lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 01h03


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Kyoto, une erreur à ne pas répéter, dit Harper

Alexandre Shields   26 novembre 2007  Canada
À une semaine de l'ouverture de la conférence onusienne de Bali, en Indonésie, où l'on doit entamer les négociations sur les suites à donner au protocole de Kyoto, le premier ministre canadien, Stephen Harper, a mis cartes sur table hier: ce traité international est une erreur que le monde ne doit jamais répéter, a-t-il dit.

Alors que se concluait la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, à Kampala, en Ouganda, M. Harper a qualifié l'accord sur les changements climatiques de document présentant des failles majeures, et il a prévenu que le Canada n'appuierait aucun nouveau traité comportant de telles lacunes.

Le premier ministre a estimé que la principale erreur de Kyoto avait été d'imposer des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre à trois douzaines de pays, mais pas aux autres, parmi lesquels les plus grands pollueurs du monde, comme les États-Unis, la Chine et l'Inde. L'Agence internationale de l'énergie a justement indiqué cette semaine que 60 % de la hausse mondiale des émissions de gaz à effet de serre viendrait de la Chine et de l'Inde.

«C'était l'erreur de Kyoto», a-t-il lancé à un parterre de journalistes, au terme du sommet de Kampala.

«Nous avons déjà tenté l'approche "un tiers des pays auront des cibles obligatoires et espérons que les autres suivent l'exemple". Nous y sommes déjà. Et ça n'a pas fonctionné», a ajouté le chef conservateur.

Samedi, il avait déjà souligné que tout accord international sur les changements climatiques devait inclure des cibles contraignantes pour chaque pays, mais que ces cibles devaient être flexibles pour refléter la réalité économique de chaque pays. «Nous n'accepterons pas un cadre qui est contraignant pour certains pays, mais pas pour d'autres, a dit M. Harper en conférence de presse. C'est une recette pour l'échec sur la question des changements climatiques. Nous avons déjà un protocole comme ça, et il ne fonctionne pas.»

Hier, le premier ministre a donc fait valoir que le Canada se présenterait à Bali avec une proposition relativement simple dans ses cartons: tous les importants pollueurs doivent être de la partie, faute de quoi il n'y aura pas d'accord après la première phase de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012. Il est cependant plus qu'urgent que les pays s'entendent sur une réduction des gaz à effet de serre, à la lumière des conclusions du rapport synthèse du Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique, publié le 18 novembre.

La prise de position de Stephen Harper a cependant pour effet de placer la barre à un niveau extrêmement élevé en vue des pourparlers des Nations unies sur le climat. Il a cependant dit préférer cette approche à celle adoptée par le passé.

Le premier ministre n'en était pas à sa première déclaration publique au sujet du protocole de Kyoto, prévoyant que les émissions de gaz à effet de serre soient inférieures de 6 %, d'ici à 2012, à ce qu'elles étaient en 1990. Il y a cinq ans, il avait qualifié l'entente de projet socialiste coûteux et avait tourné en ridicule la science du réchauffement climatique mondial, au moment de la signature du traité par le précédent gouvernement, libéral.

Le Canada est sermonné

M. Harper a fait l'objet de certaines critiques pour avoir soutenu hier que Kyoto était une erreur. Certains diplomates étrangers au sommet du Commonwealth se sont dits convaincus que la position canadienne est la recette parfaite pour que rien ne soit fait. Selon eux, elle repose sur le fait que des pays émergents comme le Chine et l'Inde, qui luttent pour éliminer la pauvreté, agissent en premier. «C'est un peu fallacieux, en fait, de présenter la position [du Canada] comme plus ambitieuse, a déclaré un responsable du Commonwealth. Nous devons montrer aux Indiens que nous prendrons les devants.»

Le ministre des Affaires étrangères britannique, David Miliband, n'a pas mentionné nommément le Canada ou l'Australie, mais il a déclaré que les négociations sur les changements climatiques étaient freinées par l'attitude «vous d'abord» de certains pays. Signe que l'image du Canada n'est plus tout à fait ce qu'elle était, au Royaume-Uni, la chaîne d'information continue Sky a présenté le Canada comme seul obstacle à un accord majeur sur le climat après la défaite du gouvernement conservateur de John Howard en Australie.

Stephen Harper a rejeté du revers de la main les critiques qui ont essaimé dans la presse internationale au cours de la rencontre en Ouganda, où le Canada a aidé à bloquer une entente impliquant la presque totalité des 53 pays du groupe afin d'établir des cibles de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pour les pays développés.

Les instigateurs de cette première ébauche d'entente l'avaient décrite comme une pierre angulaire pour établir un nouvel accord mondial qui succéderait au protocole de Kyoto pendant des négociations internationales sur les changements climatiques fort attendues le mois prochain à Bali, en Indonésie.

Les efforts de M. Harper, qui s'est dit fier du résultat final, ont permis d'élargir l'entente pour inclure des pays en voie de développement comme l'Inde, mais en retirant toutes références à des cibles contraignantes pour les remplacer par des objectifs plus vagues.

«Notre objectif commun est de parvenir [à Bali] à un accord global et complet qui renforce, élargit et approfondit les accords actuels et conduit à une réduction des émissions globales de gaz à effet de serre», souligne le document adopté samedi par le Commonwealth. «Cela devrait comprendre un objectif à long terme [...] en faveur d'une réduction des émissions à laquelle tous les pays contribueraient», ajoute le texte.

