Mission en Afghanistan - L'opposition des Québécois irrite les soldats du 22e
4 août 2007
Canada
Shawali Kot — L'opposition massive des Québécois à l'engagement militaire du Canada en Afghanistan blesse autant qu'elle exaspère les soldats d'infanterie francophones débarqués au cours des dernières semaines dans le pays.
«Tu viens ici parce que tu y crois, tu veux apporter de la sécurité et aider des gens à s'en sortir, et là, chez vous, les gens ne sont pas réceptifs. Ils disent que tu t'en vas tuer du monde», a déploré hier à la Presse canadienne le caporal-chef David Martel, membre de l'équipe de combat du Royal 22e Régiment, chargée de patrouiller le district de Shawali Kot, un des points chauds du Sud-Est afghan.
La participation du Canada à la mission de reconstruction de l'Afghanistan ne jouit pas d'un fort appui populaire au Canada, mais c'est au Québec que l'opposition à l'engagement militaire canadien trouve son expression
la plus forte. Sondage après sondage, les Québécois expriment une désapprobation manifeste envers toute intervention des Forces armées canadiennes à l'étranger, à moins que le rôle des soldats ne soit limité à celui du «maintien de la paix».
«Moi, je me suis fait dire, par quelqu'un d'instruit, bardé de diplômes, qu'il n'y aurait pas de guerre dans le monde s'il n'y avait pas des gens comme moi. Ça m'a vraiment choqué d'entendre ça d'une personne qui devrait en savoir plus», a raconté le soldat Francis Archambault.
Fausse route
Selon lui, les opposants à la présence canadienne font fausse route lorsqu'ils accusent le gouvernement de Stephen Harper de vouloir s'aligner pas à pas à la politique étrangère américaine afin de demeurer dans les bonnes grâces de l'administration Bush.
«Ça n'a rien à voir. Le Canada ne retire pas grand-chose de sa présence ici. Ça coûte des vies, ça coûte de l'argent, mais on essaie de donner une chance de s'en sortir à des peuples qui ont besoin d'aide. C'est probablement la plus grande chose que je vais faire dans ma vie», a argué le soldat Archambault, âgé de 23 ans.
«Les gens ont droit à leur opinion», a quant à lui insisté le sergent Steve Dufour, qui préfère ne pas s'engager sur le terrain politique. Néanmoins, il estime que la mission est mal comprise et souvent mal interprétée.
«Tu viens ici parce que tu y crois, tu veux apporter de la sécurité et aider des gens à s'en sortir, et là, chez vous, les gens ne sont pas réceptifs. Ils disent que tu t'en vas tuer du monde», a déploré hier à la Presse canadienne le caporal-chef David Martel, membre de l'équipe de combat du Royal 22e Régiment, chargée de patrouiller le district de Shawali Kot, un des points chauds du Sud-Est afghan.
La participation du Canada à la mission de reconstruction de l'Afghanistan ne jouit pas d'un fort appui populaire au Canada, mais c'est au Québec que l'opposition à l'engagement militaire canadien trouve son expression
la plus forte. Sondage après sondage, les Québécois expriment une désapprobation manifeste envers toute intervention des Forces armées canadiennes à l'étranger, à moins que le rôle des soldats ne soit limité à celui du «maintien de la paix».
«Moi, je me suis fait dire, par quelqu'un d'instruit, bardé de diplômes, qu'il n'y aurait pas de guerre dans le monde s'il n'y avait pas des gens comme moi. Ça m'a vraiment choqué d'entendre ça d'une personne qui devrait en savoir plus», a raconté le soldat Francis Archambault.
Fausse route
Selon lui, les opposants à la présence canadienne font fausse route lorsqu'ils accusent le gouvernement de Stephen Harper de vouloir s'aligner pas à pas à la politique étrangère américaine afin de demeurer dans les bonnes grâces de l'administration Bush.
«Ça n'a rien à voir. Le Canada ne retire pas grand-chose de sa présence ici. Ça coûte des vies, ça coûte de l'argent, mais on essaie de donner une chance de s'en sortir à des peuples qui ont besoin d'aide. C'est probablement la plus grande chose que je vais faire dans ma vie», a argué le soldat Archambault, âgé de 23 ans.
«Les gens ont droit à leur opinion», a quant à lui insisté le sergent Steve Dufour, qui préfère ne pas s'engager sur le terrain politique. Néanmoins, il estime que la mission est mal comprise et souvent mal interprétée.
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