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Le Canada se rallie aux anti-Kyoto

Alec Castonguay   31 août 2007  Canada
Se rendant à son travail, un homme passe devant une murale illustrant les effets possibles du réchauffement climatique.
Photo : Agence France-Presse
Se rendant à son travail, un homme passe devant une murale illustrant les effets possibles du réchauffement climatique.
Ottawa — Ce n'est plus qu'une question de temps avant que le Canada ne se joigne au Partenariat Asie-Pacifique sur le climat, souvent décrit comme un «club des sceptiques» du protocole de Kyoto. Ce groupe de six pays (États-Unis, Australie, Corée du Sud, Japon, Chine et Inde) préfère compter sur la bonne volonté des pays et sur les avancées technologiques, plutôt que sur des obligations internationales, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Lors d'une rencontre avec les médias à Ottawa, les hauts fonctionnaires canadiens qui accompagneront le premier ministre Stephen Harper en Australie pour le Sommet Asie-Pacifique (APEC) dans dix jours ont soutenu que le Canada demandera officiellement de faire partie de ce groupe sur le climat, surnommé AP-6.

«On continue d'avoir un grand intérêt à rejoindre l'AP-6 et nous espérons beaucoup recevoir un signal des membres actuels sur la possibilité de se joindre à eux. Ce serait une excellente occasion pour nous de travailler avec ces pays de l'Asie-Pacifique avec qui nous partageons des intérêts», a souligné un haut fonctionnaire qui ne peut pas être nommé, comme c'est l'usage lors de ces rencontres d'information. C'est la première fois que le Canada confirme qu'il veut officiellement se joindre au Partenariat Asie-Pacifique sur le climat.

Aucun échéancier précis, aucun objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et aucune contrainte de résultat ne font partie du Partenariat Asie-Pacifique sur le climat. Il s'agit essentiellement d'un lieu de discussion dirigé par deux pays anti-Kyoto: les États-Unis et l'Australie. Par le passé, l'existence de ce regroupement a souvent été utilisée par ces deux pays développés (les seuls à ne pas s'être ralliés à Kyoto) pour tenter de convaincre d'autres nations de tourner le dos aux objectifs contraignants de Kyoto.

C'est d'ailleurs ce qui inquiète les environnementalistes. À quelques semaines du début des négociations internationales devant mener à une deuxième phase du protocole de Kyoto, le signal envoyé par le Canada n'a rien de positif, disent-ils.

Le premier ministre Harper a rendez-vous les 8 et 9 septembre à Sydney pour le sommet de l'APEC, qui regroupe 21 chefs d'État dont les pays bordent l'océan Pacifique. Juste avant, toujours en Australie, M. Harper parlera d'environnement lors d'une réunion de gens d'affaires. C'est en marge du sommet de l'APEC qu'Ottawa devrait formuler officiellement sa demande de se joindre à l'AP-6, qui n'est pas un sous-groupe de l'APEC mais plutôt un regroupement indépendant.

Une invitation de l'Australie

L'hôte du sommet de l'APEC, le premier ministre australien John Howard, un ami de Stephen Harper, est un grand défenseur du Partenariat Asie-Pacifique sur le climat. L'Australie et les États-Unis ont lancé ce regroupement en juillet 2005. La première réunion a eu lieu en janvier 2006.

Le 18 mai 2006, lors de son passage au Canada, le premier ministre John Howard avait d'ailleurs invité le Canada à faire partie de l'AP-6. «Ce qu'il faut faire, c'est trouver un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans qu'il y ait un prix à payer sur le plan économique», avait soutenu M. Howard. «C'est possible, et je crois que le Partenariat Asie-Pacifique est plus près d'atteindre cela que Kyoto. [...] Bien des gens sont persuadés que le salut environnemental passe par Kyoto. Ce n'est pas notre position, et ce n'est certainement pas, selon ce que j'ai compris, la position du Canada.»

Quelques jours plus tard, le 30 mai 2006, Stephen Harper prouvait qu'il avait bien compris l'invitation de son homologue. Il avait alors décrit l'AP-6 comme «une initiative dont la planète a besoin» puisqu'elle regroupe les grands émetteurs que sont les États-Unis, la Chine et l'Inde. «Si on est sérieux au sujet des changements climatiques et du contrôle des émissions de gaz à effet de serre, il est évident que nous devons avoir une initiative internationale qui regroupe les grands émetteurs», avait souligné le premier ministre Harper.