«Nous croyons qu'un certain nombre de pays développés n'ont pas apporté l'engagement que nous attentions. Ils sont les principaux contributeurs du dérèglement climatique, et ils devraient contribuer bien davantage [à la lutte]», a par la suite commenté Denzil Douglas, premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, dans les Caraïbes. «De l'avis général, ce document aurait pu aller plus loin», a-t-il ajouté.

La Malaisie a aussi exprimé sa déception. Interrogé sur l'«intransigeance» des Canadiens, le premier ministre, Abdullah Ahmad Badawi, a répondu: «D'une certaine manière, je ressens un peu de déception.» Le chef du gouvernement malaisien s'est toutefois félicité de la victoire des travaillistes australiens aux élections de samedi. Kevin Rudd, le futur premier ministre, a annoncé qu'il ratifierait le protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre aux pays développés.

Samedi, le chef libéral Stéphane Dion a lui aussi critiqué la teneur de l'entente signée par le Commonwealth, se disant «extrêmement déçu, mais non surpris». M. Dion s'en est pris au gouvernement conservateur qui, selon lui, a empêché l'adoption de cibles absolues de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays développés pendant le sommet du Commonwealth en Ouganda. Il l'a accusé d'affaiblir les efforts environnementaux du Canada au pays et à l'échelle internationale.

Selon lui, l'approche actuelle du Canada en matière d'environnement pourrait ralentir les progrès d'autres pays. «M. Harper va amener d'autres pays, qui voudraient bouger éventuellement si on les encourageait à le faire, à ne pas bouger en disant "Ce n'est pas de notre faute: il y a des pays comme le Canada qui ne veulent pas vraiment agir"», a soutenu Stéphane Dion.

Avec l'Agence France-Presse, La Presse canadienne et Reuters






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Steve Fortin
    Abonné
    dimanche 25 novembre 2007 23h58
    L'erreur à ne pas répéter... la ré-élection des ultra-conservateurs de Har-peur...
    « Quoi penser de plus du cowboy albertain quand déjà en 2002 il remettait en cause la science des changements climatiques et l'existence même du phénomène; quand ce "born-again christian" pour qui la fin du monde est une évidente fatalité...

    On apprenait cette semaine que, John Baird, le ministre des intérêts des compagnies pétrolières dans le dossier environnemental, s'assurerait que le Canada ne parlerait que d'une seule voix dans ce dossier, la sienne, afin d'exprimer le souhait de son parti d'enterrer une fois pour toute toute tentative de fixer des contraintes d'émissions de gaz à effet de serre aux grands pollueurs canadiens. Les conservateurs de Har-peur refusent, malgré qu'ils soient minoritaires et ainsi donc ne représentent pas même le tiers de la population canadienne, que les représentants des autres partis puissent prendre part aux discussions ou même se rendre sur les lieux, à moins que ceux-ci, comme l'a fait Coderre pour l'Afghanistan, n'y aillent en payant de leurs poches.

    Manifestement, ce parti bafoue toutes les règles démocratiques et utilise l'état pour faire avancer son programme politique qui est loin de faire l'unanimité.

    Maintenant que John Howard le plus proche allié de Har-peur et représentant australien de la droite ultra-conservatrice vient de mordre la poussière et perdre son poste de premier-ministre là-bas, il n'y aura plus que Bush et le cow-boy albertain pour défendre l'indéfendable en environnement et par rapprt à l'idéologie de faucon dans plusieurs autres dossiers (immigration, défense, justice, etc). Le tort que cause le parti conservateur à la tradition modérée du Canada par rapport à l'engagement militaire d'une part, et la rupture engagée par ce parti en ce qui concerne notamment les questions de reconnaissance des droits des autochtones, de la peine de mort, de la convention de Genève et de la torture, ces torts donc entacheront la réputation du Canada longtemps après que Har-peur et sa gang auront terminer le travail de démolition au nom des financiers, des industriels et de la droite ultra-religieuse qui le soutiennent idéologiquement et financièrement.

    Espérons que les québécois sauront reconnaître cela et ne pas se laisser berner par quelques petites mesures vides comme la reconnaissance de sa participation (sans droit de parole officiel cependant!) à l'UNESCO ou la reconnaissance (qui ne s'accompagne d'aucun droit ou mesures particulières et n'est que symbolique) qu'une nation québécoise peut exister si et seulement si elle est dans un Canada uni.

    Faute de mieux, il nous faut appuyer le Bloc et le galvaniser afin qu'il engage le plus tôt possible les autres partis d'opposition dans la chute du gouvernement conservateur; surtout si cela se passe sur la question de l'environnement ou sur la politique étrangère. John Baird et Maxime Bernier, dans leurs rôles respectifs, sont inexpérimentés, que des coquilles vides pour véhiculer par les grandes gueules qu'ils ont, le message de leur chef. Si on dépasse juste un petit peu le message officiel du chef, ces deux matamores seront vite désarçonnés et croulera rapidement la thèse conservatrice sur ces deux sujets. »

  • Lenseclaes Denis
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 07h03
    Un grand danger
    « Un grand danger est que chacun se replie sur lui-même.
    Les russes et le canadiens seraient en apparence relativement gangnants face au réchauffement (stt pour les opportunistes EcoNo)... seulement en apparence. Se replier, c'est créer le terreau des futures guerres. Tous les africains, asiatiques et européens en Russie et tous les américains au Canada. »

  • Eric Beaudry
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 07h22
    Kyoto n'est pas une erreur
    « M. Harper semble oublier que ce sont les pays industrialisés qui sont les premiers responsables des émissions des gaz à effet de serre (GES). C'est pour cette raison pourquoi seuls les pays de l'Annexe 1 (majoritairement les pays développés) avaient accepté des cibles contraignantes.

