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La catastrophe annoncée

Michel David   18 septembre 2007  Canada
Le congrès où Stéphane Dion est devenu chef du Parti libéral du Canada, en décembre dernier, restera un des moments les plus surréalistes des annales politiques canadiennes.
En pénétrant dans le Palais des congrès, on avait l’impression de débarquer sur une autre planète. Ou encore à Toronto. De toute évidence, ces gens-là étaient totalement coupés de la réalité québécoise.

Quand M. Dion a été déclaré élu, les libéraux du Québec, à commencer par ses anciens collègues ministres, étaient en état de choc. Ils étaient convaincus que leur parti venait de commettre un véritable suicide politique. Tout aussi abasourdis, les souverainistes se prenaient à rêver de voir le père de la Loi sur la clarté devenir premier ministre du Canada.
Les libéraux d’un océan à l’autre ont eu l’occasion de déchanter depuis, mais la défaite cuisante encaissée hier dans Outremont est le premier signe concret de la catastrophe annoncée, comme la première secousse qui précède un tremblement de terre.

Même en tenant compte de la popularité personnelle de Thomas Mulcair et d’un tassement du vote bloquiste, il n’est pas normal que le parti qui forme l’opposition officielle soit incapable de conserver une forteresse réputée imprenable, où les libéraux ont toujours disposé d’une grosse organisation, dans une élection partielle.

Les électeurs profitent généralement d’une partielle pour envoyer un message au gouvernement. Cette fois, il s’adressait clairement à l’opposition libérale et il était limpide: les Québécois ne veulent tout simplement pas de M. Dion.

Il pourrait bien devenir le seul chef libéral en cent ans à ne jamais occuper le poste de premier ministre, mais aucun n’a été encore renversé avant d’avoir pu tenter sa chance. Son leadership déjà chancelant vient néanmoins de prendre un très dur coup. Comment réussira-t-il à attirer des candidats le moindrement intéressants après avoir fait subir un échec aussi cuisant à Jocelyn Coulon, qu’il avait choisi personnellement?

Le recul ne se limite pas à Outremont. Dans les circonscriptions totalement francophones de Saint-Hyacinthe–Bagot et Roberval–Lac Saint-Jean, où le vote libéral était déjà famélique en 2006, le PLC n’a plus qu’une existence virtuelle. M. Dion de jouer les matamores, alors qu’il serait vraisemblablement la première victime d’un scrutin anticipé.
Le premier ministre Harper peut conclure de la victoire conservatrice écrasante dans Roberval–Lac-Saint-Jean que l’opposition à l’intervention canadienne en Afghanistan n’a pas occulté son fédéralisme d’ouverture. Avec un solide candidat, comme le maire de Roberval, le PC peut donc espérer de nouveaux des gains au Québec.

M. Harper pourra maintenant se montrer plus audacieux dans la rédaction de son discours inaugural. La progression conservatrice dans Saint-Hyacinthe est également encourageante, mais l’est-elle suffisamment pour aller jusqu’à provoquer la chute de son gouvernement et forcer le déclenchement d’élections?

Pour le Bloc québécois, la perte de cette circonscription représentée par Michel Gauthier depuis 1993 est douloureuse. En principe, cela devrait inciter Gilles Duceppe à la prudence, mais il va peut-être se demander s’il n’a pas intérêt à précipiter les choses avant que la désaffection pour le Bloc ne s’aggrave encore. Dans Outremont, l’érosion de son vote au profit du NPD est dramatique. Même s’il a conservé l’ancien fief d’Yvan Loubier, Saint-Hyacinthe–Bagot, son avance a été réduite des trois quarts.

Après dix ans à la tête du Bloc, certains ont noté des signes de lassitude chez M. Duceppe. Sa déconfiture face à Pauline Marois n’a certainement rien fait pour raviver son enthousiasme. Si les prochaines élections générales sont tenues à brève échéance, le chef du Bloc mènera sans doute une ultime campagne, mais 2009 doit maintenant lui sembler bien loin.

***

Jack Layton, qui n’avait rien à perdre, a évidemment tout lieu de se féliciter, mais la victoire dans Outremont ne signifie pas qu’une percée néo-démocrate significative au Québec soit pour demain. Malgré la popularité personnelle de Thomas Mulcair, dont le charisme contrastait violemment avec le peu d’éclat de son adversaire libéral, le NPD aura fort à faire pour conserver Outremont aux prochaines élections générales.

Dans l’immédiat, tout ce qui peut affaiblir le PLC constitue néanmoins une bonne nouvelle. La défaite libérale aura un effet démoralisateur d’un bout à l’autre du pays. M. Layton peut raisonnablement espérer qu’une partie des électeurs libéraux désabusés se tourneront vers son parti.

Même si son succès devait être éphémère, il faut reconnaître que M. Mulcair a rebondi de façon remarquable après son éviction du cabinet Charest, qui a été l’occasion d’une véritable métamorphose. Après avoir traîné des années une réputation parfaitement justifiée de politicien sans scrupules, il a réussi à se transformer en homme qui a préféré sacrifier sa carrière plutôt que ses principes. Les circonstances l’ont bien servi, mais il faut lui reconnaître d’avoir su en profiter.

