Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Les conservateurs prennent six points aux bloquistes
48 % des Québécois font confiance à Duceppe pour défendre leurs intérêts
Le Québec apparaît comme un terreau de plus en plus fertile pour les conservateurs. Depuis septembre, les troupes de Stephen Harper ont fait un bond de six points de pourcentage, se retrouvant maintenant à 31 % des intentions de vote, c'est-à-dire au coude à coude avec le Bloc québécois.
Si des élections fédérales avaient eu lieu à la fin de la semaine dernière, le Parti conservateur (PC) et le Bloc québécois auraient mené une dure bataille pour conquérir le coeur des Québécois, comme tend à le démontrer le sondage Léger Marketing effectué pour Le Devoir. Après répartition des indécis, les deux formations politiques obtiennent 31 % d'appui au Québec. La montée des conservateurs est inversement proportionnelle à la baisse du vote bloquiste. Le parti de Gilles Duceppe a reculé de six points depuis deux mois.
Le Parti libéral du Canada (PLC) arrive en troisième place avec 20 % des intentions de vote, accusant lui aussi une baisse alors qu'il obtenait 23 % lors du sondage de Léger Marketing de septembre. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est en remontée de cinq points au Québec et recueille maintenant 14 % d'appui. Le Parti vert ferme la marche avec 3 %.
Ce coup de sonde a été réalisé entre le 31 octobre et le 4 novembre auprès de 1000 Québécois. Les résultats sont précis à 3,1 % près.
Le vent favorable aux conservateurs est particulièrement notable du côté des francophones, la clientèle traditionnelle du Bloc québécois. Le PC y talonne le Bloc de très près, obtenant 33 % d'appui contre 35 %; l'écart se situe dans la marge d'erreur. Les libéraux, quant à eux, font leurs choux gras du côté des non-francophones, où l'appui atteint les 46 %.
Dans les régions, le PC marque principalement des points du côté de la grande région de Québec (42 %) et le centre du Québec (Mauricie, Bois-Francs et Estrie) avec 44 % des voix tandis qu'il peine à percer dans la région de Montréal, où seulement 23 % de la population se dit prête à voter pour le PC.
«Il y a soixante comtés fédéraux au Québec où la majorité francophone décide. On peut y prédire une lutte acharnée», estime le sondeur Jean-Marc Léger.
La progression de Stephen Harper en terre québécoise se fait malgré des insatisfactions importantes à l'égard de son gouvernement. Ainsi, 75 % des Québécois se disent insatisfaits de l'abandon de l'accord de Kyoto par le gouvernement Harper alors que seulement 16 % pensent le contraire. Cette insatisfaction atteint même l'électorat conservateur dans une proportion de 56 %.
La mission militaire en Afghanistan constitue l'autre dossier qui mécontente la population québécoise. On compte 72 % de la population insatisfaite, dont une majorité de femmes (80 %), contre 25 % qui exprime sa satisfaction. Deux régions du Québec se montrent plus satisfaites du gouvernement conservateur quant à l'Afghanistan. Il s'agit de Québec et de l'Est, avec respectivement une satisfaction atteignant 36 % et 35 %.
Les conservateurs reçoivent toutefois l'appui d'une majorité de Québécois dans deux autres dossiers. En effet, 62 % des répondants au so dans la rédion ndage approuvent la reconnaissance de la nation québécoise alors que 32 % se disent insatisfaits.
Le projet de loi sur la criminalité est également appuyé par les Québécois interrogés dans une proportion de 46 % contre 36 % qui s'en disent insatisfaits.
«Ce sont quatre dossiers majeurs. Les gains des conservateurs dans deux d'entre eux sont annulés par la mauvaise performance des deux autres», estime Jean-Marc Léger.
Malgré le score des conservateurs, c'est au chef bloquiste, Gilles Duceppe, que les Québécois font le plus confiance pour défendre leurs intérêts. Ils sont 48 % des répondants à appuyer M. Duceppe, contre 21 % pour Stephen Harper, 14 % pour le libéral Stéphane Dion et 8 % pour le chef néo-démocrate Jack Layton.
«L'atout du Bloc québécois demeure son chef. Par contre, la population s'interroge sur ce que le Bloc a à offrir. Sa force, c'est la minorité du gouvernement. Si les Québécois veulent un gouvernement sous surveillance, le Bloc a un rôle à jouer», analyse M. Léger.
Du côté du Parti libéral, qui vit un automne tumultueux où le leadership de Stéphane Dion est fortement critiqué, un changement de chef influencerait peu les intentions de vote. Selon le sondage, 32 % des Québécois auraient plus tendance à voter pour le PLC s'il changeait de chef alors que 28 % pensent le contraire. De plus, 36 % des répondants affirment que cela ne modifierait en rien leurs intentions de vote.
«Stéphane Dion a sur les épaules tout le poids du plan B du gouvernement, le scandale des commandites et l'usure de 13 ans de gouvernement libéral. C'est lourd à porter. La bannière libérale a été ternie au Québec par les commandites. C'est donc difficile pour Stéphane Dion de performer au Québec», fait valoir Jean-Marc Léger.
À l'inverse, le NPD semble connaître un nouvel élan dans la province. En septembre, le parti de Jack Layton ne récoltait que 9 % des intentions de vote. Ce niveau d'appui a grimpé à 14 % sous l'effet de l'élection de Thomas Mulcair dans Outremont.
