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Le DGE veut des élections à date fixe

Marcel Blanchet penche en faveur de la proportionnelle

Guillaume Bourgault-Côté   22 décembre 2007  Canada
Le directeur général des élections du Québec (DGE) est formel: les élections devraient se tenir à date fixe au Québec, les dimanches. Et pour obtenir des résultats qui respectent au mieux la volonté populaire, un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire est essentiel, dit-il.

Le système actuellement en vigueur fait gaspiller des sommes inutiles aux Québécois, indique le DGE, Marcel Blanchet, dans un rapport volumineux et assez technique remis mardi au ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier. Ce rapport, portant essentiellement sur les modalités d'un mode de scrutin mixte compensatoire, a été dévoilé hier.

«En Ontario, ils ont économisé près de sept millions en adoptant les élections à date fixe», mentionne M. Blanchet en entretien. Or, au Québec, chaque fois que des rumeurs persistantes font état d'un possible déclenchement d'élections, le DGE doit lancer la machine: rencontre avec les directeurs de scrutin, recherche de locaux pour tenir les scrutins, etc. «Ça coûte plusieurs centaines de milliers de dollars», dit M. Blanchet.

Ce dernier estime que des élections tenues à date fixe (Ottawa vient d'adopter la mesure au fédéral, après la Colombie-Britannique et l'Ontario) permettraient aussi de mieux planifier le recrutement du personnel électoral et la recherche de locaux adéquats.

De même, M. Blanchet réitère dans son rapport sa demande pour que les élections se tiennent dorénavant les dimanches, et non les lundis comme c'est actuellement le cas. Là aussi le recrutement du personnel serait plus facile, dit le DGE, et on éviterait de fermer les écoles autrement réquisitionnées un jour de semaine.

Proportionnelle

Ce sont là les deux positions les plus fermes qu'affiche le DGE dans le document transmis au ministre Pelletier. Sauf que le reste, même s'il est présenté sous une forme nuancée, pourrait avoir une incidence beaucoup plus importante sur la démocratie québécoise.

Chargés il y a un an de déterminer les avantages et les désavantages de chaque modèle de scrutin mixte compensatoire intéressant le gouvernement, M. Blanchet et son équipe en arrivent à la conclusion que le système actuel, «s'il a bien servi la démocratie jusqu'à présent, ne reflète pas toujours la volonté des électeurs sur le plan national». «Nous l'avons vu en 1998, quand les libéraux ont obtenu plus de votes mais moins de sièges que le Part québécoise», fait remarquer le DGE au téléphone.

Son organisme a été mandaté l'an dernier par le ministre Pelletier pour tâcher de démêler le bon grain de l'ivraie entre les différentes formules de scrutin applicables au Québec. Le dépôt d'un avant-projet de loi, puis des consultations publiques menées l'an dernier n'avaient pas permis de dégager un consensus.

D'où l'idée de faire appel au DGE, qui a produit ce qu'il juge être «la contribution la plus rigoureuse et la plus scientifique sur les avantages de chaque mode». L'Institut de la statistique du Québec, des mathématiciens et des politologues ont été mis à contribution.

Nouveau type de députés

Essentiellement, le mode de scrutin mixte compensatoire propose la création d'un nouveau type de députés (dits «de liste») qui seraient élus au prorata des votes obtenus par leur parti. C'est ce qu'on appelle les sièges de compensation.

La carte électorale serait donc redécoupée et la population aurait à élire 77 députés de circonscription (au lieu des 125 actuels). On ajouterait à ce scrutin standard l'élection de 50 députés de liste, pour un total de 127 députés.

Cela ferait en sorte que 60 % des députés seraient élus selon le système actuel (scrutin majoritaire), qui cherche à respecter la géographie du vote. Les autres seraient élus en fonction du pourcentage total de vote obtenu par leur parti.

Neuf régions

Mais comment répartir ces 50 sièges de compensation, distribués à la proportionnelle? En simulant des élections, le DGE a étudié trois formules pour déterminer celle qui serait la plus juste et la plus efficace.

Conclusion: avec une formule de compensation nationale comprenant une redistribution régionale, un scrutin à deux votes (un pour le candidat local, l'autre pour le candidat de liste), un seuil de 2 % qui permettrait aux tiers partis d'espérer avoir un député dès lors qu'ils franchissent ce cap, et une alternance de candidats homme-femme sur les listes, le résultat des élections serait plus équitable.

