Afghanistan: des protestataires perturbent le discours de Bernier
20 septembre 2007
Canada
L'allocution du ministre Maxime Bernier sur l'Afghanistan, hier soir à Montréal, a été perturbée par une dizaine d'interruptions de protestataires, qui ont dû être tour à tour expulsés de la salle.
De plus, une vingtaine d'entre eux ont eu un accrochage avec des policiers, à l'extérieur de l'hôtel où le ministre prenait la parole. Certains ont été poussés, menottés et mis à l'écart, mais il n'y a pas eu usage de gaz ni de matraques.
Le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a pris la parole au colloque international sur la mission du Canada en Afghanistan, organisé par le CÉRIUM (Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal) et le Groupe d'étude et de recherche sur la sécurité internationale.
Les protestataires s'étaient glissés incognito parmi les autres convives et avaient payé leur place, soit 30 $ pour les étudiants et 50 $ pour les autres participants.
Le ministre Bernier venait à peine de commencer son discours lorsqu'il a été interrompu une première fois, puis une seconde, une troisième, par un manifestant qui criait son message «contre le complexe militaro-industriel», par exemple, pendant que le ministre tentait tant bien que mal de continuer à se faire entendre des autres convives.
Des manifestants ont été expulsés par des policiers ou par le service de sécurité, d'autres se sont faits rabrouer par des participants au colloque qui voulaient entendre le ministre. Quelques-uns des protestataires interrogés se sont identifiés au groupe «Bloquez l'empire», d'autres ont affirmé n'être que des étudiants isolés.
Dans son allocution, le ministre Bernier a vanté les mérites de la présence canadienne en Afghanistan pour la démocratie et la liberté.
En réponse aux questions de la salle sur la possibilité de la poursuite du volet militaire de la mission canadienne au-delà de février 2009, le ministre Bernier a rappelé qu'il appartiendrait au Parlement canadien de décider. «Le premier ministre a bien été clair et a dit qu'on devait avoir un consensus, qu'on devait consulter le parlement. C'est ce qu'on va faire. On va faire ça dans un avenir rapproché, en temps et lieu», a répondu le ministre Bernier.
«Pour ce qui est d'après 2009, il va falloir avertir nos alliés, il va falloir avertir l'OTAN de la position que le gouvernement adoptera pour l'après 2009 et ça, on va le faire en temps et lieu. Mais avant d'avertir l'OTAN, on veut un débat, un débat qui va avoir lieu au parlement», a-t-il ajouté.
Une heure avant le discours du ministre, une trentaine de personnes du Collectif Échec à la guerre avaient manifesté calmement, à l'extérieur de l'hôtel. Elles demandaient le retrait immédiat du Canada de l'Afghanistan.
De plus, une vingtaine d'entre eux ont eu un accrochage avec des policiers, à l'extérieur de l'hôtel où le ministre prenait la parole. Certains ont été poussés, menottés et mis à l'écart, mais il n'y a pas eu usage de gaz ni de matraques.
Le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a pris la parole au colloque international sur la mission du Canada en Afghanistan, organisé par le CÉRIUM (Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal) et le Groupe d'étude et de recherche sur la sécurité internationale.
Les protestataires s'étaient glissés incognito parmi les autres convives et avaient payé leur place, soit 30 $ pour les étudiants et 50 $ pour les autres participants.
Le ministre Bernier venait à peine de commencer son discours lorsqu'il a été interrompu une première fois, puis une seconde, une troisième, par un manifestant qui criait son message «contre le complexe militaro-industriel», par exemple, pendant que le ministre tentait tant bien que mal de continuer à se faire entendre des autres convives.
Des manifestants ont été expulsés par des policiers ou par le service de sécurité, d'autres se sont faits rabrouer par des participants au colloque qui voulaient entendre le ministre. Quelques-uns des protestataires interrogés se sont identifiés au groupe «Bloquez l'empire», d'autres ont affirmé n'être que des étudiants isolés.
Dans son allocution, le ministre Bernier a vanté les mérites de la présence canadienne en Afghanistan pour la démocratie et la liberté.
En réponse aux questions de la salle sur la possibilité de la poursuite du volet militaire de la mission canadienne au-delà de février 2009, le ministre Bernier a rappelé qu'il appartiendrait au Parlement canadien de décider. «Le premier ministre a bien été clair et a dit qu'on devait avoir un consensus, qu'on devait consulter le parlement. C'est ce qu'on va faire. On va faire ça dans un avenir rapproché, en temps et lieu», a répondu le ministre Bernier.
«Pour ce qui est d'après 2009, il va falloir avertir nos alliés, il va falloir avertir l'OTAN de la position que le gouvernement adoptera pour l'après 2009 et ça, on va le faire en temps et lieu. Mais avant d'avertir l'OTAN, on veut un débat, un débat qui va avoir lieu au parlement», a-t-il ajouté.
Une heure avant le discours du ministre, une trentaine de personnes du Collectif Échec à la guerre avaient manifesté calmement, à l'extérieur de l'hôtel. Elles demandaient le retrait immédiat du Canada de l'Afghanistan.
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