Après ses démêlés avec M. Dion, à l’époque où ils étaient tous deux ministres de l’Environnement dans leur gouvernement, M. Mulcair ne serait sans doute pas être mécontent de devenir l’artisan de son malheur.
mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 23h04
    Une autre catastrophe ?
    « Les libéraux fédéraux sont dans la cave. Les conservateurs fédéraux et leurs alliés potentiels, les adéquistes, sont en train de transformer les visées électorales des Québécois. Prochaine catastrophe annoncée? La défaite de Pauline Marois. Ce serait bien la fin du PQ. Et la démobilisation péquiste prévisible. Il resterait dans le paysage québécois que les bleus et un reste de n'importe quoi. Tout ce qu'il faut pour partir un nouveau parti politique. »

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 01h46
    "Le mépris n`aura qu`un temps" Benoît Gagnon
    « À l`époque ou on lisait dans les entrailles des oiseaux pour connaître l`avenir. Aujourd`hui nous pouvons lire l`avenir dans l`attitude des hommes publiques. Or M. Dion, dans son rapport avec le peuple québécois, a toujours refusé de reconnaître celui-ci et de transmette son message avec une certaine arrogance(et même mépris). Donc c`est le juste retour des choses le "rejet" des québécois de M. Dion. Ce n`est pas de la vengeance mais l`affirmation de sa dignité. À vouloir seulement gouverner par le respect absolu des droits on devient sourd aux demandes des autres. Ce n`est pas tout d`avoir raison il faut aussi être dans la vérité. Le danger avec la raison c`est qu`elle peut tout prouver(ou presque). »

  • Erik Eastaugh
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 02h42
    Réaction totalement irrationnelle
    « Il est évident que vous êtes biasé contre M. Dion. Tout observateur réellement neutre en conviendrait. Le vote du Bloc s'est 'tassé' de 18%, tandis que le vote libéral n'a baissé que de 6%. Pourquoi ne parlez-vous pas de la déroute du Bloc et l'effondrement du mouvement souverainist? Ah oui, nous sommes sur les pages du Devoir...

    Soit dit en passant, les électeurs s'en foutent royalement de toute notion de 'forteresse'. Ce n'est pas parce qu'il habite sur Van Horne que M. Tout le monde va automatiquement voté pour le candidat Libéral comme par un déterminisme historique. En faisant fi des atouts personnels de M. Mulcair vous affichez vos couleurs Hégéliennes-nationalistes anti-humanistes.

    En d'autres mots, vote analyse manque de rigueur. Piètre héritier d'Henri Bourrassa et Claude Ryan. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 18 septembre 2007 03h23
    Espoirs envolés
    « M. David, vous résumez bien mon idée en écrivant : «Tout aussi abasourdis, les souverainistes se prenaient à rêver de voir le père de la Loi sur la clarté devenir premier ministre du Canada.»

    Mais là, ce rêve semble vouloir s'atténuer. M. Dion va avoir même de la difficulté à se maintenir chef du parti Libéral très fédéraliste centralisateur comme ses 2 modèles anti-Québec, Trudeau et Chrétien qui complètent bien ce trio de vindicatifs personnages aux égos démesurés. »

  • l poisson
    Inscrite
    mardi 18 septembre 2007 03h54
    Odeurs électorales ?
    « A l'affût jusqu'aux élections ontariennes du 10 octobre, M. Harper a tout le loisir de bien garnir sa caisse électorale et de soupeser calmement les candidatures les plus opportunes pour éviter un troisième gouvernement minoritaire consécutif à Ottawa.
    Opposés à parader dans un abattoir électoral hivernal, les partis d'opposition s'opposeront à ce qu'il ne s'accroche pas plus au pouvoir !
    Avoir les coudées franches pour enfin nous faire découvrir les "solutions" de l'école de Calgary, voilà l'obsession qui met à rude épreuve la patience féline de M. Harper.
    Question complémentaire pour votre pool de hockey: à quelle date les prochaines élections fédérales ? Le lundi............... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 06h21
    "Il pourrait bien devenir le seul chef libéral en cent ans à ne jamais occuper le poste de premier ministre"
    « lol

    Pourriez-vs ns dire pour qui les juifs à Outremont ont voté? »

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 08h41
    La revanche du ministre déchu
    « Comment savourer une victoire ? On peut, en effet, dire ''Vous voyez, Jean Charest m'a mis de côté, et je rebondis ce soir'' Nous on peut le dire, bravo Mulcair ! »

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    mardi 18 septembre 2007 08h45
    L'anglo-Québécois hystérique (type)
    « C'est ce que je vois dans votre « analyse », mon cher Erik Eastaugh.

    He... qu'ils ont de la difficulté à accepter qu'ils ne sont plus maîtres du Québec français, ces gens-là.

    Et ça traite les autres d'irrationnels...

    Pathétique. »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 09h03
    Si Dion n'avait pas été Chrétien
    « Voilà le résultat de l'héritage d'un cadeau empoisonné. Ce parti s'est suicidé dans la corruption jusqu'au cou,le fantôme des commandites sera toujours présent. Maintenant l'heure est venu de passer au "cash" comme disait l'autre. »

  • Jean Dunois
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 09h04
    Vous avez raison, M. Erik Eastaugh
    « Vous avez raison, M. Erik Eastaugh : vous êtes en effet au « Devoir », ici. Où on tente de réfléchir un peu.

    Aussi je vous accorde que c'est bien différent des journaux de Gesca, par exemple; de « La Presse » of Mount Treal, en particulier. Où la ligne éditoriale se lit comme suit : Intégrisme du Canada à tout crin ! (André Pratte et Alain Dubuc au premier chef).

    Désolé pour vous que la presse québécoise ne soit inféodée au Canada qu'à hauteur de 94%. Il reste encore quelques points à prendre avant que la propagande de vos idées ne soit parvenue à occuper tout le terrain « ennemi » (l'espace public québécois, quoi).

    Et ne parlons pas, bien sûr, de « The Gazette » et autres « Suburban ». Voire le Conseil économique de Montréal...

    J'imagine que c'est notre façon à nous d'être « irrationnels ». Et la vôtre de démontrer votre haut sens éthique et votre conception de la démocratie (notamment celle des idées).

    M. Erik Eastaugh, en vous lisant j'ai l'impression de relire les opinions des Rhodésiens du West Island de mon enfance.

    Dieu que ça n'évolue pas vite dans c'coin-là...

    L'impérialistes d'ascendance anglo-saxonne a vraiment la vie dure. »

  • Erik Eastaugh
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 10h29
    M. Dunois vous n'avez même pas tenté de répondre à mon propos
    « Plutôt que de me traiter de 'Rhodésien' (quelle vieille formule dépassée, nous ne sommes plus en 1950!), attaque ad hominem, vous auriez pu m'indiquer en quoi mon analyse de l'article de M. David faisait défaut. Mais vous avez préférez m'invectiver et parler de complot anglo-saxon. C'est abjecte.