Le Partenariat Asie-Pacifique sur le climat se caractérise par des déclarations très générales sur les bienfaits de la technologie pour réduire les émissions de GES. Les pays ne sont pas contraints de réduire leurs émissions et aucun échéancier précis n'est en vigueur. Aucune réunion des six pays membres n'est prévue à court ou à moyen terme, si on se fie au site Internet officiel (www.asiapacificpartnership.org).

Il est très difficile de connaître la teneur des discussions à l'AP-6 puisque les représentants de la société civile, contrairement aux réunions de l'ONU autour de Kyoto, ne sont pas admis. Par contre, en examinant l'organigramme du groupe, on constate que les États-Unis dirigent le comité le plus important, celui qui chapeaute toutes les réunions (Policy and Implementation Committee), ainsi que le comité chargé de soutenir les travaux des huit comités sectoriels (Administrative Support Group). Le Japon, le seul des six membres de l'AP-6 à avoir un objectif de réduction des GES dans la phase actuelle de Kyoto, joue un rôle marginal au sein de ce groupe.

Les écologistes inquiets

Les groupes environnementalistes s'inquiètent de cette participation canadienne à un regroupement qui est mal vu par les acteurs de Kyoto, dont le Canada fait partie même s'il a tourné le dos aux objectifs du protocole.

«L'AP-6 n'entreprendra jamais rien de concret, c'est la grande différence par rapport à Kyoto. Il s'agit seulement de discussions. Mais il y a urgence d'agir contre les changements climatiques. La bonne volonté, comme à l'AP-6, ne suffit pas. Mettre l'accent sur l'AP-6 plutôt que sur une deuxième phase de Kyoto serait une catastrophe», estime Clare Demerse, analyste politique à l'Institut Pembina. «Si le Canada ne fait que discuter à l'AP-6 et continue de faire partie de Kyoto, ce n'est pas si grave. Mais il faut être prudent avec le message qu'on lance», continue l'analyste.

Le Canada a déjà annoncé son intention de prendre part aux négociations sur l'après-Kyoto, qui commenceront en décembre à Bali, en Indonésie.

Ce qui inquiète Jean-François Nolet, d'Équiterre, c'est l'objectif de l'AP-6. «Ce groupe a été créé par les États-Unis et l'Australie parce qu'ils ne veulent pas adhérer à Kyoto. Ce forum a pour but de détourner l'attention et de diluer les négociations autour de Kyoto», dit-il, ajoutant que le Canada, depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, a tendance à jouer le «cheval de Troie» dans les négociations internationales au sujet des changements climatiques. «Le Canada, avec son plan basé sur une baisse de l'intensité des émissions de GES, a clairement pris position avec les États-Unis et l'Australie», affirme M. Nolet.






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  • Félicien Forgues
    Abonné
    vendredi 31 août 2007 02h05
    Triste événement
    « Il est très décevant, quoique que peu surprenant vu la province d'origine de M.Harper, que le Canada se joigne au groupe des AP-6.
    Il se joint ainsi à l'Australie,un pays dont le premier ministre a supporté G.W.Bush dans tout ce que ce que son administration a accompli, guerre d'Irak incluse. Ce genre de politicien est complètement aveuglé par la droite au point d'y perdre tout bon sens. M. Howard a été élu sous de fausses prémisses, lui et Bush sont les deux doigts de la même main.

    M.Harper fait une ereur grave, l'Alberta et son appât du gain feront notre perte. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 31 août 2007 03h49
    Salade conservatrice
    « L'Afghanistan pour tuer, les sables bitumineux pour polluer, notre Hydro-qUÉBEC à privatiser, Kyoto à tricher et Bush à imiter, Notre Harper devrait se méfier. »

  • Jean-Yves Bégin
    Abonné
    vendredi 31 août 2007 09h00
    Perplexe
    « KYOTO ET AP-6... LE FREIN ET LE NEUTRE... ET MAINTENANT LA PÉDALE À GAZ, CE TROISIÈME ÉLÉMENT DE TOUTE VOITURE, QUE J'UTILISE ICI COMME ALLÉGORIE, POUR DEMANDER, EN RÉPÉTANT: ON NE PEUT TOUT DE MÊME SE SABORDER POUR SAUVER LE NAVIRE: O Ù S O N T L E S É N E R G I E S N O U V E L L E S
    ET POURQUOI N'INSISTE-T-ON PAS PLUS SUR LES SOLUTIONS PLUTÔT QUE SUR LE SAVOUREUX SPECTACLE DES BEAUX GRANDS PROBLÈMES?

