Des baisses d'impôt avant Noël?
Le gouvernement Harper se dirige vers un surplus de 16 milliards
Ottawa — Le gouvernement fédéral continue de nager dans les surplus budgétaires, malgré une baisse de la TPS et une hausse des transferts aux provinces. Pour les cinq premiers mois de l'année fiscale, Ottawa enregistre un excédent de 8,7 milliards de dollars, soit 1,5 milliard de plus que l'an dernier à pareille date. De quoi alimenter les rumeurs d'un minibudget incluant des baisses d'impôt et de taxe dès cet automne.
Le ministère des Finances a confirmé hier que le coffre-fort fédéral est plein. Si l'économie continue de progresser à ce rythme, Ottawa pourrait enregistrer un surplus budgétaire plus important que celui de l'an dernier, qui avait atteint 13,8 milliards. Ce montant a été consacré au remboursement de la dette.
Cette fois, la situation pourrait cependant être gênante pour le gouvernement Harper, qui a prévu un excédent d'à peine 300 millions à la fin de l'année. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, avait pourtant promis la fin des surplus-surprises, une pratique courante sous le règne libéral.
Le gouvernement Harper a déjà annoncé son intention de diminuer le fardeau fiscal des Canadiens. Mais, contrairement aux deux précédents budgets qui offraient des baisses d'impôt à des groupes bien ciblés électoralement, le prochain budget devrait contenir des bonbons pour tous. «On a réglé le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces, on va maintenant régler le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les citoyens», a mentionné au Devoir une source gouvernementale sous le couvert de l'anonymat.
Est-ce que les baisses d'impôt pourraient arriver plus vite que prévu et être annoncées dès cet automne, lors de la Mise à jour économique et financière prévue au milieu du mois de novembre? Les rumeurs à cet effet sont persistantes à Ottawa. Le premier ministre Harper a soutenu cette semaine que le budget aurait lieu comme prévu au printemps, mais il n'a pas nié que des mesures pourraient voir le jour dès cet automne.
Une source gouvernementale a toutefois soutenu que, pour l'instant, le premier ministre préfère garder ses munitions pour le budget du printemps, lequel pourrait déclencher des élections générales. Mais au ministère des Finances, des hauts fonctionnaires ont reçu le mandat de travailler à une bonification de la Mise à jour économique et financière. Jusqu'à quel point? Il semble que le gouvernement n'a pas encore fait son lit. «Je ne vais certainement pas parler de ce qu'il y aura dans la Mise à jour économique», a dit Jim Flaherty mardi.
Des baisses pour tous?
Selon le National Post, si le gouvernement Harper décide d'offrir ou d'annoncer des baisses de taxe ou d'impôt dans les prochaines semaines, il s'agira de mesures à la hauteur des surplus qui s'accumulent. La deuxième baisse de 1 % de la TPS est notamment sur la table, tout comme des baisses d'impôt qui pourraient faire épargner environ 700 $ par année à une famille de la classe moyenne. Des baisses d'impôt pour les entreprises sont aussi au menu.
Mais le gouvernement devra bien faire ses calculs, puisqu'une réduction d'impôt de 350 $ par année pour les 16 millions de contribuables privera le gouvernement de 5,6 milliards de revenus. La baisse de 1 % de la TPS représente un autre manque à gagner de cinq milliards par année.
Même si les libéraux s'opposent à une baisse de la TPS et préfèrent que le gouvernement se concentre sur les baisses d'impôt, plus profitables à l'économie selon les experts, Stéphane Dion a dit cette semaine que son parti n'allait pas défaire les conservateurs cet automne s'ils annoncent une réduction de la TPS.
Avec 8,7 milliards de dollars de surplus en cinq mois, soit d'avril à août, le gouvernement se dirige vers un important excédent qui donnera passablement de marge de manoeuvre au premier ministre Harper, que ce soit cet automne ou au printemps. À ce rythme, le surplus dépasserait les 16 milliards.
En raison de la forte activité économique au pays et des dépenses élevées des ménages, la première baisse de 1 % de la TPS a privé le gouvernement d'à peine 200 millions de dollars en cinq mois, alors que ce chiffre aurait dû approcher les deux milliards. De plus, la hausse des transferts aux provinces dans le cadre de la péréquation et des ententes sur la santé a coûté 900 millions de plus que l'an dernier au gouvernement fédéral.