    D'ailleurs, il est évident que vous m'avez pris pour un de ces mythiques "Anglo-Saxons" (race qui n'existe pas à l'extérieur des Home Counties autour de Londre--encore une autre lubie nationaliste). Il n'en est rien. Mon nom est Érik Labelle Eastaugh et je suis un Canadien français de souche. Mais votre racisme est bien noté. »

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 10h49
    En lisant M. Eastaugh...
    « «Déterminisme historique... ; couleurs hégéliennes-nationalistes anti-humanistes...» C'est sans doute à cause de ce langage creux et abscons autant que tarabiscoté et vide de sens que Le Devoir s'est fait sa réputation de journal de pseudo-intellectuels. Comme M. Eastaugh en fait ici la preuve, la Bêtise peut avoir des lettres... Au moins trois en tout cas, selon moi : celles qui forment le mot SOT, comme disait le poète. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 11h23
    Le «phénomène» Andrée Boucher
    « Le phénomène «Andrée Boucher» semble prendre de l'ampleur et fera possiblement histoire. En politique un quart de siècle, c'est très court. Ce phénomène éruptif a marqué l'élection à la Mairie de la Capitale, en 2005 et l'élue ou l'élu du dimanche 2 décembre prochain, viendra des rangs des personnalités qui marquent par leur franchise, par leur franc parler, par leur écoute des citoyens de plus en plus actifs et interactifs sur tous les parquets des pions de leur gouvernance, ainsi que par leur droiture éprouvée et par les atouts de leur transparence. Ils, elles ne sont pas virtuels, virtuelles. Ces gens existent et doivent reprendre goût aux travaux du politique. Deviennent d'ores et déjà de sérieux candidats, de sérieuses candidates, ceux et celles qui soulèvent, à la fois, confiance et enthousiasme. Le Scandale des Commandites du PLC et dont les acteurs, à 99%, étaient québécois, n'a pas que tué le PLC. Il a dévasté les «partis» devenus le camouflage du clandestin et du «tout croche». Les abus de pouvoir et la défiance du PQ à l'égard des électeurs qu'ils ont bafoués de leur impertinence et piétinés de leurs mépris, ont bel et bien achevé un parti qui a siégé dont le guignols ont siégé au zénith de la gloriole des plus temporelle et éphémère..

    Le «PHÉNOMÈNE ANDRÉE BOUCHER» a marqué la dernière élection générale fédérale, dans Portneuf. N'est-ce pas? Ce 17 septembre 2007, il a encore marqué, dans Roberval où la personnalité de l'individu, Denis Lebel, maire estimé et crédible de l'endroit, a dépassé le Parti Conservateur qui devra avoir la maturité et la sagesse de ne pas en réclamer les mérites et les crédits ou déduire que le BLOC est enterré. Ledit phénomène a joué, dans Outremont où la personnalité de l'individu Thomas Mulcair s'est nettement démarquée de sa famille d'accueil politique, alors qu'à ses côtés, le Chef du NPD avais l'air d'un enfant d'école ou d'un touriste de l'espace. Et, dans Magog également, le phénomène est présent. L'élue s'était collée, telle un timbre, à l'enveloppe de la personnalité incontestablement magnétique de Loubier.

    Ce phénomène de la «personnalité forte et charismatique» dame le pion aux capitaux des partis et des clans organisationnels qui nous imposent leurs chefs tampons comme PM d'occasion et leurs «candidats de campagne» comme «sirs de salons» et «valets de chambre». Les épisodes Martin et Dion, Charest, Boisclair et Marois sont probablement les derniers d'une série qui n'a plus la cote ni l'écoute. Les rase-campagnes de grosses machineries-batteuses, les promesses de grosses piastres dont les gros lots sont bouffés par les amis des partis et dont tous les petits lots résiduels sont raflés par les impôts et les taxes, les jurements de réformes comme le bla-bla-bla de la réingénierie des libéraux du Québec, sont rangées du côté des fumisteries et des fourberies institutionnalisées qui ne passent plus.

    En attendant que le scrutin proportionnel plurinominal (RPSL) adopté ou adapté aux modernités de la réalité québécoise, ne vienne répondre au pressant besoin qu'a la Nation québécoise d'être intelligemment gouvernée de façon dynamique et progressiste par un Chef d'État, les fortes personnalités retiendront l'attention et deviendront la mire de l'électorat. C'est d'ailleurs dans ce créneau que l'aura de Mario Dumont ne suffira plus au magnétique chef de l'ADQ qui doit, de toute urgence, placer des personnalités sur l'échiquier de ses ambitions politiques. Le Québec a besoin d'un Chef d'État et non d'un transfuge ou d'un mannequin de circonstance habillé et maquillé aux goûts du jour, ayant «shack» ou palace, dans Charlevoix ou ailleurs. D'autre part, le Québec a grand besoin de ministres et de députés dont le trop long apprentissage ou la totale indifférence à l'égard du mieux-être des citoyens d'un jour (définition d'un électeur), est très lourd de conséquences, dont les intérêts personnels sont diamétralement opposés à ceux des citoyens, l'histoire des dernières décennies se chargeant de compléter ce chapitre des plus encombrant.

    FINIS LES LEURRES. LES QUÉBÉCOIS VEULENT L'HEURE JUSTE COMME LE «PHÉNOMÈNE ANDRÉE BOUCHER» LA DONNAIT À SES CONSITOYENS ET CONSITOYENNES. ET, C'EST DANS LE SENS DES AIQUILLES DE CETTE HORLOGE, QUE LE POLITIQUE DOIT S'ORIENTER, DÈS DEMAIN MATIN. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 11h30
    Eric Labelle: Erik Eastaugh le complexé
    « Le jeune Franco-ontarien Monsieur Eric Labelle (Erik Eastaugh le complexé) semble effectivement outré que le parti libéral n'est pas pu garder son siège dans Outremont. Alors que vous êtes un Franco Ontarien, vous n'auriez pas envi de vous mêler de ce qui vous regarde?