    Dans la phase post-Kyoto (après 2012), il y a déjà un consensus qui a été obtenu à la Conférence de Montréal sur les changements climatiques en 2005 (présidé par M. Dion) à demander des efforts aux pays en voie de développement comme la Chine et l'Inde.

    M. Harper ne fait qu'essayer de gagner du temps. »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 07h50
    Un son de cloche déjà entendu
    « M.Harper, en fidèle vassal du président américain, reprend la même justification qui a été livrée au sein du sénat américain lors du débat sur la ratification de l'accord de Kyoto.Mais qui est responsable du gâchis actuel sur le chapitre du CO2? Les pays en développement ou les pays industrialisés ? Il avait été entendu depuis très longtemps que les pays développés commenceraient par donner l'exemple avant que les pays en développement emboîtent le pas.Les Américains ont trahi leur promesse et le Canada a suivi pour tenter misérablement de justifier son inaction.Il n'y a qu'une solution: débarasser le pays des conservateurs. »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 08h04
    M. Fortin
    « Tout le monde disait la même chose avant la réélection de Bush. Pourtant, il a été reconduit à la Maison Blanche.

    Et on commence déjà à dire que le prochain ne pourra pas s'écarter de beaucoup des engagements déjà pris par Bush. »

  • Karina Kessaris
    Inscrite
    lundi 26 novembre 2007 08h27
    On voit mieux la paille dans l'oeil de son voisin que la poutre dans le sien...
    « Bien qu'il soit vrai que la Chine et l'Inde soit de gros producteurs de GES, M. Harper oubli que lorsque l'on regarde les émissions de GES par individus, le Canada se classe 2e au monde, suivant de très près les États-Unis. Il semble également un peu injuste d'avoir émis des GES pendant des années et d'avoir ainsi pu développer ses industries et ensuite de demander aux économies émergentes de freiner leur développement. Cela dit, la question du climat en est une qui nous interesse tous, et il faut donc la participation de tous. Le Canada devrait montrer l'exemple et chercher à développer de nouvelles technologies pour permettre un développement durable plutôt que de renvoyer la balle à certains pays dont une partie importante de la population vit dans une extrème pauvreté. Je suis vranchement déçue de cette déclaration de notre premier ministre. »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 08h58
    Des décennies de science, «une erreur que le monde ne doit jamais répéter»?
    « Des décennies de sommets internationaux, comme le Sommet de Rio et de nombreux autres rencontres mondiales, où des scientifiques écologistes ont discuté et négocié avec les gouvernements, serait « une erreur que le monde ne doit jamais répéter » selon Harper.

    Le plan adopté à Kyoto était le fruit de plusieurs années de discussions et négociations intenses au sein des milieux environnementalistes et gouvernementaux du monde.

    N'est-ce pas incroyablement arrogant de déclarer que tout ce monde n'avait rien compris, que la conclusion simple est celle de Harper selon laquelle il serait « injuste » que les pays qui produisent massivement le CO2 soient obligés de réduire d'urgence leurs émissions.

    La communauté internationale estimait qu'il n'était pas très moral de demander aux pays en développement de couper leur petite contribution en CO2, alors qu'ils sont extrêmement moins productifs que les pays du G8.

    Le « nationalo-centrisme » ou l'égoïsme national va nous perdre.

    L'ordre des anciens capitalistes traditionnels vient de marquer un point; l'écologie mondiale vient de perdre cette manche.

    Les nouveaux et nouvelles entreprenneur-e-s du 21e siècle, plus démocratiques et responsables, ont intérêt à agir très rapidement pour éviter les pires effets de notre déstabilisation de l'écologie mondiale.

    Il y a encore espoir -même s'il est tout à fait rationnel de s'inquiéter et de désespérer d'une journée à l'autre-, mais les types comme Harper et ses ministres devront tomber d'abord.

