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Les Ontariens élisent les libéraux

La Presse canadienne   11 octobre 2007  Canada
Toronto — Dirigé par Dalton McGuinty, le Parti libéral de l'Ontario a remporté hier une seconde majorité consécutive pour la première fois en 70 ans, défaisant facilement un Parti progressiste-conservateur miné par sa proposition de financer les écoles confessionnelles privées.

Près de deux heures après la fermeture des bureaux de vote, les libéraux menaient ou avaient gagné dans 71 circonscriptions, 17 de plus que les 54 nécessaires pour obtenir la majorité; 25 progressistes-conservateurs étaient en avance ou avaient été élus. Les néo-démocrates avaient, de leur côté, 11 candidats en avance ou élus.

À la dissolution de l'assemblée, le Parti libéral comptait 67 députés, le Parti progressiste-conservateur en comptait 25 et le NPD, 10. Un siège était vacant.

Les électeurs ontariens semblaient également en voie de rejeter un projet de réforme électorale, élaboré par une assemblée de 103 citoyens. Peu de boîtes de scrutin avaient été dépouillées, mais déjà 63 % des électeurs s'opposaient à la proposition qui avait besoin, pour être adoptée, de l'appui de 60 % des électeurs, dont une majorité simple dans au moins 64 circonscriptions.

M. McGuinty a facilement été réélu dans Ottawa South, tout comme le chef néo-démocrate Howard Hampton dans Kenora-Rainy River, dans le nord de la province.

Le chef progressiste-conservateur, qui avait décidé de quitter une circonscription rurale au nord de Toronto pour se présenter dans celle où il est né dans la ville, a toutefois été battu par la ministre de l'Éducation, Kathleen Wynne, dans Don Valley West. Plus tôt dans la journée, M. Tory avait indiqué que, peu importe les résultats, il entendait rester à la tête de son parti.

La campagne électorale a été marquée par la proposition des progressistes-conservateurs de financer les écoles confessionnelles privées, un élément de leur plateforme électorale fortement dénoncé par les libéraux. Les chefs néo-démocrate et conservateur se sont pour leur part surtout attaqués au bilan de «promesses brisées» du premier ministre McGuinty.
 
 
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