    JE DONNE TROIS PETITS EXEMPLES.

    1) Où en est la solution du moteur-roues de monsieur Couture, qui se promène avec ses millions à condition de n'en plus parle, laquelle faisait de la voiture une petite génératrice plus chargée d'électricité à l'arrivée qu'au départ, si je ne m'abuse? Où est le follow-up? Pourquoi n'en jamais parler? Ça nous rafraîchirait face à toutes ces hybrides compliquées qui ont plus l'air de nouveaux problèmes irréalistes que de solutions pratiques et rentables... encore une fois, si je ne m'abuse... mais je lirais volontiers des avancées là-dessus, qu'on m'instruise!

    SOIT DIT SANS PARLER DU MOTEUR À L'EAU... (RIRES?!).

    2) Face à la nouvelle perspective de chasse aux sorcières, de LA chasse aux sacs de plastiques qui fait saliver les tenants de toutes les répressions collectes... OÙ EN EST LE PROJET DE CETTE FEMME INGÉNIEURE DES INDES QUI AURAIT TROUVÉ UN PROCÉDÉ RENTABLE POUR FABRIQUER DU PÉTROLE AVEC DES SACS DE PLASTIQUE, AMORÇANT BREF UN RETOUR À SES SOURCES DE CE FAMEUX POLYMÈRE, ET QUI LORS DU DERNIER GRAND REPORTAGE DE RDI CHERCHAIT DES INVESTISSEMENTS DE PAR LE MONDE... ET LANÇAIT ELLE AUSSI UNE CHASSE AUX SACS DE PLASTIQUE... MAIS DANS UNE OPTIQUE PLUS POSITIVE, RENTABLE, MOINS RÉPRESSIVE?!

    POURQUOI TOUJOURS AUCUN FOLLOW-UP SUR CE SUJET INTEMPESTIF?!

    3) Et pour revenir à une vieille affaire, À PROPOS DES PORCHERIES QUI EMPOISONNENT LES NAPPES PHRÉATIQUES, L'AIR DE LA CAMPAGNE ET LES RELATIONS AGRICULTEURS-BANLIEUSARDS, POURQUOI NE MENTIONNE-T-ON JAMAIS LA SOLUTION COMPOSTAGE DÉVELOPPÉE AVEC SUCCÈS PAR MADAME SARRASIN, UNE AGRONOME CHERCHEURE ET ENTREPRENEURE PROSPÈRE, SI JE NE M'ABUSE, ET QUI DANS CERTAINES LIMITES RÉGLERAIT LE PROBLÈME? BIEN QUE CELA PUISSE NUIRE BIEN SÛR AU LOBBY DU BÉTON PROTÉGÉ PAR LES RÈGLEMENTS RIGIDES OBLIGEANT AUX PISCINE À PURIN EN BÉTON!"

    JUSTEMENT!

    POURQUOI NE JAMAIS METTRE L'ACCENT SUR LE DÉVELOPPEMENT DES SOLUTIONS POSSIBLES?

    POURQUOI TOUJOURS METTRE L'ACCENT SUR LE GRAND SPECTACLES DES BEAUX PROBLÈMES?

    PARCE QUE CECI FAIT DE PLUS... BEAUX DIMANCHES?

    AU PLAISIR DE VOUS RELIRE, MONSIEUR LE JOURNALISTE!


    ET MERCI. »

  • René Pelletier
    Inscrit
    vendredi 31 août 2007 09h48
    Des irresponsables... malheureusement
    « Dans son édition d'hier, Le Devoir publiait un article ayant pour titre « Climat: le GIEC produit un nouveau rapport alarmant ». On y faisait état de la nécessité d'efforts importants et urgents. Le tout basé sur les travaux de 2500 chercheurs.