    - Michaël Lessard »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 09h10
    Chère nos biles ou tu te fais de la bile...
    « Il y a presque autant de pays non signataires que ceux qui signèrent. La science n'explique pas encore tout. On ne peut dire que c'est éclairant ce que raconte Al Gore au vu de ses explications "bizarrement" scientifiques. Sauf si vous avez des connaissances en ce domaine, cela pourrait commencer à être compréhensible. Dire que 2+2=51/2, je veux bien mais il faut le démontrer. Il ne suffit pas d'une baguette magique et d'un tableau noir comme le fit Al Gore dans son film. Harper n'a pas tord en quelque sorte car pourquoi ne pas polluer quand la majorité le fait sur la planète? C'est idiot mais les autres politiques le feront aussi. Pourquoi? Parce que les politiques sont démagogues, un point c'est tout. Rien à l'horizon, mon fils, que désert et désolation à venir. La pollution, c'est la présence de l'homme. Vous avez vu le no man's land entre les deux Corées long de 250 kms et large de 4 kms et c'est un paradis absolu pour la faune et la flore. Un paradis non pas à la Milton mais un paradis à la hauteur de la nature. Donc, nettoyons l'homme car c'est le pire pesticide de la nature. J'allais dire de l'histoire naturelle mais si vous enlevez l'homme, y-a-t-il encore Histoire (avec une grande Hache)?
    Lorsqu'on voit ce que font les camions verts en semaine dans nos rues, c'est à mourir de rire. Lorsque vous voyez le tas de gens qui crachent dans les rues de Montréal, c'est à pleurer de savoir que les chinois devront apprendre pour les jeux olympiques à ne pas le faire.
    On a dit que si vous enlevez tous les insectes, la terre meurt. Par contre si vous enlevez l'homme, la terre revit. Ça c'est scientifique. Les chercheurs le disent. Voyez-vous des insectes à Montréal mis à part les quartiers de misère come Parc extension (entre autres). Là, peu importe, il n'y a que des immigrants qui ne parlent pas le français. Je ne dis surtout pas qu'il faut changer les consciences, c'est de la rigolade aussi. Le phénomène « pollutoire » c'est l'état de la société et le comportement de ses gens. L'argent est l'agent perfide et suprême de la pollution. Par extension, l'argent c'est le pouvoir. Harper ne veut pas parce qu'économiquement ce n'est pas viable. Bloc québécois ou non et autres, même combat pour les votes et pour la démagogie. Attendons ainsi la fin des temps pour le grand nettoyage. N'ayez crainte cela se fera tout seul. Désolante nature humaine avec ces blablablas... »

  • Roger Dion
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 10h36
    Où est la logique de Harper?
    « Nous commencons seulement a voir le vrai visage de HARPER et ses ultra conservateurs.
    Pour satisfaire ses gens de l ouest, avec le pétrole qui font des milliards, HARPER est près a renoncer a KYOTO et perde le prestige que le CANADA AVAIT DANS LE MONDE.
    HARPER pour ne pas retirer les soldats, il donne comme raison,/ le CANADA ne peut déchirer sa signature /pour dépenser des milliards pour l armement sans soumission/ mais LE CANADA peut déchirer sa signature pour KYOTO .
    OU EST LA LOGIQUE
    ROGER MONTREAL »

  • Daniel Cyr
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 11h08
    Oui! L'erreur à na pas répéter est de ne pas réélire les ultra-conservateurs
    « Je suis entièrement en accord avec la réaction de Steven Fortin à l'effet que l'erreur à ne pas répéter est de réélire ce gouvernement qui avec sa stratégie ne réussi qu'à gagner du temps au profit des cowboys du pétrole de l'Ouest. Qui est-ce qui est en poste à Ottawa? Les représentants du peuple canadien ou le lobby du pétrole? Et dire qu'on se scandalise en ce moment des possibles frasques de Mulroney! »

  • Steve Fortin
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 11h30
    @M. Montoya
    « M. Montoya a raison... Tels de nihilistes caricaturaux (je ne peux m'empêcher de penser à ce type dans Germinal...) faisons l'apologie du déclin et de la chute de l'empire humain, rempart facile et conséquent face à la paresse et l'inaction... le processus est enclenché, soyons aux premières loges de la destruction, ce sera si bon...

    Foutaise tout cela, intéressant à lire mais trop facile M. Montoya, à moins que vous ne soyez un de ces Born Again qui attend avec impatience la rédemption et l'Appel... »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    lundi 26 novembre 2007 12h13
    Le conservateurs de Howard en Australie se sont fait montrer la porte il y a quelques jours ......
    « Steve Fortin m'a enlevé les mots de la bouche. Monsieur Tremblay il ne faut pas oublier que pas plus tard qu'en fin de semaine les électeurs Australiens on montré la porte aux consversateur (!)de Howard et aux dernières nouvelles même dans sa circonscription, Howard ( le permier ministre conservateur d'Australie)tirait de l'arrière.
    Alors mon point est qu'en politique on dit souvent que 6 mois est un éternité et que donc il y a toujours espoir de les en chasser..... si au moins on avait des élections proportionnelles............... »

  • Richard Gendron
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 12h39
    Irresponsable, méprisant et anti-démocratique
    « En affirmant hier que l'Accord de Kyoto est une erreur, Harper a agi de manière irresponsable, méprisante et anti-démocratique.

    Irresponsable, on savait que les membres du gouvernement Harper l'étaient depuis qu'ils ont amorcé leur campagne de sabotage de Kyoto lors des réunions internationales sur le climat. L'Accord de Kyoto, signé en 1997, est le fruit de 7 ans de négociations internationales amorcées en 1990 qui ont mené, en 1992 à Rio, à la Convention sur les changements climatiques. C'est en suite logique à cette Convention que Kyoto a été négociée, avec Al Gore à la table comme représentant des États-Unis. L'élection de Bush a été le premier coup dur pour Kyoto, mais le Canada d'avant Harper avait maintenu le cap sur l'objectif même si le rythme était trop lent. L'irresponsabilité canadienne date d'avant Harper, mais on pouvait toujours parler jusque là de négligence irresponsable.

    Mais Harper ajoute le mépris de la communauté internationale à l'irresponsabilité : selon lui, 17 ans de négociations internationales ardues (pour accoucher de Kyoto et ensuite pour établir des règles pour l'appliquer, etc) n'ont rien donné de valable. Les dizaines de milliers de politiciens, de diplomates, de scientifiques, d'économistes et de militants (en provenance de tous les pays du Monde) qui ont travaillé sur ce dossier ont fait fausse route, mais Harper, lui, voit clair. Difficile d'être plus méprisant à l'égard du reste du Monde.

