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Mulroney: l'opposition critique les délais

15 novembre 2007  Canada
Ottawa — La commission d'enquête sur l'affaire Mulroney amorcera ses travaux lentement et tardivement. Le gouvernement conservateur a nommé hier son conseiller indépendant devant établir les paramètres de la commission à venir, mais l'homme disposera de deux longs mois pour faire un rapport, un délai que l'opposition juge trop long.

Le conseiller promis par le premier ministre Stephen Harper s'appelle David Johnston, actuel président de l'Université de Waterloo. L'universitaire de carrière est spécialisé en droit relatif à la réglementation des valeurs mobilières et aux sociétés. Il a publié de nombreux ouvrages, dont un en 1995 intitulé The Real Cost of Separation (le vrai prix de la séparation du Québec). Ironiquement, il a été le président-fondateur de la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, poste auquel l'avait nommé... Brian Mulroney. Ce poste était accompagné d'indemnités quotidiennes.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, n'a rien à redire à la nomination de M. Johnston, mais il se réserve le droit d'étudier davantage le passé de l'homme, notamment son passage en 2005-06 au conseil des gouverneurs du Conseil de l'unité canadienne. «On peut être honnête et fédéraliste. Il y en a», a-t-il lâché.

M. Johnston recevra des émoluments de 1200 $ à 1400 $ par jour. Sa tâche consistera à revoir les allégations concernant les liens financiers entre l'ex-premier ministre progressiste-conservateur et l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber afin d'établir les paramètres de la future commission d'enquête. M. Johnston devra remettre au premier ministre son rapport à cet effet au plus tard le 11 janvier 2008.

Deux mois, c'est beaucoup trop long, estiment à la fois le Parti libéral et le NPD.

«Il n'y a aucune raison d'attendre, parce que la seule conclusion logique c'est de demander une enquête publique complète», a commenté le chef libéral, Stéphane Dion. «Tout ce que je sais de M. Johnston me porte à croire que c'est une personne appropriée pour ce mandat, mais nous croyons que le processus prend trop de temps», a déclaré de son côté le chef néo-démocrate, Jack Layton.

Encore des mois d'attente

Il faut dire que le rapport Johnston ne constituera qu'une première étape dans un long, très long processus. À partir du 11 janvier, Ottawa devra nommer le président de la commission; il faudra ensuite que celui-ci s'entoure d'une équipe et élabore un échéancier de travail. Les audiences pourraient ne débuter que dans plusieurs mois, bien après le vote de confiance à la Chambre des communes, qui se tiendra quelque part en mars, une fois le budget fédéral déposé. C'est donc dire que les partis d'opposition ne disposeront pas des munitions espérées pour peut-être se rendre aux urnes.

À titre de comparaison, il ne s'était écoulé que neuf jours entre la nomination du juge John Gomery et le dévoilement du cadre de référence de sa commission. M. Gomery avait ensuite pris trois mois pour entreprendre les travaux comme tels.

Le NPD demande en outre que le mandat de la future commission soit le plus large possible. La formation de Jack Layton estime que ce sont toutes les relations qu'entretenait M. Schreiber avec le milieu politique qui devraient passer sous la loupe. Le parti se demande pourquoi, par exemple, l'entreprise reliée à M. Schreiber, BearHead, avait versé une somme de 10 000 $ à la caisse électorale du Parti libéral du Canada en 1993. Ou encore pourquoi l'ex-ministre libéral Marc Lalonde avait versé en 1999 100 000 $ pour payer la caution de M. Schreiber lorsque celui-ci avait été arrêté en vue de son expulsion du pays.

«Les paramètres de cette enquête publique doivent être assez élargis pour permettre de suivre la trace de l'argent même si elle nous mène ailleurs qu'au Parti conservateur», a déclaré le député néo-démocrate Pat Martin.

Stéphane Dion n'y voit pas d'objection. «Si quelqu'un veut essayer d'établir un lien entre les contributions versées au Parti libéral et les 300 000 $ versés par M. Schreiber à M. Mulroney, je crois qu'il aura de la difficulté.»

M. Dion dit vouloir une enquête «complète». «Nous voulons que tout soit examiné touchant les 300 000 $ en espèces que M. Mulroney a reçus de M. Schreiber: dans quel contexte? Pourquoi? Est-ce qu'il y a le moindre lien avec l'affaire Airbus, oui ou non? Pourquoi M. Mulroney n'a pas déclaré cela lorsqu'il a témoigné sous serment? Pourquoi le gouvernement actuel, quand il a appris de M. Schreiber qu'une entente aurait été conclue lorsque M. Mulroney était encore premier ministre, n'a pas agi?»

Selon une déclaration sous serment déposée en cour par M. Schreiber, M. Mulroney était encore premier ministre lorsqu'il a convenu avec l'homme d'affaires, lors d'une rencontre à sa résidence en juin 1993, d'un versement de 300 000 $ en argent comptant.

