Lettres: Lendemain de veille
Les lendemains d'élections sont comme des lendemains de veille: les fêtards éberlués sortent du coma avec des troubles de la mémoire.
Les commentateurs politiques, encore bronzés, sortent leurs superlatifs ensoleillés à propos des résultats des élections partielles dans Outremont: «vote historique», disent les uns, «révolution orange», disent les autres. Sans jouer les trouble-fête, il nous semble que dans le commentaire comme dans la consommation, la modération a bien meilleur goût.
C'est ne rien enlever à la victoire de Thomas Mulcair ni au dévouement de son équipe que d'affirmer que le fait d'avoir été un ancien député libéral n'a pas nui; ils sont nombreux en politique actuelle à avoir changé de dossard, comme on déplace des post-it: Mario Dumont l'ancien libéral, Jean Charest l'ancien conservateur, etc. Donc, les électeurs d'Outremont ont peut-être été plus fidèles qu'on veut bien le reconnaître à leur allégeance ancestrale quasi séculaire.
En redescendant penaud l'avenue du Parc, à l'ombre des arbres au feuillage étincelant et épanoui, Jocelyn Coulon, à qui va notre entière compassion, méditera à loisir et peut-être à regret ses critiques médiatiques passées (pourtant si peu virulentes!) à l'endroit d'Israël. Ont-elles choqué des sensibilités à vif même dans la diaspora?
Enfin, les passerelles étant ce qu'elles sont entre les universités et la politique, M. Coulon pourra préparer une petite niche douillette à son chef qui, disent les insiders, voudra peut-être l'y rejoindre. Bref, c'est la fin de l'été.
Les commentateurs politiques, encore bronzés, sortent leurs superlatifs ensoleillés à propos des résultats des élections partielles dans Outremont: «vote historique», disent les uns, «révolution orange», disent les autres. Sans jouer les trouble-fête, il nous semble que dans le commentaire comme dans la consommation, la modération a bien meilleur goût.
C'est ne rien enlever à la victoire de Thomas Mulcair ni au dévouement de son équipe que d'affirmer que le fait d'avoir été un ancien député libéral n'a pas nui; ils sont nombreux en politique actuelle à avoir changé de dossard, comme on déplace des post-it: Mario Dumont l'ancien libéral, Jean Charest l'ancien conservateur, etc. Donc, les électeurs d'Outremont ont peut-être été plus fidèles qu'on veut bien le reconnaître à leur allégeance ancestrale quasi séculaire.
En redescendant penaud l'avenue du Parc, à l'ombre des arbres au feuillage étincelant et épanoui, Jocelyn Coulon, à qui va notre entière compassion, méditera à loisir et peut-être à regret ses critiques médiatiques passées (pourtant si peu virulentes!) à l'endroit d'Israël. Ont-elles choqué des sensibilités à vif même dans la diaspora?
Enfin, les passerelles étant ce qu'elles sont entre les universités et la politique, M. Coulon pourra préparer une petite niche douillette à son chef qui, disent les insiders, voudra peut-être l'y rejoindre. Bref, c'est la fin de l'été.
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