La députation féminine augmenterait, des tiers partis comme le Parti vert ou Québec solidaire auraient des députés, et il y aurait moins de risques que la répartition de la députation ne traduise pas fidèlement le choix de la population.

La formule de compensation nationale avec redistribution régionale est simple: le Québec serait divisé en neuf grandes régions (plus on augmente ce nombre, plus on défavorise les petites formations). Ces régions chapeauteraient donc plusieurs circonscriptions, et elles auraient chacune quelques députés de liste. Par exemple, si les libéraux obtiennent 40 % du vote dans la région 1, ils récolteront 40 % des sièges de compensation à l'enjeu dans cette région.

Le DGE a calculé que, si on fixe à 5 % le seuil minimal pour que les votes donnés à un parti puissent se transformer en gain concret, la distorsion des résultats du vote sera trois fois plus importante qu'avec un seuil à 2 %.

Aussi, l'idée de faire voter la population deux fois favoriserait les petits partis, a-t-on noté au fil des expérimentations. «Il arrive en effet que les électeurs choisissent d'abord un candidat de circonscription appartenant à une formation politique et que leur deuxième vote aille à un candidat de liste d'un parti différent», indique le DGE.

Finalement, l'organisme dit souhaiter que l'introduction d'un nouveau mode de scrutin permette au Québec de rattraper son retard et d'augmenter le nombre de femmes députées.

Le ministre Pelletier a indiqué hier que le rapport du DGE alimentera la réflexion entreprise par le gouvernement et différents groupes. Il n'a pas précisé d'échéancier pour prendre une décision.

Entre 1993 et 2004, sept pays sont passés d'un mode de scrutin majoritaire (comme au Québec) à un mode proportionnel mixte.
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 21 décembre 2007 21h50
    Totalement contre des élections le dimanche
    Des élections à date fixe je ne dit pas non même si je crois que le système actuel est très bien. Car tout comme cela se fait au US nous pourrions nous retrouver dans une situation ou on se retrouverais en campagne pendant toute l'année précédente.

    Pour ce qui est du Dimanche je suis totalement contre, le dimanche est un jour de repos, et que ferions nous si l'on faisait cela le samedi, et que les juif si opposerais et demanderait un accommodement, le vendredi se serait les musulman et les juif en partie car le sabath débute à la fin du jour le vendredi. Le Québec a une tradition chrétienne et le dimanche reste le jour sacré pour encor beaucoup de personne. On ne peu faire cela. Le Québec a beau se dire une société civile, mais il se doit de respecter les droits religieux. Si Jamais on force cela, ce sera à la cour suprême du Canada à décider. Car il y en aura beaucoup pour contester et moi en premier.

  • Alexandre Cormier-Denis
    Inscrit
    samedi 22 décembre 2007 01h59
    Enfin une réforme du mode de scrutin!
    Rappel des abominations que ce système électoral datant du XIXe siècle a produit au Québec...

    Élections de 1948, répartition des voix: UN 51%, PLQ 36%, UE 9%, CCF 1%, Autres 3%.
    Résultats: UN 82 députés controllant 89% de l'Assemblée, PLQ 8 députés (9%), UE 2 députés (moins de 2%)

    Élections de 1973, répartition des voix: PLQ 55%, PQ 30%, PC 10%, UN 5%.
    Résultats: PLQ 102 députés controllant 93% de l'Assemblée, PQ 6 députés (5%), PC 2 députés (env. 2%).

    Vous avez besoin d'autres exemples? Parce que ça continue longtemps si vous voulez...
    Que les dernières élections soient relativement représentatives du vote de la population est le fruit unique du hasard. Je me marre quand j'entends les journalistes nous culpabiliser vu le pourcentage d'abstention aux élections. Qu'on nous propose un système vraiment représentatif et vous verrer le taux de participation grimper en flèche. Mais les élus ne bougeront jamais en faveur d'une réforme telle que suggérée par le DGE car ils ont tout à perdre... et nous continuerons de ne pas voter. Démocratie? non, réélectocratie!


