mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 13h38


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les écologistes déplorent l'abandon de Kyoto

Louis-Gilles Francoeur   17 octobre 2007  Canada
Le discours du Trône d'hier soir constitue «un enterrement de première classe du protocole de Kyoto» par le gouvernement Harper, a déclaré le porte-parole de la coalition Québec-Kyoto, André Bélisle, résumant la pensée de plusieurs des leaders environnementaux québécois et canadiens.

De son côté, le porte-parole du Bloc québécois en environnement, le député de Rosemont-Petite-Patrie, Bernard Bigras, estimait que les libéraux de Stéphane Dion ont désormais un gros problème moral sur les bras: «S'ils ne votent pas contre une renonciation aussi explicite du protocole de Kyoto et de tous les principes qu'ils ont défendus dans ce domaine, y compris les plans successifs de Stéphane Dion en matière de changement climatique quand il était au gouvernement, durant les élections et au printemps dernier, ils vont devenir le premier parti d'opposition à tourner le dos à Kyoto.»

Joselyn Higginson, porte-parole de Greenpeace, abondait dans ce sens. «Les libéraux, disait-elle, vont devoir choisir entre leurs principes et la survie politique. Ça ne sera pas facile pour eux et c'est toute une responsabilité qui leur incombe. S'ils ne déclenchent pas des élections, le protocole de Kyoto, c'est fini pour le Canada. S'ils déclenchent des élections, rien n'est assuré mais au moins la porte est ouverte et tout peut arriver.»

Plusieurs, comme Émilie Moorhouse du Sierra Club, estiment que les conservateurs utilisent une fois de plus un «double discours», selon la méthode chère au président Bush. «Ils disent que les changements climatiques constituent une urgence. Mais ils annoncent qu'il y aura plus d'autoroutes et de ponts, ce qui va augmenter la circulation automobile et par camions. Ils proposent un guichet unique pour les grands projets, ce qui va réduire les exigences environnementales imposées aux promoteurs des sables bitumineux et aux nouveaux pipelines qui s'annoncent. Et ils affirment qu'en renonçant à leurs engagements, le Canada va améliorer sa crédibilité sur la scène internationale!»

Le discours du Trône a effectivement confirmé par la bouche de la gouverneure générale, Michaelle Jean, «que le Canada ne pourra pas réduire ses émissions au niveau prescrit par le protocole de Kyoto». Mais le gouvernement n'explique pas pourquoi il n'a pas mis en place un programme de rattrapage à la mesure du défi dont il reconnaît l'urgence. Il réaffirme adhérer à un objectif de réduction des émissions de GES à long terme de 50 % d'ici 2050 et de 20 % d'ici 2020, mais beaucoup d'inconnues entourent la définition de ces objectifs.

Le discours du Trône prévoit aussi des investissements accrus dans les transports en commun, dans l'assainissement de l'eau, dans la dépollution des lacs et océans. Il annonce, mais sans préciser davantage, une «meilleure protection des eaux et des terres» par des mesures qui «responsabiliseront les pollueurs».

Bernard Bigras, du Bloc québécois, y voit une autre source d'affrontement avec les provinces, comme le Québec, qui n'accepteront pas de gaieté de coeur qu'on leur dise quoi faire et qu'on leur impose de moderniser leurs équipements municipaux d'épuration des eaux usées. Sauf si Ottawa, dit-il, applique un véritable droit de retrait de ses programmes avec compensation financière équivalente. Ce qui reste à voir, à son avis.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 17 octobre 2007 04h40
    Et le St-Laurent ?
    « On ne sait pas si la fonte de la calotte polaire va faire monter le St-Laurent, qui en a bien besoin, ou si le réchauffement de la planète va le faire évaporer pour le baisser encore plus. Grave question puisque, à la vitesse que son niveau d'eau baisse, selon ce qu'on lit, on devrait bientôt être capable de le traverser à pieds secs. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    mercredi 17 octobre 2007 16h28
    Faudrait cesser de tout mélanger !
    « La controverse n'a pas de cesse mais, il faudrait bien DISCRIMINER entre les DIVERS PHÉNOMÈNES qui affectent le CLIMAT, la RÉPARTITION des MASSES LIQUIDES sur la SURFACE du GLOBE et les GAZ-À-EFFETS-DE-SERRE.

    Commençons par le commencement ! Premièrement, la distribution des MASSES LIQUIDES sur la surface de notre TERRE d'ÉMERAUDE, c'est NORMAL. Ceci étant dû aux mouvements des PLANÈTES qui exercent différentes forces attractives sur NOTRE TERRE. Ainsi, CELLE-CI est entrain de basculer légèrement sur son AXE de ROTATION, à cause de son CHEMINEMENT dans notre SYSTÈME SOLAIRE qui se déroule sur environ 2000 ans. Notre TERRE, en basculant, même si c'est légèrement perceptible, provoque une NOUVELLE RÉPARTITION des EAUX des OCÉANS. C'est ce qu'on qualifiaient d'APOCALYPSE pendant laquelle des terres inondées étaient exondées et vice-versa. Comme on n'avaient pas d'instrument pour savoir ce qui se passait il y a deux milles ans et avant alors, on croyaient que la fin du monde arrivait et la panique s'emparait des gens. Mais, de nos jours, la connaissance scientifique de l'HUMANITÉ peut relativiser ce qui se passe et devrait rassurer les gens. La TERRE en basculant a déjà inondées de multiples villes et villages que les LÉGENDES ont permis à plusieurs de faire passer pour les ATLANTIDES. Mais, ce ne sont que des TERRES HABITÉES qui ont été plus ou moins rapidement englouties.