En somme, cette enquête Léger Marketing démontre la tendance du fractionnement des votes, laissant un espoir à tous les partis de se faufiler dans des luttes à trois, conclut M. Léger.
Si des élections fédérales avaient eu lieu à la fin de la semaine dernière, le Parti conservateur (PC) et le Bloc québécois auraient mené une dure bataille pour conquérir le coeur des Québécois, comme tend à le démontrer le sondage Léger Marketing effectué pour Le Devoir. Après répartition des indécis, les deux formations politiques obtiennent 31 % d'appui au Québec. La montée des conservateurs est inversement proportionnelle à la baisse du vote bloquiste. Le parti de Gilles Duceppe a reculé de six points depuis deux mois.
Le Parti libéral du Canada (PLC) arrive en troisième place avec 20 % des intentions de vote, accusant lui aussi une baisse alors qu'il obtenait 23 % lors du sondage de Léger Marketing de septembre. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est en remontée de cinq points au Québec et recueille maintenant 14 % d'appui. Le Parti vert ferme la marche avec 3 %.
Ce coup de sonde a été réalisé entre le 31 octobre et le 4 novembre auprès de 1000 Québécois. Les résultats sont précis à 3,1 % près.
Le vent favorable aux conservateurs est particulièrement notable du côté des francophones, la clientèle traditionnelle du Bloc québécois. Le PC y talonne le Bloc de très près, obtenant 33 % d'appui contre 35 %; l'écart se situe dans la marge d'erreur. Les libéraux, quant à eux, font leurs choux gras du côté des non-francophones, où l'appui atteint les 46 %.
Dans les régions, le PC marque principalement des points du côté de la grande région de Québec (42 %) et le centre du Québec (Mauricie, Bois-Francs et Estrie) avec 44 % des voix tandis qu'il peine à percer dans la région de Montréal, où seulement 23 % de la population se dit prête à voter pour le PC.
«Il y a soixante comtés fédéraux au Québec où la majorité francophone décide. On peut y prédire une lutte acharnée», estime le sondeur Jean-Marc Léger.
La progression de Stephen Harper en terre québécoise se fait malgré des insatisfactions importantes à l'égard de son gouvernement. Ainsi, 75 % des Québécois se disent insatisfaits de l'abandon de l'accord de Kyoto par le gouvernement Harper alors que seulement 16 % pensent le contraire. Cette insatisfaction atteint même l'électorat conservateur dans une proportion de 56 %.
La mission militaire en Afghanistan constitue l'autre dossier qui mécontente la population québécoise. On compte 72 % de la population insatisfaite, dont une majorité de femmes (80 %), contre 25 % qui exprime sa satisfaction. Deux régions du Québec se montrent plus satisfaites du gouvernement conservateur quant à l'Afghanistan. Il s'agit de Québec et de l'Est, avec respectivement une satisfaction atteignant 36 % et 35 %.
Les conservateurs reçoivent toutefois l'appui d'une majorité de Québécois dans deux autres dossiers. En effet, 62 % des répondants au so dans la rédion ndage approuvent la reconnaissance de la nation québécoise alors que 32 % se disent insatisfaits.
Le projet de loi sur la criminalité est également appuyé par les Québécois interrogés dans une proportion de 46 % contre 36 % qui s'en disent insatisfaits.
«Ce sont quatre dossiers majeurs. Les gains des conservateurs dans deux d'entre eux sont annulés par la mauvaise performance des deux autres», estime Jean-Marc Léger.
Malgré le score des conservateurs, c'est au chef bloquiste, Gilles Duceppe, que les Québécois font le plus confiance pour défendre leurs intérêts. Ils sont 48 % des répondants à appuyer M. Duceppe, contre 21 % pour Stephen Harper, 14 % pour le libéral Stéphane Dion et 8 % pour le chef néo-démocrate Jack Layton.
«L'atout du Bloc québécois demeure son chef. Par contre, la population s'interroge sur ce que le Bloc a à offrir. Sa force, c'est la minorité du gouvernement. Si les Québécois veulent un gouvernement sous surveillance, le Bloc a un rôle à jouer», analyse M. Léger.
Du côté du Parti libéral, qui vit un automne tumultueux où le leadership de Stéphane Dion est fortement critiqué, un changement de chef influencerait peu les intentions de vote. Selon le sondage, 32 % des Québécois auraient plus tendance à voter pour le PLC s'il changeait de chef alors que 28 % pensent le contraire. De plus, 36 % des répondants affirment que cela ne modifierait en rien leurs intentions de vote.
«Stéphane Dion a sur les épaules tout le poids du plan B du gouvernement, le scandale des commandites et l'usure de 13 ans de gouvernement libéral. C'est lourd à porter. La bannière libérale a été ternie au Québec par les commandites. C'est donc difficile pour Stéphane Dion de performer au Québec», fait valoir Jean-Marc Léger.
À l'inverse, le NPD semble connaître un nouvel élan dans la province. En septembre, le parti de Jack Layton ne récoltait que 9 % des intentions de vote. Ce niveau d'appui a grimpé à 14 % sous l'effet de l'élection de Thomas Mulcair dans Outremont.
En somme, cette enquête Léger Marketing démontre la tendance du fractionnement des votes, laissant un espoir à tous les partis de se faufiler dans des luttes à trois, conclut M. Léger.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

