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Objet volant non identifié

Gil Courtemanche   22 septembre 2007  Canada
On ne saura jamais trop pourquoi Stéphane Dion s'est lancé en politique. Il faisait un professeur modèle, moins intéressant et moins drôle que son père, qui avait la pensée plus subtile et plus arrondie, mais un professeur respecté quand même. On dit que c'est Jean Chrétien qui alla le chercher pour se donner, lui boxeur de ruelles, des entournures respectables et intellectuelles. On ne saura jamais, à moins qu'il ne le raconte lui-même, pourquoi Stéphane Dion prit le contre-pied de son père, constitutionnaliste fameux et souple dont le rire généreux désamorçait les débats venimeux.

Le fils ferait dans la politique et il ne ferait pas dans les nuances, il donnerait plutôt dans la clarté. Et le voilà ministre, ministre du Canada, à la surprise de tout le monde. Il se prend au jeu de petit Trudeau, niant la société québécoise, niant les sages enseignements de son père. À la Chambre des communes, il fait le jeune coq et s'attire tous les applaudissements anglais et les sourires forcés de ses collègues francophones. Incapable de comprendre la politique, ce jeu d'impressions et de sentiments, il oppose sa rationalité. Pas question de se prêter aux bouffonneries de l'Infoman qui en fait sa marque de commerce. L'Infoman est le Québécois qui veut parler à Stéphane Dion et le ministre compassé refuse, outré. Un ministre ne se livre pas à de telles incartades. Cela n'est pas digne de son sac à dos de ministre. Que pense-t-il quand il se lance dans la course à la direction du Parti libéral et que les journalistes le regardent, incrédules? Il se sent probablement comme un objet volant non identifié qui va récrire les règles de la politique misérable et petite.

J'ai déjà écrit ici, faisant de la psychologie de café du commerce, qu'il se prenait pour l'antihéros, que sa modestie, sa gêne et sa réserve donneraient crédibilité à ses idées. Ce qui me renverse de la part d'une personne aussi intelligente, c'est qu'il ait cru à ce rêve.

On ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion, sans appui, sans argent, sans avenir, s'est lancé dans la course à la direction du Pari libéral, promenant son modeste sac à dos et son sourire timide dans des assemblées de dix ou douze personnes, rappelant sa grande performance de président du Sommet de Montréal sur l'environnement. C'était sûrement par conviction, pour imposer ses idées sur l'environnement au débat entre les candidats sérieux. On ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion à obtenu quatre voix de plus que Gerard Kennedy au premier tour et on ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion, qui ne possédait aucune base dans ce parti, a humilié Ken Dryden et chauffé les Bob Rae et Michael Ignatieff au deuxième tour. On sait cependant pourquoi l'establishment libéral de Toronto a choisi Stéphane Dion. N'importe qui sauf ce professeur de Harvard qui faisait trembler les bases du parti, qui ne devait rien à Trudeau ni à personne, qui avait du Canada une vision beaucoup plus complexe que celle de l'arrogance libérale. Et Stéphane Dion fut coopté par une bande d'avocats et d'hommes de marketing de Toronto qu'il ne connaissait même pas. Les avocats se disaient que, puisqu'il venait du Québec, il maintiendrait au moins la présence libérale dans la province insoumise comme Jean Chrétien l'avait fait et que, fier Canadien, il leur conserverait l'Ontario.

On ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion, sans appui, sans argent, sans avenir, s'est lancé dans la course à la direction du Pari libéral, promenant son modeste sac à dos et son sourire timide dans des assemblées de dix ou douze personnes, rappelant sa grande performance de président du Sommet de Montréal sur l'environnement. C'était sûrement par conviction, pour imposer ses idées sur l'environnement au débat entre les candidats sérieux. On ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion à obtenu quatre voix de plus que Gerard Kennedy au premier tour et on ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion, qui ne possédait aucune base dans ce parti, a humilié Ken Dryden et chauffé les Bob Rae et Michael Ignatieff au deuxième tour. On sait cependant pourquoi l'establishment libéral de Toronto a choisi Stéphane Dion. N'importe qui sauf ce professeur de Harvard qui faisait trembler les bases du parti, qui ne devait rien à Trudeau ni à personne, qui avait du Canada une vision beaucoup plus complexe que celle de l'arrogance libérale. Et Stéphane Dion fut coopté par une bande d'avocats et d'hommes de marketing de Toronto qu'il ne connaissait même pas. Les avocats se disaient que, puisqu'il venait du Québec, il maintiendrait au moins la présence libérale dans la province insoumise comme Jean Chrétien l'avait fait et que, fier Canadien, il leur conserverait l'Ontario.

