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Marc Garneau sera candidat dans Westmount

La Presse canadienne   19 octobre 2007  Canada
Ottawa — Après avoir indiqué il y a trois semaines que le poste ne l'intéressait plus, l'astronaute Marc Garneau s'apprête à revenir dans le giron libéral et deviendra le candidat du parti dans le comté fédéral de Westmount-Ville-Marie.

Le chef libéral, Stéphane Dion, en fera l'annonce aujourd'hui à Montréal, avec le candidat-vedette.

La nouvelle aura sûrement l'effet d'un baume sur le chef libéral et ses troupes, qui sortent d'une dure semaine aux Communes où ils ont dû plier devant le discours du Trône pour éviter des élections.

Cela faisait suite à plusieurs semaines de crise au Parti libéral, où M. Dion a dû encaisser de multiples attaques et critiques à l'égard de son leadership en provenance de son aile québécoise.

Chez les libéraux hier, on interprétait l'annonce de la candidature de M. Garneau comme le signe d'un changement dans l'approche depuis l'arrivée, il y a une semaine, de Johanne Sénécal comme secrétaire principale au sein du bureau de M. Dion.

Le message envoyé en est un d'ouverture envers tous les libéraux, peu importe les anciens appuis, a expliqué une source libérale, qui souligne que c'est également le message qu'envoie le nouveau lieutenant du Québec, la sénatrice Céline Hervieux-Payette.

À la fin de septembre, M. Garneau avait créé une commotion au sein des libéraux québécois en renonçant à se porter candidat, disant en avoir assez d'attendre une confirmation du chef.

Certains avaient vu dans les tergiversations de M. Dion une réticence à nommer un candidat qui avait appuyé son adversaire Michael Ignatieff lors de la course au leadership. D'autres étaient convaincus que M. Garneau écopait pour son appui à une résolution sur la reconnaissance de la nation québécoise, résolution à laquelle M. Dion s'était opposé avec vigueur.

La décision de M. Garneau de ne plus se porter candidat, qui survenait tout juste après la défaite électorale cuisante dans Outremont, avait fait des vagues et entraîné avec elle deux autres démissions de candidats libéraux.

Plus encore, certains n'avaient pas été tendres envers leur chef, remettant en question son leadership.

Bon joueur, M. Garneau avait cependant fait bien attention de ne pas être trop sévère dans ses récriminations, ne faisant qu'exprimer sa déception face au peu d'empressement de M. Dion à son endroit.






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