Hier, M. Schreiber, qui se trouve dans un centre de détention de Toronto en attendant son expulsion du pays, a déclaré à la Presse canadienne qu'il ne «jouait pas de jeu» afin de prolonger son séjour au Canada. Les partis d'opposition réclament en effet qu'il reste au pays pour témoigner. Sa cause sera entendue aujourd'hui.

Les 300 000 $ ont été versés à M. Mulroney en trois temps, dans des hôtels de New York et de Montréal. À l'époque où M. Mulroney poursuivait le gouvernement canadien pour diffamation, il n'a jamais révélé l'existence de ces copieux versements. Il n'a déclaré cette somme à Revenu Canada, pour fin d'impôt, que beaucoup plus tard.

Le gouvernement canadien a versé 2,1 millions de dollars en dédommagement à M. Mulroney en 1997 pour l'avoir nommé, injustement croyait-on à l'époque, dans une lettre destinée au gouvernement de Suisse à propos de possibles pots-de-vin versés lors de l'achat de 34 appareils Airbus par la société de la Couronne Air Canada. Les deux autres personnes mentionnées étaient M. Schreiber et Frank Moores, ex-premier ministre de Terre-Neuve devenu lobbyiste. M. Moores, qui a toujours nié avoir entretenu des liens avec Airbus malgré une lettre obtenue cette semaine par le Globe and Mail qui tend à démontrer le contraire, est aujourd'hui décédé.

Les relations politiques de M. Schreiber sont nébuleuses et traversent les lignes partisanes habituelles. Ainsi, en 1999, lorsqu'il a été arrêté, deux anciens ministres fédéraux ont convaincu un juge qu'il devait être remis en liberté sous caution. Chacun a versé 100 000 $. Le premier était Marc Lalonde, le second, Elmer MacKay, un ministre sous Mulroney et père de l'actuel ministre de la Défense, Peter.






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  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 07h46
    Et la farce continue...
    « Encore une fois, ce sera une mascarade qui coûtera au pays des millions de dollars et il y a de fortes chances que Mulroney s'en sorte blanchi, faute de preuves concluantes, etc., etc.
    Cependant, il faut poser les bonnes questions, notamment :
    - Pourquoi Mulroney s'est-il fait payer 300 000 dollars en espèces à Montréal et à New York?
    - Qu'a-t-il fait de la partie payée à New York? Comment l'a-t-il fait passer la frontière?
    - Pourquoi n'a-t-il pas déclaré ce « revenu » à l'ARC immédiatement, mais bien plus tard?
    - Cette « rémunération » correspondait-elle à un service rendu précis et lequel, était-elle un « cadeau » pour « autre genre de service rendu » ou était-elle tout simplement un « cadeau »?
    - Connaissez-vous des personnes ou des entreprises qui se font payer leurs services 300 000 dollars en espèces?
    - Connaissez-vous des gens qui font de tels cadeaux à leurs amis?
    Lorsqu'on aura les « vraies » réponses à ces questions, toute la lumière se fera. Malheureusement, sous peine de paraître défaitiste, je crains que tout ce cirque ne soit qu'un coup d'épée dans l'eau!
    Nous verrons bien... »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 07h57
    Commission Royale d'Enquête sur la Justice
    « Cette histoire de pot-de-vin illustre à elle seule toute la corruption qui mine l'intégrité de l'appareil gouvernemental. Cette enquête devrait être élargie afin de couvrir l'ensemble de l'administration gouvernementale, et tout particulièrement la justice assujettie à une idéologie délirante et où se retrouvent les pires escrocs de notre société, élevés au rang de juge par leurs amis ministres, davantage en raison de leur servitude que de leur compétence... »

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 10h58
    La cupidité humaine
    « Que ce soient le$ trafic$ de "coke" dan$ le$ bar$ de dan$eu$e$ tople$$ que MULRONEY et le parti de "con$(ne$)-$erviteur$(e$)" ont légalisés juste avant les ÉLECTIONS FÉDÉRALES de 1989, après avoir pistonnés(es) ses "pions" dans des postes DÉTERMINANTS pour l'avenir du pays, au SÉNAT CANADIEN et avoir nommé un JUGE en CHEF de la COUR SUPRÊME du PAYS. Ou, tou$ le$ LAXI$ME$ qui ont été impo$é$ dan$ la libre-circulation de l'argent entre les États-Unis d'Amérique et NOUS, pour soit-disant créer un LIBRE-ÉCHANGE commercial mais, en vérité, c'était pour OUVRIR les DOUANES pour que les trafics de drogues se fassent plus librement, ce MÉFISTOPHÉLÈS canadien a réu$$i à "ENGLUÉ" le PAYS dans des DÉDALES JURIDIQUES dont seuls(es) les avocat$(e$) $'en sortent avec toutes les riche$$e$ du pays, puisqu'il n'y a plus de LIMITE à la CUPIDITÉ humaine, depuis juin 89.