    Le mépris, ici, est de surcroit anti-démocratique puisque Harper représente un gouvernement minoritaire. Le Parlement canadien s'est prononcé à plusieurs reprises pour Kyoto mais Harper se comporte comme s'il avait eu un mandant de la population canadienne pour dire au Monde entier que Kyoto, c'est de la merde. Il méprise le Parlement et il méprise les Canadiens.

    Je suis dégoûté, et j'espère que ce gouvernement subira, aux prochaines élections, le même sort que celui du premier ministre conservateur John Howard, qui vient d'être battu en Australie par le travailliste Kevin Rudd qui a promis de ratifier Kyoto. Harper et Bush (qui n'en a plus pour longtemps) sont maintenant les deux principaux obstacles à l'avancement de négociations internationales sérieuses pour faire face au problème des changements climatiques.

    Richard Gendron
    Membre de la délégation canadienne, à Bonn en 2001,
    pour les négociations relatives aux règles d'application du Protocole de Kyoto. »

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 12h52
    La honte et la régression
    « M. Harper,

    vous représentez un moment de régression et de honte pour le Canada. Ce pays a déjà été un fier défenseur des droits de l'homme, de l'environnement, et l'un des premiers à prêcher par l'exemple.

    Sous votre gouverne - bien que ça ait commencé sous le règne de M. Martin, de façon plus hypocrite - nous somme devenus les sbires de M. Bush et compagnie, une nation qui ne bougera pas sous prétexte que les autres ne font rien. Pas un peu bébé, comme justification? Et à l'eau l'idée de prêcher par l'exemple! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 14h37
    @ M. Fortin
    « N'ayez crainte en ce qui me concerne car je n'attends pas avec impatience la fin des temps. Les morts à la vie nommés « Born Again » (alors qu'ils sont contre l'avortement, ils sont capables de faire mourir le vieil homme pour naître de nouveau dans les bras de Jésus) me sont absolument indigestes. Un peu de cynisme fait du bien parfois, souvent, de temps en temps...
    Je suis d'accord avec votre réflexion, cela va de soi. Cependant, je voudrais y mettre un bémol puisque je me méfie trop de la démagogie politique. Vous verrez bientôt tout le monde arborer des senteurs provençales authentifiées sans OGM comme une de nos ministres qui veut du calme sur les routes et qui roule à 132 kms/heure. Je me moque d'eux à n'en plus finir mais ne croyez pas que c'est indifférence de ma part, je me moque parce que j'ai souvent ri dans les cirques.
    AUCUN politique n'a de courage pour ne pas dire plus. Dun côté ils font des discours contre le réchauffement et de l'autre ils laissent les enfants sinon l'espèce humaine manger tout et n'importe quoi. Que ce soit dans les restos ou les magasins etc... Sans compter les ÉNORMES chars d'assaut risquant d'écraser les petites voitures osant les frôler. Il y a un paradigme en science qui dit qu'il existerait une interdépendance dans la nature. C'est minimal comme vision scientifique sauf qu'elle n'est jamais mise en branle politiquement. C'est facile de parler vote et on change de parti et on prend cette fois-ci celui-ci ou celui-là car il se trouve près des demandes des citoyens etc... C'est si facile mais le courage est si difficile. C'est en HURLANT que nous pouvons avertir quelqu'un du danger qu'il court. Cela fait des siècles que nous polluons et maintenant que nous nous retrouvons à l'extrême, à la limite d'une catastrophe, les politiques nous disent qu'ils sont conscients des problématiques. Étonnant car Harpeur si anti-démocratique qu'il est, n'est pas encore tombé alors qu'il est minoritaire? La VRAIE vie démocratique est de faire parler le peuple et donc de faire tomber ce gouvernement. Le reste n'est que pets de lapin de la part des autres Partis Politiques et de ceux qui les suivent. Voilà pourquoi ma caricature, ce n'est pas nihiliste. Sur ce point je ne suis pas d'accord avec vous. Je rêve d'un jour où des millions de citoyens marcheraient dans les rues du monde avec les deux mains plaquées sur les oreilles en scandant : « politiques on ne veut plus vous entendre ni vous écouter. Nous sommes le 1er ministre! ». Ça c'est cynique. C'est une action. Pour le reste de votre critique à mon égard, j'espère que nous nous comprenons. Salutations. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 14h40
    @ M. Fortin
    « N'ayez crainte en ce qui me concerne car je n'attends pas avec impatience la fin des temps. Les morts à la vie nommés « Born Again » (alors qu'ils sont contre l'avortement, ils sont capables de faire mourir le vieil homme pour naître de nouveau dans les bras de Jésus) me sont absolument indigestes. Un peu de cynisme fait du bien parfois, souvent, de temps en temps...
    Je suis d'accord avec votre réflexion, cela va de soi. Cependant, je voudrais y mettre un bémol puisque je me méfie trop de la démagogie politique. Vous verrez bientôt tout le monde arborer des senteurs provençales authentifiées sans OGM comme une de nos ministres qui veut du calme sur les routes et qui roule à 132 kms/heure. Je me moque d'eux à n'en plus finir mais ne croyez pas que c'est indifférence de ma part, je me moque parce que j'ai souvent ri dans les cirques.
    AUCUN politique n'a de courage pour ne pas dire plus. Dun côté ils font des discours contre le réchauffement et de l'autre ils laissent les enfants sinon l'espèce humaine manger tout et n'importe quoi. Que ce soit dans les restos ou les magasins etc... Sans compter les ÉNORMES chars d'assaut risquant d'écraser les petites voitures osant les frôler. Il y a un paradigme en science qui dit qu'il existerait une interdépendance dans la nature. C'est minimal comme vision scientifique sauf qu'elle n'est jamais mise en branle politiquement. C'est facile de parler vote et on change de parti et on prend cette fois-ci celui-ci ou celui-là car il se trouve près des demandes des citoyens etc... C'est si facile mais le courage est si difficile. C'est en HURLANT que nous pouvons avertir quelqu'un du danger qu'il court. Cela fait des siècles que nous polluons et maintenant que nous nous retrouvons à l'extrême, à la limite d'une catastrophe, les politiques nous disent qu'ils sont conscients des problématiques. Étonnant car Harpeur si anti-démocratique qu'il est, n'est pas encore tombé alors qu'il est minoritaire? La VRAIE vie démocratique est de faire parler le peuple et donc de faire tomber ce gouvernement. Le reste n'est que pets de lapin de la part des autres Partis Politiques et de ceux qui les suivent. Voilà pourquoi ma caricature, ce n'est pas nihiliste. Sur ce point je ne suis pas d'accord avec vous. Je rêve d'un jour où des millions de citoyens marcheraient dans les rues du monde avec les deux mains plaquées sur les oreilles en scandant : « politiques on ne veut plus vous entendre ni vous écouter. Nous sommes le 1er ministre! ». Ça c'est cynique. C'est une action. Pour le reste de votre critique à mon égard, j'espère que nous nous comprenons. Salutations. »

