Lettres: Gilles Duceppe et la loi 101
Dimanche, à la manifestation du Mouvement Montréal français, Gilles Duceppe a demandé aux dirigeants politiques du Canada de se prononcer sur le statut officiel du français au Québec. Ce genre de supplique n'est guère prometteur et ne nous vaudrait, au mieux, que des propos mielleux.
Ce qu'un défenseur du Québec français doit demander et obtenir, c'est que la Constitution du Canada — qui est aussi, pour l'instant, la nôtre — reprenne l'article premier de la Charte de la langue française et déclare que la langue officielle du Québec est le français, selon le principe voulant qu'aucune législation linguistique ne puisse «tenir» en contradiction avec la Constitution du pays sur le territoire duquel elle prétend s'imposer. Cette attitude donnerait de la consistance au discours des indépendantistes et, à ceux auxquels ce discours s'adresse, de la force pour aller plus loin. Tout le reste est littérature.
Ce qu'un défenseur du Québec français doit demander et obtenir, c'est que la Constitution du Canada — qui est aussi, pour l'instant, la nôtre — reprenne l'article premier de la Charte de la langue française et déclare que la langue officielle du Québec est le français, selon le principe voulant qu'aucune législation linguistique ne puisse «tenir» en contradiction avec la Constitution du pays sur le territoire duquel elle prétend s'imposer. Cette attitude donnerait de la consistance au discours des indépendantistes et, à ceux auxquels ce discours s'adresse, de la force pour aller plus loin. Tout le reste est littérature.
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