    Si vous êtes si intelligent, vous devriez savoir que même si en apparence le mouvement souverainiste perd des plumes, ça ne veut pas dire que le Québec et les Québécois vont rendre le Canada heureux. Pour preuve, si vous lisiez les blogues du ROC, vous constateriez que ça ne fait pas leur bonheur des Canadiens-anglais que les Québécois et Québécoises se mettent à voter pour Stephen Harper et à jouer la carte de la xénophobie. Vous conviendrez avec moi que le conservatisme de Harper et la xénophobie de Dumont est diamétralement opposé à la vision trudeauiste et à l'essence de la Charte canadienne des droits et libertés.

    À première vue, de voir les Québécois voter différemment, soit pour Mario Dumont au provincial et pour les conservateurs au fédéral, la partie peut sembler gagnée pour les fédéralistes de votre genre, mais le problème de l'identité canadienne et de son unité avec le Québec est loin d'être réglé. Par exemple, je ne suis pas le dernier des demeurés, mais même en étant souverainiste, j'ai voté pour Stephen Harper car je sais que ça va foutre la pagaille dans le ROC. Peut-être que d'autres Québécois ont pensé comme moi?
    Les Québécois peuvent facilement foutre le bordel et se mettrent à dos une bonne partie du Canada-anglais en donnant à Stephen Harper un gouvernement majoritaire.

    Monsieur Eric Labelle, comment voulez-vous que le Canada soit uni. Croyez-vous vraiment que l'autonomisme de Mario Dumont va permettre au Canada de s'épanouir et au Québec d'avoir une prospérité économique?

    Les Québécois ne font pas la différence entre les libéraux de Jean Charest et les libéraux du scandale des commandites. Les radios populaire des régions sont pro-dumont et pro-harper et elles réussissent à merveille leur travail de propagande.

    Bref, vous regretterez un jour les souverainistes. Dans votre argumentaire, on voit que vous avez souffert d'être un Franco-ontarien dans votre jeunesse! »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    mardi 18 septembre 2007 12h12
    La baudruche
    « Suite à ses arguties emberlificotées, Erik Eastaugh (ou Erik Labelle, selon l'auditoire auquel il s'adresse), arguties qui d'ailleurs n'appellent d'aucune manière une réplique intelligente (car encore faudrait-il trouver un fil "rouge" dans cette soupe qui fasse un peu sens, et qui notamment s'éloignât du discours idéologique primaire anti-Souveraineté, voire anti-Québec) prend bonne note, dit-il, du présumé « racisme » de M. Dunois.

    Avec ces gens-là, les choses sont toujours très simples : un Québécois est soit d'obédience so very canadian, soit raciste.

    « Tu penses comme moi, ou bien tu es raciste ! ». Quelle faiblesse intellectuelle. Et surtout quelle formidable mauvaise foi !

    Et ça fait au moins 50 ans qu'ils tiennent ce discours d'une insignifiance sans nom et sans bornes.

    Il est vrai que les Erik Eastaugh (j'imagine que « Éric » et « Labelle » sonneraient trop français pour notre franco de service, à l'instar du « Mark » dont Guy Lafleur a affublé son fils pour que ça sonne bien américain...) ont bien appris leurs leçons de l'Empire britannique, pour qui, de l'Inde à l'Australie et le Province of Quebec, en passant par le Kenya et autres Afrique du Sud, les colonisés devaient se soumettre à la haute civillisation qu'ils incarnaient.

    M. Dunois avait bien raison, M. Labelle (ou Eastaugh) : vous avez la corde rhodésienne très développée.

    Manifestement, le travail de colonisation anglo-saxon a produit un bon fruit avec vous. Un franco si honteux de sa francité (et abominant un Québec éventuellement indépendant, comme par surcroît) fera en effet un excellent Canadian pour le reste de son existence.

    Détail, en terminant. Pour associer Hegel au nationalisme et à l'anti-humanisme, il faut surtout avoir bien pris soin de ne pas le lire. Et démontrer par là-même que l'on aime péter de la broue avec des discours dont on ne maîtrise ni l'alpha, ni l'oméga.

    M. Éric Labelle, alias Erik Eastaugh, vous avez démontré en quelques lignes à peine de quel ridicule vous êtes capable quand il s'agit de dénigrer le Québec et la nation qui constitue cet État.

    Et bien franchement, et bien entre nous, je plains un individu aussi plein de suffisance qui, à la fin, se révèle surtout plein d'air.

    On appelle ça une baudruche. »

  • Étienne LaHire
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 13h16
    Eric Labelle / Erik Eastaugh : un ego gros comme « ÇA »
    « Voir : http://en.wikipedia.org/wiki/Erik_Eastaugh

    Se pavaner sur Wikipédia comme un grand philosophe ou... une star de cinéma, eh bien il faut l'faire !

    Ma foi, ce Éric - Erik Labelle Eastaugh est aussi imbu de lui-même qu'il est démuni en arguments intellectuels.

    On lui conseillera donc, au passage, la lecture du Hegel de JL Gouin (« Hegel ou de la Raison intégrale »). Ça lui évitera à l'avenir de montrer par trop aisément sa propension à la cuistrerie (ou : ignorance qui se pare des atours d'une culture verbeuse sans assises solides) lorsqu'il aborde des sujets ou des auteurs qu'il ne maîtrise que par le bout du préjugé ou de la lecture biaisée, idéologique et de seconde main.

    Oh là là. Nous sombrons vraiment ici dans la mégalomanie « puissamment » campée sur un champ... de roseaux. Et fier de sa culture française en plus, ce garçon qui ne s'exprime le plus souvent que dans sa langue... seconde.

    Hormis au Devoir, bien assurément.
    Un frère de « sens » de Justin Trudeau, quoi...

    Un Franco qui - à l'instar des Jean Chrétien, Pierre Pettigrew et autres Stéphane Dion - aime bien lever le nez sur le Québec « français » (raciste comme par définition, comme de bien entendu).

    En un mot, un Franco comme les aiment bien toutes les Diane Francis et les Beryl Wajsman du Canada anglais : bien acculturés de leur vilain petit fond réactionnaire francophone !

