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Affaire Mulroney - Bluff autour de Schreiber

24 novembre 2007  Canada
Ottawa — Karlheinz Schreiber livrera-t-il en personne sa version de l'histoire au public canadien? Cette question est en suspens alors que, d'un côté, le gouvernement fédéral s'entête à ne pas vouloir prolonger son séjour au pays le temps d'un témoignage et que, de l'autre, l'homme d'affaires tente de dicter les conditions de sa comparution devant un comité parlementaire la semaine prochaine.

Les avocats de M. Schreiber n'ont toujours pas officiellement dit si leur client acceptait de son plein gré de s'adresser au comité parlementaire chargé des questions d'éthique, mais les rumeurs circulaient à vive allure hier.

D'abord, selon les échos qu'en ont eus les députés membres du comité, M. Schreiber exigerait quelques jours pour se préparer et ne pourrait donc pas venir témoigner dès mardi, date retenue pour son passage à Ottawa.

Ensuite, l'homme dit devoir prendre possession de documents se trouvant à son domicile d'Ottawa pour étayer sa version des faits. Enfin, il réclamerait d'être remis en liberté sous caution pour accepter l'invitation du comité.

«Nous ne laisserons pas M. Schreiber négocier les conditions selon lesquelles il témoignera. Il a été convoqué ici et nous nous attendons à ce que les autorités le contraignent à se présenter», a dit le député néo-démocrate Pat Martin hier. Il est aussi question que M. Schreiber comparaisse par vidéoconférence, une idée qui ne plaît pas à M. Martin.

«J'ai entendu dire que si nous éprouvions des problèmes à faire venir M. Schreiber ici [à Ottawa], nous devrions peut-être nous contenter d'une téléconférence. Je ne me satisferai pas d'une téléconférence et m'y opposerai autant que je le pourrai. Il n'y a rien comme un témoignage en personne, sous serment, avec la possibilité d'un contre-interrogatoire, parce que la communication ne se limite pas aux mots prononcés.»

En dépit du refus de ses membres conservateurs, le comité parlementaire a décidé jeudi de convoquer M. Schreiber malgré la commission d'enquête promise par le gouvernement de Stephen Harper, de peur que l'homme soit expulsé avant de comparaître.

Malgré l'insistance de l'opposition, les troupes conservatrices refusent en effet de dire si elles surseoiront à l'expulsion de M. Schreiber, prévue samedi prochain, le 1er décembre.

Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, affirme sans cesse qu'il ne peut pas commenter la situation puisque la cause est pendante devant les tribunaux. Il l'a répété hier lors de la période de questions quotidienne. Les avocats de M. Schreiber se sont adressés à la Cour suprême du Canada jeudi pour faire annuler l'ordre de renvoi contre leur client, mais cela n'a pas pour effet de reporter la date de renvoi, assure-t-on au plus haut tribunal du pays.

«Le fait que M. Schreiber ait déposé une demande d'autorisation n'arrête pas en soi le processus d'expulsion», a expliqué au Devoir Witold Tymowski, agent juridique à la Cour suprême. «C'est au gouvernement de décider s'il poursuit ou non le processus. C'est en quelque sorte une décision politique. Cela ne concerne pas la Cour suprême du Canada.»

Karlheinz Schreiber est invité par le comité de la Chambre des communes à expliquer les circonstances et les raisons du versement de 300 000 $ en liquide à l'ex-premier ministre conservateur Brian Mulroney. La première tranche de 100 000 $ a été remise à M. Mulroney alors qu'il était encore député de la Chambre des communes, en 1993.

Les députés veulent aussi savoir pourquoi le gouvernement actuel a attendu sept mois avant de déclencher une commission d'enquête alors que M. Schreiber avait fait parvenir une lettre au premier ministre Stephen Harper dans laquelle il exposait déjà ses allégations compromettantes.