    Harper, Bush et leurs amis se conduisent en irresponsables aveuglés par la soif de profits immédiats de leurs partenaires de l'industrie du pétrole. Aucun objectif sérieux de réduction des gaz à effet de serre. Aucune mesure qui serait à la fois contraignante et significative.

    Braqués dans leur idéologie de la liberté irresposable, ces tristes individus semblent se ficher de l'avenir de nos enfants.

    René Pelletier »

  • Rémi-Bernard St-Pierre
    Abonné
    vendredi 31 août 2007 11h28
    Bye-bye Harper
    « Dommage pour M. Harper, il aurait pu devenir un grand Premier-Ministre, mais son entetement sur un seul sujet l'en empechera. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    vendredi 31 août 2007 11h38
    L'impatience monte
    « Qui a dit que le réchauffement climatique serait une mauvaise chose? Quelques degrés de plus et on aura de nouveaux débouchés pour les costumes (avec scaphandre) climatisés, des centres d'achat climatisés où on nous fera payer à la sortie le temps qu'on y aura passé, etc. Alors la vrais question sont: Que peut-on faire pour accélérer le réchaufement climatique? Combien de milliards de nouveau business générera chaque augmentation d'un degré de la température moyenne? »

  • Vincent Partensky
    Inscrit
    vendredi 31 août 2007 12h00
    Une curieuse perception du monde
    « Lorsque le premier ministre australien, John Howard, affirme, à propos de l'accord de Kyoto que «Ce qu'il faut faire, c'est trouver un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans qu'il y ait un prix à payer sur le plan économique», il cristalise, à mon avis, les craintes injustifiées de bien des néo-libéraux.

    Cette réflexion s'inscrit, en effet, dans un schème de pensée qui oppose systèmatiquement le développement économique à la protection de l'environnement. Elle parait directement issue du paradigme libéral de la "main invisible", voulant que, par le truchement de l'offre et de la demande, le marché arrive toujours naturellement à un état d'équilire bénéfique pour toutes les parties. En vertu de ce principe, toute tentative de réglementation des activités économiques est forcément néfaste, puisqu'elle entrave l'action de la "main invisible".

    Il est intéressant de noter que l'école libérale, qui a vu le jour au début du siècle, à perdu sa popularité après des événements comme le fameux crash boursier des années 30. On peut aussi constater les résultats des politiques économiques néo-libérales appliquées aux États-Unis depuis quelques années.

    Il semble évident que la lutte pour la préservation de notre environnement nécessite des changements dans les activités humaines, et que ces changements auront des impacts économiques. Ce qui semble beaucoup moins évident, c'est que ces changement auront des impacts négatifs sur la croissance économique. Si certains y perdent, comme par exemple les compagnies productrices de pétrole et de voitures utilisant des combustibles possibles, il est probable que d'autres en bénéficieraient, comme les compagnies productrices d'énergies renouvelables ou de véhicules utilisant ces dites énergies.

    D'autre part, le paradigme capitaliste de la croissance économique constante se heurte aujourd'hui a une autre réalité : l'économie est comprise dans un ensemble plus vaste, la planète terre, qui a ses limites et commence à montrer des signes de saturation, notamment sur les plans démographiques, économiques et environnementaux.

    La "menace" économique réelle ne parait donc pas être celle d'une décroissance, mais plutôt la nécessité d'une
    réorganisation globale. Est-ce donc cela qui fait si peur aux membres de l'AP-6?

    La peur du changement est une réaction naturelle chez l'homme, mais la politique de l'autruche engendre rarement de bons résultats... »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 31 août 2007 13h31
    Dion... la dernière chance
    « Si Stéphane Dion n'est pas élu à la prochaine élection ce sera la FIN DÉFINITIVE pour les gens qui comme moi sont pour Kyoto. Cette fois je ne voterai pas vert, car les conservateurs ne doivent ABSOLUMENT pas remporter les élections.Tous les verts doivent s'unir stratégiquement derrière Stéphane Dion pour cette fois ou alors enterrer Kyoto définitivement....car la côte sera si dur à remonter que personne ne voudra faire les sacrifices qui deviendront énormes!! »

  • lise jacques
    Abonnée
    vendredi 31 août 2007 14h48
    Harper et ses manigances à l'américaine,
    « Le Partenariat Asie-Pacifique, une solution de rechange à Kyoto?