  • Abonné
    samedi 22 décembre 2007 03h55
    Election en fin de semaine
    Depuis 20 ans que nous demeurons en Australie,notre famille trouve la formule du 'vote durant les fins de semaine' très pratique.
    Le vote proportionnel pur est aussi en vigueur ici. Support à la démocratie à 100%.
    Des québécois de coeur vivant en Australie. Merci

  • Steve Beauchamps
    Inscrit
    samedi 22 décembre 2007 06h35
    DGE Plus politique que jamais......
    Prenons ses recommandation une à une

    Élection a date fixe: Argument pour sa coute moins chers ?? sur un budget 55millard un différence de 7 million on va sauver notre système éducation universitaire avec sa. Le problème majeur avec des élection a date fixe est que nos politicien arrêt de faire leur travail 18 mois avant la fin de leur mandat et essaye de nous convaincre qu'il sont les meilleur pour la job il vont même retarde la mise en place de nouveau programme pour que cela les fasse bine paraitre et les élection commence 6mois avant la date porte a porte événement partisan déjà aujourd'hui on peux voir les conséquence de scrutin a date fixe dans le monde municipal Particulièrement a Montréal.

    Les élections le dimanche: Cela fait plus de 7 ans que M. Blanchet essaye de pousser l'idée que l'on tienne le scrutin le dimanche il persuader que le recrutement du personnelle électoral seras plus facile mais expérience municipale et scolaire nous on démontré qu'il on la même difficulté le véritable problème de recrutement sont les salaires on vous demande être présent 14 heures de suite pour un maigre 155$ et vous devez apportés vos deux repas en plus !!!! Essaye de recruter du personnelle après sa?
    Autre argument apporter nos école ne serais plus fermer je crois au contraire nos jeune on besoin de ce symbole fort que sont les élections importance de participer au processus démocratique.

    La Proportionnelle: Une argumentation trop complexe pour ses quelque ligne... mais d'instaurer une alternance homme femme dans les liste a fin d'artificiellement augmenter le nombre femme à l'assemblé nationale, ces tendancieux et pervers. Ces de systématiser une déficience de représentation des femmes et ainsi déclarer notre société incapable d'avoir un équilibre dans représentation de la population. Soulignions également le silence DGE quand a la représentation de plus de 10% de notre population à l'assemble national les communautés culturelle qui très loin notre plus grande lacune? Bien dans ces dernier moi de paranoïa invasion des accommodements raisonnable ses un aspect de la question peu populaire.

  • Parisien Jaque
    Abonné
    samedi 22 décembre 2007 07h26
    Pourquoi pas?
    Je crois sincèrement que la suggestion du DGE est un pas dans la bonne direction compte tenu de taux de participation qui stagne au Québec, d'un mode de scrutin injuste et des horaires quotidiens de plus en plus chargés. Puis, le dimanche me semble une avenue digne d'être empruntée.

    Malgré tout le respect que je dois à l'intervenant précédent, je ne vois pas du tout ce que la religion vient faire là-dedans. Nous parlons ici de quelques heures, au pire, d'un dimanche aux quatre ans, un seul, et non pas de tous les dimanches de l'année.

    Bref, le Dieu des chrétiens, des musulmans, des juifs et tutti quanti pardonnera, j'en suis sûr, à ses disciples. Il est grand temps de revoir notre système électoral et on ne peut permettre, pour des questions religieuses, de s'en tenir au statu quo.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 22 décembre 2007 09h15
    @ M. Archambault
    Même si le dimanche est un jour de repos M. Archambault, nous pouvons aller nous reposer un peu au bureau de votation. Les anciens chrétiens ne pouvaient même pas sortir leur âne qui avait tombé dans le puit, le dimanche. Fallait qu'ils attendent au lundi en espérant que l'âne pouvait nâger jusque là, sinon, ils le mangeaient en ragoût le mardi.

    Depuis ces temps anciens, les Chrétiens ont beaucoup évolué, la grande majorité, ne vont pas à la messe du dimanche. Ils ne verront pas de sacrilège à aller voter ce jour là pour ne pas nuire aux étudiants en classe, le lundi.

  • Jean-Guy Lachance
    Abonné
    samedi 22 décembre 2007 10h09
    totalement pour que les élections se tiennent un dimanche
    Je suis d'accord pour un mode proportionnel mixte,mais à condition quìl y ait un débat dans la population. Je suis pas d'accord a laisser prendre la décision par les députés ou les membres de l'assemblé nationale.

  • David Litvak
    Inscrit
    samedi 22 décembre 2007 10h10
    Quelques erreurs dans cet article
    Bonjour M. Bourgault-Côté,

    Il y a quelques erreurs techniques d'importance dans votre article.

    Le premier et le plus important est que le scrutin compensatoire n'attribue pas 40% des sièges selon les résultats du vote de parti, mais détermine les résultats globaux, avec le vote de parti, puis compense les distorsions du premier niveau de l'élection avec les sièges compensatoires. Autrement dit, le résultat final est proportionnel. Le scrutin que vous décrivez pas inadvertance dans votre texte est une proportionnelle mixte partielle (non-compensatoire).