    Encore si jeune, et pourtant si plein de lui-même. La vie lui réservera bien des mauvaises surprises, je le crains. »

  • Karine Brassard et Gabriel Danis
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 13h20
    Réponse à M. Eastaugh
    « Vous vous offusquez d'une façon tellement exagérée qu'il ne faut pas se surprendre de réactions tout aussi exagérées.

    Premièrement, la notion de forteresse est une image utilisée par tous les médias québécois. Même les journaux canadiens (objectifs, neutres et non-biaisés) utilisent ce procédé manquant tellement de rigueur (sic).

    Deuxièmement, à mon humble avis, le vote bloquiste s'est déplacé vers le NPD afin de bloquer les libéraux. Constatant la lutte serrée et trop content de pouvoir enfin faire une différence dans Outremont, les souverainistes ont tout simplement appuyés le NPD afin de contrer les libéraux et M. Dion.

    Enfin, il est vrai de noter que la personnalité de M.Mulcair a du jouer en sa faveur lors de cette campagne. De là à traiter l'analyse de M. David, en raison de l'omission de cette explication, de ''Hégéliennes-nationalistes anti-humanistes'', il y a une marge !

    Je ne suis pas toujours d'accord avec M. David, mais trouvez-moi un analyste politique du Globe and Mail, de la Gazette, de La Presse, pire, du National Post, qui est plus rigoureux que M.David ?

    Gabriel Danis
    kazbaa@hotmail.com »

  • Jean-Michel Lavarenne
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 13h55
    Explication d'un electeur d'Outremont
    « C'était impossible de résister. Il fallait voter pour M. Mulclair pour taper sur M. Dion et ses libéraux. Lundi j'ai donc posé ce geste incongru pour moi qu'est de voter pour le NPD.

    Je n'ai rien contre le NPD. Votant ailleurs qu'au Québec je voterais peut-être pour eux. Toutefois M. Mulclair n'est rien d'autre pour moi qu'une occasion. Jamais je n'aurais imaginé voter pour lui sous son ancienne formation politique. Toutefois il avait des chances de gagner, alors cette occasion fit de moi le laron électoral.

    Étant âgé de 35 ans, j'ai toujours eu l'opportunité de voter pour le Bloc au fédéral et ne m'en suis jamais privé auparavant. J'aurais préféré de loin envoyer un candidat bloquiste à Ottawa, mais ce deuxième choix me convient. C'est quand même une forme de victoire.

    Toutefois je n'imagine pas ce que M. Mulclair pourra faire pour éviter que lors d'élections générales mon vote ne retourne loger à son enseigne naturelle, le Bloc. L

    es enjeux constitutionnels sont pour moi des facteurs électoraux important et je suis satisfait du travail que le Bloc fait en contribuant à la création d'un gouvernement minoritaire à Ottawa. Tant que les problèmes constitutionnels ne seront pas réglés, le Bloc sera mon choix naturel.

    Si je suis représentatif de la partie de l'électorat qui a fait en sorte que le NPD soit élu à Outremont, je peux confirmer que pour garder ce siège ils devront faire tout un travail!

    Au mieux, le Thomas Mulclaiar aura l'occasion de promouvoir au parlement des valeurs que je partage avec le NPD. Au pire il sera totalement innofensif. »

  • Marianne Vaucouleurs
    Inscrite
    mardi 18 septembre 2007 14h21
    Quelle arrogance !
    « M. Eastaugh, je vous trouve d'une suffisance peu commune dans votre manière d'apostropher M. Michel David.

    Vous faites figure d'un petit garçon encore la couche aux fesses qui fait la leçon de morale à qui ne partage pas son « intelligence » (que de toute évidence vous estimez « supérieure ») des affaires de ce monde.

    M. Eastaugh, continuez comme ça et vous serez : 1) embauché dans les plus brefs délais par le Liberal Party of Canada; 2) la risée de tout le Québec votre carrière durant, ensuite.

    Un francophone qui dissimule au maximum ses origines (et ce jusque dans la graphie de son propre nom !!) pour mieux casser du sucre sur le Québec, en vantant du même élan la magnificence du Wonderful Canada, on a déjà vu ça ici, vous savez...

    On appelle ça : « un colonisé ».

    Et puis, avant d'avancer des balivernes, tantôt autour de Ryan et d'Henri Bourassa, tantôt autour de Hegel, prenez donc la peine de vous informer un peu sur ces « sujets ».

    Et de réfléchir aussi. Mais de manière intellectuellement honnête, si possible.

    Car enfin, ce serait dommage d'anéantir toute crédiblité intellectuelle dès votre jeune âge, et ce pour la vie, tout bêtement parce que vous n'aurez pas résisté à faire le jars auprès de vos frères de langue et de culture...

    N'oubliez pas que les écrits restent.
    Surtout avec internet...

    Je vous souhaite donc de mûrir.
    Dans votre propre intérêt.

    Notamment en vous consolant une fois pour toutes de ne pas être un Genuine Anglo « pure race » à l'exemple de vos concitoyens ontariens, comme vous semblez le regretter si amèrement. Ainsi, en cessant de mépriser le Français en vous (voire... le Québécois), peut-être parviendrez-vous un jour à discourir du Québec moins avec haine qu'avec intelligence.

    Bonne chance à vous. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 14h25
    La prochaine catastrophe...
    « Je crains que la prochaine catastrophe ne soit préparée par des propos comme ceux de MM Jean Dunois et Sylvain Racine. Insulter les gens qui ne pensent pas comme vous: Rejeter les autres francophones du Canada, avec, par ailleurs, comme objectif de sauver la langue française en Amérique: Vilipander tous les quotidiens et leurs journalistes et chroniqueurs qui ne sont pas du Devoir; oublier que The Gazette a au moins une chroniqueuse québécoise francophone de souche et sympathisante souverainiste; Penser que d'être Québécois et de voter pour Stephen Harper peut contribuer à foutre la pagaille ailleurs au Canada; Prétendre être les seuls à réfléchir. Voilà une recette infaillible pour préparer de belles guerres "saintes".
    Georges Paquet »

  • Jérémie Gravel
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 14h32
    Une réponse polie à M. Eastaugh
    « Bonjour M. Eastaugh,

    Tout d'abord, si vous vouliez débattre de l'analyse de M. David, il aurait été plus sage de ne pas écrire un commentaire rempli d'insultes (réaction totalement irrationnelle, biais évident, manque de neutralité, couleurs anti-humanistes, manque de rigueur, piètre héritier...) avec un ton extrêmement arrogant et sardonique. Il ne faut pas vous surprendre des réponses que vous avez reçues et de l'étiquette « frustré » de laquelle vous avez été affublé.

