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Mémoires - Chrétien n'a pas de regrets

Manon Cornellier   15 octobre 2007  Canada
L'ancien premier ministre Jean Chrétien n'est pas homme à avoir des regrets ou des doutes. Même lorsqu'il s'agit de ses initiatives les plus controversées, comme la Loi sur la clarté ou le programme des commandites. Des reproches, par contre, il en a, en particulier pour son successeur Paul Martin qu'il ne ménage pas dans son dernier livre qui sort en librairie aujourd'hui. L'expérience du référendum de 1995 occupe une place de choix dans son livre, en particulier les suites qu'il lui a données.

«Je n'ai pas discuté alors, et je n'en discuterai jamais, de ce que j'aurais fait si le OUI l'avait emporté», écrit Jean Chrétien dans son livre Passion politique qui porte sur ses années au poste de premier ministre.

Par contre, il a toujours cru qu'une mince majorité n'aurait pu être interprétée comme un mandat pour faire la souveraineté, surtout à partir d'une question «tordue» comme celle adoptée par le gouvernement de Jacques Parizeau. «Les événements auraient été chaotiques; les émotions auraient été portées à leur comble; mais le fait demeure qu'une mince majorité pour le Oui n'aurait pas pu être interprétée comme la preuve irréfutable que la majorité des Québécois voulaient rompre leurs liens historiques avec le Canada, écrit-il. Il aurait fallu beaucoup, beaucoup de temps pour résoudre tous les problèmes, sans que les séparatistes soient sûrs de leur triomphe en fin de compte.»

De passage aux Coulisses du pouvoir, sur les ondes de Radio-Canada, le chef libéral Stéphane Dion a fait écho à son ancien patron hier. Il a répété qu'aucun pays ne peut accepter une scission sans qu'une majorité «claire» de la population en exprime le désir.

C'est d'ailleurs pour éviter que le Canada ne se retrouve devant la même situation qu'en 1995 que Jean Chrétien a attiré M. Dion en politique et fait adopter la Loi sur la clarté. Cette dernière exige que le Parlement évalue la clarté de la question et du résultat avant d'accorder un mandat de négociation au gouvernement fédéral. Jean Chrétien refuse de parler d'un seuil car, selon lui, «le gouvernement en poste doit être en mesure d'interpréter ce qui constitue une majorité selon les facteurs religieux, linguistiques, régionaux et sociaux qui entrent en jeu».

Jean Chrétien revient sur le programme des commandites, dont il ne s'excuse absolument pas. Au contraire, il le défend, comme il le fait avec Alfonso Gagliano. L'ancien premier ministre persiste à croire que ce programme était un élément «nécessaire» de sa stratégie de défense de l'unité du pays.

M. Chrétien «déplore le fait qu'une poignée d'individus sans scrupules aient enfreint la loi et ainsi trahi leurs collègues, leur gouvernement et leur pays pour se remplir les poches», mais il pense qu'il revenait à la police de leur mettre la main au collet après le dépôt du rapport de la vérificatrice générale. C'est, en tout cas, ce qu'il aurait fait et qui aurait évité bien des maux de tête à son parti.

À qui la faute?

À son avis, Paul Martin serait au pouvoir aujourd'hui s'il n'avait pas été si pressé d'en prendre les rênes et ne s'était pas précipité pour créer une commission d'enquête. Une décision que Jean Chrétien réprouve complètement, bien qu'il s'abstienne de faire des commentaires sur la commission Gomery elle-même ou son président avec qui il a eu maille à partir.

Il ne cache pas cependant son aversion pour les commissions d'enquête dont il a compris les travers en suivant celle qu'il avait mise sur pied pour enquêter sur la mort d'un jeune Somalien aux mains de soldats canadiens. «Il est dans la nature des enquêtes publiques de se muer en procès-spectacle, en parodie de justice, en cirque politique», dit-il.

M. Chrétien ne prend jamais la responsabilité de quelques rares politiques qui ont tourné au vinaigre ou qui se sont embourbés dans des controverses. Des journalistes qui montent des scandales en épingle à ses successeurs qui ont miné ses initiatives, la faute en revient généralement aux autres.

Il affirme, par exemple, qu'il avait réussi à maintenir les troupes canadiennes en Afghanistan dans des rôles leur évitant les missions les plus dangereuses. «Malheureusement, mon successeur ayant trop tardé à décider si le Canada devait ou non prolonger le mandat à la tête de la [force internationale], nos soldats ont été retirés de Kaboul et dépêchés de nouveau dans le sud pour combattre les talibans sur les champs de bataille meurtriers entourant Kandahar», affirme-t-il.