    Ensuite, le scrutin à compensation nationale avec redistribution régionale, lui, n'attribue pas les votes selon le seul résultat des régions, mais plutôt, selon les résultats du vote de parti national, mais ensuite distribués régionalement. Le scrutin que vous décrivez, lui, est la proportionnelle régionale, une forme de semi-proportionnelle, comme le démontre le rapport du DGEQ, parce qu'il ne donne pas des résultats proportionnels, loin de là, surtout si les circonscriptions régionales sont petites.

    Ceci dit, il faudrait dire aux rédacteurs en chefs des médias québécois de faire réviser vos articles par des spécialistes, avant de les publier avec, tout de même, d'importantes erreurs. Ce n'est pas rancunier, Mario Roy avait aussi publié un article avec des erreurs similaires sur le cas ontarien il y a quelques mois. Le problème, c'est qu'un journaliste ne peut pas comprendre ce genre de détails techniques, avouons-le, assez subtils, à moins d'être initié à ces questions.

    Cela illustre par ailleurs la technicité du débat et la facilité avec laquelle les politiciens peuvent passer des sapins à la population. Le mode de scrutin est très critique pour le paysage politique d'un pays. Pour cette raison, et parce ces mêmes élus sont en flagrant conflit d'intérêt, je suis partisan d'une Assemblée citoyenne indépendante, pour proposer un changement de scrutin aux Québécois (www.assemblee-citoyenne.qc.ca).

    Je me permets de vous suggérer de contacter M. Pierre Serré, l'un des spécialistes les plus compétents au Québec sur cette question, pour réviser les aspects techniques de vos articles avant publication. Il serait sage que le rédacteur en chef du Devoir ait son numéro de téléphone en main, et de le contacter au préalable, quelques jours avant, pour que la révision puisse se faire aisément, sachant que le temps presse parfois pour la presse!

    Très cordialement,

    David Litvak

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 22 décembre 2007 12h58
    La proportionnelle est le hic
    Pour les éledctions à date, je suis une peu sceptique par rapport à la proportionnelle.

    J'aurais préféré qu'on oriente la réforme vers un deuxième vote pour un premier ministre tout comme on le fait au municipal. Je serait plus représentatif de la volonté populaire.

    Le problème de la proportionnelle est que les candidats vedettes des partis ne seront pas obligées de passer par un comté pour être élus. Ils ne représenteront pas des électeurs mais une plate-forme électorale décidée en caucus partisan.

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 22 décembre 2007 17h48
    En sortant de la messe
    Monsieur Archambault rejette le vote dominical parce que le dimanche a été et doit demeurer le jour du Seigneur. Pourquoi pas alors établir les bureaux de scrutin dans les églises pour que les gens puissent voter en sortant de la messe. L'Église devrait normalement accorder son appui à cette proposition puisqu'elle pourrait contribuer à augmenter l'assistance à la messe. Et pourquoi pas aussi dans les mosquées au jour qui conviendrait aux musulmans, dans les synagogues, etc. Ouf !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    dimanche 23 décembre 2007 04h57
    Très heureux du point de vue du DGE proportionnelles à date fixe
    Nous sommes plusieurs à être très heureux des orientations proposés par Monsieur Blanchet. Il est clair cependant que les adorateurs du pouvoir ne lâcherons pas le morceau quels qu'ils soient. C'est pourquoi il y a 4 citoyens qui ont décidé d'aller à la cours pour tenter de faire invalider la loi électorale actuelle ... vous pouvez aller voir leur site et vous informer. www.ardd.qc.ca

  • Jennifer Hazel
    Abonnée
    dimanche 23 décembre 2007 05h37
    @ Claude Archambault
    Je ne suis pas une régulière des commentateurs sur le site alors je ne sais pas dans quelle ligne de pensée vous vous situez normalement... Alors j'ai espoir que votre intervention était peut-être du sarcasme un peu poussé pour exprimer un certain ras-le-bol que vous avez envers certaines tournures que prennent certains débats récemment.