Devant cette catastrophe, ce cataclysme, le nouveau politicien fait belle figure, sourit à tout venant, vante son candidat dans Outremont, il ne regrette rien. Le chef s'installe dans le déni, il tente de jouer le politicien.

Le chef a été parcimonieux dans ses premiers commentaires, au point même de ne pas reconnaître la défaite: les gens reprennent confiance, ils commencent à nous écouter, nous avons proposé une politique de l'eau qui les a séduits, les gens réfléchissent et nous entendent et, la prochaine fois, ils voteront pour nous. Un chausson avec ça, M. Dion?

Et on ne sait pas quand — on ne le saura jamais — quelqu'un lui a dit: «C'est peut-être vous, le problème. Vous n'êtes pas sympathique, on vous prend pour un anti-Québécois.» Et Stéphane Dion a jeté à la poubelle ses hardes d'antihéros, son sac à dos, son air de je sais tout, et il a fait son mea-culpa. «Je suis une personne plutôt discrète.» Et tralala. On me connaît mal, je suis plutôt drôle, je suis un vrai Québécois et je devrais faire plus d'émissions de variétés pour me faire connaître sous mon vrai jour. Un chausson avec ça, M. Dion? Ça fait dix ans que vous dites à l'Infoman que ce qu'il fait est ridicule, dix ans que vous dites que le Québec n'existe pas, dix ans qu'on ne vous a pas vu rire, dix ans que vous méprisez de votre oeil intellectuel les émissions de variétés et, pour refaire votre image, vous voulez être invité à Tout le monde en parle et pourquoi pas au Banquier?

On ne saura jamais pourquoi Stéphane Dion a choisi, plutôt que de corriger des mémoires, de faire de la politique, mais on pourra facilement expliquer pourquoi ce jeune homme plein de bonnes intentions est en train de livrer le Canada à Stephen Harper.






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  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    samedi 22 septembre 2007 06h34
    Pauvre Steph!
    « On ne saura jamais non plus comment après 10 ans à Ottawa où il a occupé d'importantes fonctions, ce pauvre Steph n'a pas réussi à apprivoiser la langue anglaise. Trudeau et Mulroney étaient des vrais "parfaits bilingues". Chrétien avait un accent à couper au couteau, mais réussissait à se faire comprendre. Pour un aspirant premier ministre du Canada, la maîtrise de l'anglais est une condition sine qua non. Le futur premier ministre est aussi appelé à évoluer sur la scène internationale où l'anglais est de rigueur. Imaginons un instant un entretien Bush-Dion! Cafouillages, embardées,embrouillamini, voire très haut risque d'incident diplomatique.

    Je frémis chaque fois que ce pauvre Steph donne des entrevues en anglais, déjà qu'on a de la misère à le suivre en français.

    Vous avez parfaitement raison M. Courtemanche. Stéphane Dion est bel et bien un objet volant non identifié. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 22 septembre 2007 07h23
    Dion voulait réincarner Trudeau mais le costume ne lui va pas!
    « Dion s'est confié à l'autre Céline et il faisait pitié à voir:sans fierté ni amour propre.
    Assez ironique que le chef du PLC doive se confesser publiquement de son incapacité à jouer son rôle de leader devant une journaliste compatissante et un public indifférent et insensible à sa cause.Dion n'a toujours pas compris que son mépris du Québec lui coûtera la victoire et son statut de chef à la prochaine élection législative.Dion croit qu'en allant faire le pitre devant les kodaks la population va se mettre à l'aduler... »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 22 septembre 2007 08h28
    Son beau-père était nazi
    « Dans une longue entrevue accordée à Chatelaine, Janine Krieber, Mme Stéphane Dion, raconte que son père, Johann Krieber, un photographe autrichien, a servi dans l'infanterie allemande sur le front de l'Est pendant la Deuxìème guerre mondiale. C'est sur ce front que la Wehrmacht s'est livré aux pires exactions, aux pires atrocités de l'histoire de l'humanité, faisant plus de 26 millions de morts.

    Son père a tellement été marqué par ses quatre années de guerre, par tout ce qu'il a vu (ou fait?) qu'il n'en a jamais parlé à ses enfants, raconte-t-elle. Il a eu des "nightmares all of his life". Comment expliquer pareil silence autrement que par la honte, la culpabilité? Comment expliquer les cauchemars autrement que par le terrible sentiment d'avoir commis des horreurs et de ne pouvoir en parler à personne, surtout pas à ses enfants.

