Ottawa fête ses 150 ans comme capitale fédérale
Ottawa — Certains historiens racontent que la reine Victoria, afin de choisir la capitale du Canada, aurait lancé un dard sur une carte et qu'ainsi, elle aurait désigné Ottawa complètement par hasard.
Pour quelle autre raison, demandent-ils en raillant, Victoria aurait-elle choisi une ville de bûcherons reculée et isolée, située à la jonction de deux rivières et du canal Rideau, comme siège du gouvernement canadien? La réponse: la situation géographique, tout simplement.
«Une des raisons pour lesquelles Ottawa a été choisie, c'est parce qu'elle est éloignée du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, si les Américains décidaient d'envahir le pays, la capitale ne serait pas tout juste de l'autre côté de la frontière», rappelle David Flemming, président d'Héritage Ottawa.
Il note toutefois que la décision de la reine n'avait pas été très populaire en 1857 dans les autres villes qui revendiquaient le statut de capitale, comme Toronto, Montréal, Québec ou Kingston.
«Ottawa, à un certain point, était la négligée, ajoute M. Flemming. Elle était toutefois le deuxième choix de tout le monde. Le choix d'Ottawa en était un que les autres villes pouvaient accepter.»
Selon le Ottawa Book of Everything, le premier gouverneur général du Canada, sir Charles Stanley Monck, semblait aussi détester l'idée. «Ça semble être un acte de folie d'établir la capitale de ce grand pays loin de la civilisation, de l'intelligence et des entreprises commerciales de cette province, dans un endroit qui ne pourra jamais être important et où la classe politique vivra isolée et éloignée de l'action et du public», avait-il écrit. Peu importe, la décision de la reine a tenu et Ottawa célébrera le 31 décembre avec des feux d'artifice son 150e anniversaire en tant que capitale du Canada.
Loin de son image actuelle — une ville de fonctionnaires ennuyante —, Ottawa était plutôt en 1857 une ville de bagarreurs, divisés linguistiquement, les riches anglophones vivant dans la haute ville et les ouvriers francophones, dans la basse ville, explique Dave Mullington, de la Société historique d'Ottawa.
En 1849, la tension avait monté entre les deux solitudes, menant à une émeute près du marché By.
Avec le temps, Ottawa est devenue davantage une ville de fonctionnaires et moins une ville de bûcherons. Aujourd'hui, selon un rapport de Statistique Canada paru le mois dernier, près d'un résidant d'Ottawa et de Gatineau sur cinq travaille pour le gouvernement fédéral.
Pour quelle autre raison, demandent-ils en raillant, Victoria aurait-elle choisi une ville de bûcherons reculée et isolée, située à la jonction de deux rivières et du canal Rideau, comme siège du gouvernement canadien? La réponse: la situation géographique, tout simplement.
«Une des raisons pour lesquelles Ottawa a été choisie, c'est parce qu'elle est éloignée du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, si les Américains décidaient d'envahir le pays, la capitale ne serait pas tout juste de l'autre côté de la frontière», rappelle David Flemming, président d'Héritage Ottawa.
Il note toutefois que la décision de la reine n'avait pas été très populaire en 1857 dans les autres villes qui revendiquaient le statut de capitale, comme Toronto, Montréal, Québec ou Kingston.
«Ottawa, à un certain point, était la négligée, ajoute M. Flemming. Elle était toutefois le deuxième choix de tout le monde. Le choix d'Ottawa en était un que les autres villes pouvaient accepter.»
Selon le Ottawa Book of Everything, le premier gouverneur général du Canada, sir Charles Stanley Monck, semblait aussi détester l'idée. «Ça semble être un acte de folie d'établir la capitale de ce grand pays loin de la civilisation, de l'intelligence et des entreprises commerciales de cette province, dans un endroit qui ne pourra jamais être important et où la classe politique vivra isolée et éloignée de l'action et du public», avait-il écrit. Peu importe, la décision de la reine a tenu et Ottawa célébrera le 31 décembre avec des feux d'artifice son 150e anniversaire en tant que capitale du Canada.
Loin de son image actuelle — une ville de fonctionnaires ennuyante —, Ottawa était plutôt en 1857 une ville de bagarreurs, divisés linguistiquement, les riches anglophones vivant dans la haute ville et les ouvriers francophones, dans la basse ville, explique Dave Mullington, de la Société historique d'Ottawa.
En 1849, la tension avait monté entre les deux solitudes, menant à une émeute près du marché By.
Avec le temps, Ottawa est devenue davantage une ville de fonctionnaires et moins une ville de bûcherons. Aujourd'hui, selon un rapport de Statistique Canada paru le mois dernier, près d'un résidant d'Ottawa et de Gatineau sur cinq travaille pour le gouvernement fédéral.
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