    Je regrette d'avoir commises ces deux longues phrases chargées de souvenirs mais, il n'y avait pas moyen de résumer ces tirades, sans en perdre le SENS PROFOND. Donc, je répète que, B. M. est entrain de rire du pays et des gens, en rendant ses confrère$ et consoeur$ du monde jurique maîtres de l'ÉCONOMIE du PAYS, en plongeant toujours plus profondément dans le monde des suspicions $ulfureu$e$ de ce$ empêcheur$(e$) de tourner rondement.

    Est-ce qu'il y a quelqu'un(e) de PROBE et d'assez HAUT placé(e) pour RÉVÉLER PUBLIQUEMENT ces VÉRITÉS qui minent le PAY$ ?

    Moi, je n'ai pu que CONSTATER ces VÉRITÉS et les rapporter publiquement mais, pour mettre un FREIN à ces ACTIVITÉS DIABOLIQUES, je ne suis pas assez pesant... »

  • Roger Dion
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 11h08
    Le seul qui dit la vérité
    « C est bien mal parti, pour faire la lumière sur cette affaire.
    Nommer une personne, qui prend deux mois, pour décider les paramètre de l enquète.
    Quelque semaine, pour nommer un président ,qui lui va prendre quelque mois pour partir l enquète.
    Nous sommes rendu, a la fin du printemps, les vacances vont débutés, nous aurons quelque débuts de réponse, a l automne 2008 et la fin de l enquète et le rapport fin 2009.
    Les élections SERONT PASSÉ , les conservateurs seront élus, peut ètre majoritaire, et l enquète aura coûté des millions pour rien, car MULRONEY va ètre blanchi une autre fois, car seulement lui dit la vérité ,il l a dit a ARCAND a T V A /MOI JE DIT LA VÉRITÉ/.
    ROGER MONTREAL »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 15 novembre 2007 16h00
    Gare à celui qui prétend être la vérité
    « Ne se fiant plus à la transmission orale qui subit les affres de la mémoire défaillante des Québécois qui oublient trop facilement et à qui il faut constamment rappeler qu'ils feraient mieux se souvenir des immédiatetés du passé récent, voilà qu'à l'instar des frères Grimm, quelques auteurs se mettront bientôt à l'écriture d'un nouveau conte à paraître, en 2008, celui de «BLANC NEIGE ET LES 7 GÉANTS». Tous les éléments s'y trouvent. Les géants des finances et gérants des grosses caisses. Un coffre que font craquer de toutes parts, des trésors précieusement accumulés. Et, les «caissons électoraux», bleues d'un bord et rouges de l'autre, sont remplies par les fournisseurs de grosses et juteuses «pommes à croquer». Il ne reste que l'énigme du «baiser»... Il y aura apparemment un FUN-FOU et un FOU-RIRE NATIONAL à lire les épisodes épicés de ce nouveau conte de BLANC-NEIGE...

    D'autre part, les délais et reports ayant toujours profité aux accusés, la date butoir du 11 janvier 2008, pour le dépôt du rapport-conseil, joue très certainement en faveur de celui que cible les cribles du franc-tireur Schreiber. Ça lui donnera le temps de poursuivre, à coups de 2 millions la fois, les commentateurs et détracteurs de ses déboires, dont le député libéral Robert Thibault, Nouvelle Écosse, est actuellement le premier dans la liste desdites poursuites qui ont beaucoup à voir avec la diversion qu'avec la diffamation. C'est d'ailleurs connu et incontestable qu'en politique, plus que dans tout autre domaine de l'activité humaine, tout ce qui traîne se salit. Partant, tout ce qui est crasseux, torchonne et crotte tout ce qu'il tente d'essuyer ou prétend nettoyer, lessiver ou faire disparaître. Ça laisse autant de traces que d'odeurs.

    Stephen Harper ne cherche-t-il pas à épater la galerie, à impressionner et possiblement à intimider ceux et celles qui «braquent leur zoom sur les grands écarts du politique», allant jusqu'à s'imaginer qu'il pourra faire taire les critiques dont les ténors et les choeurs semblent avoir en main, les partitions de l'opéra bouffe MULRONEY / AIRBUS / SCHREIBER.

    Mulroney est un avocat redoutable qui siège parmi les plus puissants occupants des loggias membres du richissime potentat des «AFFAIRES», ceux qui frayent parmi les décideurs politiques et qui barbotent parmi les supporteurs commanditaires et influents mandataires gantés du BIG BLUE MACHINE.