    Cela dit, je fais mienne l'invitation à réfuter votre analyse que vous avez lancée à M. Dunois.

    Il me semble que les deux arguments principaux de votre court commentaire sont le focus sur la déroute des libéraux et le leadership de M. Dion plutôt que sur la diminution du vote bloquiste et le concept de forteresse politique.

    En ce qui a trait au focus sur les libéraux, il me semble justifié. La perte de Roberval-Lac-St-Jean s'explique assez facilement par le départ d'un député d'expérience très populaire du Bloc Québécois et par l'avancée générale des conservateurs en régions: il n'y a rien de bien surprenant ou de nouveau là dedans, et donc bien peu sur quoi se pencher. La défaite des libéraux dans Outremont est par contre bien singulière, puisque eux présentait un candidat vedette, et aussi pour des raisons historiques que j'explique plus bas. De plus, vous dites dans votre commentaire que « le vote du Bloc s'est 'tassé' de 18%, tandis que le vote libéral n'a baissé que de 6% ». Cela est très facile à expliquer. Beaucoup de gens qui votent pour le Bloc dans Outremont semblent le faire plus par rejet du Parti Libéral que par support pour le Bloc. Quand un candidat qui a de fortes chances de renverser les libéraux se présente dans un autre parti, en particulier dans une élection partielle qui ne change pas la composition de la Chambre, alors ils se rangent derrière ce candidat. J'ajouterai aussi que l'analyse de M. David n'est pas aussi unilatérale que vous semblez le croire: il parle aussi de la « perte douloureuse » de Roberval-Lac-St-Jean et des signes de lassitude de M. Duceppe.

    Pour ce qui est de la notion de forteresse, je ne vois pas en quoi le fait que les électeurs s'en « foutent royalement » (si tel est réellement la situation) empêche d'en faire un outil d'analyse politique utile. En effet, tout comme les comptés baromètres, les forteresses politique permettent de dresser un rapide portrait de la situation politique au pays et de la santé des différents partis. Il semble tout de même significatif que ce ne soit que la deuxième fois en cent ans que les électeurs d'Outremont votent pour un autre parti que le PLC! Je voudrais aussi répondre à votre accusation selon laquelle M. David fait « fi des atouts personnels de M. Mulcair ». Je ne sais pas de quels atouts vous auriez voulu entendre parler, mais M. David souligne sa « popularité personnelle », son « charisme », et sa « métamorphose » suite à son éviction du PLQ. Même sans considérer les atouts personnels de M. Mulcair, c'aurait été une bien pire analyse de ne pas avoir considérer l'historique politique de sa circonscription, et c'est de ce passé que provient le qualificatif de forteresse.

    Je suis d'accord avec vous qu'il est peut-être un peu exagéré de faire de ces résultats un test de popularité de chefs de partis, surtout qu'il ne s'agit que d'élections partielles, mais votre analyse bien peu étayée me semble bien plus biaisée que celle de M. David, et votre commentaire aussi insultant que celui de M. Dunois à votre égard. Peut-être avez-vous été déçu des résultats, et vous êtes vous laissez entraîner par les émotions. À l'avenir, il vaudrait mieux prendre le temps d'écrire un commentaire éclairé et poli, puisqu'ici comme ailleurs, on récolte ce qu'on a semé... »

  • Erik Eastaugh
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 14h43
    À MM. Turgeon et Racine
    « M. Turgeon - toute parole dont on ne comprends pas le sens peut nous paraître abscons. Or, loin d'être obscur, mon commentaire avait un sens très précis à qui savait le lire.

    Les hégéliens croient que l'histoire se meut selon des "lois" ou principes fondamentaux. Toutes les sociétés humaines tendent inéluctablement vers une finalité inscrite dans ces lois universelles : l'État 'parfait'. Ainsi, les structures déterminent l'histoire. Cette vision des choses fut empruntée, si ce n'est qu'implicitement, par bon nombre de nationalistes, en passant de Charles Maurras, le National-Socialisme Allemand et l'école historique de Montréal (NB: je tente pas d'établir une adéquation morale entre ces groupes). Ainsi, l'état-nation 'pur' serait la culmination du dévelopement 'naturel' de tout 'peuple'.

    Une conception téléologique de l'histoire est forcément opprimante et anti-humaniste. La liberté humaine n'y est pour rien. L'individu ne peut que se plier devant le méchanisme historique. Celui qui refuse pose non seulement un acte immoral, mais il se voue à la misère et à la frustration.

    À mon avis, la doctrine voulant que toute 'nation' doit devenir 'souveraine' pour être à même de 's'épanouir' traduit une conception téléologique de l'histoire. M. David est de toute évidence un nationaliste, et son article semble indiqué qu'il adhère à l'explication 'structurelle' de l'histoire. Il affirme qu'Outremont est une 'forteresse imprenable'; elle serait le fief, la propriété du parti Libéral. Aussi, la perte de cette circonscription ne saurait être attribuée qu'au piètre leadership de M. Dion. Celui-ci est aux antipodes de l'évolution 'historique' du Québec--n'est-il pas le 'père' de la loi sur la clarté référendaire?. Voilà pourquoi j'ai fait ce commentaire.