Lorsqu'il explique ses raisons pour avoir ratifié le protocole de Kyoto, il attribue à ses successeurs une bonne partie de l'incapacité du Canada d'atteindre ses objectifs. Il ne les nomme pas, mais ne fait pas de distinction non plus entre Paul Martin et Stephen Harper. «Malheureusement, pour des raisons politiques ou idéologiques, mes successeurs ont cédé aux craintes et aux menaces du lobby anti-Kyoto et causé de sérieux torts aux progrès réalisés au Canada ainsi qu'à notre réputation», écrit-il, sans relever que le Plan vert dont les libéraux se vantent encore aujourd'hui est celui que Stéphane Dion a élaboré alors qu'il était ministre de l'Environnement, dans le cabinet Martin.

Trahison

Paul Martin se fait maintes fois écorché. M. Chrétien ne se livre pas à une charge en règle contre son successeur mais les flèches assassines sont nombreuses, au point de laisser l'impression d'un homme menteur, aux idées douteuses et prompt à tenir un double discours. Il raconte que M. Martin refusait, à un certain moment, d'accorder le milliard d'aide que les agriculteurs réclamaient. Il ne leur offrait que 500 millions. Lui-même a décidé de trancher la poire en deux et de leur verser 750 millions. Paul Martin aurait alors dit aux agriculteurs que c'était le premier ministre qui ne voulait pas leur en donner plus.

Jean Chrétien a toujours affirmé qu'il n'avait jamais eu l'intention de solliciter un troisième mandat, même si parfois ça le tentait, mais que les manigances du camp Martin avaient fouetté sa femme et lui-même. Il évoque une rencontre de députés pro-Martin dans un hôtel à la veille du congrès de 2000 et dont M. Chrétien a appris la tenue au journal télévisé. «Sa trahison m'a fait mal. J'estimais qu'il devait, à tout le moins, me laisser la dignité de partir à mes conditions à moi.» Et quand il évoque la période la plus intense de leur guerre intestine, il ne mâche pas ses mots, parlant de tentative de tordage de bras par le clan Martin.

M. Chrétien, qui n'est pas enclin aux regrets ni à admettre des erreurs, avoue qu'il aurait dû écouter son instinct plutôt que ses conseillers, et évincer dès 2000 Paul Martin et son entourage.

Cet ouvrage de 460 pages est en quelque sorte la suite de sa première autobiographie, Dans la fosse aux lions, parue une première fois en 1985 et qui prenait fin avec sa première retraite de la politique active. Il décrit ses méthodes de travail, mais s'attarde surtout à expliquer les décisions prises mais sans offrir beaucoup de détails factuels et en escamotant souvent des éléments qui le feraient paraître sous un jour moins favorable.

Ainsi, lorsqu'il parle de l'élimination du déficit, il décrit longuement les compressions faites dans les dépenses du gouvernement fédéral et des réinvestissements qui ont suivi, mais il mentionne à peine les milliards de compressions dans les transferts aux provinces destinés à la santé, à l'éducation post-secondaire et à l'aide sociale. Des compressions dont les effets se sont longtemps fait sentir dans le système de santé et dont souffre encore l'aide sociale.

M. Chrétien revient par ailleurs sur sa politique étrangère, consacrant un long chapitre aux tractations ayant mené à la guerre américaine contre l'Irak et au refus du Canada d'y participer.

Jean Chrétien devait participer à une série d'événements publics pour promouvoir son livre, mais ils ont tous été annulés, le temps qu'il se remette du quadruple pontage coronarien qu'il a subi récemment.

Collaboratrice du Devoir






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 14 octobre 2007 22h01
    Rien de nouveau
    « Qui pouvait être assez naïf pour croire que n'importe quel Premier ministre Canadien qui se respecte et encore moins Monsieur Jean Chrétien aurait accepté un référendum gagné avec une faible majorité. Même les souverainistes ne l'accepte pas, ni un petite majorité ni un majorité plus forte. La preuve est que malgré 2 défaites référendaire ils n'acceptent pas les résultats et en veulent un autre. Alors pourquoi le gouvernement fédéral aurait d'amblé accepté une faible majorité. Il fallait être fou ou naïf pour y croire.

