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L'APEC n'établira pas de cible de réduction de GES, dit Harper

8 septembre 2007  Canada
Sydney, Australie — Le premier ministre Stephen Harper a minimisé hier tout espoir de voir les leaders des pays à forte croissance économique s'entendre sur un objectif pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Mais selon M. Harper, le simple fait de voir les plus grands émetteurs de GES du monde se rassembler pour discuter d'un plan sur les changements climatiques post-Kyoto est un grand pas en avant.

À la veille d'un week-end de discussions entre les leaders des 21 membres de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC) réunis à Sydney, le sujet de l'heure était l'environnement.

M. Harper a donné hier un discours aux chefs d'entreprise, à qui il a fait savoir que le Canada était «un leader mondial dans la lutte contre les changements climatiques».

Mais à la fin de la journée, le premier ministre indiquait aux médias canadiens que les objectifs de ce sommet en particulier étaient essentiellement plus modestes.

Selon lui, le communiqué final du sommet, qui sera diffusé demain, ne «dictera» probablement pas une cible précise pour réduire les émissions de GES.

Le premier ministre australien, John Howard, avait espéré voir l'établissement de cibles «d'aspiration» non contraignantes au sommet.

M. Harper, un ami de M. Howard avec qui il est habituellement sur la même longueur d'onde idéologique, dressait tout de même un portrait encourageant de la situation hier soir.

«N'oublions pas, ce sera la première fois — si nous pouvons obtenir un protocole international; c'est une grande, grande étape», a affirmé M. Harper.

«C'est la première fois que le monde fait cela. Dans le protocole de Kyoto, les États responsables des deux tiers des émissions se sont retirés. Alors, nous devons effectuer un meilleur travail la prochaine fois.»

Le premier ministre Harper a été critiqué par les environnementalistes pour avoir affirmé que le Canada est intéressé à se joindre au soi-disant AP6 — un groupe sur les changements climatiques mis en place en marge des négociations de Kyoto appuyées par l'ONU.

Il s'est porté à la défense du «dialogue» du Canada avec ce groupe en faisant valoir que les émetteurs en forte croissance devaient tous être dans le même bateau.
 
 
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