Ottawa vend neuf immeubles de bureaux pour 1,64 milliard
21 août 2007
Canada
Ottawa — Le gouvernement fédéral vendra neuf immeubles de bureaux, dont deux situés à Montréal, à une société immobilière de Vancouver pour 1,64 milliard. Il a signé un bail pour louer les mêmes édifices pour les 25 prochaines années.
Ces propriétés, situées à Vancouver, à Montréal, à Ottawa, à Calgary, à Edmonton et à Toronto, ont été vendues à Larco Investments au cours d'un processus qualifié d'«ouvert, transparent et concurrentiel de grande envergure» par le ministère des Travaux publics.
Le ministre Michael Fortier a indiqué que le gouvernement avait demandé une opinion indépendante à la Deutsche Bank.
«L'analyse a permis de conclure qu'il s'agit d'une transaction équitable pour les contribuables canadiens, d'autant plus que la transaction a été conclue lorsque les marchés étaient très favorables», a affirmé M. Fortier par voie de communiqué.
Selon le ministère, il s'agit d'une bonne transaction parce qu'elle permet de «transférer au secteur privé les risques de propriété liés à d'importantes dépenses en immobilisations, de faire en sorte que les immeubles soient bien entretenus, d'assurer des coûts de locaux transparents et plus prévisibles et d'établir des conditions de location favorables à l'État».
Le gouvernement continuera d'utiliser les immeubles et de les nommer, ainsi que d'y faire flotter le drapeau canadien. Le nouveau propriétaire sera tenu de se conformer aux normes du gouvernement en matière d'environnement, de santé et de sécurité.
L'entente a toutefois été promptement dénoncée par l'Alliance de la fonction publique du Canada, qui a cité une étude réalisée par la firme Informetrica et selon laquelle ces neuf édifices valaient 630 millions de plus que la somme acceptée par Ottawa.
L'étude d'Informetrica établit à 2,3 milliards la valeur totale des édifices. «Il s'agit là d'un fabuleux cadeau. En plus de se départir de neuf propriétés de choix, le gouvernement fédéral a, en fait, rédigé un chèque de 630 millions au nom des contribuables canadiens», a indiqué par voie de communiqué Patty Ducharme, vice-présidente nationale du syndicat.
En vertu de l'entente, Larco ne pourra pas vendre les édifices avant au moins 10 ans. La firme devra aussi procéder à de nombreuses rénovations, sinon accepter de réduire les loyers.
Le syndicat déplore toutefois que les contribuables demeurent responsables de tous les frais d'entretien et d'amélioration de l'intérieur des immeubles, à savoir, notamment, les systèmes de chauffage, les fenêtres, les ascenseurs, et les systèmes de plomberie et d'électricité.
La transaction prévoit aussi que les contribuables verseront aux nouveaux propriétaires des frais de gestion calculés en fonction du montant brut du loyer payé à chaque immeuble.
«Il s'agit d'une bonne affaire pour les nouveaux propriétaires et d'un sapin pour les contribuables», a ajouté Mme Ducharme.
La firme Larco est la propriété des frères Amin et Mansoor Lalji, qui sont membres d'une des familles les plus riches du Canada. «Larco Investments est très satisfaite de cette transaction, a indiqué par voie de communiqué le directeur exécutif de la compagnie, Thad Alston. Elle offre un rendement conservateur et complète notre portefeuille existant au Canada.» Cette transaction fera passer de 43 % à 47 % la proportion des propriétés louées dans le portefeuille du ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux.
Les deux édifices de Montréal sont situés au centre-ville.
Ces propriétés, situées à Vancouver, à Montréal, à Ottawa, à Calgary, à Edmonton et à Toronto, ont été vendues à Larco Investments au cours d'un processus qualifié d'«ouvert, transparent et concurrentiel de grande envergure» par le ministère des Travaux publics.
Le ministre Michael Fortier a indiqué que le gouvernement avait demandé une opinion indépendante à la Deutsche Bank.
«L'analyse a permis de conclure qu'il s'agit d'une transaction équitable pour les contribuables canadiens, d'autant plus que la transaction a été conclue lorsque les marchés étaient très favorables», a affirmé M. Fortier par voie de communiqué.
Selon le ministère, il s'agit d'une bonne transaction parce qu'elle permet de «transférer au secteur privé les risques de propriété liés à d'importantes dépenses en immobilisations, de faire en sorte que les immeubles soient bien entretenus, d'assurer des coûts de locaux transparents et plus prévisibles et d'établir des conditions de location favorables à l'État».
Le gouvernement continuera d'utiliser les immeubles et de les nommer, ainsi que d'y faire flotter le drapeau canadien. Le nouveau propriétaire sera tenu de se conformer aux normes du gouvernement en matière d'environnement, de santé et de sécurité.
L'entente a toutefois été promptement dénoncée par l'Alliance de la fonction publique du Canada, qui a cité une étude réalisée par la firme Informetrica et selon laquelle ces neuf édifices valaient 630 millions de plus que la somme acceptée par Ottawa.
L'étude d'Informetrica établit à 2,3 milliards la valeur totale des édifices. «Il s'agit là d'un fabuleux cadeau. En plus de se départir de neuf propriétés de choix, le gouvernement fédéral a, en fait, rédigé un chèque de 630 millions au nom des contribuables canadiens», a indiqué par voie de communiqué Patty Ducharme, vice-présidente nationale du syndicat.
En vertu de l'entente, Larco ne pourra pas vendre les édifices avant au moins 10 ans. La firme devra aussi procéder à de nombreuses rénovations, sinon accepter de réduire les loyers.
Le syndicat déplore toutefois que les contribuables demeurent responsables de tous les frais d'entretien et d'amélioration de l'intérieur des immeubles, à savoir, notamment, les systèmes de chauffage, les fenêtres, les ascenseurs, et les systèmes de plomberie et d'électricité.
La transaction prévoit aussi que les contribuables verseront aux nouveaux propriétaires des frais de gestion calculés en fonction du montant brut du loyer payé à chaque immeuble.
«Il s'agit d'une bonne affaire pour les nouveaux propriétaires et d'un sapin pour les contribuables», a ajouté Mme Ducharme.
La firme Larco est la propriété des frères Amin et Mansoor Lalji, qui sont membres d'une des familles les plus riches du Canada. «Larco Investments est très satisfaite de cette transaction, a indiqué par voie de communiqué le directeur exécutif de la compagnie, Thad Alston. Elle offre un rendement conservateur et complète notre portefeuille existant au Canada.» Cette transaction fera passer de 43 % à 47 % la proportion des propriétés louées dans le portefeuille du ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux.
Les deux édifices de Montréal sont situés au centre-ville.
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