    Donc, que les CALOTTES GLACIAIRES FONDENT, c'est NORMAL... Mais, la VITESSE à LAQUELLE ELLES FONDENT, c'est ÇA qui est ANORMAL. Cette allure rapide dans la fonte de CELLES-CI, c'est causée par la CUPIDITÉ MALADIVE de l'humanité qui, par ses ACTIVITÉS INDUSTRIELLES motivées par l'APPÂT du GAIN, détruit allègrement notre ÉCRAN de PROTECTION contre les RAYONS du SOLEIL. NON SEULEMENT les RAYONS ULTRA-VIOLETS ne sont plus filtrés et provoquent des MUTATIONS NÉFASTES chez les organismes vivants sur GAÏA mais, l'ÉVAPORATION accélérée des EAUX provoque une couche opaque autour du globe qui empêche la chaleur d'être évacuée. À cette humidité ANORMALE s'ajoute tous les GAZ qu'on appellent à EFFET-DE-SERRE donc, qui garde la CHALEUR qui cause encore plus d'ÉVAPORATION ! C'est un CYCLE SANS FIN, un CERCLE VICIEUX dans LEQUEL l'HUMANITÉ s'est ELLE-MÊME ENFERMÉE. Pour accélérer cette triste conséquence de l'ACTIVITÉ INDUSTRIELLE, la circulation automobile s'ajoute à cette production de G. E. S...

    Donc, DISCRIMINER entre ces PHÉNOMÈNES permet de comprendre ce qu'on pourraient changer pour ralentir la DÉGÉNÉRESCENCE de notre MILIEU de VIE et ce qu'on doient SUBIR parce que le PHÉNOMÈNE concerne le CYCLE d'environ 2000 ans de notre GALAXIE dans l'UNIVERS.

    Que celles & ceux qui peuvent comprendre en soient moins affolés(es) et que ces gens posent des GESTES plus RÉFLÉCHIS...! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 18 octobre 2007 08h47
    Et puis après, ce n'est pas la fin du monde...
    « L'échéangce de Kyoto est dans 77 jours. Constater que nous n'atteindrons pas les objectifs n'est pas la fin du monde mais un constat réel.

    Seuele le gouvernementy Hareper a agi alors que les écolos y compris Stéphane Dion et Steven Guilbeault, David Suzuki, etc... ont fait le tour des tribunes publiques mais n'ont jamais fait de gestes concrets pour améliorer le bilan énergétique plus que le gouvernement Harper.

    Sydney Steel est un exemple concret. Pendant trente ans les groupes écolos y sont allés de BAPE en BAPE sans agir. Le gouvernement Harper a annoncé un programme de dépollution du site de 400 millions en partenariat avec le gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Pire le groupe Sierra était sur le site avec des pancartes lors de la conférence de presse pour protester "CONTRE".

    Puis Al Gore, leur gourou, dépense 20 fois plus d"énergie quie ele commun des mortels et vient nous haranger: faites ce que je dis pas ce que je fais...

    Il faut avoir les deux pieds sur terre et ne pas partir en peur comme les alarmistes kyotistes. Il faut sde rapporter de l'entrevue que Le Devoir a fait avec Eddy Goldenberd en février dernier. Il a affirmé ceci: «Il affirme même que la possibilité de rater la première échéance du protocole de Kyoto était évaluée comme une forte possibilité au sein du gouvernement libéral de l'époque.»

    J'ajoute que les sables bitumineux de l'Albertas n'étaient pas en exploitation et les plates formes- Off-Shore de Terre-Neuve ne produisaient rien. De quoi augmenter le bilan au lieu de le baisser et réhausser la barre de l'objectif. Il n'est donc pas surprenant que la somme des efforts consentis n'a pas donné les résultats escomptés. Aloprs continuons jusqu'en 2050 comme le gouvernement Harper nous le suggère... »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 16h28
    Un argument malhonnête de M. Trudel
    « Argumenter que M. Al Gore est malhonnête parce qu'il consomme plus d'énergie que les autres est profondément malhonnête. C'est comme dire que le recteur de l'université consomme plus d'électricité que les autres en lui imputant l'énergie que ses décisions impliquent. Discréditer les données scientifiques inquiétantes auxquelles il nous sensibilise sur cette base c'est un argument ad hominem. C'est tuer le messager. C'est comme tenter de discréditer l'oeuvre d'Einstein en disant qu'il fut un mauvais époux.
    Il est difficile d'imaginer qu'un gouvernement en société démocratique pourra effectuer les changements nécessaires en énergie. C'est l'équivalent d'un effort de guerre. Les électeurs ne supportent pas la guerre particulièrement quand cela veut dire une perte de confort ou d'avantages personnels. Ceux qui comprennent la science suffisamment sont en infime minorité et même eux ne changent rien à leurs habitudes. Difficile d'être optimiste. L'humanité coupe la branche sur laquelle elle est assise. Triste avenir pour nos petits enfants qui vivront les guerres, les famines et les massacres, la fin au moins temporaire d'une humanité conviviale et communautaire.
    Daniel Beaudry »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
4 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009