    Aux fins de le conseiller sur la nature, la composition, la mission et le momentum opportun des possibles conclusions de la Commission politiquement publique qui enquêtera sur les allégations de Karlheinz Schreiber, allégations dont le sort a déjà été oblitéré et reclassé aux oubliettes des calendres grecques (2003) et pour lesquelles le gouvernement canadien a présenté des excuses et a dédommagé l'accusé Mulroney, en lavant la réputation de ce dernier, au coût de plus de 2 millions, à même les piastres des contribuables, Stephen Harper n'a rien trouvé de mieux que de sélectionner un autre futé avocat, un impeccable et irréprochable intouchable, plastronné de diplômes et épitogé de titres, le recteur passé maître David Johnston, auteur, entre autres, du bouquin, ciblant le Québec séparatiste, «THE REAL COST OF INDEPENDENCE». Ce savant auteur qui a chiffré les coûts désastreux reliés à l'indépendance des Québécois séparatistes plutôt que sur la séparation des Québécois indépendants, aurait peut-être mieux fait d'écrire le tome déclencheur d'une série à succès, portant sur les coûts catastrophiques, en voie de devenir apocalyptiques, des DÉPENDANCES DE CERTAINS ACCROS POLITIQUES que les loteries du pouvoir pistonnent et font carburer, à des altitudes qui, jusqu'aux jours du scandale des commandites, étaient vraisemblablement impensables et inatteignables.

    Opération-charme. Opération-leurre. Opération-camouflage. Sachant que Mulroney a engrangé 2 millions, gracieuseté des blanchisseurs fédéraux de réputation; sachant que la première enquête des gendarmes fédéraux, à elle seule, a coûté plus de 3 millions aux contribuables canadiens, pour conclure privément, en 2003, que l'homme objet du labo de leurs dissections, étant BLANC-NEIGE; connaissant les coûts faramineux de la Commission Gomery et l'insignifiance monumentale et scandaleuse de ses conclusions, les Québécois ont-ils encore quelque motif de croire dans l'indépendance des tribunaux, dans l'indépendance des Commissions, dans l'indépendance des Conseillers du politique, dans l'indépendance sacrée de certains acteurs d'un fédéralisme qui leur en met plein les poches et qui les barricade d'immunité et d'impunité ?

    Les Québécois ont-ils encore raison de croire dans L'INDEPENDANCE rentable des Fédérales Institutions les plus opprimantes qui soient, dans L'INDEPENDANCE intouchable des riches et des parvenus, dans L'INDEPENDANCE personnelle, professionnelle et financière d'un nombre grandissant de professionnels et de spécialistes bardés de protection conventionnée, dans L'INDEPENDANCE ostentatoire de certaines «communautés raccommodées» de Montréal, dans bientôt L'INDEPENDANCE de tout le monde, sauf dans L'INDÉPENDANCE DE LEUR NATION ?

    Très très loin de la bagarre des Champs de bataille, très loin des effets secondaires reliés à l'exercice historique du complexe de supériorité qu'ont pu faire les anglophones francophobes du British Canada, la prolifération constante et quasi exponentielle du paupérisme dont le Québec souffre, ne vient-il pas du Québec, des jeux de coulisses qu'ont pratiqués les purs-laines de Shawinigan, de Baie-Comeau et d'ailleurs, qui sont allés à Ottawa, pour y cultiver les jardins plus ou moins secrets de leurs royalties et y récolter les fruits de leur mieux-être personnel ? Avec le «provincial rouge transfuge bleu fédéral», qui longe les corridors de notre Maison Nationale Hantée, à Québec, à quoi de pire encore, à défaut de mieux, les Québécois doivent-ils s'attendre ? Après quoi doivent-ils attendre ? Pourquoi attendraient-ils encore et encore que quelqu'un ou quelqu'une vienne essayer de tout défaire, sans savoir comment refaire, alors que l'entrepreneurship québécois de ce millénaire en est un du FAIRE AUTREMENT ET DE LE BIEN FAIRE, ce qui n'a plus rien à voir avec le FAIRE-FAIRE IMPROVISÉ du siècle dernier où tant d'intellos bornés ont conduit les Québécois aux abords des ravins de l'itinérance ?

    Maintenant débarrassé du joug d'un catholicisme exorciste, abaissant, appauvrissant le peuple-pécheur et enrichissant ses pontifes et petits princes abuseurs et naufrageurs, les Québécois ne doivent-ils pas, dès ce jour et avant d'être envahis pas tous les azimuts religionnaires migratoires, fixer la date à compter de laquelle ils ne confieront plus à personne d'autre qu'à eux-mêmes, la reconnaissance de leur identité, la formulation des idéaux de leur projet sociétal, la conduite de leur destinée, le développement de leurs potentiels humains, l'exploitation et le contrôle de leurs richesses naturelles.

    Pour les creux et les vides que ça nous donne, au diable les commissionnaires enquêteurs qui font leurs choux gras des droits des tout-croches !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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