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  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 01h21
    un mandat de perquisition ca prend une heure a obtenir
    « Si le monsieur, de son propre aveu, a des documents compromettants a son domicile d Ottawa pourquoi la police ne va pas les chercher? »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 08h32
    Liste des généreuses contributions envers ces avides politiciens du Canada
    « S`il faut croire le procureur allemand une liste complète des canadiens en réception de fonds serait disponible. Mais alors est-ce que le peuple canadien pourra connaître les découvertes des enquêteurs allemands? Comité parlementaire et enquête publique Johnston sont des médiums à favoriser mais bien des gens se sentent dans leurs petits souliers ces jours-ci. Il ne faudrait pas se surprendre que des obstacles légaux seront rapidement levés. La confrérie des avocats cherchera à en profiter au maximum. Et la démocratie dans tout cela sera-t-elle bien servie? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 24 novembre 2007 09h21
    M. Schreiber à la télé CBC
    « M. Schreiber a passé une heure à l'émission de télé THE FIFTHE ESTATE mercredi de cette semaine. Il a tout dit sur ses relations avec M. Mulroney. Faudrait que nos députés fédéraux visionnent une copie de cette intéressante entrevue. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h33
    Jean de La Fontaine
    « « Que vous soyez riches ou pauvres, la justice vous rendra blanc ou noir ».
    En 1971, débuta ma carrière en droit, je me trouvais dans la chambre 3. 07 (chambre des comparutions au palais de justice de Montréal) où siégeait le juge Chaloux. Une compagnie, marché de grandes surfaces, plaida coupable à une fraude lui ayant apporté la somme de 150 000$. Elle fut condamnée à une amende de 25 000$. Le jour même, devant la même cour, une mère de famille monoparentale ayant volé à cette compagnie un rôti et un pain pour nourrir sa famille (elle était sur le bien-être social) se vit imposer une peine de prison de trois jours.
    Nous sommes tellement centrés sur nous-mêmes que nous refusons de voir la réalité. Ce serait trop long ici d'énumérer.
    « Après moi le déluge »
    Aussi loin que nous pouvons reculer dans l'histoire, les possédants n'ont jamais tenu compte du bien-être de leurs semblables; pour ces monstres la vie humaine n'a aucune valeur et l'avenir de leurs enfants et des nôtres leur importe peu.
    Il est important de noter que l'argent et le pouvoir est loin d'être synonyme d'intelligence et de compassion.
    Je comprends très bien pourquoi dès pauvres gens deviennent dès kamikazes. Nous récolterons ce que nous avons semé, soit activement ou parce que nous avons détourné les yeux. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h50
    Qui se ressemble s'assemble
    « Pourquoi en argent comptant? Pourquoi l'avoir déclaré quatre ans plus tard? Pourquoi Monsieur Harper n'a jamais fait état de la réception de la lettre il y a huit mois? ces questions nous montrent l'évidence.
    Comme pour les commandites, les vrais responsables ne seront jamais punis.
    Pensez-vous vraiment que le premier ministre n'était pas au courant de ce qui se passait, alors que le sort du Canada se jouait?
    On nous prend vraiment pour des valises et ce qui est malheureux, c'est que la plupart des gens ne se posent même pas de question. »

  • Guy Lafond
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 19h44
    Un pays laxiste?
    « Sur le portail de Yahoo.ca, un article d'Andrew Coyne, journaliste pour le périodique Maclean's, soulève le laxisme du Canada dans toute cette affaire. Coyne déclare que si un ancien président des États-Unis avait été surpris à recevoir de l'argent comptant d'un homme d'affaires corrompu, six comités du Congrès auraient immédiatement réagi. Tandis qu'au Canada, on se contente d'une enquête publique et ce bien des années plus tard.

    Cette comparaison avec nos voisins me laisse plutôt sceptique. J'aurais tendance à croire que nous balançons tous de plus en plus vers une culture de la corruption. Il n'y a qu'à recenser tous ces scandales des dernières années aux États-Unis et au Canada.

    Comme Michel Leclaire, je préfère encore m'en remettre aux fables de Lafontaine.

    « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugement de cour vous rendront blanc ou noir. » »

  • Jean-Louis Viens
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 00h35
    Mulroney vs Schreiber
    « Il faut se dire que l'honnêteté n'est pas une vertu qui se proclame mais bien qui se démontre. J'ai donc beaucoup de difficulté avec toutes ces proclamations. J'espère qu'un jour on en verra la démonstration. J.L.Viens »

  • martin grenier
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 08h01
    les trois cent milles $
    « Deniezer vous je te donne 300000 $ mais faut que tu me donne telle shose que personne ne pourra savoir ok mon charler
    grenier.martin@videotron.ca »

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