    Par contre, si vous êtes vraiment sérieux dans ce que vous avancez, eh bien, je souhaite fortement que l'on décide d'adopter cette mesure qui consisterait à aller voter le dimanche. Ainsi, la démocratie québécoise se verra soulagée de ne pas avoir à tenir compte de bulletins de vote remplis par des individus appartenant à votre catégorie car vous vous abstiendrez probablement de voter en guise de protestation.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 23 décembre 2007 08h25
    @ Roland Berger
    Bonne suggestion de M. Berger : «Pourquoi pas alors établir les bureaux de scrutin dans les églises pour que les gens puissent voter en sortant de la messe». Ça devrait être très bien recu par monseigneur Ouellet de Québec et on pourrait prendre les confessionnaux, peu utilisés, comme isoloirs pour y faire notre devoir à la place d'y déclarer nos péchés.

    Il y aurait même un élément culturel de retour. On se rappelle que les curés québécois, ont déjà décrété du haut de leur chaire, que le ciel est bleu et l'enfer est rouge, dans le but d'influencer un petit peu le vote de leurs ouailles que la description de l'enfer, avec raison, effrayait. Est-ce que la réunion de la religion et de la votation vont sauver le Québec de sa perte ? Grande question.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 23 décembre 2007 11h08
    Voter est-ce un accommodement raisonnable
    À vouv voir discuter de l'opportunité de voter le diomanche, on est en train de revenir au débat laïcité vs religions.

    Car dans le fond c'est ce qui anime les interventions sur le sujet.

    Quand à Pierre Véronneau l'écolo de service, vous devriez prôner pour le vote électronique, vous savez ce qui a causé des remous aux élections municipales.

    Moins de papier de la foret boréale et mois de poollution dans nos site d'enfouissement. C'est ce que vous cherchez, non ???

    Au fait le parti vert esy encore à 6% et la proportionnelle vous donnerait une voix à l'assemblée mnationale. La proportionnelle complique les affaires en incrustant des partis marginaux qui épousent des causes marginales...

    Je me vois mal reconnaitre le parti marxiste-Lénioniste et le parti vert, etc... Ils n'ont pas l'appui populaire suffisant...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 23 décembre 2007 11h24
    @ Jennifer
    Oui il y avait du sarcasme dans ce que je disais, mais aussi il y avait du vrai, car les Québécois on dit clairement leur attachement à leurs valeurs lors de la commission sur les accommodements. Et si il faut suivre logiquement la volonté populaire, du respect de nos valeurs il faudrait respecter le dimanche.
    Ceci dit, je ne suis pas favorable aux élections à date fixe ni à une trop grande pluralité de la représentation, car les partis qui n'obtiennent pas un nombre de vote significatif, ne devrait pas avoir de statut ou de représentation. Ils sont majoritairement des partis marginaux avec des idées marginales qui ne feraient qu'alourdir un système déjà lourd.
    Par contre je suis pour une représentation plus équitable de la députation qui représenterait le vrai vote.
    Encor aussi je n'aime pas d'introduire des candidat féminin juste parce qu'ils sont féminin, laissons la démocratie décider qui les représentent et si un candidat féminin est meilleur alors on décidera, mais il ne faut pas exclure un bon candidat parce que celui-ci changerais les ratios.

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    lundi 24 décembre 2007 19h42
    Mieux vaut tard que jamais.
    J'ai coutume de m'annoncer ainsi quand le sujet abordé date.

    Je rappelle seulement que dans la foulée de la proportionnelle, si dans 5 ans 60 % des suffrages sont exprimés soit pour le PQ soit pour QS en faveur de la souveraineté, nous serons légitimés aux yeux du monde entier de déclarer unilatéralement le soir de l'élection, l'indépendance, quitte à tenir ensuite un référendum demandant si nous voulons que notre nouveau pays s'associe économiquement avec le Canada oui ou non.

    Pour ce qui est des élucubrations de Marcel Blanchet de nous faire voter le dimanche, je me demande si Steve Beauchamps qui me suit n'a pas raison, que la question est hautement politique.

    Ainsi, je me rappelle avoir envoyé à Micheline Normandeau, alors ministre de l'éducation, un courriel à l'effet que le vote du dimanche serait encore moins participatif. Pensez aux élections scolaires à 13 % quand tenues le dimanche à date fixe aux 4 ans.

    Non merci! J'ai comme l'impression que ça ferait trop l'affaire des libéraux d'avoir la proportionnelle; ils s'assureraient ainsi de détenir le pouvoir en permanence.

    Déjà que la démocratie en prend un coup dans les démocratures où nous vivons: plus droit de fumer, obligation de porter le casque à vélo, d'attacher sa ceinture...les libéraux sont des paternalistes patentés qu'il faut retourner vite à la fournaise de l'opposition où ils sont plus efficaces qu'au pouvoir.

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