    Je ne nierai pas que la performance de M. Dion avait probablement un rôle--plutôt petit, selon moi--à jouer. Mais quand le NPD, un parti qui n'a JAMAIS été réellement présent au Québec, est celui qui réussit finalement à déloger le PLC de sa 'forteresse', il y a évidemment un facteur X très important, même déterminant. Conclure à la culpabilité presque entière de M. Dion, tout en passant sous silence l'effondrement du vote bloquiste, c'est poser un geste idéologique.

    M. Racine - Votre commentaire est un retentissant "Toé, tais-toé". Ou peut-être un "T'es qui, toé?" Deux formules classiques des bleus. Duplessis en serait fier.

    La tactique préférée des bleus, que ce soit sous l'égide de l'Union nationale ou l'aile xénophobe du PQ, a toujours été d'attaquer l'individu pour éviter d'avoir à défendre des idées louches et ignobles. Ainsi Trudeau et Chrétien les 'vendus', ainsi l'argent et le vote ethnique, ainsi le 'colonisé'... et ainsi le 'Franco-Ontarien'. Il est triste que le journal de MM. Bourrassa et Ryan, où parurent les Insolences du Frère Untel, soit terni par vos propos honteux.

    Je ne sais pas qu'est-ce que vous croyez connaître à mon sujet (ou plutôt, qu'est-ce que vous avez trouvé sur Google), mais je vous assure que je ne saurait être réduit à une simple étiquette de ce genre.

    En fait, ce n'est pas moi mais vous qui êtes complexé. La plupart des séparatistes ont l'esprit 'colonisé', au sens litéral du terme. Ils veulent être commes 'les autres', les pays 'normaux', c'est à dire qu'ils veulent être comme la France, plutôt que d'être ce qu'ils sont. Ils croient qu'ils ne peuvent être heureux que dans un 'vrai' pays, un état-nation 'pure', c'est à dire voué au mieux-être de la nation (concepte flou), c'est à dire l'État téléologique. Ils sont trop faibles pour se poser des valeurs en tant que personnes libres, ils veulent qu'on leur en impose, remplacer l'Église catholique par la Sainte République Laurentienne. Ce n'est d'ailleurs qu'une profonde névrose qui pourrait induire un Franco-québécois à dire à un (supposé) Franco-ontarien que les affaires du Québec ne le regardent pas. Car ce n'est qu'en France qu'on retrouve des Français... les 'vrais' peuples s'arrêtent aux frontières.

    Je n'ai pas du tout parlé de Haprer ou de Dumont, donc j'ai trouvé votre diatribe un peu pas rapport. De surcroît, votre vision du ROC, comme c'est le cas avec la plupart des sépartistes, est tout à fait caricaturale. Il est absurde d'affirmer que les autres Canadiens soient mécontents des succès de Harper... 33% des Canadiens l'appuient! En tout cas, si le PLC languit présentement, cela tient plutôt au scandale des commandites, et non pas à la supposée déchéance du fédéralisme au Québec. »

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    mardi 18 septembre 2007 14h57
    « Mon cher Georges, c'est à ton tour... »
    « de te faire parler... dans le nez.

    Car enfin, il est bien curieux de constater qu'à chaque fois qu'une personne assène des stupidités bourrées de préjugés et de mauvaise foi sur le Québec, vous êtes presque toujours là pour la défendre.

    Bref, pour Georges Paquet, il est toujours séant de stigmatiser le Québec. En revanche, mettre un petit prétentieux à sa place, c'est... se préparer une guerre sainte.

    Décidément, mon cher Georges, vous ne gagnerez jamais non plus, à l'instar de votre (nouvel ?) ami Eastaugh, un concours d'honnêteté intellectuelle.

    Car vos discours sont cousus moins de fil blanc que d'énormes câbles d'arraisonnement de trans-Atlantique.

    Pas vraiment subtil, le monsieur.

    PS : Ce Erik Eastaugh a ce qu'il mérite. Voilà tout. On ne dégouline pas sa bave et son écume impunément dans un forum qui n'est pas uniquement « entretenu » par des imbéciles désoeuvrés et en mal de tout salir sur leur passage. Non en effet, vous avez raison : Le Devoir, ce n'est pas Gesca et sa Presse à Propagande-Canada. Mais ce n'est pas la Souveraineté aveugle et à n'importe quel prix, non plus. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 15h30
    Pour ou contre le pouvoir
    « On semble oublier que depuis 1867, les Québécois ont voté pour ou contre le pouvoir en place selon qu'ils s'imaginaient qu'ils seraient mieux servis en étant représentés dans le gouvernement en place ou à venir ou par un parti d'opposition, et que, dans un cas comme dans l'autre, ils se sont fait fourrer. Tout ça parce qu'ils n'ont pas eu et n'ont pas encore le courage de se donner un pays.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 16h48
    À Erik Eastaugh...
    « Cher Monsieur,
    Vous avez eu la témérité de vous mettre le bras dans un nid de guêpes. Critiquer Le Devoir, ou un de ses chroniqueurs, avec un nom semblable. Vous n'y avez pas pensé... C'était courrir un grand risque...
    On vous catalogue; on vous voue au géoles de l'enfer; on déclare que vous avez la "peste", et que c'est de vous que viennent tous les "maux". Relisez la fable de Lafontaine: Les animaux malades de la peste. Vous y trouverez de bonnes réflexions. Vous constaterez que l'âne est accusé d'être la cause de tous les maux des autres parce qu'il a bien mangé de ce pré "la largeur de sa langue".
    Il y a des crimes qui, bien que petits, sont impardonnables.


    Georges Paquet »

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    mercredi 19 septembre 2007 09h05
    Un second tour
    « Vous m'aurez enlevé les mots de la bouche, M. St-Gilles (ce n'est pas très poli, certes, mais ce n'est pas désagréable pour autant...).

    Je me demande bien qui ce Georges Paquet pense duper avec ses multiples messages (car il fréquente de nombreux discugroupes) où il se plaît - directement ou indirectement - à décrire les Québécois comme de véritables demeurés obtus de nature et allergiques à la démocratie.

    Rarement on aura vu autant de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle en si peu de mots. Et ce, à chacune de ses interventions.