    Depuis plus de 40 ans, les ultras-fédéralistes n'ont jamais raté une occasion d'associer les nationalistes québécois aux Nazis. Toute l'intelligentsia y a passé, du chamoine Groulx à Lucien Bouchard. Tous ont goûté à cette médecine infecte, made in Ottawa, qui consiste à comparer le projet souverainiste, la moindre affirmation nationaliste, à Hitler et aux politiques nazis. Médecine d'autant plus répugnante qu'ici on n'a jamais fait de mal à une mouche. En 1807, Les Trifluviens ont même été les premiers électeurs de l'Empire britannique à élire un juif!

    Pas plus tard qu'en 2001, Stéphane Dion lui-même associait les nationalistes aux Nazis. "Monsieur Dion sait ce qu'il fait en assimilant le discours des nationalistes québécois aux pires moments de l'histoire du nazisme en Europe. C'est intellectuellement malhonnête et, dans le cas présent, factuellement faux" écrivait Michel Vastel dans Le Droit du 9 avril 2001

    Quand même incroyable d'apprendre, après toutes ces années, après tout ce vomis, que le beau-père du Père de la Clarté était, lui, un véritable nazi, soldat actif de l'armée qui a exterminé 26 millions d'êtres humains! L'arroseur arrosé.


    http://www.chatelaine.com/english/life/article.jsp?content=20070416_160841_4712&page=2 »

  • Michel Magnant
    Inscrit
    samedi 22 septembre 2007 10h21
    Dion n'est pa vu comme un chef
    « Lors d'un sondage en profondeur il y a six mois, j'ai découvert que l'opinion des électeurs québécois sur la scène fédérale portait essentiellement sur une évaluation des chefs en présence. Les trois quarts des gens interrogés voyaient surtout Stéphane Dion comme une énigme, comme quelqu'un d'invisible dont on ne connaît ni les motivations, ni les valeurs ni les objectifs.Par ailleurs on le croyait acharné et honnête, mais sans plus. Une minoritait le voyait comme un vieux chrétienniste anti-Québécois.

    Intellectuellement, je le vois comme un vieux politologue institutionnaliste qui n'a pas une once de connaissances en sociologie politique. Un marginal en fait. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    samedi 22 septembre 2007 10h53
    Une charge excessive!
    « Votre charge anti-Dion est nettement excessive. Par exemple, lorsque vous écrivez faussement que depuis dix ans Stéphane Dion affirme que le Québec n'existe pas. Quant à ne pas aller aux émissions de variétés, tel Infoman ou Tout le monde en parle, M.Dion, comme tout politicien qui se respecte et respecte la politique, a raison de ne pas aller dans ces niaiseries. Dion n'est surtout pas aimé par les gens des médias parce qu'il est un intellectuel fédéraliste. On souhaiterait qu'il n'existe pas. D'où cette hargne à son endroit. Je n'en conclus pas cependant qu'il a l'étoffe d'un chef de parti. Il joue présentement sa dernière carte:le pari de la franchise à l'égard de lui-même. Très rares sont les politiciens qui prennent un chemin si risqué. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    samedi 22 septembre 2007 11h53
    Une réaction exigée!
    « J'estime que Gil Coutemanche et Le Devoir devraient se dissocier sans équivoque des propos de Jacques Noel au sujet du passé apparemment nazi du beau-père de Stéphane Dion et des associations que M.Noel en fait. Je ne demande pas la censure, mais je demande une réaction de condamnation de tels procédés. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    samedi 22 septembre 2007 12h22
    voici pourquoi
    « Il nous faut périodiquement de vrais traîtres pour nous ressourcer. Bien évidemment, ce sont les fédérastes English qui en sont bien contents sans comprendre les tenants et surtout les aboutissants de leurs actions.
    Vive le Québec!!! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 22 septembre 2007 17h54
    @ Lebel pour son idole, Stéphane "la sacoche" Dion
    « M. Michel Lebel écrit : «Dion n'est surtout pas aimé par les gens des médias parce qu'il est un intellectuel fédéraliste.»

    On n'a pas besoin d'être des médias pour ne pas aimer M. Dion. On ne l'aime pas parce qu'il est bête et hautain et anti-québecois à l'instar de messieurs Pierre "l'aéroport" Trudeau et Jean "maintenant Ontarien" Chrétien pour faire plaisir au ROC ce qui n'a rien à voir avec son p'tit côté intellectuel à sacoche.

