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Panne de désir

Michel David   20 septembre 2007  Canada
Un électeur d'Outremont adressait mardi matin le commentaire suivant au Devoir: «C'était impossible de résister. Il fallait voter pour M. Mulcair pour taper sur M. Dion et ses libéraux. Lundi, j'ai donc posé ce geste incongru pour moi qu'est de voter pour le NPD [...]. Toutefois, je n'imagine pas ce que M. Mulcair pourra faire pour éviter que, lors d'élections générales, mon vote ne retourne loger à son enseigne habituelle, le Bloc.»
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  • Normand Bélair-Plessis
    Abonné
    jeudi 20 septembre 2007 07h18
    Retirer ses billes du jeu ?
    « Michel David écrit:
    «Puisque le pouvoir est interdit au Bloc, on peut aussi examiner les choses sous l'angle du moindre mal. Il y aura toujours un gouvernement à Ottawa. En attendant que le Québec devienne souverain, pourquoi ne pas se tourner vers le parti fédéraliste qui risque de lui faire le moins de tort?»
    Pourquoi, demandez-vous ? Simplement parce que quelqu'un qui veut la souveraineté, vote pour tous les éléments dans la société qui sont susceptible de lui apporter ce succès.
    Est-ce qu'un fédéraliste convaincu vote pour un parti qui veut faire la souveraineté ? Alors pourquoi un souverainiste voudrait voter pour un parti «qui risque de lui faire le moins de tort?»
    D'autant plus, le fait de concentrer les efforts à une seule enseigne laisse supposer qu'il n'a pas assez de souverainistes au Québec pour deux partis ? Qu'il n'a pas assez de souverainistes pour occuper deux espaces publics sur le sujet ? Qu'il manquerait de souverainistes pour faire la bataille sur deux fronts à la fois ? Et les partis fédéralistes, eux, auraient le loisir d'occuper les deux niveaux de gouvernements; provincial et fédéral ?
    Quand on affirme que les souverainistes devraient concentrer leur lutte au niveau de l'Assemblée nationale, demande-t-on la même chose aux partis fédéralistes, de faire leur lutte qu'au niveau de la chambre des communes ?
    Si on est convaincu d'une chose, il me semble qu'on prend les moyens pour y arriver, même si cela prend du temps, beaucoup de temps. Reste qu'il y a un travail qui ne se fait pas au niveau du pourquoi de la souveraineté; c'est ça qui est long et lassant. Comme disaient les Chinois; l'éternité c'est long...surtout vers la fin. »

  • André Brassard
    Abonné
    jeudi 20 septembre 2007 17h18
    Seigneur, je ne suis pas digne ...
    « je trouve l' analyse de m. David très juste . Je me permets de hasarder une explication ;
    pour éprouver un désir d'aéliorer sa situaton il faut s'AIMER, sentir qu'on vaut la peine de faire des efforts pour NAÎTRE . Or - et là je parle de moi. de ma maladie, de mon manque d'énergie qui décourage mes amis - je ne parviens pas à rallumer le pilote de mon rond de poêle et je me dis que si moi, je me sens comme ça, je ne dois pas être le seul à attendre le Messie qui règlera mes problèmes pour moi, sans que j'aie d'efforts à fournir .
    Madame Marois a failli se "suicider" sur la place publique en déclarant que l'Indépendance serait suivie de quelques années de turbulences . Notre égoïsme et notre paresse sont tels
    que ça nous prendrait un "criss" de gros coup de pied au coeur pour que nous nous prenions en main, retroussions nos manches et le fassions, notre pays. Ou alors, que nous cessions de brailler et que nous nous écrasions devant la TV . »

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