    Finale. Il me semble que M. Georges Paquet correspond fort bien à la description d'un « authentique » colonisé. Lequel par définition admire d'autant plus le colonisateur (ou maître, ou dominant) qu'il se méprise profondément lui-même.

    M. Paquet, vous m'inspirez moins la colère que la compassion... »

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    mercredi 19 septembre 2007 09h40
    Le simplisme intellectuel de notre franco de service
    « Plus vous en rajoutez, mon cher Erik Eastaugh - ou Éric Labelle - plus vous vous enfoncez.

    Votre simplisme intellectuel fait sourire, notamment en ce qui concerne Hegel. Sur lequel, très manifestement, vous avez lu tout au plus quinze lignes dans quelque «digest».

    Hormis, bien sûr, et c'est l'autre hypothèse en réserve, que vous n'ayez rien compris. Le cas échéant, on ne saurait trop vous en tenir rigueur. Nombreux en effet sont ceux qui se sont cassés les dents sur ce monument de la pensée; et en tous les cas, peu sortirent indemnes de l'«aventure». De toute évidence, vous n'êtes pas de ces derniers.

    Aussi il est triste que vous soyez incapable de vous en rendre compte. Et qu'au contraire vous tentiez de dissimuler votre ignorance par des couches supplémentaires d'ignorance (l'arrogance en prime, qui décidément semble être un trait de votre personnalité profonde). Mélange au reste indigeste. Sinon abject.

    Dommage pour vous, jeune homme, que votre égo ainsi que vos préjugés idéologiques semblâtes plus important que les faits, que la connaissance, que la vérité.

    Et que l'humilité.

    Dommage également que vous éprouviez grande difficulté à comprendre la volonté de liberté du peuple québécois. Volonté qui habite tout peuple qui se respecte. Et ce n'est pas Hegel qui ici me contredira...

    Bref, vous avez le nombril encore bien humide, jeune homme. Très humide. »

  • Jean-François Picard
    Abonné
    mercredi 19 septembre 2007 14h51
    @ Erik Eastaugh
    « Mais c'est quoi au juste ton problème? »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 19 septembre 2007 15h47
    Le Devoir, notre et votre Journal !
    « Bravo, à Denois, Turgeon, Racine, Hélène Pisier, et autres, je ne saurais mieux dire!
    M. Paquet, vous êtes très très sensible à l'insulte (je les cherche encore!). Par contre, vous vous n'y allez pas de "main morte" quand vous dites: « Voilà une recette infaillible pour préparer de belles guerres "saintes". » Wouah!!

    Exactement les termes en plus crus , de ces journalistes "porteur de feu", comme vous d'ailleurs, au sujet du "NOUS"!

    Rappelez-vous dimanche dernier: POST-SCRIPTUM
    LaPresse, Pierre-Paul Gagné.

    Cette analyse a été faite par M. Gagné, au service de l'éditorial, à partir principalement de 32 courriels provenant du blogue d'André Pratte; et en oubliant ceux qui ont été refusés, comm le mien!!

    Allez les lire M.Paquet, voici le lien: http://www.cyberpresse.ca/article/20070904/
    CPOPINIONS/709040409/6730/CPACTUALITES

    ; et vous verrez que le titre retenu par LaPresse: " LE « NOUS » DE TOUS LES DANGERS " ne correspond pas à la réalité!

    En lisant tous les courriels qui ont servi à planter ce titre, vous verrez « La Manipulation » dans toute sa splendeur!!

    Quand je pense à ce Erik Eastaugh,..... et surtout, à vous l'abonné qui ne défend pas Son Journal contre de telles énormités, surtout envers M.David ; qui plutôt en rajoute .....

    Pensez-y, ...... Votre Propre Journal!
    Un journal « INDÉPENDANT » ....du pouvoir et de l'argent.

    Savez-vous, M. Paquet, que des Fédéralistes qui siègent sur le Conseil de Votre Journal! John Parizella cela vous dit quelques choses ? Oui, oui, le conseiller personnel de Jean Charest !!

    Allez, lancez-vous nommez-nous les souverainistes qui siègent sur le conseil de LaPresse ou de Gesca!!

    M. Eastaugh, je ne veux qu'un pays, et en faire la promotion, n'a rien à voir avec la haine des anglais, où de toutes les raisons que vous donnez dans l'avalanche de mots creux que vous déversez.

    Prendre ses affaires en mains et ne pas laisser l'administration de sa maison à son voisin... est.... et sera... toujours d'actualité.
    Il en va de la survie de ce petit Pays Gaulois(2%) en Amérique.

    « Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d'acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René Lévesque. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    mercredi 19 septembre 2007 15h52
    Pas très édifiant!
    « Voilà un échange pas très édifiant, sans doute révélateur et tout à fait gênant à lire dans ce journal. Claude Poulin Sillery »

  • Mathilde François
    Inscrite
    jeudi 20 septembre 2007 16h43
    Réponse « de » Hegel à Éric Labelle
    « « Le principe du monde moderne est, en général, la liberté de la subjectivité. » «Philosophie du Droit», Éd. Vrin, § 273, add.

    « Le meilleur État est celui dans lequel règne le plus de liberté. » «La raison dans l'Histoire», Coll, 10/18, p. 169

    « C'est un but absolu de la raison de faire de la liberté une réalité effective. » «Philosophie du Droit», Éd. Vrin, § 258, add.

    Comme on le constate d'emblée en quelques phrases à peine, on est ici bien loin de votre « digestion » fort rapide de l'illustre philosophe, M. Erik Eastaugh. Et plus près, on en conviendra aisément, d'une saine inspiration pour le peuple québécois... »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 20 septembre 2007 17h29
    Le pré anglais
    « Monsieur Paquet y va de La Fontaine pour épauler la fuite chez le dominant, sa fuite et celle du pure-laine Eastaugh. Il semble impossible de leur faire comprendre que le nationalisme québécois est aussi légitime que celui de l'anglais, que de pourfendre le nôtre pour défendre un certain fédéralisme de l'autre n'est pas un argument légitime mais une trahison à sa nation.

    Claude L'Heureux, Québec »

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