    Continuez de l'appréciwer M. Lebel, ça lui fait toujours ça de gagné. »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 22 septembre 2007 19h29
    Une attaque plus que basse
    « Jacques Noël (voir son commentaire ici) s'attaque à Stéphane Dion en accusant le père de son épouse d'avoir été Nazi. C'est là une attaque que que basse ! Si ce monsieur était plus connu, qui sait ce qu'on trouverait dans le garde-robe de sa parenté ?
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    dimanche 23 septembre 2007 08h57
    La classe de Stephen Harper...
    « ...elle se nourrit beaucoup, par comparaison, des éructations de ces baby-boomers vieillissants confits dans leurs rancunes, accrochés à une utopie complètement désséchée. Maintenant qu'après la gamelle, le Bloc semble avoir choisi la voie du suicide, on pourra les remercier d'avoir grandement aidé Stéphane Dion à instaurer le nouvel ordre conservateur. Et on prend un autre appel... »

  • Gilles Joly
    Inscrit
    dimanche 23 septembre 2007 10h11
    M. Noel, beau-père nazi vous dites?
    « Je vous cite M. Noel: "Comment expliquer les cauchemars autrement que par le terrible sentiment d'avoir commis des horreurs [...]".
    Le général Roméo Dallaire a connu aussi les cauchemars, la dépression et possiblement une tentative de suicide. Cela prouve-t-il qu'il a comis des horreurs au Rwanda?
    Je m'insurge avec vous lorsque des opposants associent des ou les souverainnistes au nazisme, avec des arguments subtils comme une bouse de vache.
    Mais je m'éloigne de votre démarche quand, pour répondre aux prétentions fédéralistes, vous diffusez des accusations non prouvées: vous le savez probablement, les soldats allemands qui ont combattu sur le féroce front de l'est, n'ont pas tous posés des gestes criminels. Le fait d'y avoir combattu, ne constitue pas un verdict confirmé de culpabilité.
    Alors M. Noel, s.v.p. n'utilisez pas les méthodes douteuses de ces fédéralistes et laissons intacte, sauf preuves directes à l'appui, la réputation de ce M. Krieber. »

  • Jean Dunois
    Inscrit
    dimanche 23 septembre 2007 17h56
    Pathétique M. Lebel
    « Décidément, avec vos vingt-trois textes par jour dans toutes les tribunes numériques qui jacassent de politique québécoise (un texte et vingt-deux copier/coller, devrais-je dire), M. Michel Lebel, qui n'avez certainement plus le temps de manger, de dormir et de faire pipi avec tout ça, eh bien j'attends toujours le jour heureux ou béni où vous serez capable d'apporter une argumentation intelligente qui soit autre chose que de la propagande gratuite (quoique, allez savoir...).

    Et dire que vous avez déjà été un juriste. Ce qui, il faut bien le dire, dépasse l'imagination. Mais après tout, pourriez-vous me rétorquer : «On a bien un Jean Charest comme Premier ministre du Québec» (qui a également fait son Droit et... quelques mois à l'aide juridique).

    Et ma foi, M. Lebel, vous auriez bien raison...

    C'est dire combien le politique québécois est devenu un roman surréaliste à plusieurs mains, et où le premier venu peut s'étaler comme spécialiste du n'importe quoi en ignorance complète de l'alpha et de l'oméga de ce dont il parle.

    Pathétique. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 23 septembre 2007 18h56
    Le Scandale des Termites ...
    « À l'approche de l'Halloween, fête nationale des médias, parlez-nous donc plutôt du «Scandale des Termites»!

    Après le scandale des Commandites, voilà que sévit toujours le Scandale des Termites bloquistes. Se faisant passer pour des fourmis tout aussi butineuses que besogneuses, les bloquistes disent ronger le bois fédéraliste de l'intérieur espérant croire leur caricaturale imagination d'un électorat qui s'abreuve de leur jactance. Malgré le brusque réveil de l'électorat de Roberval et le surprenant vacarme des cloches conservatrices de ce hameau séparatiste, «le roi, les ouvriers et les soldats» de la plus illustre des factions de la marginalité québécoise, que l'on sait maintenant être la plus miteuse colonie des édentés rongeurs, n'ont que rongé la charpente du Québec. Ils se rongent le frein et hurlent leur culot de vouloir continuer à ne rien faire de leur «testament de plus de 200 pages» où sont consignés les verbiages incultes, stériles et apolitiques que l'auteur Lucien Bouchard a abandonné dans sa «traversée du désert», alors que la Lucidité l'y frappa de plein fouet. Après quatorze années d'épandage de beurres et de leurres bloquistes dont le seul pouvoir fut de permettre à ces squatters des Communes du Canada de se taper une belle brosse pension dodue, ce qu'ils encaissent et engrangent sans scrupule, à titre de trophées, pour avoir tué le temps, pour avoir réussi à échouer et pour avoir fait passer l'électorat québécois pour des cigales volages devenues quêteuses et nécessiteuses...

    Attaquez-vous donc aux monstres plutôt qu'aux mal maquillés, comme Dion, Layton et quelques autres. »

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