    Certainement pas! Ce Partenariat n'est qu'une façon de se défiler en se donnant bonne conscience.

    * Le Partenariat Asie-Pacifique ne fait qu'engager ses signataires à faire des efforts pour réduire les gaz à effet de serre.
    * Quels efforts? pour obtenir quels résultats? d'ici quand? on ne le sait pas. Ce Partenariat ne contient aucune cible ni aucun échéancier.

    Les États-Unis, le Japon, l'Inde, la Chine, la Corée du Sud, et l'Australie ont signé ce Partenariat.

    Aujourd'hui, sous prétexte de s'inspirer des Américains dans le domaine de l'environnement, le gouvernement Harper veut y adhérer. Désolé monsieur Harper, mais l'approche américaine n'a rien d'un modèle à suivre en matière de lutte aux changements climatiques.

    La Partenariat Asie-Pacifique ne s'appuie que sur la technologie afin de lutter contre les changements climatiques. Il n'impose aucune contrainte de réductions des gaz à effet de serre et aucun échéancier précis. Par ailleurs, ses membres ne se rencontrent que très sporadiquement. Bref, ce comité n'est qu'une façade pour permettre à ses pays-membres de se justifier de poursuivre leurs émissions en repoussant le problème sur le dos des autres pays et sur celui des prochaines générations.

    Le gouvernement Harper a toujours manifesté son hostilité à se conformer aux objectifs de Kyoto et c'est pourquoi nous avons exprimé à de nombreuses reprises, en comité parlementaire, notre immense préoccupation à la perspective de voir Stephen Harper se défiler de ses obligations pour joindre le groupe des adversaires de Kyoto. L'AP-6, ce n'est pas une porte de sortie acceptable. Stephen Harper nous montre encore une fois qu'il n'a que faire de la volonté des Québécoises et des Québécois, pour qui la lutte aux changements climatiques est un enjeu de premier plan », a poursuivi Bernard Bigras. »

  • Jean-Louis Tanguay
    Abonné
    vendredi 31 août 2007 14h59
    Eat-ce assez pour guérir le s Québécois de leur mal de bloc?
    « Aux Québécois d'établir leur priorités : continuer à bouder le Parti libéral pour les fautes de quelques dizaines de profiteurs dans l'affaire des commandites... ou lui donner leur appui pour qu'il s'attaque sérieusement au défi magistral des changements climatiques.

    Stéphane Dion propose de marier l'environnement à l'économie et de faire en sorte que le Canada devienne le chef de file mondial dans la R-D et les entreprises reliées à l'environnement.

    Si le Bloc prenait à coeur les vrais intérêts du Québec en ce domaine, il se saborderait tout simplement pour s'assurer de la victoire des tenants de 'environnement, étant donné le sérieux de la situation. Après tout, la majorité des membres du Bloc pourraient déjà bénéficier d'une généreuse pension défrayée majoritairement par l'ensemble des Canadiens. Mais, je rêve en couleurs... et Harper, le robot évangéliste risque encore de berner les Québécois! Misère noire! »

  • Claude Boucher
    Abonné
    vendredi 31 août 2007 18h27
    VISA et Mastercard
    « André Michaud et Jean-Louis Tanguay nous disent qu'il faut élire Stéphane Dion par conscience environnementale. Mais une conférence bien organisée n'a aucune influence sur la réduction des émissions de GES. Les émissions canadienne se sont accrues de 34% au delà des niveaux de 1990.

    Et pendant la plus grande partie de cette période, MM. Chrétien, Martin et Dion étaient aux commandes du Titanic environnemental canadien. Comme disent les américains: Dion has the talk, but can he walk the walk?

    Dans le dossier environnemental, ni les conservateurs ni les libéraux ne méritent la confiance des Québécois. »

  • Guy Lafond
    Abonné
    vendredi 31 août 2007 20h59
    Merci Vincent Partensky
    « J'ai bien aimé votre réaction à l'article. Votre commentaire est juste et éclatant de vérité. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 1 septembre 2007 10h03
    Les écolos iront se rhabiller
    « Il est temps de revenir aux réalités et de constater quie Kyoto est un leurre pour satisfaire les adeptes de la simplicité volontaire.

