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Harper à double tranchant

Manon Cornellier   10 octobre 2007  Canada
Le premier ministre Stephen Harper a laissé tomber les gants. Si le discours du Trône est approuvé, dit-il, l'opposition devra en assumer les conséquences et le laisser gouverner. Et pour faire comprendre ce qu'il veut dire par là, il a laissé entendre qu'il considérera chaque vote sur les projets de loi découlant de son plan gouvernemental comme des votes de confiance à l'endroit de son gouvernement.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 10 octobre 2007 07h15
    Il y a un autre risque...
    Avec la victoire éclatante de Danny Williams à Terre-Neuve et Labrador, qui déteste Stephen Harper plus que quiconque, et la victoire promise aux libéraux de Dalton McGuinty en Ontario, qui ne sont pas des admirateurs des conservateurs provinciaux et fédéraux, je trouve que Stephen Harper riquerait gros, comme le soutient Stéphane Dion, s'il s'entêtait à provoquer des élections générales, en pensant que les canadiens ne verront pas les gros sabots qu'il a mis pour provoquer les partis de l'opposition. D'autant plus que dans les milieux de la Finance, à Tronto et à Calgary, on n'a pas digéré la décision du Gouvernement et du ministre des Finances de renier une promesse formelle, en abolissant les exemptions d'impôts dont jouissaient les Sociétés qui se convertissaient en Fiducies.
    Si j'étais Stéphane Dion, je n'hésiterais pas à opposer encore plus de fermeté au "bluff" de M. Harper. Libéraux et Conservateurs sont quand même à égalité dans les sondages. Et il se pourraît bien que ce soit le Bloc qui s'abstienne de voter sur le Discours du Trône, car il a plus à perdre que tous les autres, s'il devait se présenter devant l'électorat cet automne. Les Conservateurs lui enlèveraient plusieurs sièges au Québec, mais ils n'en gagneraient pas suffiamment ailleurs pour reprendre le pouvoir.
    Qui vivra verra.

    Georges Paquet

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