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Les libéraux réfléchissent...

Guillaume Bourgault-Côté   17 octobre 2007  Canada
Ottawa — Pas de surprise hier soir dans les réactions au discours du Trône: le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Bloc québécois le rejettent d'emblée, alors que les libéraux attendront la fin d'une réunion du caucus aujourd'hui pour décider s'ils l'appuient ou non — ce qui scellera le sort immédiat du gouvernement Harper.

La nuit porte conseil, dit-on: ainsi, le chef libéral Stéphane Dion a indiqué hier soir qu'il prendrait les prochaines heures pour décider de la réponse à offrir au discours du Trône. Ses troupes se réuniront ce matin, et la position de l'opposition officielle sera connue à 15h.

Lors d'un rapide point de presse où il n'a accepté aucune question, M. Dion a mentionné ne pas avoir été «surpris» des propositions du gouvernement. «Les inquiétudes que nous anticipions sont dans le discours», a-t-il dit, en évoquant «la même ambiguïté sur l'Afghanistan, un plan très faible au sujet de l'économie, une indifférence choquante au sujet de la pauvreté et la grande faiblesse dans l'approche en environnement».

Mais malgré ces irritants, Stéphane Dion s'est dit conscient que «la priorité des Canadiens est que ce Parlement fonctionne et qu'il n'y ait pas une troisième élection en trois ans et demi».

Pour sa part, Gilles Duceppe n'a même pas laissé le temps à la gouverneure générale de terminer la lecture du discours pour y opposer un refus net. Michaëlle Jean n'avait en effet prononcé que le tiers du discours lorsque le chef bloquiste est venu rencontrer la presse au foyer de la Chambre des communes pour confirmer que les troupes bloquistes voteront contre le discours.

Selon M. Duceppe, rien de ce que le Bloc demandait ne se retrouve dans le discours — à part le dossier de la gestion de l'offre en agriculture. «Sur l'Afghanistan, on nous parle de 2011 [quand le Bloc veut un retrait en 2009] et on nous dit qu'on augmentera les dépenses militaires.»

En ce qui concerne le pouvoir de dépenser, le chef du Bloc estime qu'on «revient à l'union sociale [proposée par le gouvernement Chrétien], qui a déjà été rejetée par les gouvernements péquiste et libéral. Le Québec a toujours demandé un droit de retrait avec pleine compensation et sans conditions, [alors que le plan conservateur obligerait] le Québec à avoir des programmes comparables à ce qu'ils mettront en oeuvre».

M. Duceppe a aussi dénoncé le manque de contenu du discours sur la question forestière et la confirmation de l'abandon des objectifs de Kyoto. «On prend [à la place] le plan Bush avec le groupe d'Asie, en ne mettant pas de cible absolue de réduction des émissions de gaz à effet de serre», a-t-il dit.

Pour la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, il devrait au moins être possible «d'essayer d'atteindre les objectifs de Kyoto», même si les cibles paraissent éloignées. «C'est possible de réduire les émissions et de se rapprocher de ces objectifs», a-t-elle indiqué.

Layton

Ayant lui aussi annoncé ses couleurs avant même la lecture du discours, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, est venu confirmer en soirée qu'il n'y avait rien là-dedans pour plaire aux néo-démocrates. «Il n'y a aucun changement concernant la mission en Afghanistan, la crise des changements climatiques et le fossé de la richesse. Ce sont des questions de principe pour nous et nous allons nous opposer au discours du Trône.»

Un seul point positif pour M. Layton: les excuses que fera M. Harper aux autochtones victimes d'agressions dans les pensionnats indiens.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 17 octobre 2007 04h34
    Réflexion tardive
    « Les Libéraux fédéraux auraient eu avantage à réfléchir avant, quand ils ont élu M. Dion. Maintenant, il est un peu trop tard, leurs carottes sont cuites, principalement, au Québec avec ce Don Quichotte de la sacoche centralisatrice. »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    mercredi 17 octobre 2007 06h53
    Les libéraux réfléchissent ??? Le choix est déjà fait !
    « Encore une fois, le gouvernement de Jean Charest, fédéraliste aveugle, se fera remettre à sa place, à petite dose, par le gouvernement du canada. En effet, n'oublions jamais que nous, Québécoises et Québécois, sommes minoritaires au canada et malgré les belles paroles, destinées à nous endormir, de nos élus québécois dociles et serviles dans ce gouvernement canadien, ce dernier passera, comme d'habitude, par-dessus la volonté du Québec de garder le contrôle sur la réglementation des valeurs mobilières et fera sans doute passer sa couleuvre dans un projet de loi ou la refilera à la cour suprême qui penchera de quel côté à votre avis ? Pour vous donner un indice, rappelez-vous, entre autres, des jugements rendus par la cour suprême contre la Charte de la langue française (loi 101).

    Et ce n'est pas Monique Jérôme-Forget avec son air de poodle enragé et ses baguettes en l'air (Jean Charest lui dira bientôt de se taire comme il l'avait fait avec Thomas Mulcair et Pierre Paradis) ou notre Stéphane Dion bien aimé (pas de moi en tous cas) qui contrecarrera les plans de Stephen Harper. Stéphane Dion est trop préoccupé par les sondages et la faiblesse de son leadership pour prendre le risque de défaire le gouvernement conservateur et aller en élection. Il risquerait de se retrouver avec moins de députés qu'il n'en a actuellement et peut-être qu'il ne serait même pas élu dans son propre conté. Alors que se passera-t-il avec lui dans les jours qui viennent ? Eh bien, je vous prédit qu'il trouvera toutes sortes d'excuses pour approuver ce mauvais discours du trône en y trouvant des vertus que personne d'autre au Québec, à part lui ou nos petits québécois dociles et serviles, ne verra et il s'aplatira encore une fois, devant Stephen Harper, ce qui lui permettra de survivre encore quelques semaines à la tête du parti libéral canadien, et ce, jusqu'à ce que le fils de PET, ou un autre du même genre, prenne la relève ! Ce n'est pas pour rien que Stéphane Dion avait été choisi par Jean Chrétien pour être son dauphin et le père de la loi sur la clarté. Il incarnait, incarne et incarnera toujours le rôle du bon petit gars qui s'occupe, au Québec, des basses oeuvres canadiennes ! Son rôle dans l'Histoire du Québec est écrit à jamais. Ironiquement, le père de Stéphane Dion a écrit un jour que nous, Québécois, n'avions pas besoin des canadiens pour nous faire du tort car nous sécrétions nous-mêmes nos propres bourreaux. Il n'avait jamais si bien dit !