Pour les cinq premiers mois, le gouvernement rapporte que les charges de programmes ont augmenté de 4,4 milliards, ou 6,2 %, depuis l'an dernier, en raison de l'augmentation des paiements de transfert et des charges de fonctionnement des ministères et organismes. Les dépenses de la Défense nationale ont atteint 6,5 milliards, notamment en raison de la guerre en Afghanistan, en hausse de 5,8 %.
Le ministère des Finances a confirmé hier que le coffre-fort fédéral est plein. Si l'économie continue de progresser à ce rythme, Ottawa pourrait enregistrer un surplus budgétaire plus important que celui de l'an dernier, qui avait atteint 13,8 milliards. Ce montant a été consacré au remboursement de la dette.
Cette fois, la situation pourrait cependant être gênante pour le gouvernement Harper, qui a prévu un excédent d'à peine 300 millions à la fin de l'année. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, avait pourtant promis la fin des surplus-surprises, une pratique courante sous le règne libéral.
Le gouvernement Harper a déjà annoncé son intention de diminuer le fardeau fiscal des Canadiens. Mais, contrairement aux deux précédents budgets qui offraient des baisses d'impôt à des groupes bien ciblés électoralement, le prochain budget devrait contenir des bonbons pour tous. «On a réglé le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces, on va maintenant régler le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les citoyens», a mentionné au Devoir une source gouvernementale sous le couvert de l'anonymat.
Est-ce que les baisses d'impôt pourraient arriver plus vite que prévu et être annoncées dès cet automne, lors de la Mise à jour économique et financière prévue au milieu du mois de novembre? Les rumeurs à cet effet sont persistantes à Ottawa. Le premier ministre Harper a soutenu cette semaine que le budget aurait lieu comme prévu au printemps, mais il n'a pas nié que des mesures pourraient voir le jour dès cet automne.
Une source gouvernementale a toutefois soutenu que, pour l'instant, le premier ministre préfère garder ses munitions pour le budget du printemps, lequel pourrait déclencher des élections générales. Mais au ministère des Finances, des hauts fonctionnaires ont reçu le mandat de travailler à une bonification de la Mise à jour économique et financière. Jusqu'à quel point? Il semble que le gouvernement n'a pas encore fait son lit. «Je ne vais certainement pas parler de ce qu'il y aura dans la Mise à jour économique», a dit Jim Flaherty mardi.
Des baisses pour tous?
Selon le National Post, si le gouvernement Harper décide d'offrir ou d'annoncer des baisses de taxe ou d'impôt dans les prochaines semaines, il s'agira de mesures à la hauteur des surplus qui s'accumulent. La deuxième baisse de 1 % de la TPS est notamment sur la table, tout comme des baisses d'impôt qui pourraient faire épargner environ 700 $ par année à une famille de la classe moyenne. Des baisses d'impôt pour les entreprises sont aussi au menu.
Mais le gouvernement devra bien faire ses calculs, puisqu'une réduction d'impôt de 350 $ par année pour les 16 millions de contribuables privera le gouvernement de 5,6 milliards de revenus. La baisse de 1 % de la TPS représente un autre manque à gagner de cinq milliards par année.
Même si les libéraux s'opposent à une baisse de la TPS et préfèrent que le gouvernement se concentre sur les baisses d'impôt, plus profitables à l'économie selon les experts, Stéphane Dion a dit cette semaine que son parti n'allait pas défaire les conservateurs cet automne s'ils annoncent une réduction de la TPS.
Avec 8,7 milliards de dollars de surplus en cinq mois, soit d'avril à août, le gouvernement se dirige vers un important excédent qui donnera passablement de marge de manoeuvre au premier ministre Harper, que ce soit cet automne ou au printemps. À ce rythme, le surplus dépasserait les 16 milliards.
En raison de la forte activité économique au pays et des dépenses élevées des ménages, la première baisse de 1 % de la TPS a privé le gouvernement d'à peine 200 millions de dollars en cinq mois, alors que ce chiffre aurait dû approcher les deux milliards. De plus, la hausse des transferts aux provinces dans le cadre de la péréquation et des ententes sur la santé a coûté 900 millions de plus que l'an dernier au gouvernement fédéral.
Pour les cinq premiers mois, le gouvernement rapporte que les charges de programmes ont augmenté de 4,4 milliards, ou 6,2 %, depuis l'an dernier, en raison de l'augmentation des paiements de transfert et des charges de fonctionnement des ministères et organismes. Les dépenses de la Défense nationale ont atteint 6,5 milliards, notamment en raison de la guerre en Afghanistan, en hausse de 5,8 %.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

