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La politique des menottes

Manon Cornellier   24 octobre 2007  Canada
Le discours du Trône en a donné un avant-goût. La réponse du premier ministre Stephen Harper à ce même discours a donné le ton. Puis, le premier projet de loi de ce nouveau Parlement, le projet C-2 sur la lutte contre les crimes violents, est venu confirmer que les conservateurs souffrent bel et bien d'une obsession sécuritaire.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    24 octobre 2007 02 h 18
    La dérive despotique
    Une obsession...
    C'est dit bien calmement Mme Cornelier!
    Une obsession qui n'a aucun lien avec la réalité. En effet!
    Mais la réalité est assez alarmante: Certificats de sécurité, loi C-2, dans quel genre de société va-t-on se retrouver?

    Le gouvernement Harper, tout comme le gouvernement Bush d'ailleurs, nous entraîne dans un état s'apparentant de plus en plus à l'époque de l'Italie d'avant-guerre.
    Un glissement lent, mais clairement dirigé. Avec la manoeuvre de l'agissement urgent pour palier à une crise grave imminente, le gouvernement Harper peut passer n'importe quoi, et ce, avec la complicité d'une opposition de poltrons.

    Peu importe les statistiques, peu importe la réalité, ce projet va passer comme une lettre à la poste. Votre chronique, tout en douceur, bien qu'ayant un fond louable, n'est qu'un coup d'épée dans l'eau. Il faudrait crier fort, à coup de grands titres et de manchettes de premier plan pour enclencher la réflexion de la population et espérer que celle-ci trouve des actions imaginatives pour contraindre ces gens à limiter leur pouvoir.

    Votre chronique devrait être accessible à tous. Bien que la facture de votre propos soit à mon sens trop douce, le fond de votre article est bien rendu et on peut en saisir clairement toute l'essence. Le problème, c'est que l'opinion publique est influencée de plus en plus par la méthode criarde et vulgaire de la radio poubelle et les propos sans gros mots et sans états d'âme offusqués, n'attirent pas l'attention de ceux qui devraient être sensibilisés et mieux informés au problème que vous soulever.

    Votre conclusion est importante: "S'ils voulaient vraiment réduire la criminalité, ils s'attaqueraient à ses causes: la pauvreté, les conditions de vie précaires, l'insécurité financière... Mais il est tellement plus facile de nourrir des peurs souvent imaginaires que de s'attaquer à des problèmes complexes avec des solutions nuancées et sans grande rentabilité électorale."

    La radiopoubelle joue un rôle important dans la rentabilité électorale. On peut faire pousser la peur imaginaire en l'arrosant copieusement de préjugés bien ancrés que l'on continue d'enfoncer dans le crâne des pauvres gens. Il est tellement plus facile d'offrir du simplisme que de la nuance.
    S'attaquer aux vraies causes: pas facile! Ce gouvernement considère comme du gaspillage d'argent tout programme social. Les politiques néolibérales ne font qu'accroître le fossé entre les très bien nantis et les va-nu-pieds. C'est pourquoi il est urgent pour ces gens bien nantis, au pouvoir, de mettre en place des lois répressives pour endiguer la frustration et le désespoir de la pauvreté grandissante. C'est, pour eux, une assurance de vie paisible pour le futur.

    La politesse et le discours sobre peuvent laisser passer cet abus de pouvoir. Le fichage systématique, l'écoute électronique, la supervision de vos courriels, le relevé de vos achats, vos destinations de vacances, vos discours, toute votre vie sera un jour bien répertorié. Votre vie personnelle n'existera plus, pour qu'on puisse vivre dans une société sécuritaire. On pourra alors vous mettre sous arrêt avant que vous ne commettiez un méfait. Des logiciels perfectionnés cumuleront toutes les données vous concernant et analyseront constamment vos agissements. Ces machines perfectionnées conçues par d'éminents psychologues, sonneront l'alarme sur vos intentions futures. On pourra ainsi vous arrêter afin de vous empêcher de commettre un crime et pour vous traiter avant que vous agissiez. Il y a eu 1984, la réalité a rejoint la fiction de jadis, aujourd'hui, la fiction risque de devenir réalité.

    Il faut éviter la dérive despotique.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Paul-André Sansregret - Abonné
    24 octobre 2007 07 h 17
    Une politicaillerie honteuse
    Même les faits confirmés par les statistiques ne suffisent pas aux "politicailleurs" à servir le mieux-être de la population. La recherche du seul pouvoir est le leitmotiv de nos politiciens. Bien pauvre démocratie.
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  • Roland Berger - Abonné
    24 octobre 2007 10 h 16
    Le plaisir de punir
    À observer le comportement de Stephen Harper et de ses fidèles suiveux, on ne peut conclure que ces derniers prennent plus de plaisir à punir qu'à protéger les citoyens. On ne peut attendre de ces gens qu'ils s'attaquent aux causes, «la pauvreté, les conditions de vie précaire, l'insécurité financière... ». Pour eux, la pauvreté est le double résultat d'un progrès économique inéluctable et de la paresse des mal pris.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • roger montreal - Abonné
    24 octobre 2007 10 h 36
    Du pareil au même
    OUI quand un premier ministre dit, vous acceptez çà ou vous allez en élection.
    Mais les gens ne veulent pas d élection, alors les oppositions, devraient voter contre et si/* HAPPER VA EN ÉLECTION ,/ lui faire payer pour lui montrer la démocratie, quand tu es minoritaire tu négosis avec l opposition.
    HAPPER comme BUSH il se pense ROI, nous avons vus les menteries et les folies de BUSH ,voyez ou set rendu leur pays.
    Souvenez de HARRIS en ONTARIO,/ conservateur de droite extrême comme HAPPER /, comment l ONTARIO était après son passage comme premier ministre.
    HAPPER est minoritaire ,pensez ce qu IL ferrait minoritaire, avec toute ses idées de droites extrêmes
    ROGER MONTREAL
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    24 octobre 2007 11 h 27
    Our way of life
    Je suis d'accord avec vous madame Cornellier, mais je crois qu'il faut comprendre la philosophie de ces gens. Il y a plus que les réflexes sécuritaires.

    Regardez les amis de monsieur Bush, les armes à feu en quantité industrielle, les milices et polices citoyennes que l'on a vu avec la vedette, cette espèce de sheriff dans la prison duquel des exactions innommables étaient perpétrées.

    Il s'agit pour eux de leur manière de vivre, une espèce de manichéisme. Il veulent le bien, mais un bien avec un mal nécessaire. Il leur faut lutter contre le mal et s'il le faut le créer eux-mêmes. «Our way of life» qu'ils vont défendre sur la planète avec leurs absolus.

    Peu importe les statistiques sur la criminalité, on ne pourra jamais éradiquer le mal et cela leur suffit. Ils veulent la liberté économique sans nuance, mais imposent aux autres leur morale. Leurs dépendances à eux ne sont pas criminelles, mais ils criminalisent celles des autres pour regarnir les rangs du mal.
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  • real@realo.ca - Abonné
    24 octobre 2007 14 h 56
    arg!
    il faut absolument renverser ce gouvernement, mais avec la démission de Dion avant.... les libéraux sont irresponsable.
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  • Roland Berger - Abonné
    24 octobre 2007 15 h 00
    Froid dans le dos
    Quand je vois les statistiques signaler une popularité grandissante des convervateurs de Harper au Québec, j'en ai froid dans le dos.
    Roland Berger
    London, Ontario
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