    C'est devenu tellement ridicule de voir à quel point nous, les Québécoises et les Québécois, nous faisons entuber aussi facilement, sans rien dire, comme des moutons, par des politiciens qui n'ont comme seuls objectifs, que de mettre de l'argent dans leurs poches et ceux de leurs petits amis (libéraux ou conservateurs) et le désir de diminuer le plus possible les pouvoirs des provinces et plus particulièrement ceux du Québec. Ainsi cela ferait du canada "le plus meilleur pays du monde" comme le disait si bien Jean Chrétien, un pays centralisé, multiculturel, unicolore et insipide d'une mare à l'autre où le Québec ne serait qu'une province très ordinaire (soit belle province et tais-toi).

    Ou est-il le fédéralisme d'ouverture que Stephen Harper nous promettait aux dernières élections ? Il est là pour des choses bénignes et insignifiantes mais pour les choses sérieuses, on repassera ! J'attends encore de voir les bienfaits du conseil de la fédération tant vanté par Jean Charest ! Tout ce qu'on y a vu jusqu'à présent, c'est Jean Charest qui prenait son trou à chaque séance et qui, à chaque fois, en ressortait déçu, la tête basse, en espérant des jours meilleurs.

    J'attends aussi de voir quelle était la vraie pensée de Stephen Harper quand il a reconnu la Nation québécoise. Jusqu'à présent, ce ne furent que des paroles en l'air sans signification. Rien de concret jusqu'à présent et rien en vu dans un avenir rapproché ni même éloigné. Ce qu'il dit du côté droit de la bouche est contredit par ce qu'il dit du côté gauche. Stephen Harper, ou n'importe quel autre premier ministre canadien qui se respecte, ne sera pressé d'ouvrir la constitution canadienne pour y reconnaître, par écrit, la Nation québécoise et tous les droits et pouvoirs que cela implique.

    N'oublions jamais ce que le canada nous a fait quelques jours avant le référendum de 1995, avec notre propre argent et en bafouant les lois québécoises. Jean Charest et Jean Chrétien nous disaient que si nous votions OUI, nous quitterions le canada (vous vous rappelez: la sépa-NON-ration). Dans ce temps-là, ils n'avaient pas eu besoin de la loi sur la clarté pour comprendre la question référendaire et ses conséquences car elle était claire et limpide. Pourtant dans son livre publié récemment, Jean Chrétien disait qu'il aurait refusé de reconnaître le résultat du référendum si le OUI avait remporté la victoire avec 50% + 1. Pour la démocratie et l'honnêteté, on repassera ! Quand mentait-il ? Dans son livre ou lors du référendum de 1995 ? Pour ma part je crois que, de toutes façons, il nous a menti toute sa vie et surtout lors du référendum de 1995 et lors du scandale des commandites.

    J'espère qu'un jour nous cesserons de toujours tendre les joues en bons catholiques que nous sommes et que nous aurons assez de couilles pour enfin sortir de ce carcan qu'est le système fédéral canadien. Quand prendrons-nous conscience de notre différence par rapport au reste du canada et quand l'assumerons-nous pleinement ? Regardez tous les sondages sur les sujets d'actualité. Comparez les résultats canadiens avec ceux du Québec et dites-moi si nous avons assez de points en commun pour rester dans la même maison sans nous chamailler tout le temps. Sur la plupart des sujets, les Québécois ont une vision très différente du ROC (rest of canada). Alors, en bons majoritaires qu'ils sont, les canadiens tentent par tous les moyens de NOUS imposer LEUR vison des choses, et ils y réussissent très bien car, en plus d'être majoritaires au canada, ils ont l'appui de plusieurs de nos petits québécois dociles et serviles.

    Hélas on ne pourra jamais compter sur Jean Charest, le fédéraliste aveugle, et son gouvernement moribond ni même sur Mario Dumont et sa troupe d'autonomistes amateurs qui passent leurs temps assis entre deux chaises, pour nous enlever ce carcan canadien. Malheureusement, nous pourrons toujours compter sur les petits québécois dociles et serviles (exception faites des gens du Bloc Québécois) que nous envoyons au canada à chaque élection fédérale pour nous représenter, comme PET, Jean Chrétien, Maxime Bernier, Stéphane Dion et tous les autres, pour nous endormir et faire le sale boulot qu'un autre canadien anglais ne pourrait pas faire de lui-même ici.

    Alors tant que nous ne nous serons pas réveillés, eh bien, taisons-nous, courbons l'échine et subissons les mauvais coups canadiens sans rechigner. Quand tous les pouvoirs du Québec auront été grugés petit à petit par le ROC et quand ça nous aura fait assez mal dans notre langue et notre portefeuille, peut-être nous réveillerons nous et déciderons de nous donner le pays que nous méritons ! Entre temps, dormons en paix et faisons de beaux rêves autonomistes car Super Mario veille sur le Québec ET sur le canada ! »

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