    Que l'on conspue l'ALberta et Harper contre l'exploitation du pétrole ne me surprnd pas. Ce sont les mêmes qui ont applaudi les milliards versés par le déséquilibre fiscxal et qui provient des redevances de ce même pétrole. 1,5 milliard de ces argents à été promis par Harper aux provinces pour lutter contre la pollution.

    Quand aux sables bitumineux, le calcul originaire du protocole de Kyoto avait ou<blié. de les mettre dans la balance. Ainsi Hibernia à Terre-Neuve et les sables bitumineux de l'Alberta sont les deux causes de l'augmentatiuon des émissions canadieennes depuis la signature malhonnête du gouvernement des commandites libéral. Dion peut bien crier sur tous les toits mais cette erreur rend le bilan énergétique canadien dans une situation impossible à régler.

    A mesure que les efforts sont faits pour am.éliorer notre bilan énergétique, ils sont anihilés par l'augmentation de l'exploitatiion de ces deux sources non mentionnées dans le protocole de Kyoto. Ca devient un leurre de penser que l'on peutr diminuer drastiquement nos émissons sans penser à stopper toute production pétrolière et nous rendant dépendant des pays du moyen-orient automatiquement. Les écolos sont ils des islamistes dans l'âme...

    Car après le réchaudffement, la terre se refroidira et la course à l'énergie reprendra. Ce n'est pas le PDG de Deutch-Shelle qui disait devant ses pairs à Dubaï ceci: « La consommation d'énergie augmentera de 50 % d'ici les 25 prochaines années, à cause surtout de la demande accrue pour le pétrole et le gaz naturel en Chine et en Inde, mais aussi dans le monde occidental. »

    À l'heure ou les bourses du carbone subventionnent un centrale électrique mue au gaz naturel au Maroc, les écolos parlent des deux cotés de la bouche. Dans cette course à l'énergie renouvelable et à l'approvisionnement en eau potable pour faire face à un refroidissement probable et nourrir les citoyens de la terre, un degré de plus ou de moins ne vaut pasd la peine d'investir au tant d'énergie et de $$$ pour sauver ce qui ne peutr être sauvé. L'homme ne contrôle pas l'univers mais des hommes meurent de faim faute d'aide concentrée à d'autres priorités irréalistes.

    Tant que les écolos voudront régenter la planète, la nature se rébellera pour leur montrer qu'elle n'a pas de maître et ne veut pas de leur joug. Il est impensable que des alarmistes d'une secte gorienne viennent rtenter de changer les priorités budgétaires des gouvernements pour flatter leurs égos. Comme disait Brigitte van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille dans son livre «La Planète des Glaces - Histoire et environnements de notre ère glaciaire» :

    "Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. Même si notre interglaciaire joue la prolongation pour un siècle ou un millénaire, comme le suggère certaines modélisations couplées au forçage orbital (MOBIDIC), c'est en fait, à notre humble échelle, l'érosion des sols, devenue chronique, et la réduction de la recharge des aquifères qui restent et resteront, quoi qu'il advienne du climat, le facteur préoccupant pour le devenir de l'humanité. Quant à la réduction des terres cultivables et à la pollution, conséquences des modifications anthropiques du milieu et du climat, elles peuvent, à brève échéance, poser plus de problèmes économiques et politiques que le réchauffement potentiel censé faire fondre les calottes polaires et créer un déluge d'origine anthropique. La guerre de l'eau est un phénomène sociétaire cyclique au cours de l'Holocène. La dernière est commencée depuis plus de cinquante ans et, si le prochain glaciaire s'annonce, elle risque de durer longtemps. L'eau reste malgré tout le premier des gaz à effet de serre !

    Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température."

    Ce qui est important est d"optimiser notre consommation d'énergie au lieu de lutter à nous enlever notre indépendance énergétique qui nous place dans une situation enviable. Les écolos iront se rhabiller car il fera pas chaud pour eux quand les citoyens verront qu'il ont été menés en bateau qui je l'espère, ne s'appelle pas le Sedna II. »

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