Notez que les médias annonçaient cet automne $850M PAR appareil.

    Selon wikipedia cela vaut 2 milliards, selon le DND on paye 8,3 Milliards. Regardez cela comme vous le voulez on paie 4 fois trop cher.

    Ou va le 6 milliards ? »

  • Roger Dion
    Abonné
    mercredi 16 janvier 2008 11h41
    Les conservateurs qui lavent plus blanc que blanc
    « Cette transaction a été fait, par l ancien ministre de la défense, qui dans une vie antérieur, était lobbiste auprès du gouvernement pour l armé. /DROLE/
    Il y a t il ressemblance, avec les AIRBUS de AIR CANADA , il y a une vingtaine d années.
    C est les meme conservateurs, qui étaient aux pouvoir. Drôle de comparaison. Les vierges offensées, les conservateurs qui lavent plus blanc que blanc.
    QUE DIT LE BOSS /HARPER PREMIER/ une petite enquète seulement pour cette transaction.
    ROGER MONTREAL »

  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 16 janvier 2008 17h02
    Une guerre qui coûte cher
    « Nos impôts et la vie de nos soldats canadiens sont gaspillés pae ce gouvernement qui sème la peur. Harpeur suit son modèle et idole G.W.Bush.
    Quand aurons-nous un gouvernement à nous qui mettra nos valeurs canadienne en avant et cessera ces guerres stupides ? »

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