    Et que Duceppe et tous les souverainistes déchirent leur chemise sur la place publique me fait rire et me prouve leur rôle d'amuseur publique. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 15 octobre 2007 07h01
    Le livre d'un bon politicien
    « J'accorde peu d'intérêt aux Mémoires des politiciens. Ce sont généralement des pavés auto-congratulatoires. Jean Chrétien n'échappe pas à la règle. L'homme a fait des bons et de moins bons coups. Un bilan mitigé, comme ceux de la plupart des politiciens. Le livre sera sans doute relativement utile aux historiens, mais pour le reste, je conclurais que Jean Chrétien a été un bon politicien, mais aucunement transcendant, comme Trudeau et Levesque. »

  • Richard Weilbrenner
    Abonné
    lundi 15 octobre 2007 07h58
    Double discours, deux poids, deux mesures... un Janus impénitent
    « Si une victoire du OUI remportée par une mince majorité ne suffisait pas pour que la victoire des souverainistes soit légitime, pourquoi celle d'un NON remportée par la même majorité mince serait-elle légitime ? »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 15 octobre 2007 08h01
    Et l'auberge Grand-Mère?
    « Et Bill Clenett?
    Et son fils batteur de femmes?

    Chrétien passera à l'histoire comme un imbécile de première classe qui a pleuré après avoir lu son discours pathétique deux jours avant le référendum parce qu'il allait perdre son Canada. Et sa job avec parce que ce n'est pas lui qui aurait négocié avec Parizeau.

    Chrétien a réussi à arracher 3 majorités parlementaires grâce au vote ethnique et à la division des Conservateurs. En 3 mandats, il n'aura rien laissé au pays, les surplus budgétaires -sa seule grande oeuvre- étant associés à Paul Martin

    --------
    Au fait est-ce que l'Ontario va payer pour ses pontages? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 15 octobre 2007 08h14
    Les bras québécois du ROC
    « On ne peut avoir de regrets quand on se sent parfait.

    M. Jean "que voulez-vous à ce moment ici, nouvel Ontarien" Chrétien n'a pas d'égal pour rabaisser le 49,5 % de Québécois dont environ 60 % de francophones qu'il s'obstine à traiter de séparatissssssss avec un ton railleur, ce qui est excellent pour le recrutement du PQ et de l'ADQ. Cet ex-résident du Québec n'a jamais compris que l'insulte ne sert pas une cause.

    Ses successeurs, Paul "je suis beau et j'ai des beaux bateaux dans des paradis fiscaux" Martin et Stéphane "Don Quichotte de la sacoche" Dion voulaient finir la job de bras du ROC envers le Québec, incluant sa partition en cas de sa souveraineté, mais le parti Libéral du Canada ne semble plus assez fort pour ça. Sniff, sniff, sniff pour ces centralisateurs. »

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 15 octobre 2007 09h38
    Commentaire pertinent
    « Il est évident qu'un référendum avec une question-piège et une ultra maigre majorité de 5% aurait été non significatif.Si il faut l'appui des 2/3 des membres pour changer de syndicat, il en faut au moins autant pour changer de pays.Une question claire et une majorité claire sont essentiel pour quiconque ne veut pas précipiter les citoyens dans l'aventurisme.Ceux qui soutienne l'idée d'une question autre que "Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant" veulent conduire les citoyens vers la cage à homard de M.Parizeau. Ils n'ont aucun respect pour leurs concitoyens et ils méprisent ceux qui ne croient pas à leur religion nationaliste.Pour eux tous ceux qui pensent différemment sont des traîtres, des colonisés etc...hors de l'église nationale, point de salut!