  • Guy Lafond
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 14h53
    Je lève mon chapeau
    « Monsieur Alexamdre Sheilds,

    Messieurs Steve Fortin, Eric Beaudry, Maurice Arbour, Richard Lessard et Michaël Lessard

    Madame Karina Kessaris,

    Cela fait beaucoup de bien de vous lire. On réalise qu'il n'y a pas seulement que des prédateurs et des abrutis dans ce pays. Continuez d'écrire, s.v.p. Il y en aura d'autres comme vous qui suivront. Et alors, cette révolution virtuelle pourrait bien avoir un effet d'entraînement auquel on ne se serait jamais attendu.

    *****

    La démocratie, c'est deux loups et un agneau votant ce qu'il y aura au dîner. La liberté, c'est un agneau bien armé qui conteste le scrutin. »

  • hugues rousseau
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 15h30
    Bla bla bla
    « Le parti liberal avait l'occasion de faire quelque chose lorsqu'au pouvoir, mais n'a rien fait. Aujourd'hui, il pourrait faire tomber le gouvernement sur cette question, mais ne fera absolument rien. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 15h51
    Quand le réaliserons-nous
    « Cette TERRE qui était encore d'ÉMERAUDE avant que Karol Wojtyla alias Jean-Paul II ne fasse abandonner la $aine Ge$tion de l'argent(o$eille) dans, par le CLERGÉ MONDIAL. Mais, à partir de juin 1989(date où J.-P. II a fait ce$$er ce RÔLE de ge$tionnaire$ MONDIAUX de la riche$$e à ce CLERGÉ), la ge$tion du PACTOLE MONDIAL a été laissée aux THÉ$AURI$EUR$(E$) de la PLANÈTE et plein d'inventions pour accumuler le plu$ d'argent po$$ible ont été mi$e$ en BRANLE...

    Cet argent est devenu de plus en PLU$ RARE et on a EXPLOITÉE$ toute$ le$ re$$ource$ NATURELLE$ pour n'ama$$er que plu$ d'argent et se retrouver "GRO$ JEAN comme DEVANT" avec pratiquement plus RIEN pour permettre de continuer à VIVRE sur la TERRE. Alors, je sympatise avec tous & toutes les gens qui voient en ce p.m. HARPER et $e$ $bire$ con$(ne$)-$erviteur$(e$) des ogre$ qui ne cherchent qu'à EXTERMINER TOUTES TRACES de VIE ICI-BAS.

    Avant cette DATE fatidique de juin 1989, après chaque pérode de quatre d'activités diverses de la gent humaine MONDIALE, TOU$ LE$ $URPLU$ du million de dollar$ dans les goussets des humains(es) qui avaient FOI, étaient retourné$ à un POUVOIR CENTRAL NEUTRE qui réparti$$ait ce$ $urplu$ entre les gouvernements DÉMOCRATIQUES du MONDE, pour une NOUVELLE PÉRIODE de quatre ans (4 ans). C'est de cette façon qu'on évitaient la $urexploitation de la BIOSPHÈRE, comme ELLE est VICTIME de nos jours...

    Donc, une seule PENSÉE devrait OBSÉDER nos DIRIGEANTS(ES) soit, "faire un RETOUR ver$ ce$ ANCIENNE$ façon$ de GÉRER l'ARGENT dan$ le MONDE DÉMOCRATIQUE ou, autrement exprimé, faire un RETOUR ver$ le FUTUR"...

