mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Prochaine cible des conservateurs: la drogue

La Presse canadienne   21 novembre 2007  Canada
Ottawa — Après les jeunes contrevenants et les délinquants qui commettent des crimes avec des armes, c'est au tour des producteurs et trafiquants de drogue de devenir la cible du gouvernement conservateur qui veut leur imposer des sanctions plus sévères.

Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a déposé un projet de loi en ce sens, hier, dans lequel il suggère d'imposer des peines minimales pour les personnes trouvées coupables d'un crime grave relié à la production ou à la vente de drogues illicites, y compris la marijuana.

«Les drogues sont dangereuses et destructrices», a fait valoir le ministre lors d'un point de presse dans un centre d'aide aux toxicomanes de la capitale.

«En déposant ces modifications, nous transmettons un message clair: si vous vendez ou produisez des drogues, vous irez en prison.»

Si le projet de loi est adopté, des peines minimales de un ou deux ans de détention s'appliqueront pour les infractions reliées au crime organisé, perpétrées avec violence ou impliquant des jeunes. Cette définition vise entre autres les délits commis à proximité des écoles.

Le gouvernement souhaite également faire passer de sept à 14 ans la peine maximale pour la production de cannabis à grande échelle.

La loi prévoirait toutefois des exceptions pour les toxicomanes qui suivront avec succès un traitement pour leur dépendance.

«Les juges appliquent les lois, mais c'est le travail du parlement d'édicter ces lignes directrices. Nous prenons nos responsabilités», a insisté M. Nicholson.

Le projet pour sanctionner les producteurs et les trafiquants fait partie d'une vaste stratégie antidrogue dévoilée le mois dernier à Winnipeg par le premier ministre Stephen Harper et dotée d'un budget de 64 millions de dollars.

Le plan a été salué par les forces policières ainsi que par les intervenants auprès des toxicomanes, mais immédiatement dénoncé par le Nouveau Parti démocratique (NPD) qui le juge trop axé sur la répression et pas assez sur la prévention.

Hier, le chef bloquiste Gilles Duceppe a lui aussi exprimé des réserves, entre autres au sujet des sentences minimales.

«On est très sévères, avec raison, avec les petits ''pushers" du coin de la rue, mais les grands importateurs qui sortent après le sixième de leur peine parce qu'ils n'ont pas commis d'actes violents [...] s'en sortent fort aisément, a-t-il fait valoir. Je vais voir le projet de loi sous cet angle-là», a-t-il promis.

Les chefs de partis ainsi que les membres du comité de la justice risquent d'être fort occupés au cours des prochaines semaines puisqu'ils auront à étudier une panoplie de projets de loi déposés récemment par les conservateurs qui accordent beaucoup d'importance à la loi et à l'ordre.

Ces derniers ont d'abord présenté un projet omnibus qui comprend entre autres des mesures pour lutter contre la conduite avec des facultés affaiblies et contre les crimes commis avec des armes à feu.

Le gouvernement a par ailleurs déposé lundi un projet sur les jeunes contrevenants et on s'attend à ce qu'il dévoile d'ici la fin de la semaine sa stratégie de lutte contre le vol d'identité.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009