    Heureusement, une loi nous protège maintenant contre ce type de manipulation de la démocratie et oblige à la franchise.Cette loi est d'ailleurs citée en exemple dans le monde car elle est assez balancée pour reconnaitre à la fois le droit de sécession (de TRÈS rares pays reconnaissent ce droit)à condition que la question soit claire ainsi que l'appui significatif. Ce n'est que le gros bon sens. Seuls les fanatiques qui veulent refiler leur salade en douce sont contre le gros bon sens. Un Québec indépendant serait-il aussi généreux pour reconnaitre le droit des nations amérindiennes à la sécession avec une question et un appui clair??? Deux poids, deux mesures??? Racisme? Les indépendentistes évitent systématiquement de parler de ce sujet aux citoyens...
    Pourtant ce serait la réalité auquelle ils devraient faire face, en plus de très longues discussions avec le Canada(quelques milliards en frais d'avocats), l'incertitude économique, les revendications des anglos voulant rester dans le Canada etc »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    lundi 15 octobre 2007 09h40
    L'armée? Yes Sir!
    « J'ai toujours pensé que M. Chrétien n'aurait pas hésité à envoyer l'armée au Québec dans l'hypothèse d'un oui au référendum de 1995.Voici un sujet dont les politiciens parlent rarement,mais il est déjà bien documenté.Bien sûr, M.Chrétien et son entourage nieront toujours avoir osé penser de tels projets ("bullshit" a déjà dit ce distingué personnage) mais il faut être un peu naïf pour penser que l'homme aurait hésité à tout tenter pour sauvegarder le plus meilleur beau pays au monde. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 15 octobre 2007 09h49
    Quel beau salaud!
    « Comment se peut-il que tant de québécois d`origine font carrière sur le dos de leurs concitoyens? Des George-Etinne Cartier, Sir Wilfrid Laurier, Pierre-Elliot Trudeau, Jean Chrétien et Stéphane Dion. Ils préfèrent se vouer à la cause qu`aucun anglo canadien a le courage de faire. Une job de bras sur les québécois. Le vaccin Parti Libéral du Canada à l`oeuvre! »

  • Cyr Isabelle
    Inscrite
    lundi 15 octobre 2007 14h07
    Monsieur Chrétien un homme d'expérience
    « Je perçois monsieur Chrétien comme un homme d'expérience sachant se tenir debout dans l'adversité. Je suis fière qu'il ait dit non aux états-unis pour la guerre en Iraq. M. est comme on en québécois un vieux shnock! En disant non à la guerre en Iraq il a démontré qu'on était un peuple ayant ses idées et ses valeurs et maintenue notre réputation pacifique.
    Je m'étonne que les souverainistes québécois ne se remémore pas ce bon coup. Il fallait être un homme d'expérience pour dire non à Georges Bushes. »

  • Cyr Isabelle
    Inscrite
    lundi 15 octobre 2007 14h07
    Monsieur Chrétien un homme d'expérience
    « Je perçois monsieur Chrétien comme un homme d'expérience sachant se tenir debout dans l'adversité. Je suis fière qu'il ait dit non aux états-unis pour la guerre en Iraq. M. est comme on en québécois un vieux shnock! En disant non à la guerre en Iraq il a démontré qu'on était un peuple ayant ses idées et ses valeurs et maintenue notre réputation pacifique.
    Je m'étonne que les souverainistes québécois ne se remémore pas ce bon coup. Il fallait être un homme d'expérience pour dire non à Georges Bushes. »

  • Loraine King
    Inscrite
    lundi 15 octobre 2007 16h34
    Des vrais salauds
    « Certains Québécois blâment Laurier, Trudeau, Chrétien et Dion d'avoir eu l'ambition d'être premier ministre du Canada. Ils préfèrent que leurs élus soient les valets d'un parti qui suggère que les Québécois ne devraient pas avoir le droit de gouverner le Canada ou les valets d'un parti qui n'a jamais voulu d'un francophone comme chef. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    lundi 15 octobre 2007 17h00
    L'histoire démontrera...
    « Au fil du temps, l'histoire démontrera que Trudeau et son fidèle comparse Chrétien furent de loin les politiciens les plus sales et les plus nuisibles que le Canada et le Québec auront connu. Narcissisme, cynisme, nihilisme nationaliste, laissez-faire économique et passes-passes intellectuelles 'à la Trudeau' ou, en plus vulgaire, 'à la Chrétien' sont des tares qui ont façonné le bourbier socio-politico-économique du Canada et du Québec dans lequel nous nous débattons aujourd'hui. L'héritage de leur fidèle serviteur Dion n'est pas plus reluisant.

    Un jour, ces tristes sires seront reconnus comme des anti-démocrates notoires pour qui le but à atteindre justifiaient le choix de n'importe quels moyens. La tricherie et les abus de pouvoir érigés en système, quoi!. Selon moi, c'est avec des obsédés narcissiques de cet acabit que naissent les écoeurements collectifs et ...parfois, les guerres civiles.

    Le mieux que je souhaite à Chrétien, c'est de se retrouver, un de ces bons jours, réuni en enfer avec Trudeau. Trudeau est, à coup sûr, déjà là. Il lui a certainement réservé une chaise, à sa table, ...tout près de la piste de danse ! Il y aura également une place pour Dion, j'en suis certain.