    Je ne peux être plus clair pour que ces Dirigeants(es) comprennent que c'est leur CUPIDITÉ qui est la CAUSE de TOUTE la DÉGÉNÉRESCECE de notre BIOME à tous & toutes. Qu'est-ce que ÇA prendrait pour faire prendre CONSCIENCE de ces VÉRITÉS desquelles dépendent nos POSSIBILITÉS de SURVIE...? »

  • Steve Fortin
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 17h20
    Le cynisme ... @ M. Montoya
    « Bien souvent, comme vous le dites, le cynisme est presque inévitable, comment ne pas ressentir dégoût devant la ministre qui prône le calme et la retenue sur les routes mais qui quelques heures plus tard se fait prendre en série de flagrants délits, comment ne pas être complètement dégoûté et transi de cynisme quand le premier ministre canadien affirme, sans broncher, que Kyoto n'était que perte de temps et babillage futile, comment cet homme peut-il sincèrement dorloter et border ses enfants le soir sans ressentir la moindre culpabilité ? Cela s'appelle l'ortodoxie, la foi inébranlable que la science des changements climatiques n'existe pas, que si réchauffement il y a , tout n'est là que volonté divine, Dieu rapprochant ses ouailles à l'Heure dumoment fatidique... Son ministre Day n'affirmait-il pas récemment que "voilà 6000 ans, les dinausores et les hommes vivaient en paix et en harmonie?"; que peut-on ajouter à cela ??? Tout argumentaire avec les othodoxes et fondamentalistes born-again est inutile...

    En ça je suis d'accord avec vous M. Montoya, mais le cynisme politique ne fait que servir les intérêts de ceux qui l'entretienne et vous le savez aussi... Dans le meilleur des mondes, je marcherais aux côtés de vous quand le soir de la révolution aurait tôt fait de rassembler les masses, solidaires et défendantes devant le pouvoir-oppresseur; j'ai eu la chance d'y goûter un tantinet par une froide journée d'automne dans la capitale bolivienne, alors que les campagnes se vidaient, alors que cet étrange bol à plus de 4000 m se remplissait de nos amis quechuas, rassemblés par la faim, la soif de justice et l'excès de cynisme, j'y serai M. Montoya, n'ayez crainte, j'y serai...

    Mais en attendant, dans le confort de nos indifférences et de l'opulence, que reste-t-il ? sinon que de combattre le cynisme que je constate quotidiennement dans mes classes, cet écoeurement viscéral des jeunes en l'appareil politique encouragé et maintenu par les Har-peur de ce monde, continuer à enseigner et à prêcher dans le désert, pour la seule gloire d'un étudiant ou d'une étudiante qui, parfois, dans le tas, sort et vous attend à la fin d'un cours glauque du petit automne, pour vous dire qu'en effet, il faut que ça change, qu'en effet, l'action et la conscientisation sont options encourageantes...

    C'est utopiste, je le sais, mais on se motive comme on le peut. Plutôt que de continuer à dénoncer le fait que mes étudiants connaissent souvent tous les participants de Loft Story mais n'ont d'idées de qui est Félix Leclerc que le nom du Campus collégial duquel ils sortent avant leur séjour universitaire, je préfère tapisser mes cours d'extraits de Bozo et d'alouettes en colère, je préfère enseigner l'argumentaire d'un texte d'opinion en réfutant, c'est si facile, les positions environnementales d'un Stephen Har-peur...

    Ouf... ! »

  • René Pelletier
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 19h33
    Un Premier Ministre irresponsable
    « Et voilà ! Stephen Harper se permet de faire la leçon à l'ensemble des gouvernements de la planète : le Protocole de Kyoto «est une erreur que le monde ne doit jamais répéter» a-t-il dit.

    Après les récents rapports du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) qui appelle à des actions efficaces et immédiates, notre Premier Ministre voudrait que les pays pauvres aux prises avec des famines et des épidémies s'engagent à des efforts, alors que lui-même ne veut pas fixer, pour le Canada, des objectifs contraignants et des échéances qui n'auraient pour effet, dans un proche avenir, que de diminuer le gaspillage. Ces mêmes objectifs stimuleraient aussi la recherche et le développement dans des domaines scientifiques et technologiques de pointe, ce qui contribuerait au développement économique du pays.

    Le comportement de Stephen Harper est celui d'un homme d'extrême droite qui a déjà écrit que le Protocole de Kyoto était un «complot socialiste» et tournait en ridicule la science du réchauffement climatique (au fait, lui-même et son ministre Baird ont-ils acquis le minimum de formation scientifique qui leur permettrait de comprendre vraiment de quoi il s'agit ?).

    Après le départ de Tony Blair et la défaite de John Howard en Australie, Stephen Harper, dans le domaine de l'environnement comme dans plusieurs autres, est maintenant le seul allié inconditionnel de George W. Bush, président le plus impopulaire de l'histoire des Etats-Unis, qui a conduit son pays à un niveau record d'endettement et à une perte sans précédent d'autorité morale à travers le monde.

    Il est urgent que les Canadiens mettent à la porte ce Premier Ministre irresponsable qui compromet très gravement l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 26 novembre 2007 20h50
    Kyoto une vraie erreur
    « L'ancien conseiller spécial de Jean Chrétien, Eddie Goldenberg, soutient que la signature canadienne au bas du protocole de Kyoto en 2002 visait avant tout à «conscientiser» l'opinion publique aux efforts immenses qui doivent être faits pour lutter contre les changements climatiques. Dans une entrevue accordée au Devoir en février 2007, mais également lors d'un discours livré au Canadian Club de London, Eddie Goldenberg a aussi soutenu que le gouvernement Chrétien n'était pas prêt à l'époque à atteindre les objectifs de Kyoto.


