Lettres: Stephen Harper devait savoir
Stephen Harper devait certainement connaître la teneur des lettres envoyées cette année par Karlheinz Schreiber sur ses relations avec Brian Mulroney. On peut facilement déduire que ces missives étaient des documents ultrasensibles pour Stephen Harper et il devait absolument en connaître le contenu. Il fallait donc qu'il le sache, mais pas d'une façon formelle et directe, le sujet étant trop explosif.
C'est ainsi qu'on fonctionne souvent à un certain niveau de pouvoir, tant dans le secteur privé que public. On s'arrange pour en savoir beaucoup, pas de façon officielle ou publique, mais confidentielle ou par personne interposée. En ce sens, Stéphane Dion a raison de douter de la version des faits de Stephen Harper, qui plaide ignorance. Comme ancien ministre, le chef de l'opposition officielle doit certainement connaître cette façon informelle de procéder. Politique et vérité complète n'ont jamais pu coexister, ce qui en soi n'est pas mauvais, la politique n'étant pas une affaire d'anges, mais d'hommes et de femmes en chair et en os.
C'est ainsi qu'on fonctionne souvent à un certain niveau de pouvoir, tant dans le secteur privé que public. On s'arrange pour en savoir beaucoup, pas de façon officielle ou publique, mais confidentielle ou par personne interposée. En ce sens, Stéphane Dion a raison de douter de la version des faits de Stephen Harper, qui plaide ignorance. Comme ancien ministre, le chef de l'opposition officielle doit certainement connaître cette façon informelle de procéder. Politique et vérité complète n'ont jamais pu coexister, ce qui en soi n'est pas mauvais, la politique n'étant pas une affaire d'anges, mais d'hommes et de femmes en chair et en os.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