    Quel beau trio cela fera. Que Lucifer ait leur âme !!!


    P.S. J'ai un haut-le-coeur, juste à penser que je sacrifierais quelques dollars pour acheter le torchon d'auto-congratulations de ce politicien sans scrupule. Quel gaspillage de papier !


    Jean Desjardins »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    lundi 15 octobre 2007 17h04
    Même au primaire: 2/3 des votes requis
    « Je suis tout à fait d'accord avec André Michaud. Il faut l'appui nécessaire des 2/3 des membres pour changer de syndicat. Même chose pour élire un nouveau pape. Et... tenez-vous bien, même chose dans ma classe du primaire quand on veut changer une décision collective déjà prise.

    Exemple: Le mercredi, nous avons voté à majorité simple des jeux extérieurs pour la dernière période du vendredi. Une situation nouvelle se présente en cours de route. Des enfants veulent modifier ce choix. On revote mais il faut une majorité significative pour modifier l'horaire. 2/3 des voix sinon, on ne touche à rien.

    Si c'est bon pour le ballon-chasseur, j'imagine que ce l'est aussi pour un pays nouveau. Non ? »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 15 octobre 2007 20h58
    2/3 ? Va pour les 2/3!
    « Les fédéralistes n'ont rien obtenus pour le Québec, ni depuis 80, ni depuis 95. Ils n'ont pas encore obtenu les 2/3 malgré l'immigration forcée de 95 (le vote ethnique: l'on vous donne la citoyenneté si...), alors il est légitime, pour les nationalistes québécois de tenir une autre consultation pour savoir si nous sommes 2/3 à être satisfait de la place du Québec dans le Canada... C'est drôle: harper veux gouverner seul avec moins de 50% des voix et tous le monde trouve qu'il est avisé!

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Gérard Guay
    Inscrit
    lundi 15 octobre 2007 23h20
    Nous sommes des masochistes.
    « Je suis bien d'accord avec un des intervenants qui disait que ce torchon fraîchement sorti des presses est un pur gaspillage de papier.
    Qu'avions-nous besoin de relire les félonies, tricheries et vantardises d'un infatué sans culture qui, comme Trudeau nous a craché dessus pour faire "carrière".
    L'Irak, c'est le Québec qui a dissuadé Chrétien de nous y envoyer. Il tremblait dans ses culottes tellement la pression de Washington était grande. Les manifestations au Québec ont été si fortes (tièdes ailleurs au pays), que Chrétien a reculé. Encore une fois, le Québec aura participé au sauvetage du Canada.
    Un référendum gagné par la peau des dents pour le camp du Non avec quelques votes, c'est bon. Mais pour le camp du Oui, la recette n'aurait pas été bonne... C'est bien certain qu'avec une faible majorité pour le Oui, nous aurions eu l'armée aux fesses. Mais il n'y avait pas de danger, les peureux de la ville de Québec ont voté non en choeur, en sirottant leur 8ème grosse Mol... avec un gros rot de satisfaction, assis sur leur steak de retraite des fonctionnaires...
    Le scandale des commandites, c'est de la p'tite bière. C'est le registre des armes à feu qui cachait le pire scandale jamais vu en Occident. Malheureusement, ce dossier n,aura pas trouvé preneur auprès du bloc québecois pour des raisons pûrement électoralistes. Les électeurs croient encore que ce registre sauve des vies alors qu'il n'en est rien. Tout ce que ce registre permet, c'est de permettre aux policiers
    d'entrer chez vous à 2 hrs. du matin, sans mandat, sous seul prétexte que vous avez un tromblon enregistré pour la chasse au canard...
    Et la tradition continue. Le pianiste Lefebvre disait récemment en parlant des Etats-Uniens, "...les Américains bouffent de la merde, écoutent de la musique et de la télé de merde et regardez comment ils votent." Nous en sommes là depuis des lustres. Comme dirait l'autre, nous sommes endormis au gaz et nivelés par le bas, même et surtout, par la radio tra la la , notre bonne télévision d'état.
    Vigneault disait qu'un pays, ça se mérite. Visiblement, rien qu'à voir aller le peuple, on est bien loin du "plusse" meilleur avenir. Non, définitivement, je vais relire mes classiques. Au moins, ça va me nourrir.
    Gérard Guay mackin.guay@sympatico.ca »

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