    C'est clair on a signé en crachant en l'air. Monsieur Harper a raison quand il dit que les pays les plus pollueurs représentant à eux seuls 75% du problème n'ont pas signé l'accord. Est-ce la Canada, le pire pollueur de la planète ou La Chine, les États-Unis et l'Inde réunis ? Pourquoi devont nous faire plus d'effort qu'eux qui ann<hilent les nôtre et les subjugent.

    Voici le lien sur un graphique du GIEC qui démontre hors de tout doute que 81% de la planète dont le Canada en grande partie et surtout le Québec, ne sont pas les sources principales de CO2. En page 15 de ce rapport du GIEC ( http://www.ipcc.ch/pdf/special-reports/srccs/srccs_spm_ts_fr.pdf ), il y a un graphique illustrant visuellement les concentrations de CO2 sur la planète, C'est éloquent et ca se passe de commentaires surtout des adeptes de la religion kyotiste de Al Gore.

    Depuis la venue des conservateurs, les grandes gueules écolos les ont noirci sans faire de quartier. Pourtant, c'est ce gouvernement qui met fin au pire désastre sur la cote atlantique: Sydney Steel, un investissement de dépollution du site avec le gouvernement de la Nouvelle-Écosse de l'ordre de 400 millions.

    Dans les grands lacs voici son action: Avec un investissement de 30 millions de dollars, notre gouvernement Harper prend des mesures concrètes afin de nettoyer le site le plus important et le plus gravement contaminé du côté canadien des Grands Lacs, soit le havre Hamilton. Grâce à cet engagement, le gouvernement conservateur relève le principal défi environnemental auquel fait face le havre, la restauration du sédiment contaminé à Randle Reef. Randle Reef est un dépôt subaquatique de 630 000 mètres cubes de goudron de houille fortement contaminé (hydrocarbures aromatiques polycycliques) qui a été rejeté, pendant une longue période, par des exploitations industrielles qui ont, depuis, cessé leurs activités. Au Canada, Randle Reef se classe au second rang, tout de suite après les étangs bitumineux du port de Sydney comme site contaminé par le goudron de houille.

    Voilà deux sites les plus contaminés du Canada et sur la liste des cibles de Kyoto, où le gouvernement Harper a pris des mesures concrètes. Pourquoi les environnementalistes ont ils parlementés d'un BAPE à l'autre aussi logtemps, sans s'attaquer à ces deux problèmes qui perdurent depuis plusieurs décennies ? Pourtant les libéraux, les écolos et Stéphane Dion avaient toute la latitude pour agir et il ne l'ont pas fait. Alors ils n'ont pas à blâmer le gouvernement de nous dire la vérité sur la duperie kyotiste. Ils ont crié au loup sans le chasser et après ils blâment les autres...

    S'il y a quelqu'un à blâmer ce sont ces alarmistes qui crient sans agir et qui ciblent des moulins à vent...

    Extrait de «La Planète des Glaces -- Histoire et environnements de notre ère glaciaire» par par Brigitte van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille.

    «Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. »

    «Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température.»

    Sur ce, bonne réflexion... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 27 novembre 2007 07h50
    @M. Fortin...
    « Nous nous devons de continuer à apprendre, à partager avec rigueur et humanité. Le cynique, c'est celui qui crie, torche allumée dans ses mains en plein jour : « où est l'homme, où est l'homme! » De par les siècles, comptez le nombre d'êtres humains qui nous laissèrent très peu comme héritage mais cela fit notre civilisation. Nous avons la responsabilité de répondre à cela. Voyez ce cher Aristophane avec son Lysistrata, cette fabuleuse histoire de femmes refusant désormais de faire l'amour avec leurs hommes s'ils n'arrêtent de faire la guerre. Du féminisme puissant et avant l'heure. Voilà ce que veut dire continuer, laisser des traces. »

  • Jean Préfontaine
    Inscrit
    mardi 27 novembre 2007 19h11
    HEY ! Montoya !!!
    « T'as besoin d'un psy..Il t'allumeras quelques lumières, sinon te feras sonner quelques clochettes et tu réaliseras peut-être que l'Avenir de l'humanité n'est pas dans le genre de réflexions que tu commets..Sois plus créatif et constructif et please, please, lorsque tu auras trouvé une solution plus réaliste et véridique, communique-le à Fernand pour que vous soyez au moins deux à ajouter à votre esprit réciproque un petit côté un peu plus visionnaire..et,et.. humain.

    Jean Préfontaine »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 28 novembre 2007 07h55
    @Ayoy!!!Le Préfontaine...
    « Ce n'est pas la joie chez vous, mon Préfontaine. Je ne fais pas ton ma psylotte moé, j'ose. Ce n'est pas l'endroit pour se foutre de la gueule des gens qui s'expriment même s'ils savent que tôt ou tard il y aura toujours (ça ne loupe pas) un malotru pour se moquer du monde. Il faut dire qu'en générale ils n'ont rien à dire. Il est vrai que le côté humain je ne peux pas l'exprimer dans le virtuel. Alors si vous n'avez pas le sens du respect, écrivez-moi, on trouvera certainement un lieu d'entente mais pas avec les psycacas, por favor, juste sur le trottoir, ça va pas durer bien longtemps. Ok, pour le RDV? »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
25 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Éditorial
Chronique
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009